Depuis quelques temps, j'ai l'impression d'avoir à nouveau 5 ans et surtout d'être atteinte du syndrome de Jakob. C'est-à-dire que quand quelque chose m'échappe, quand on me pose une question à laquelle je ne peux pas répondre tout de suite ou bien quand je me pose moi-même des questions (ce qui arrive bien trop souvent à mon goût), et bien il faut que je trouve la réponse, et vite. Toute ma contradiction réside en ce que je suis plutôt nulle à l'école mais j'adore apprendre. Enfin surtout ce qui m'intéresse, et je pense être assez ouverte tant que c'est pas mathématique ni que ça commence par Justin et finit par Bieber.

Tout ça pour dire que l'un de nos congénères m'a cherché des noises. Je citerais bien son nom avec un lien vers son blog mais j'ai peur d'être assimilée sans le vouloir à une flagorneuse de bas étage. Toujours est-il que l'homme en question m'a posé une double question pleine d'humour et de fun et j'aurais pu ne faire qu'en rire mais voilà, mon cerveau a tranché, il a fallu que je sache quoi répondre à cette double question. Mais alors qu'en est-il réellement ?

"Je me demandais, toi qui est spécialiste en la matière, est-ce qu'une statue ou une représentation de Bouddha peut repousser un vampire au même titre qu'un crucifix, ou bien le vampire est il une créature exclusivement christophobe ? Même question avec une croissant de lune, une étoile de David, un marteau et une faucille. Question subsidiaire : Y'a-t-il des vampires communistes ?"

Au cas où d'autres parmi vous se poseraient ce genre de question, j'ai décidé qu'il me fallait partager mon point de vue. Que voici.

http://www.bloodylucy.com/images/BLOODYLUCY/abraham.jpgSi on s'intéresse au vampire plus ou moins "premier", celui d'Europe de l'est ou plutôt d'Europe orientale, la question bouddhiste ne se pose même pas puisque le bouddhisme n'était pas pratiqué dans cette région du monde au XVIIIe siècle. Du moins pas officiellement, après tout je n'y étais pas et il y avait peut-être des déviants. Quoique vu l'époque, ça m'étonnerait franchement. De plus, le bouddhisme n'est pas à proprement parler une religion donc j'ai répondu à mon questionneur que tenter d'éliminer un vampire avec une représentation de Bouddha reviendrait à essayer de me convaincre qu'un solo de synthé a sa place dans une chanson metal (n'en déplaise aux fans de Dream Theater, groupe que je respecte, sauf quand le synthé fait sa star, mais c'est un autre débat).

Puis il y a cette histoire de croissant de lune et la première référence qui m'est venue à l'esprit m'a fait m'auto-flageller puisque j'ai de suite pensé à un manga. Oui mais pas n'importe lequel : Sailormoon. Vous allez voir que je ne fais pas des associations aussi bizarres qu'il y paraît. Voyez-vous, je me rappelle d'un épisode de je ne sais plus quelle saison (je dirais 2 ou 3) dans lequel la créature à buter ne faisait que hurler des "vaaaaampyyyyyyyl" incessants (en réalité, elle ne savait dire que ça). Mes lectrices âgées d'une vingtaine d'années incarnant une des guerrières astrales dans la cour de récré au début des années 90 voient tout de suite où je veux en venir, j'en suis sûre (moi, j'étais Sailor Jupiter, mon héroïne de toujours. Et vous ?). Dans cet épisode, donc, et comme dans tous les épisodes de Sailormoon, la créature se fait méchamment savater par toutes les sailors avant de recevoir le coup final par Sailormoon en personne qui dégage son diadème de son front et dézingue le monstre à coup de croissant de lune (au singulier, un coup suffit, Sailormoon est très forte). C'est sans compter sur le fait qu'avant ça, Sailor Venus avait bien avoiné la bête à coups de croissants d'amour. Alors bon. Techniquement, on pourrait tuer un vampire avec des croissants de lune.

