Je ne peux pas dire que je suis une grande fan de Woody Allen puisque je n'ai pas vu la moitié de ses films. Cependant, ceux que j'ai vu, à savoir Manhattan (1979), Accords et désaccords (1999), Escrocs mais pas trop (2000) et Minuit à Paris (2011), je les ai adorés, sauf peut-être Le Rêve de Cassandre (2007) qui ne m'a pas laissé un souvenir impérissable. Celui dont je vais vous parler ici est Minuit à Paris, ou plutôt Midnight in Paris puisque je n'ai pas fait l'affront de le regarder en version française, que j'ai visionné cette semaine. Attention, risque de spoils !

J'ai regardé ce film spécifiquement pour ma culture sur Woody Allen et sans savoir vraiment de quoi ça parlait. J'avais juste entendu parler du foin au sujet de la présence de Carla Bruni dans le film et puis c'est tout. Les premières minutes sont des scènes de plusieurs secondes à chaque fois où la caméra est posée à un endroit de Paris sur fond d'une musique spéciale-du-film-étranger-qui-se-passe-à-Paris et je dois avouer que ça m'a un peu fait peur mais je vous dirai plus tard pourquoi.
L'intrigue commence brute de pomme. Gil (Owen Wilson) est un scénariste hollywoodien en vacances à Paris avec sa fiancée, Ines (Rachel McAdams) et les parents de celle-ci. Il aimerait bien abandonner l'écriture de scenarii pour se consacrer à celle de son premier roman. Il est complètement amoureux de la capitale et aime s'y balader la nuit au grand dam d'Ines. Après un dîner avec leurs amis Paul et Carol, Gil, un peu ivre, préfère rentrer à son hôtel à pied. Il se perd dans les rues de Paris jusqu'à ce qu'une vieille Peugeot s'arrête devant lui et que ses occupants lui demandent de monter avec eux. Gil s'exécute et est transporté dans le Paris de 1920, décennie qu'il a toujours aimée. Il passe d'ailleurs son temps à dire à ses proches qu'il n'est pas né à la bonne époque. C'est durant toutes ces nuits (parce que l'expérience se répète) qu'il va rencontrer Scott et Zelda Fitzgerald, Ernest Hemingway, Salvador Dali ou encore Pablo Picasso.
J'aurais été déçue que le film ne soit qu'une énième déclaration d'amour à Paris de la part d'un réalisateur étranger et puis, même si c'est peut-être le cas, ce n'est pas ce qui ressort en premier. J'ai trouvé Owen Wilson incroyablement touchant face à une Ines pourrie par le pognon de ses parents et ne buvant les paroles que d'un Paul qui croit s'y connaître en absolument tout et qu'on adore détester. Gil se laisse mener par le bout du nez parce qu'il n'a pas envie de déplaire alors on jubile quand, dans un musée, il cloue le bec de Paul devant une toile de Picasso. Adrien Brody est magistral en Dalí (vive le rhinocéros) même s'il n'apparaît que quelques minutes et Hemingway est un fort bon écorché vif. Je suis sûre que le film est blindé de références mais je n'ai pas su toutes les capter car je n'ai jamais lu Hemingway et je viens seulement d'acquérir Gatsby le magnifique de Fitzgerald. Cependant ça ne gâche rien. Tout au long du film, on suit l'évolution du bouquin de Gil, lui qui ne voulait le montrer à personne au début finit par confier son manuscrit à Gertrude Stein (Kathy Bates), qui était une écrivain américaine installée en France et qui a passé une grande partie de sa vie parisienne à défendre l'art moderne. Je vous parlais de Carla Bruni plus haut, elle tient effectivement le rôle d'une guide touristique. Il y a aussi Marion Cotillard qui, pour une fois, n'est pas trop chiante dans un film américain, et puis Gad Elmaleh qui est un gag à lui tout seul (et pourtant je ne suis pas fan de ce mec). Enfin, ce ne sont pas eux que l'on retiendra le plus (quoique Marion Cotillard a quand même un rôle important) mais davantage la fantastique poésie qui se dégage de ce film et pourtant la nostalgie y est assez cruelle. C'est un film mené par un artiste rêveur (Woody Allen comme Gil) pour ses semblables absolument parfait.





