Cet après-midi, j'ai eu une très bonne idée. Alors que, souvenez-vous de mon article précédent, je maudissais tous les cons qui jouaient des coudes dans les boutiques juste avant Noël, j'ai décidé de faire pareil (faites ce que je dis, pas ce que je fais). Oui mais bon, j'ai voulu acheter un dernier cadeau pour mon frère chéri et j'avais envie de me balader. Comble de la connerie, je suis allée me fourvoyer dans cet endroit de perdition qu'est le disquaire et savez-vous ce que j'ai ramené ? Le greatest hits de Bon Jovi. C'est vraiment n'importe quoi. J'ai tous leurs albums et j'achète leur second best of. Qui possède deux titres inédits, certes, mais tout de même. En réalité, ce qui m'a le plus plu, c'est la pochette ! Terriblement 80's et moi les 80's, j'aime ça. Voilà, c'était la double révélation de la journée. Et je n'en suis pas fière, croyez-le bien !


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Le 16 octobre dernier, j'ai eu une idée. J'avais rédigé cet article et s'en est suivi une liste personnelle sur laquelle j'ai noté toutes les chansons qui me font un effet boeuf, celles qui sont selon moi les plus belles chansons du monde. J'ai même établi un ordre de préférence mais il faut avouer que c'est assez compliqué à hiérarchiser car tout dépend de mon état d'esprit et/ou du contexte d'écoute de ladite cantate. Alors voilà, celle qui va suivre n'était qu'en cinquième ou sixième position mais ce soir, j'en décide autrement. Il s'agit de Lou Reed avec Perfect Day. Du classique, du sûr.

Au-delà du fait qu'elle pourrait me faire chialer à chaque écoute, sachez donc qu'elle a été écrite en 1972 et se trouve sur l'album Transformer (notamment produit par David Bowie - et si je devais constituer mon propre gouvernement, John Lennon serait président et David Bowie premier ministre, histoire que ça vous donne une idée de mes goûts). Je laisse couler des larmes de tristesse, peut-être parce que j'associe la simplicité des mots de Lou Reed avec sa vie de merde, ce pauvre homme qui en a vu des vertes et des pas mûres (pardonnez-moi mais je suis sensible). En effet, pour vous situer, Lou Reed, aujourd'hui âgé de 68 ans, est un homosexuel américain. Comme ses parents n'ont pas trop compris son orientation, ils se sont dit que des petites séances d'électrochocs allaient le remettre dans le droit chemin. Tu seras un homme, mon fils. Et les années 70 aidant, je vous laisse imaginer qu'il n'a pas consommé que de l'eau et des cigarettes.
Bref, tout ça c'est pour le Lou Reed en solo alors je ne vous parle par de The Velvet Undergrounds, groupe dont il fut la figure de proue à partir des années 60. Il y aurait pourtant des choses à dire mais après je vais dévier et je n'en ai pas envie. Suivons un minimum de ligne conductrice, que diable.

Perfect Day, maintes fois reprises et la dernière en date est de... Susan Boyle. On n'est pas obligé de retenir ça. Nous avons aussi la version new wave de Duran Duran en 1995 mais qui est, selon moi, fort molle du genou. En revanche, Patti Smith, elle a le droit et on peut apprécier sa propre version qui apparaît sur son album de reprises, Twelve, sorti en 2007 (que je devrais me procurer d'ailleurs, tiens). Il y a aussi la version caritative pour l'association Children In Need en 1997 avec (attention il y a du monde) : Lou Reed himself, Bono, Skye Edwards, David Bowie, Suzanne Vega, Elton John, Boyzone (désolée mais en 1997, ils étaient des superstars), Tom Jones, l'orchestre philarmonique de la BBC et plein d'autres gars. Tant qu'on y est, rappelez-vous aussi Trainspotting parce que bon, ça va bien avec il paraît.

Donc même chose, si je dois mourir ces jours prochains, vous pouvez choisir Perfect Day pour le salut de mon âme.