Bon, venons-en à l'étoile de David. Comme chacun sait, l'étoile de David est le symbole du judaïsme et représente le Messie en plus d'être l'emblème du roi David. Nous savons tous qui est le Messie alors on pourrait penser qu'une étoile de David pourrait faire du mal à un vampire. Je crois que ça n'en tuerait pas un pour autant, ce n'est pas assez direct. Une belle brûlure sur le front, peut-être (et l'air con, en prime).

J'enchaîne alors avec le marteau et la faucille, symboles du communisme. Pour un communiste digne de ce nom, la politique ne laisse pas de place à la religion. Rappelez-vous que Staline a banni tout mysticisme en URSS pendant son règne. Un marteau et une faucille seraient donc totalement inutiles puisque dénués de toute spiritualité. Toutefois, on pourrait se servir du marteau pour planter un pieu dans le coeur et de la faucille pour décapiter la bête. Ce qui nous amène à cette affirmation tout à fait logique : un vampire peut donc être communiste idéologiquement.

En conclusion, un vampire reste essentiellement christophobe. D'autant plus si ses convictions politiques tendent vers l'extrême gauche.




Je vous remercie de votre attention.

Mardi 2 novembre 2010 ● 22:42

J'ai un frère de quatre ans mon cadet avec lequel j'ai longtemps partagé ma chambre. A 14 ans, je me suis enfin retrouvée seule et j'ai même eu droit à ma propre télévision. Je la regardais tous les jours avec mes programmes bien routiniers. Quand j'ai eu 17 ans, on a déménagé et j'ai été contrainte de partager ma chambre à nouveau avec mon frère. Plus de télé, nous n'avions pas la place. J'ai enfin eu ma propre chambre deux ans plus tard et toujours pas de télé. Ca m'a d'abord manqué et puis je m'y suis fait, jusqu'à ne quasiment plus la regarder du tout. J'ai renoué avec elle quand je suis partie vivre en cité universitaire, à 20 ans. Je me réconfortais de ma première année de fac qui ne me plaisait pas du tout en regardant Le destin de Lisa sur TF1 - le désespoir absolu, vous en conviendrez.

Et puis aujourd'hui, j'ai 24 ans, je travaille et j'ai mon propre chez-moi alors j'ai un écran plat d'une centaine de centimètres (CMB DTC - je sais, je ne peux pas). En plus, on a des chaînes via la Freebox alors oui, je regarde la télévision (pas de plus en plus mais c'est vrai qu'elle est très souvent allumée) et c'est parfois un pur bonheur. Même si on a plutôt l'habitude de regarder des films ou des séries pour certaines soirées, des fois j'aime bien zapper. Juste zapper et constater. Je dois dire que ce soir, c'était le jackpot !

J'ai commencé par regarder Tellement Vrai sur NRJ12 (la meilleure chaîne du monde, sans conteste) qui suivait quatre couples sur le point de se marier. A des moments, j'ai poussé des petits cris pour exprimer mon indignation contre la beaufitude des gens. L'un des couples voulait un mariage elfique. Sauf qu'avec un petit budget, rien ne ressemble à du Peter Jackson. Tous les invités étaient déguisés habillés à la mode médiévale. Alors faut choisir, elfique ou médiéval ? Le plus drôle a été le lâché de papillons à la sortie de l'église. A la manière des célèbres coccinelles (je ne retrouve pas la vidéo de ce moment mythique, pardonnez-moi), la moitié était crevée. Du grand art. On a enchaîné sur le couple dont la femme était âgée de vingt ans de plus que son mari. Elle était magnifique : le teint bronzé et la peau fripée comme un bel abricot sec, les cheveux longs et noirs, le maquillage très distingué et, les détails qui vont bien, piercings et tatouages de mise. Elle était toute aussi princière et délicate dans sa robe de mariée qu'une de ses connasses d'invitées a tâché de vin rouge dès le vin d'honneur (la première qui me fait un coup pareil ne sera plus jamais mon amie). Bref, c'est avec ce genre d'émission qu'on est en droit de reconsidérer cet acte si beau et solennel qu'est le mariage (sic). Toujours est-il que ça m'a donné des idées pour ne pas rater le mien.

