
Parfois, je me dis que je ne vaux pas mieux qu'une pauvre jeune donzelle en émoi face à l'une de ses idoles et j'aurais presque envie de me baffer. Presque. Pourquoi s'auto-flageller quand lesdites stars ont du talent ? Du talent oui, mais de temps en temps des moments d'égarement. Comme moi, en fait. Si je vous dis ça, c'est parce que ce dimanche je suis allée voir The Tourist de Florian Henckel von Donnersmack. C'est le remake du film Anthony Zimmer, réalisé en 2005 par Jérôme Salle, avec Yvan Attal et Sophie Marceau. En fait, ça je n'en savais rien. Si j'y suis allée, c'est parce qu'il y avait Johnny Depp dedans. Que voulez-vous, on ne se refait pas. D'ailleurs, je n'aurais pas dû ! Enfin ça m'a permis d'échanger des regards navrés avec ma meilleure potesse, pendant que Petrif et nos autres potes ne se sont pas laissés avoir et sont allés visionner Les yeux de Julia de Guillem Morales.
Des fois, quand je regarde un film, je me pose la question : "Mais pourquoi cet acteur ?" et là, ça n'a pas manqué : pourquoi Angelina Jolie ? A quoi sert-elle ? Elle est complètement décharnée et a le charisme d'une moule, je trouve que le rôle d'Elise Clifton-Ward ne lui va pas du tout. J'aurais vu une fille bien plus classe et plus froide, du genre de Catherine Zeta-Jones ou de la même trempe. Je n'ai pas du tout cru au duo Jolie-Depp et ça aurait été vraiment dommage si le film valait le coup. Parce que Johnny Depp a beau être un excellent acteur, il n'avait rien à faire là. Ou alors si mais il aurait fallu que le réalisateur soit meilleur. Enfin bref, aucune combinaison ne va. De plus, quand le film s'est terminé, je me suis dit "déjà ?" mais ce n'était pas du tout positif de ma part et c'est franchement con parce que le scénario avait du potentiel. Les premières scènes se situent à Paris, on voit Elise, rigide sur des talons de douze, pistée par la police française. Par ailleurs, j'ai tant qu'assez ri quand j'ai vu les acteurs français choisis pour ces petits rôles du début, c'est à cela qu'on note la différence d'échelle entre les Américains et nous. Bref, Elise (Angelina Jolie) reçoit une lettre signée par un certain Alexander Pearce qui lui donne des directives. C'est comme ça qu'elle se retrouve directement dans un train pour Venise dans lequel elle aborde Frank Tupelo (Johnny Depp), un Américain franchement boulet visitant l'Europe, et que celui-ci va se retrouver impliqué dans les histoires d'Elise. Elise reçoit plusieurs lettres au long du film et alors, évidemment, on ne voit pas son destinataire. Le truc du film, c'est donc de savoir qui est Alexander Pearce. Sauf qu'on le voit un peu trop rapidement à mon goût, faussant le twist-ending fort mou du genou.
Miranda l'a justement noté en commentaire, j'ai oublié de parler du côté terriblement cliché de ce film ! Je la crois sur parole quand elle parle de la Venise stéréotypée étant donné que je n'y ai jamais mis les pieds, mais alors les hommes de main russes qui sont toujours les mêmes dans tous les films avec des méchants russes, c'est pi-to-ya-ble ! Des grands mecs baraqués avec des gueules de demeurés et un accent qui n'est absolument pas le même qu'en vrai et la gâchette facile. Oh là là.
Je le redis, c'est con, parce qu'il y avait du potentiel. Mais c'est raté !











Amen.
Si cet actrice possède un réel talent, c'est de prévenir le spectateur qu'il va regarder un film de merde.