Désolée pour la vidéo, je sais qu'on peut mieux faire... mais je n'ai rien trouvé d'acceptable pour la version studio, n'aimant pas spécialement les versions live.

Mardi 21 décembre 2010 ● 2:32

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Il y a quelques semaines, j'ai acheté le dernier album de Yodelice, Cardioid. Je suis actuellement en train de l'écouter pour la deuxième fois et je suis un peu à la bourre. Il faut dire qu'avant d'écouter un disque, j'essaie de me mettre en condition ! J'avais hâte de sa sortie car depuis les débuts du groupe, j'ai vraiment eu un gros coup de coeur et à ce jour, je les ai vus trois fois en concert : en novembre 2009 à La Roche-sur-Yon (attention au lien, une vidéo en autoplay s'y trouve), le mois suivant à Nantes et en juillet dernier au festival de Poupet, et je ne suis pas à l'abri d'y retourner. N'y voyez pas une quelconque monomanie comme ma folie tunstalienne, non, ce furent surtout des occasions données. Quand bien même, les gars de Yodelice ont passé un temps fou en tournée et il n'y a pas une salle de concert dans laquelle ils ne sont pas passés, c'est dingue. Il fallait le faire exprès pour les rater.

Maxim Nucci, le chanteur, est le type de mec par excellence que j'adore écouter jouer et chanter mais que je ne supporte plus dès qu'il parle. Je ne sais pas si c'est un style qu'il veut se donner ou bien si le pauvre chéri ne contrôle pas du tout son image, mais dès qu'il ouvre le bec, j'ai envie de lui coller des tartes : "[...] avec mon pote Guillaume Canet...", "C'est que du bonheur !", "Merci public !" le tout la main sur le coeur. Tais-toi maintenant, contente-toi de chanter et de jouer de la guitare, merci. Je suis désolée mais vraiment, selon moi ce type transpire la fausseté. Cela dit, j'arrive à passer outre car sa musique m'intéresse suffisamment pour ça (ce n'est pas toujours gagné).

L'autre nuit, alors que j'avais autre chose à faire que dormir, j'en ai profité pour regarder la rediffusion de Taratata avec Louis Chedid comme invité principal. Il y avait aussi M (bien entendu) mais surtout Yodelice et... et... et... aaargh, rien à faire, je n'arrive pas à prononcer son nom... courage... Marion Cotillard ! Pardonnez-moi mais je la déteste, c'est physique. La seule fois où j'ai apprécié cette fille, c'est pour son rôle dans Dikkenek, elle était merveilleuse et elle devrait toujours être comme ça. La plupart du temps, je m'en fiche, je ne regarde pas ses films et puis c'est tout ! Oui mais voilà, c'était avant qu'elle ne chante. Comme par hasard, la musique a toujours été une passion pour elle. Et puis vous comprenez, ça fait quelques années qu'elle est pote avec Maxim Nucci (je ne savais pas que produire les L5 donnait autant de privilèges) donc il était normal qu'ils fassent un truc ensemble. Marion Cotillard a donc pris un pseudo, Simone, et elle s'est payé le luxe de chanter en duo avec Yodelice sur l'album pour la chanson Five Thousand Nights. Je ne vais pas être chienne et être honnête, les arrangements sont tels qu'on n'a pas l'impression qu'elle chante faux. D'ailleurs, elle ne chante pas faux du tout, ce serait être de mauvaise foi que dire le contraire, mais j'ai vraiment un problème avec ces artistes qui ne restent pas à leur place. Marion Cotillard est certainement une excellente comédienne (la preuve, pour que je l'aime dans Dikkenek) mais elle ne sera jamais une chanteuse (encore moins une musicienne). Ca ne lui va pas, elle n'a pas de voix. Si elle veut se faire plaisir, pourquoi pas, mais pas avec un tapage médiatique pareil et l'aide de son pote Maxim Nucci, c'est juste pas possible. Ca me fait le même effet que l'entrée fulgurante en politique de Jean Sarkozy, il faut arrêter de nous prendre pour des cons. L'effet inverse est le même avec Maxim Nucci qui jouerait dans Les Petits Mouchoirs, de Guillaume Canet, d'ailleurs ! Film dont il est hors de question que je paie ma place pour, je déteste ce genre de long-métrage. Les bons sentiments à la pelle, ça me court sur le haricot (vieille aigrie !).

