
Cela faisait des mois que je voyais les affiches à la gare et que j'oubliais de checker Allociné une fois chez moi. Voir le pommeau de cette canne surplombant cette effroyable phrase : "Ce n'était pas qu'une légende." accompagnant les noms de Benicio Del Toro, Anthony Hopkins et Hugo Weaving... Wolfman ! Ah ! Sorti ce mercredi et vu ce même jour. Car oui, on ne fait pas attendre un loup-garou et encore moins Benicio Del Toro. Nom de Zeus, ce film est magique. 1h40 de jouissance, pas de blablas inutiles et une entrée directe dans l'action, Joe Johnston a tout compris. Je sais que certains trouveront ce film nul à chier mais ceux-là auront tort. Le trait est volontairement grossier : vous vouliez un film de loup-garou, vous avez un film de loup-garou ! Un loup-garou, c'est bourrin, ça ne fait pas dans la dentelle, ce n'est pas l'ennemi juré du vampire pour rien. Et c'est bourrin mais c'est à la fois très fin. Je ne saurais réellement expliquer l'association des deux... peut-être l'époque victorienne et l'extrême finesse de Benicio Del Toro. Quelle classe ! Il n'y a pas de surprise, je vous l'accorde, mais ce n'est pas grave, on s'en passe. Ah, il faut venir en connaissance de cause, sinon ce n'est pas la peine ; c'est l'adaptation du roman de [je ne sais plus le nom de l'écrivain et pour ça je mérite la potence, SVP help me !]. Il faut quand même savoir que c'est l'une des meilleures transformations en loup-garou de l'histoire du cinéma, ni kitschs, ni affreusement effet spécialisées, simplement parfaites. Et Hugo Weaving dans le rôle d'Abberline, c'est aussi assez classe. Bon, le film mérite d'être vu en V.O., rien que pour Hugo Weaving et si vous avez vu V. pour Vendetta vous comprendrez aisément ce que je veux dire (même pas nécessairement). A un moment, et là je ne mérite aucune flagellation, une scène m'a trop fait pensé à Dracula de Francis Ford Coppola : quand Gwen Conliffe (Emily Blunt) promet à Lawrence Talbot (Benicio Del Toro) de faire des recherches sur la lycanthropie, elle se place donc derrière un bureau et lit plusieurs ouvrages à la lumière d'une bougie, le seul mot qu'elle prononce est "lycanthropie" avec l'air de celle qui comprend ce qui se passe. Et bien dans Dracula, c'est Van Helsing (Anthony Hopkins, encore lui) qui est derrière son bureau à lire des bouquins sur les vampires et lui aussi prend l'expression du mec qui a tout pigé et balance contre toute attente : "yeah... Dracul !" alors je suis désolée mais moi, ça fait frétiller mon palpitant.
Voilà donc allez-y en toute connaissance de cause, ne recherchez pas des sensations à la Underworld (que mes lecteurs me haïssent d'avoir ne serait-ce que cité le titre de cette daube) parce que ce n'est pas franchement le même niveau.









