Et voilà, nous y sommes. Après moult déboires pour faire 200 pauvres kilomètres en train (grève, tout ça) pour rentrer chez moi, j'y suis dorénavant. Assise dans mon canapé, je dois me rendre à l'évidence : il faut que je vous parle de Twilight - New Moon. Dur d'y échapper, n'est-ce pas ? Comme beaucoup (mais vraiment beaucoup) de monde, je suis allée le voir au cinéma pas plus tard que samedi soir en la douce compagnie de Miranda, Noémie et, contre toute attente, le grand et beau Matthieu. Première surprise, c'est le nombre de mâles présents dans la salle bondée. Comme nous sommes arrivés après l'extinction des feux, nous avons dû nous séparer. Mimi et Matthieu d'un côté, Noé et moi d'un autre. C'est parti pour une bonne poilade.
Je dois dire que je trouve cette photo assez belle.Comme beaucoup (mais vraiment beaucoup) de monde, j'étais pressée de la sortie de Twilight - New Moon au cinéma. Non pas par amour du bel Edward mais par curiosité au même titre que les Harry Potter et n'importe quel bouquin que j'aurais lu transposé à l'écran. Cependant, j'ai préféré y aller avec une ouverture d'esprit XXL afin d'éviter d'être désappointée mais je n'ai hélas pas pu éviter la déception. A quoi est-elle due ? C'est une question très intéressante car, si on réfléchit bien, le film est plutôt fidèle au bouquin et je n'ai noté aucune surprise, d'autant plus avec tout le tapage qui est fait autour de ça, nous connaissions déjà que trop bien les acteurs et le contenu du film avant même de le voir. Dans ce cas, à moi de ne pas céder à la tentation (ha ha) et d'ignorer les bandes annonces mais que voulez-vous, je suis faible.
Le livre ne m'ayant que moyennement plu, il était donc tout à fait logique que j'aie le même sentiment quant au film. C'est lent, c'est plat, il ne se passe rien et la moindre potentielle scène d'action se retrouve apparentée à un océan de guimauve. La réflexion que je me suis faite tout au long du film, c'est (attention c'est pour les initiés) : "Bonjour, Hémiplégiane, 35 ans, prend des temps........................................... en parlant." Est-il vraiment nécessaire de faire de longues phrases entrecoupées de blancs sans fin ? Encore qu'elles auraient un sens véritable et profond... mais du "Te voir respirer est mon seul cadeau" ou encore "Tu es ton propre soleil" ça me fait une sorte de fussoire, voyez-vous. Alors soit, c'est joli dans le fond et oui, je sais que c'est écrit dans le livre, mais le mièvre n'a pas le même rendu à l'écrit qu'à l'écran, faudra leur dire. Bizarrement, ça me choque moins quand je fais ma propre interprétation. Nous déballer ça comme ça, sans prévenir, ça peut provoquer des chocs irréversibles et ce n'est pas bon, vraiment pas. Il y a tellement plus de phrases béton cul-cul-la-praline dans cet opus que dans le premier que ça m'a presque gâché le film.
Hormis le fait que Robert Pattinson jouait plutôt comme une savate (et c'est une insulte à mes pantoufles) dans cet épisode (ça ne m'avait pas choquée dans le premier), Kristen Stewart (qui a un très joli prénom au demeurant) était plutôt bonne actrice mais quelles horreurs tous ces plans centrés sur son petit minois ! J'ai parfois eu l'impression qu'elle se sentait obligée d'en faire des caisses pour contenter le champ de la caméra. Je déteste ce type de sentimentalisme américain, ça m'énerve.
Je n'ai pas non plus accroché à la bande originale, j'ai largement préféré la première. Plus épurée, plus sablée, plus film d'auteur. Là, c'était du blockbuster. Ni plus, ni moins.
Désolée les filles mais Jacob Black n'a rien d'exaltant. Surtout quand il enlève son t-shirt pour essuyer le sang sur le front de Bella... mais qui fait ça, sérieusement ? C'est n'importe quoi ! Du réalisme, c'est trop demandé ? Et puis son doublage français est à chier.
Un point positif tout de même, en plus des loups qui étaient assez cools, pour les Volturi. Même s'ils étaient loin d'être parfaits, je suis assez fan de Jane jouée par Dakota Fanning. Malgré ses 5 minutes d'apparition, je crois que c'était la plus vraie de tout le casting. La faute à l'expérience ? Son style de petite écolière tirée à quatre épingles infligeant la pire souffrance du monde, c'est remarquable.
Mais quelle malfaisance !D'ailleurs, à Volterra, il faudra dire à Robert qu'il arrête de se déshabiller si c'est pour nous pourrir la vue d'un téton plus bas que l'autre. Oui, quand on se veut et s'assume sex symbol, on va jusqu'au bout, on assure un certain parallélisme. Non mais qu'est-ce que ça veut dire ! Il est beaucoup plus sexy croustille quand il garde sa chemise. Si on doit d'ailleurs rester sur un point de vue entièrement physique, j'aimerais qu'on arrête de mettre des perruques sur la tête des acteurs et qu'on arrête également de leur faire d'affreuses couleurs ne leur allant pas du tout... est-ce si difficile de trouver un acteur qui fasse perfect match avec le personnage ?
Bref... un épisode affreusement tragédien et je regrette, ô que je regrette le succès de cette histoire, tout confondu ! J'aurais tellement aimé que ce soit mieux filmé, mieux adapté, mieux écrit... l'histoire était pourtant si bien partie... dommage, c'est le terme adéquat. Mais j'ai beaucoup ri, cela dit. Et ça m'a fait du bien.

Je finis par cette image car c'est la scène pendant laquelle j'ai le plus ri. Aux larmes, si si.


Je suis fière (ou pas) de vous annoncer que cet article m'a apporté 261 visites en ce lundi... je ne sais pas si je dois rire ou pleurer. Ou être contente.






Ou alors une partie géante de Chats ?