J'ai regardé ce film spécifiquement pour ma culture sur Woody Allen et sans savoir vraiment de quoi ça parlait. J'avais juste entendu parler du foin au sujet de la présence de Carla Bruni dans le film et puis c'est tout. Les premières minutes sont des scènes de plusieurs secondes à chaque fois où la caméra est posée à un endroit de Paris sur fond d'une musique spéciale-du-film-étranger-qui-se-passe-à-Paris et je dois avouer que ça m'a un peu fait peur mais je vous dirai plus tard pourquoi.
L'intrigue commence brute de pomme. Gil (Owen Wilson) est un scénariste hollywoodien en vacances à Paris avec sa fiancée, Ines (Rachel McAdams) et les parents de celle-ci. Il aimerait bien abandonner l'écriture de scenarii pour se consacrer à celle de son premier roman. Il est complètement amoureux de la capitale et aime s'y balader la nuit au grand dam d'Ines. Après un dîner avec leurs amis Paul et Carol, Gil, un peu ivre, préfère rentrer à son hôtel à pied. Il se perd dans les rues de Paris jusqu'à ce qu'une vieille Peugeot s'arrête devant lui et que ses occupants lui demandent de monter avec eux. Gil s'exécute et est transporté dans le Paris de 1920, décennie qu'il a toujours aimée. Il passe d'ailleurs son temps à dire à ses proches qu'il n'est pas né à la bonne époque. C'est durant toutes ces nuits (parce que l'expérience se répète) qu'il va rencontrer Scott et Zelda Fitzgerald, Ernest Hemingway, Salvador Dali ou encore Pablo Picasso.
J'aurais été déçue que le film ne soit qu'une énième déclaration d'amour à Paris de la part d'un réalisateur étranger et puis, même si c'est peut-être le cas, ce n'est pas ce qui ressort en premier. J'ai trouvé Owen Wilson incroyablement touchant face à une Ines pourrie par le pognon de ses parents et ne buvant les paroles que d'un Paul qui croit s'y connaître en absolument tout et qu'on adore détester. Gil se laisse mener par le bout du nez parce qu'il n'a pas envie de déplaire alors on jubile quand, dans un musée, il cloue le bec de Paul devant une toile de Picasso. Adrien Brody est magistral en Dalí (vive le rhinocéros) même s'il n'apparaît que quelques minutes et Hemingway est un fort bon écorché vif. Je suis sûre que le film est blindé de références mais je n'ai pas su toutes les capter car je n'ai jamais lu Hemingway et je viens seulement d'acquérir Gatsby le magnifique de Fitzgerald. Cependant ça ne gâche rien. Tout au long du film, on suit l'évolution du bouquin de Gil, lui qui ne voulait le montrer à personne au début finit par confier son manuscrit à Gertrude Stein (Kathy Bates), qui était une écrivain américaine installée en France et qui a passé une grande partie de sa vie parisienne à défendre l'art moderne. Je vous parlais de Carla Bruni plus haut, elle tient effectivement le rôle d'une guide touristique. Il y a aussi Marion Cotillard qui, pour une fois, n'est pas trop chiante dans un film américain, et puis Gad Elmaleh qui est un gag à lui tout seul (et pourtant je ne suis pas fan de ce mec). Enfin, ce ne sont pas eux que l'on retiendra le plus (quoique Marion Cotillard a quand même un rôle important) mais davantage la fantastique poésie qui se dégage de ce film et pourtant la nostalgie y est assez cruelle. C'est un film mené par un artiste rêveur (Woody Allen comme Gil) pour ses semblables absolument parfait.













Durant tout le film j'ai eu le sentiment un peu idiot qu'il s'adressait directement à moi tellement tout me parlait (tout, peut être pas, je ne suis pas non plus un monstre de culture hahaha), mais c'est surtout parce que Woody s'est fait plaisir il me semble, et forcément par extension il fait plaisir à tous ses "semblables". Je pense que tous les artistes, peintres photographes musiciens écrivains etc, se sont tous plus ou moins reconnus dans le personnage de Gil, et personnellement c'est la première fois que j'éprouvais ce sentiment, comme si c'était un véritable miroir.
Ce film est un véritable petit bijou pour qui s'intéresse de près ou de loin, et surtout aime avec un grand A l'art sous toutes ses formes... C'est niais à dire, mais c'est vrai, arg !
Bref, je l'ai revu au moins 12x depuis... Pour moi il est culte. Même si Marion Cotillard me tape sur les nerfs haha, alors c'est dire ! Et ton article m'a donné envie de le revoir encore... x)