Histoire de continuer la soirée sur les chapeaux de roue, je suis passée sur TF1 pour regarder New York : Unité Spéciale. Je l'avoue, j'adore cette série. Elle est si glauque qu'on est en droit de se dire que ceux qui la regardent sont tous atteints. L'épisode d'aujourd'hui racontait comment une femme enceinte de 8 mois a pu se faire violer sous fonds de trafics d'enfants bulgares. Ca se passe de commentaire et pourtant, c'est passionnant.
Edit : Petrif a raison, j'ai oublié de parler de l'essentiel concernant cette série. Il se trouve que pour quelques épisodes, Sharon Stone est en guest star. Et l'homme qui partage ma vie n'a rien trouvé de mieux à dire qu'elle ressemblait à quelqu'un de connu. Merci Captain Obvious !

Mais c'était sans compter sur le clou du spectacle qui n'est d'ailleurs pas terminé à l'heure à laquelle j'écris ces lignes. Je zappe sur TMC et je tombe sur un chef-d'oeuvre du cinéma vampirique : Vampires 2, de Tommy Lee Wallace. Tellement mauvais qu'il n'est jamais sorti au cinéma. Savez-vous qui tient le rôle principal ? Jon Bon Jovi ! C'est d'ailleurs simplement pour son merveilleux talent d'acteur et sa grande crédibilité en chasseur de vampire (non mais regardez-moi ces cascades !) que je reste devant sans bailler. Aucun des acteurs n'est connu et je crois qu'il en est de même pour les acteurs du doublage. C'est sidérant.

Mais je vais m'arrêter là histoire que ma réputation ne soit pas encore un peu plus anéantie. A défaut de fêter Halloween, je me fais peur comme je peux.

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Ouais ouais, fais le malin. En attendant, fais plaisir aux fans de toi comme moi et cantonne-toi à chanter du glam rock, Jon !

Mardi 2 novembre 2010 ● 2:14

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Vous savez, parfois je me dis que la mode Twilight a peut-être du bon. En 1997 est sorti le film devenu culte Titanic et, peut-être que les plus jeunes d'entre vous ne s'en souviennent pas, le succès a été tel que Leonardo DiCaprio était la coqueluche de toutes les jeunes filles. Moi même, j'avais des posters sur tous les murs de ma chambre et je ne rêvais que de lui. Quand j'ai fêté mon onzième anniversaire, mes copines m'avaient offert sa biographie et j'étais tellement heureuse ! J'ai tenté de regarder un maximum de ses films et, à l'époque, ce n'était pas aussi facile qu'aujourd'hui, on ne téléchargeait pas autant. Donc j'attendais que les films passent à la télé pour les enregistrer sur VHS. De toute façon, Titanic a été une telle réussite que les chaînes hertziennes (la TNT n'existait pas encore, jeune Padawan !) diffusait toute la filmo de DiCaprio en masse. Mais James Cameron a eu le nez fin car il m'a permis de m'intéresser à l'histoire du bateau et de tout ce qu'il y avait autour. Déjà à l'époque j'étais férue d'Histoire et j'ai dévoré moult livres et témoignages sur le sujet. Vous pouviez me poser n'importe quelle question, j'étais incollable !
J'ai l'espoir qu'avec Twilight, c'est une nouvelle génération d'intéressés qui sort de son cocon. Ca ne concerne pas une majorité des pré-ados, soyons réalistes, mais tout de même, j'imagine que les jeunes amoureuses de Robert Pattinson ont envie de dépasser le phénomène, de repousser les limites et de se renseigner sur des tas de choses, les vampires : pourquoi ? Comment ? Qui ? Où ? Et pourtant quelques mots clefs brefs et barbares à développer bien sûr : Dracula, Vlad Tepes, Bram Stoker, mythes, légendes et croyances populaires.

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Winona Ryder et Gary Oldman pour le film de Francis Ford Coppola en 1992.