http://www.bloodylucy.com/images/BLOODYLUCY/cardioid.jpgMais revenons à nos moutons, il est question d'un album, nom de Zeus. Un album vachement bien. Je ne saurais dire si je le préfère à Tree of Life, je pense que malgré les similitudes, les deux sont dissociables. Et puis il serait dommage de trop les comparer. En concert, les mecs débordent d'énergie et ça offre un véritable contraste avec la version studio des titres du premier album, à tel point que l'écouter après un concert peut le rendre hyper fade. Je pense que ça, Maxim Nucci l'a bien compris puisqu'il en a parlé en interview et je dois dire que je suis contente de voir qu'il a pris ce type de réflexion en compte pour produire Cardioid. C'est donc un disque bien plus péchu mais je ressens toujours une retenue. Légèrement frustrante mais pas négative puisque je compte sur ce manque pour le combler lors du prochain concert que j'irai voir. Seul un petit truc m'a déçue et vous allez voir que c'est peut-être assez dérisoire, j'ai remarqué que Maxim Nucci ne faisait quasiment "que" composer ses titres, à part quelques collaborations, l'écriture est signée de la plume de différents auteurs (Marianne Groves, Mary-Noëlle Dana, Alice Dison et un morceau co-écrit par Sébastien Grandgambe, le violoncelliste), jamais par lui tout seul. Vous me direz, ça ne change rien à la qualité ! C'est un album profond et consistant et je suis fan de la chanson Wake Me Up, entre autres.
En ce qui concerne la titre de l'album, il évoque le thème des battements de coeur et je le trouve bien trouvé quant à certains morceaux, les rythmes m'y font directement penser. Peut-être suis-je influencée mais voilà, j'aime bien. En fait, j'ai toujours bien aimé les albums dont les titres n'avaient rien à voir textuellement avec aucune des chansons.

Pour finir, je suis assez fan du packaging. Je dois dire que j'éprouve une émotion particulière à une pochette d'album originale et plus particulièrement quand elle est dessinée ou qu'elle représente quelque chose de magique (je n'aime pas du tout Cocoon mais le visuel de leur dernier album est superbe). Les auteurs de celle de Cardioid s'appellent Vincent Darré et Eliott Bliss et j'aime vraiment beaucoup leur boulot, voilà. Mention spéciale !

Mardi 16 novembre 2010 ● 16:25

Il y a cinq mois, souvenez-vous, l'amoureuse transie en détresse que j'étais se demandait où pouvait bien se trouver l'une des amours de sa vie et ça commençait sérieusement à m'inquiéter. J'ai bien fait de m'en faire puisqu'une fois l'été passé, j'apprenais la sortie du nouvel album de KT Tunstall, Tiger Suit, dans les semaines à venir. Mon hibernation tunstallienne a pris fin avec grand plaisir et non sans excitation. De quel type de bébé allait-elle accoucher cette fois-ci ?