Jamais je ne m'auto-proclamerai experte en la matière mais je dois dire que je connais bien mon sujet. J'ai découvert Dracula de Bram Stoker à l'âge de 13 ans au CDI de mon collège. J'étais toujours fourrée au rayon science-fiction qui, en réalité, mêlait la science-fiction et le fantastique. Je n'ai jamais trop aimé la science-fiction, non moi c'était Edgar Allan Poe, Anne Shelley, j'en passe et des meilleurs ; j'ai toujours eu cette attirance pour ce type de lecture et je me suis enquillé quelques grands classiques du XIXe siècle sans véritable raison apparente, ça m'intéressait seulement énormément (mais je détestais toujours les lectures imposées par les profs, vive l'esprit de contradiction). Qu'on se le dise, ça ne m'empêchait pas non plus de dévorer en parallèle les Tom-Tom et Nana dans la collection J'aime lire ! Oh ! On n'est pas des bêtes !
Dracula et moi, ce fut une grande histoire d'amour qui débuta. A ce jour, je l'ai lu cinq fois et je m'apprête à le faire une sixième... comme si je n'avais que ça à lire ! Arrivée en troisième, je faisais de l'audio-visuel et outre le fait que nous ayons tourné un court-métrage tout au long de l'année scolaire, notre prof nous emmenait parfois dans un cinéma de quartier voir des supers films en version originale. Quand il y a eu au programme Bram Stoker's Dracula de Francis Ford Coppola, j'étais aux anges ! C'était la première fois pour moi que je pouvais le voir en VOST parce que je n'avais pu le voir qu'en VF, la faute à la télévision. Je me souviens d'ailleurs très bien que c'est grâce à ma mère que j'ai pu le voir la première fois, elle l'avait enregistré alors qu'il passait tard un soir et que je n'avais pas encore le droit de me coucher après 22h. Elle s'était dit que ça pourrait m'intéresser étant donné que j'étais en pleine période de boulimie stokerienne. Elle ne s'est pas trompée ! Je n'ai pas vu toutes les adaptations de Dracula car il en existe un nombre incalculable (versions plus ou moins inspirées et d'autres complètement inventées) mais de toutes celles que j'ai visionnées, l'adaptation de Coppola reste pour moi la meilleure. Elle date de 1992 et on y retrouve Gary Oldman dans le rôle de Dracula, Keanu Reeves en Jonathan Harker, Winona Ryder en Mina Murray, Anthony Hopkins en Van Helsing et le génialissime Tom Waits dans le rôle de Renfield. D'ailleurs, mon pseudo Lucy Westenra vient de cette même histoire. Bien entendu, ce film n'a pas la même ligne directrice que le bouquin. Le fait est que dans ce dernier, Dracula n'existe que par les propos des autres protagonistes, le roman étant exclusivement composé de lettres et d'extraits de journaux intimes. Je pense que c'est assez difficile de rendre cette perspective à l'image, voilà pourquoi dans la version de Coppola, Dracula nous apparaît comme un être meurtri dont on a facilement pitié alors qu'il est affreux, laid et sanguinaire dans le livre de Stoker. Dans le fond, est-ce si grave ? J'ai pu lire par ci, par là que le film de Coppola était une sombre bouse... Je crois que les gens établissant ce type de critique n'ont pas lu le livre ni vu le film avec attention, ou bien ils ont un sens de la poésie au ras du noyau de notre planète. Je ne forcerai jamais personne à l'aimer mais tout de même, un minimum de culture, que diable ! Surtout de la part de crétins qui n'étaient même pas nés quand le film est sorti mais soit, ne tombons pas dans le hors sujet.
 
http://www.bloodylucy.com/images/BLOODYLUCY/work2/illus1.jpgBram Stoker (1847-1912) et Vlad Tepes qui festoie avec ses potes.