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Je crois que je me souviendrais toute ma vie de la première fois où je l'ai entendue. Ce fut une révélation, je suis toute de suite tombée amoureuse de sa musique, de sa voix, de son personnage, de ce qu'elle dégageait. C'était en 2005, j'avais 19 ans, je trainais nonchalamment sur mon ordinateur entre deux révisions pour le bac à la recherche de choses et d'autres sympathiques à écouter. Je suis tombée sur Black Horse and the Cherry Tree en version acoustique, celle que KT Tunstall jouait seule avec sa Gibson Dove et ce merveilleux outil qu'est la pédale looper. Peu de temps après - voire au même moment, je ne me souviens plus très bien - la chanson passait à la radio dans sa version prévue à cet effet. J'ai attendu la sortie de son premier album (en avril, je crois), Eye to the Telescope avec grande impatience. Et puis je me suis jetée dessus. J'étais un peu navrée car, comme à chaque fois que je suis fan de quelqu'un je saoule tout mon entourage avec et, autant tout le monde connaissait Bon Jovi, autant c'était déjà plus compliqué avec KT Tunstall. Alors je ne pouvais partager ça avec personne. C'était sans compter sur ma copine Edwige qui a des goût musicaux qui se rapprochent des miens. C'est donc naturellement avec elle que je me suis rendue un an plus tard à son deuxième concert français à l'Olympia. C'était vachement bien, bien sûr.
Sur Eye to the Telescope, dorénavant tout le monde connaît Black Horse and the Cherry Tree et tous les abonnés d'Alice-ADSL l'ont détestée à mort s'ils ont été obligés d'avoir affaire à la hotline. Il y a aussi Suddenly I See qui a été matraquée sur les radios et utilisée comme intro pour le film Le diable s'habille en Prada. Cela dit, Other Side of the World, Under the Weather ou encore Another Place to Fall sont aussi sorties en singles mais on les a beaucoup moins (voire pas du tout) entendues en France. Avant que je ne prenne Bloody Lucy comme nom de domaine, il fallait taper minor-catastrophes.cowblog.fr dans la barre d'adresse pour arriver jusqu'ici (enfin c'est encore possible, cela dit) et ce pseudo venait de la chanson Miniature Disasters, toujours sur le même album, une chanson qui me correspond plutôt bien.
Eye to the Telescope était un album qui s'inscrivait dans une lignée acoustique et KT Tunstall a été comparée à des auteurs-compositeurs de la veine de Norah Jones et Katie Melua.

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Oui mais voilà, la tranquillité, ça va bien un moment. Les gens ignorent que miss Tunstall (enfin devrais-je plutôt Madame Bullen mais je ne suis pas là pour vous dire qu'elle s'est mariée l'année dernière avec son batteur, d'autant que vous vous en foutez et moi aussi, on est là pour parler musique, nom de dieu) a un potentiel rock assez étendu. Quand bien même, le jour où j'ai vu sa première prestation à Taratata, j'ai carrément halluciné, c'était simplement magique. J'avais des étoiles plein les yeux, c'est comme si j'avais 5 ans et qu'on m'offrait la poupée de mes rêves. Et puis j'aime bien la touche qu'elle donne à ses covers, que ce soit pour I Want You Back des Jackson 5 comme pour My Sharona des Kinks.
En 2007, on dégaine les Gretsch en plus des Gibson folks et c'est Drastic Fantastic qui sort, plus électrique et moins cocooning (je passe sur la compile officiellement acoustique qu'elle a sortie en 2006, Acoustic Extravaganza, album que j'écoute le moins car il m'ennuie un tantinet, je l'avoue). C'est un album qui, à mon sens, est passé plutôt inaperçu en France comparé au premier. Je ne sais pas si c'est normal mais peu importe, au moins je suis tranquille : les radios diffusent peu ou pas les nouveaux morceaux, aucun risque de voir KT Tunstall se faire méchamment dénaturer. Le premier single s'appelle Hold On mais cette chanson est loin d'être ma préférée de l'album. J'aime l'entrée en trombe avec Little Favours mais le choix du coeur porte sur Funny Man, Saving My Face et sur la sublime montée en puissance de Beauty of Uncertainty. Vous vous doutez bien que je suis retournée la voir en concert, avec Petrif cette fois-ci, au Casino de Paris. J'en parle d'ailleurs dans cet article.