Abraham Stoker Jr était un écrivain irlandais un peu casanier qui fréquentait la famille d'Oscar Wilde (la mère de celui-ci avait d'ailleurs pour pseudo Feather of Speranza, n'est-ce pas poétique ?). Il a écrit Dracula en 1897, la littérature gothique était en large essor, le fantastique et l'horreur étant aussi populaires à l'époque que Michael Jackson à sa mort l'année dernière. L'écriture lui a pris plusieurs années et ça s'est d'ailleurs apparenté à une véritable étude ethnologique puisque sans même se déplacer en Europe de l'Est, Stoker s'est fait aidé de spécialistes en la matière et s'est basé sur les légendes populaires qui entouraient le mythe du vampire ainsi que sur la vie de plusieurs personnages historiques qui ont défrayé la chronique à leur époque. Le plus célèbre est cet homme sanguinaire sans foi ni loi qui a vécu au XVe siècle, Vladislav Basarab Tepes ou Vlad l'empaleur, voïvode valach né en Transylvanie (la Valachie et la Transylvanie étant alors deux provinces du royaume hongrois) qui vécu un passé fort dégueulasse et se vengea des abominables Turcs lui ayant fait la misère pendant sa jeunesse en les empalant comme des sagouins. Ouais, c'était très convivial. Je ne vais cependant pas vous refaire la biographie du mec parce que ça risquerait peut-être d'ennuyer une partie d'entre vous alors je vous renvoie à l'excellent ouvrage de Matei Cazacu aux éditions Tallandier. J'ai eu l'occasion de le lire il y a quelques années et au moins vous aurez un point de vue roumain. Toujours est-il que pour l'anecdote, Vlad Tepes (IIIe du nom) était aussi appelé Vlad Dracula tandis que son père était Vlad Dracul (IIe du nom), Dracul signifiant le diable ou le dragon et Dracula, le fils du diable ou le fils du dragon. Un peu comme on peut voir un Pierre le Grand à Saint-Pétersbourg ou un certain Roi Soleil chez nous, les dirigeants se prennent rarement pour de la merde. Soit ! Je vous épargne aussi la célèbre histoire d'Erzsébet Bathory que toutes les gothopouffs de France et de Navarre (et d'ailleurs, sans doute) ont pris pour modèle. Mais enfin tout est une histoire de sang et de tueries spectaculaires.

Enfin, en ce qui concerne le vampire pur et dur, c'est une chimère qui a tellement d'interprétations possibles... Selon moi, il n'y a pas de vrai vampire et je crois que personne ne peut se targuer de connaître la véritable définition du vampire étant donné qu'il n'a pas les mêmes attributs et faiblesses en fonction des pays dans lesquels on parle de lui. Cependant, nous savons qu'à la base il s'agit d'un non-mort qui suce le sang des gens et les croyances vont bon train depuis que l'humanité a sombré dans une inculture de masse (la faute à l'Eglise) au Moyen-Âge (d'où la terrible mauvaise réputation de cette époque en ce qui concerne la culture alors qu'en réalité, si vous étiez homme d'église ou étudiant, vous saviez tant de choses !). A tel point qu'on pensait que si quelqu'un n'était pas enterré avec les derniers sacrements, il y avait de fortes chances pour qu'il revienne se venger (je vous résume). Mais nous étions encore assez éloigné du vampire à proprement parler et il faut attendre le début de la Renaissance (c'est d'ailleurs étonnant pour un Âge d'Or) pour que naissent en Europe centrale et dans les Balkans les mythes les plus fous. Cela dit, il n'y a pas de fumée sans feu et tout ceci est encore la faute à la peste. Oui, quand la peste sévissait, on brûlait et on enterrait au plus vite mais dans la précipitation, on oubliait parfois de vérifier si le cadavre en était bien un. C'est pour ça qu'on a dû se retrouver avec quelques surprises ou autres cas plus ou moins rationnels. Bref, les gens croyaient tellement dur comme fer que n'importe qui pouvait se transformer en vampire qu'on enterrait les corps avec une pierre dans la bouche pour éviter de les entendre mâcher une fois réveillés mais surtout de s'auto-bouffer.