http://www.bloodylucy.com/images/BLOODYLUCY/KTTunstallTigerSuit-copie-1.jpgL'année 2009 et le début de celle-ci furent difficiles, j'avais besoin de nouveauté. Tiger Suit est sorti le 27 septembre au Royaume-Uni mais seulement le 25 octobre en France. Petrif m'a fait un beau cadeau !
Cet album est, en beaucoup de points, différent des deux premiers. KT Tunstall a presque abandonné sa ferveur acoustique pour un son toujours rock agrémenté d'un soupçon d'électro sauce british - donc c'est forcément bien (avez-vous oublié que je suis une fervente admiratrice du rock anglais ?). Entrons enfin dans le vif du sujet et ce n'est pas dommage diront ceux que le début de cet article aura profondément ennuyés (je vous présenterai bien mes excuses mais je n'en ai pas envie, uh uh). KT s'est séparée d'une partie de son groupe : le guitariste Sam Lewis et le bassiste que j'affectionnais particulièrement Arnulf Lindner (ma photo avec lui, ma plus grande réussite) ont été respectivement remplacés par Charlotte Hatherley (girl power !) et Rej Ap Gwynedd, alors j'attends de voir même si ça m'attriste un peu.
Mon premier contact avec Tiger Suit s'est effectué avec mon oeil torve sur une pochette qui ne me plaisait guère. Une KT Tunstall dans une posture fort simple, en noir et blanc, avec un grand espace libre sur le quart de l'illu', ça m'a un peu foutu les boules. En ouvrant l'album, on trouve un petit paragraphe que voici :

There's a tiger in the garden. I walk over, stroke it's head. It doesn't seem to mind. I go back inside, and only then find myself siezed by fear as I look from behind the safety of glass at what could have killed me.

Was I wearing armour ? Was I a tiger too ?


Quel mystère ! On pourrait se dire que ça y est, KT Tunstall s'est endormie avec Lucy in the Sky with Diamonds tournant en boucle et s'est réveillée avec d'étranges idées. C'est vrai, depuis quand trouve-t-on des tigres dans les jardins écossais ?
Je suis Gémeaux donc je suis très curieuse par nature. J'ouvre les derniers battants de l'album (je ne vous l'ai pas dit mais j'ai l'édition collector) et j'aperçois une grosse tête de tigre et une KT avec une tête de tigre sur le crâne crayonnés. Le titre, Tiger Suit, prend tout son sens mais il n'explique toujours pas la simplicité du dessus de la pochette. Je remets ma compréhension à plus tard et j'écoute le disque. Uummannaq Song démarre et me met tout de suite d'accord. Je frissonne puis me ressaisis et comprends la dimension ethnique de cet album. Je me rappelle avoir lu que pour leur lune de miel, KT Tunstall et Luke Bullen se sont baladés dans le grand nord, vers la banquise, les pingouins et les Inuits (chacun son délire) et je me renseigne. Uummannaq est une ville du Groenland.

Hold your fire
I'm coming out and I'll tell you the truth
I was trying to raise my roof
[...]
I, oh well I could live in this town
Five cold years before I
Yes I could live in this town
Before I head for home


C'est une KT Tunstall apparemment marquée puisque quasiment toutes les chansons de cet album sont estampillées d'une forme ethnique, que ce soit au niveau des choeurs ou des percus. Ils sont incroyables et collent une ambiance qui, personnellement, me donnent envie de faire une danse de la pluie autour d'un quelconque feu de joie. Quel est le rapport avec le tigre, quand on sait que c'est un animal d'Asie ? Et pourquoi pas, vous répondrais-je, elle en a bien vu un dans son jardin alors pourquoi pas au Groenland.

Glamour Puss est une chanson faite pour être numéro deux. Ne me demandez pas pourquoi, dans mon esprit c'est comme ça. Il s'agit là d'une petite satire rigolote sur toutes ces nanas dont le titre vous évoque, j'en suis sûre, l'image adaptée.

J'avance dans le CD et j'entends Push That Knot Away - voir cet article - qui me rappelle un groupe que j'adore et qui se fait bien trop discret à mon goût, j'ai nommé The Music. A l'époque où ils ont sorti leur premier album éponyme en 2002, ils m'ont rendu complètement folle. C'étaient des gamins originaires de Leeds qui avaient un talent monstrueux et officiaient dans un rock très électro et saturé juste mortel (je parle d'eux au passé mais ils ont encore une actualité, hein). Pour le coup, Push That Knot Away m'offre une piqûre de rappel pour Drastic Fantastic.

La quatrième piste s'appelle Difficulty et c'est une ballade sans en être une. Je suis assez admirative du contraste que cette chanson offre à savoir dans la saturation des guitares qui s'interprète par une certaine oppression (je parle toujours subjectivement) avec pourtant cette voix super aérienne que sait si bien faire KT Tunstall. Elle me donne l'image d'un oiseau enchaîné à un socle en béton mais qui arriverait tout de même à déployer ses ailes immenses.

Le morceau suivant, Fade Like A Shadow, est le premier single sorti aux Etats-Unis. Elle me rappelle If Only sur Drastic Fantastic et ces deux-là me font le même effet qu'Orange Crush de R.E.M. et que Can't Buy Me Love des Beatles, ces chansons qui donnent la pêche et qui m'incitent à commencer ma journée par un ménage de printemps. Mais je n'en suis pas particulièrement fan, ce n'est pas le morceau que je vais écouter exprès. De plus, je le trouve un peu excentré de la lignée de l'album. Je me console en me disant que c'est pour plaire aux Américains (je suis mauvaise !).

Arrive ma chanson préférée : Lost. Je n'ai pas eu de coup de foudre immédiat mais plus je l'écoute et plus j'ai envie de l'écouter, cette chanson est viscéralement majestueuse. Les harmonies vocales de KT Tunstall me tue, je suis béate d'admiration tout en étant clouée sur place. En plus, c'est un morceau qui me parle vraiment, ce qui ne gâche rien. Et les choeurs restent formidables.

Pour Golden Frames, KT Tunstall chante en duo avec Seasick Steve, un vagabond bluesman californien, vieux pote de Janis Joplin. La couleur est donnée. Ces deux-là nous racontent une petite histoire lors d'une veillée-feu-de-camps et des percutions on ne peut plus ethniques alors ça me donne envie d'écouter bien sagement quelques légendes sympas. The tiger is back...

It was the middle of the night
When she found there was something
On her mind
[...]
Emanating from the doorframe
Was a hum that grew into a roar
Followed by the light
Followed by the light
Followed by the terrible light

In my life I've never seen
Anything quite like it
And I've been around for years
With the eyes of a bird, me
And the nose of a fox, me
I'm prepared, but I'm scared
It's coming for me


Avec Hold On sur Drastic Fantastic, j'imagine fortement Come On, Get In dans mes oreilles si je dois choper un bus qui démarre sans moi. Cela dit, celle-là est plus instrumentée et les choeurs plus fournis, ce qui donne une consistance au morceau qui manque cruellement à Hold On à mon sens. D'ailleurs, je pense qu'elle doit déchirer avec la Wee Bastard (pédale suscitée) habituelle.

(Still A) Weirdo est le premier single sorti en Europe. Il est à l'image de la KT Tunstall des débuts, c'est le morceau acoustique et tranquilou de l'album. Histoire de ne pas se fâcher avec tout le monde... J'aime bien cette chanson mais sans plus, je l'écouterai volontiers avec du made in Eye to the Telescope car le reste de Tiger Suit me transcende trop pour me laisser avoir avec cette incitation à rester au chaud pelotonnée dans son chesterfield. Cependant, ce morceau permet de faire redescendre la pression, d'autant qu'après celui-ci vient...

... Madame Trudeaux, modèle british rock par excellence. Nous avons toujours des choeurs sortis d'on ne sait quelle plaine envahie par des peuples nomades, amenant un paradoxe pas dégueulasse. KT Tunstall is a Scottish woman with a the heart of a tiger, que voulez-vous que je vous dise de plus : qu'on sature de nouveau et se soixantedixfie avec grand plaisir ? Et bien oui.

On termine l'album avec The Entertainer, morceau d'apparence plus instrumenté de l'album mais c'est un leurre car c'est en fait Lost qui est affublé d'un véritable orchestre. Alors je ne sais pas, c'est peut-être à cause du piano ou de l'unique réapparition magique d'Arnie Lindner pour l'enregistrement de cette chanson. Avec cette jolie fin, je pense que KT Tunstall met tout le monde d'accord (ça fait plusieurs fois que je dis ça, en fait je suis à court d'expressions idiomatiques) et le thème aérien se répète ici. C'est beau, en fait.