Toutefois, il faut attendre le Siècle des Lumières et la rationalisation ambiante pour s'apercevoir qu'on avait encore pris les gens pour des cons. Et pourtant... c'est à ce moment que le mythe est devenu plus célèbre encore et que les gens ont pété des gros câbles. Il était alors facile de repérer un vampire : sourcils d'Emmanuel Chain, mains poilues, pas de reflet dans le miroir, pas d'ombre mais des dents superbes avec des canines bizarrement sur-développées. Pour buter ces créatures de Satan, rien de plus simple : un pieu en bois de tremble de Russie car c'est le bois de la sainte Croix ou alors d'aubépine car c'est celui de la couronne d'épines du Christ, ou encore un poignard béni à planter en plein coeur. On lui coupe ensuite la tête et on brûle le tout, regardez Van Helsing, il le fait très bien.
 
http://www.bloodylucy.com/images/BLOODYLUCY/work2/illus4.jpgMax Schreck dans Nosferatu de Murnau en 1922.
 
Après, on dira ce qu'on veut : Gary Oldman et Brad Pitt sortent en plein jour mais leurs pouvoirs sont affaiblis, Robert Pattinson brille comme tous les lustres de l'Ermitage réunis dès qu'il y a un tant soit peu de soleil, Max Schreck a les doigts crochus et Kate Beckinsale ne peut pas saquer les lycans. Aujourd'hui, le vampire on en fait un peu ce qu'on veut et on le tourne parfois même en dérision. Dans le fond, ce n'est pas si grave, les légendes ne sont-elles pas, en réalité, de vulgaires mutations d'ouïe-dires et autres histoires orales ? Avant Christophe Colomb, on pensait bien que la terre était plate !

Tout ceci pour dire que depuis le début du phénomène Twilight, j'ai pu lire des choses plus ou moins atroces concernant les vampires et ça n'avait pourtant rien de sanglant. J'ai même pleuré, une fois, en tombant sur des articles de blogs pitoyables. Parfois, ce n'est même pas la candeur de la jeunesse qui est en cause et c'est le plus triste. En réalité, et comme beaucoup je pense, je ne supporte pas de voir des idiots qui ne savent pas de quoi ils parlent ou qui ne prennent pas le temps de se renseigner avant d'établir un fait. Soyons d'accord : le vampire littéraire et cinématographique d'aujourd'hui a une base, c'est Dracula de Bram Stoker. Sans ce merveilleux ouvrage, le vampire ne serait peut-être pas ce qu'il est aujourd'hui.

Il existe un florilège de bouquins sur le sujet mais je ne saurais que trop vous conseiller de commencer par celui de Stoker (qui intègre le chapitre L'invité de Dracula, attention à cela !) et après, vous pourrez lire le fraîchement paru Dracula l'immortel, suite écrite par Dacre Stoker, descendant du géant. Je pars du principe qu'il faut toujours commencer par connaître ses classiques !

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Mardi 27 juillet 2010 ● 1:20

Et voilà, nous y sommes. Après moult déboires pour faire 200 pauvres kilomètres en train (grève, tout ça) pour rentrer chez moi, j'y suis dorénavant. Assise dans mon canapé, je dois me rendre à l'évidence : il faut que je vous parle de Twilight - New Moon. Dur d'y échapper, n'est-ce pas ? Comme beaucoup (mais vraiment beaucoup) de monde, je suis allée le voir au cinéma pas plus tard que samedi soir en la douce compagnie de Mimi, Noémie et, contre toute attente, le grand et beau Matthieu. Première surprise, c'est le nombre de mâles présents dans la salle bondée. Comme nous sommes arrivés après l'extinction des feux, nous avons dû nous séparer. Mimi et Matthieu d'un côté, Noé et moi d'un autre. C'est parti pour une bonne poilade.