Bon. Troisième album et les moyens sont là, il n'y a plus rien de cheap et tous les morceaux sont très travaillés. Je trouve KT Tunstall vraiment très créative. Cela dit, je comprendrais que Tiger Suit déçoivent des gens parce qu'il est tellement différent du reste ! Quelqu'un qui a aimé Eye to the Telescope n'aimera pas forcément Tiger Suit, peut-être plus les fans de Drastic Fantastic. En ce qui me concerne, j'adhère à l'évolution et c'est ce qu'on recherche chez un artiste, enfin je pense. Je trouve plutôt rassurant le fait qu'un nouvel album soit différent du reste, pas vous ? En plus, KT Tunstall a là une voix qui me laisse sans la mienne. Vous savez ce que j'aime vraiment chez elle ? Ses chansons ne racontent pas d'histoires d'amour bidons à la I love you but you don't love me so I'm sad and I need you so come with me to see rainbows and catch butterflies, lalilalou. Si je chiale en écoutant KT Tunstall, c'est parce que le texte a de la valeur, que l'instrumentation me transcende et que sa voix me transporte. C'est ce que je demande à un artiste. En plus, pour l'avoir rencontrée (eeeeet ouais, mon exemplaire de Eye to the Telescope porte encore les stigmates de ce fabuleux moment), je peux vous dire qu'elle est hyper sympa et que ce n'est pas tous les jours qu'un artiste de cette envergure consacre deux heures de son temps après un concert pour signer des autographes et prendre des photos avec tous les fans qui attendent dehors.

Du coup, ça m'a donné envie de jeter un nouveau coup d'oeil à la pochette. Je pense alors qu'elle ne porte pas un pull rayé par hasard et que sa sobriété contrebalance avec sa musique, j'ai donc envie de dire qu'il ne faut pas juger un livre à sa couverture. Et puis ce quart de vide en bas à gauche me servira pour une prochaine dédicace, peut-être le 16 mars prochain à la Cigale, who knows ?

Samedi 13 novembre 2010 ● 4:00

La petite blagounette de la semaine nous vient de l'un de mes meilleurs potes alors vive Facebook, ce merveilleux site communautaire qui nous fait découvrir des trucs complètement foufous. Nothing Else Matters, cette chanson intouchable - si belle et si tout - de Metallica - si grands et si tout - réadaptée en accords majeurs plutôt que mineurs, vous voulez voir ce que ça donne ? J'avoue trouver ça particulier, d'autant que la "reprise" apporte quelques petites faussetés qui m'agressent l'oreille, mais j'aime bien quand même. Du moins, l'idée est fort intéressante ! C'est le genre de truc dont je n'imagine pas l'existence. Pour vous mettre l'originale (première vidéo), autant partager la version avec l'orchestre philharmonique, n'est-ce pas ?


Vendredi 5 novembre 2010 ● 20:13

Certaines choses ne s'expliquent pas - bis.


Retour vers le futur, c'est toute mon enfance. C'est tout de même fou, j'ai 8 ans et je suis chez ma grand-mère à Angers. Je suis plus particulièrement dans son grand salon tout froid, assise dans son vieux canapé ultra moelleux avec, très certainement dans les parages, Pat, le chat de ma tante (rien à voir avec Pat Le Guen, je vous vois venir). Mon oncle, qui avait alors 21 ans et déjà des kilomètres de bande VHS martelés de films divers et variés (la même chose en audio, nous sommes en 1994, je vous le rappelle), m'a scotchée devant la télévision avec Retour vers le futur 3 et c'est celui qui m'a le plus marquée. Je ne sais fichtre pas pourquoi. Depuis, j'ai toujours rêvé de rouler en DeLorean.

The Power of Love, de Huey Lewis & The News, me fait le même effet que High On Emotion, de Chris De Burgh. Le coup du souvenir !

Dimanche 31 octobre 2010 ● 2:31

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