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Comme beaucoup (mais vraiment beaucoup) de monde, j'étais pressée de la sortie de Twilight - New Moon au cinéma. Non pas par amour du bel Edward mais par curiosité au même titre que les Harry Potter et n'importe quel bouquin que j'aurais lu transposé à l'écran. Cependant, j'ai préféré y aller avec une ouverture d'esprit XXL afin d'éviter d'être désappointée mais je n'ai hélas pas pu éviter la déception. A quoi est-elle due ? C'est une question très intéressante car, si on réfléchit bien, le film est plutôt fidèle au bouquin et je n'ai noté aucune surprise, d'autant plus avec tout le tapage qui est fait autour de ça, nous connaissions déjà que trop bien les acteurs et le contenu du film avant même de le voir. Dans ce cas, à moi de ne pas céder à la tentation (ha ha) et d'ignorer les bandes annonces mais que voulez-vous, je suis faible.

Le livre ne m'ayant que moyennement plu, il était donc tout à fait logique que j'aie le même sentiment quant au film. C'est lent, c'est plat, il ne se passe rien et la moindre potentielle scène d'action se retrouve apparentée à un océan de guimauve. La réflexion que je me suis faite tout au long du film, c'est (attention c'est pour les initiés) : "Bonjour, Hémiplégiane, 35 ans, prend des temps........................................... en parlant." Est-il vraiment nécessaire de faire de longues phrases entrecoupées de blancs sans fin ? Encore qu'elles auraient un sens véritable et profond... mais du "Te voir respirer est mon seul cadeau" ou encore "Tu es ton propre soleil" ça me fait une sorte de fussoire, voyez-vous. Alors soit, c'est joli dans le fond et oui, je sais que c'est écrit dans le livre, mais le mièvre n'a pas le même rendu à l'écrit qu'à l'écran, faudra leur dire. Bizarrement, ça me choque moins quand je fais ma propre interprétation. Nous déballer ça comme ça, sans prévenir, ça peut provoquer des chocs irréversibles et ce n'est pas bon, vraiment pas. Il y a tellement plus de phrases béton cul-cul-la-praline dans cet opus que dans le premier que ça m'a presque gâché le film.

Hormis le fait que Robert Pattinson jouait plutôt comme une savate (et c'est une insulte à mes pantoufles) dans cet épisode (ça ne m'avait pas choquée dans le premier), Kristen Stewart (qui a un très joli prénom au demeurant) était plutôt bonne actrice mais quelles horreurs tous ces plans centrés sur son petit minois ! J'ai parfois eu l'impression qu'elle se sentait obligée d'en faire des caisses pour contenter le champ de la caméra. Je déteste ce type de sentimentalisme américain, ça m'énerve.

Je n'ai pas non plus accroché à la bande originale, j'ai largement préféré la première. Plus épurée, plus sablée, plus film d'auteur. Là, c'était du blockbuster. Ni plus, ni moins.

Désolée les filles mais Jacob Black n'a rien d'exaltant. Surtout quand il enlève son t-shirt pour essuyer le sang sur le front de Bella... mais qui fait ça, sérieusement ? C'est n'importe quoi ! Du réalisme, c'est trop demandé ? Et puis son doublage français est à chier.

Un point positif tout de même, en plus des loups qui étaient assez cools, pour les Volturi. Même s'ils étaient loin d'être parfaits, je suis assez fan de Jane jouée par Dakota Fanning. Malgré ses 5 minutes d'apparition, je crois que c'était la plus vraie de tout le casting. La faute à l'expérience ? Son style de petite écolière tirée à quatre épingles infligeant la pire souffrance du monde, c'est remarquable.
 
http://www.bloodylucy.com/images/BLOODYLUCY/work/twi3.jpgQuelle malfaisance dans ce regard, Dakota !

D'ailleurs, à Volterra, il faudra dire à Robert qu'il arrête de se déshabiller si c'est pour nous pourrir la vue d'un téton plus bas que l'autre. Oui, quand on se veut et s'assume sex symbol, on va jusqu'au bout, on assure un certain parallélisme. Non mais qu'est-ce que ça veut dire ! Il est beaucoup plus sexy croustille quand il garde sa chemise. Si on doit d'ailleurs rester sur un point de vue entièrement physique, j'aimerais qu'on arrête de mettre des perruques sur la tête des acteurs et qu'on arrête également de leur faire d'affreuses couleurs ne leur allant pas du tout... est-ce si difficile de trouver un acteur qui fasse perfect match avec le personnage ?

Bref... un épisode affreusement tragédien et je regrette, ô que je regrette le succès de cette histoire, tout confondu ! J'aurais tellement aimé que ce soit mieux filmé, mieux adapté, mieux écrit... l'histoire était pourtant si bien partie... dommage, c'est le terme adéquat. Mais j'ai beaucoup ri, cela dit. Et ça m'a fait du bien.

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Je termine par cette image issue de la scène qui m'a le plus fait rire (aux larmes).




Je dois aussi vous annoncer que cet article m'a apporté 261 visites. Je ne sais pas si je dois être vexée ou carrément pleurer... ou être contente.

Lundi 23 novembre 2009 ● 14:39

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Ce soir, après mes cours, j'avais une bonne heure à tuer avant de prendre mon train donc je suis allée traîner mes savates à la Fnac, lieu éternel de perdition. J'avais dans l'optique de dépenser des sous mais je n'ai strictement rien trouvé de ce que je cherchais alors j'étais un peu fumasse, comme tout le monde (et surtout nous, les femmes) dans ce cas-là et puis arrivée au deuxième étage, au rayon des livres, je suis tombée nez à nez avec ce bouquin. Intriguée, je me suis approchée et j'ai surtout été frappée par le nom de l'auteur, Dacre Stoker... qui est l'arrière-petit-neveu de Bram Stoker, l'auteur du sublimissime Dracula, bien sûr. Il a collaboré avec Ian Holt qui est un spécialiste de Dracula (c'est le métier que je veux faire quand je serai grande). Apparemment, ce roman serait la suite de Dracula et aurait été écrit grâce aux notes de Bram Stoker. Le livre fait un peu plus de 500 pages et seul le prologue est rédigé sous forme de lettre de Mina Harker à son fils, Quincey Harker... ah ! Le reste est visiblement romancé. Les dernières pages nous montrent des photographies des pages de notes de Stoker senior. Le tout aux éditions Michel Lafon.

Alors je ne l'ai pas encore lu, bien sûr, puisque je l'ai acheté aujourd'hui (ah oui, faut suivre) mais je suis grave curieuse de ce qui me nargue de cette façon. Et puis je vais devoir re-re-re-(+ infini)-lire le roman initial avant de me jeter corps et âme dans cet ouvrage, afin que ce soit plus chatoyant.

Bon, et bien au boulot ! Mais je dois terminer les tomes 2 et 3 du Chant des Sorcières de Mireille Calmel ainsi que le tome 1 de La Communauté du Sud de Charlaine Harris. Je lis à la vitesse d'un escargot, au secours.

En rentrant, le train était bondé et deux weshtavu se sont assis dans le carré à côté du mien. Nom de Zeus qu'ils parlaient fort, à s'appeler cousin à chaque fin de phrase et à balancer des sa grand-mère la pute, je vais la baiser à tire-larigot. Les deux filles qui étaient assises avec moi étaient mortes de rire, moi j'étais tant bien que mal absorbée par le Science & Vie sur la mort (la comprendre, la vivre, la vaincre) quand l'un d'entre eux m'a balancé : "hey mademoiselle (wesh tac-tac gros donne ton 06), vous avez fait tomber votre sourire sur votre gauche !" - Crétin. Mais drôle alors on note ceci dans son carnet à vannes s'il vous plaît. Au final, les mecs n'ont eu de cesse de se promener à travers les wagons et l'autre m'a même demandé de surveiller son manteau... je rêve. J'ai tout de même cru comprendre qu'ils partaient de Rennes pour La Rochelle afin de taper un mec. Ouais. Et apparemment, Natacha est une grosse salope. Ouais ouais.

Mercredi 4 novembre 2009 ● 0:13

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