Je vous écris une petite note rapido pour vous inviter à lire le portrait du grand Amaury à propos de son projet de guitare motorisée, pour le webzine Fragil. Cliquez ici (je vous aurais volontiers demandé de cliquer sur l'image mais figurez-vous que j'utilise Chrome depuis quelques jours et il se trouve que ça a du mal à coïncider avec Cowblog pour certaines actions et... ça m'agace) pour accéder à l'article écrit par Marianne Guéry et Marion Le Duc, étudiantes en M1 Information et Communication à l'université de Nantes.

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Mercredi 9 mars 2011 ● 23:46

Sommes-nous prédisposés à exercer la même profession que nos parents ? Ou, du moins, à intégrer le même corps professionnel ? On le voit beaucoup chez les professeurs, les médecins ou, plus injuste, le show-business. Pourquoi "injuste" ? N'avez-vous jamais trouvé trop facile de devenir acteur quand Papa a trente ans de carrière derrière lui ? Le rejeton est-il intégré à la bande pour son talent ou bien celui-ci se situe-t-il dans les gênes ? Il y a souvent de quoi médire et être jaloux. Moi, ça m'arrive souvent ! Mais des fois je change d'avis, comme pour la jeune Eliot Paulina Sumner. C'est quiiiii ? Déjà, personne ne l'appelle comme ça. Coco, c'est son pseudo. Et le nom Sumner, ça vous rappelle qui ? Gordon. Gordon Sumner. Que personne n'appelle comme ça non plus (décidément, c'est de famille). Sting. Voilà, Gordon Sumner = Sting, et Eliot Paulina Sumner = Coco Sumner = I Blame Coco. On y arrive ! Je suis la reine de l'introduction foireuse.

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Coco est une mignonnette jeune fille née à l'aube des années 90 en Toscane de l'union de Sting et Trudie Styler. Vu la prestance et la grandeur de son paternel, il est évident que Coco n'a pas attendu la fumée des cierges pour toucher à divers instruments et à se jeter corps et âme dans la musique. Dans le fond, pourquoi ferait-elle autre chose quand elle s'y prend bien et qu'elle est capable de faire oublier d'où elle vient ? Je pense qu'on aurait pu un peu flipper (mais surtout rigoler) si elle avait voulu révolutionner le reggae sauce blanche et crème anglaise mais il n'en est pas question parce que Coco s'est concentrée sur une pop électro tout ce qu'il y a de plus british (je les kiffe ces Anglais, c'est dingue, il n'y a qu'eux qui peuvent me faire écouter de l'électro... non, c'est faux, maintenant il y a les Tourangeaux). Et puis Coco, elle a quelque chose. J'aime son style dégingandé, sa façon de faire la moue alors qu'elle est incroyablement jolie, et sa manière légèrement négligée alors qu'elle maîtrise tout. D'autant plus qu'elle souffre de dyspraxie, une anomalie génétique qui l'oblige à contrôler chacun de ses gestes. Ca peut être un trouble moteur ou bien concernant la vue, ou encore la parole, je ne sais pas lequel d'entre eux Coco développe. Nous serons d'accord pour dire que ça ne se voit pas.

http://www.bloodylucy.com/images/BLOODYLUCY/whitby/IBlameCocoTheConstant.jpgEt alors notre belle Coco nous a pondu un fort bon album que j'écoute en boucle depuis son acquisition : The Constant, sorti en octobre 2010 (comme quoi il était largement temps que j'en parle). Il fait partie de ces rares disques coups de cœur, ceux-là même dont j'aime quasiment toutes les chansons et que j'écoute plusieurs fois de suite et dans toutes les situations. Le premier single a être sorti est Quicker mais c'est un des deux morceaux que j'aime le moins. Par ailleurs, nous avons également droit à sa version remixée en fin d'album. L'autre morceau auquel je n'adhère pas vraiment est sa reprise de Neil Young, Only Love Can Break Your Heart (je n'aime de toute façon pas l'originale non plus), et c'est marrant comme l'influence paternelle surgit d'un coup, aussi bien dans le rythme et particulièrement dans la voix de Coco (qui est bien la fille de son père, malgré ce que j'ai pu dire plus haut, les chiens ne font pas des chats). En ce qui me concerne, j'ai une grosse préférence pour Summer Rain mais tout le reste est vraiment très bon, y compris son duo avec Robyn pour Caesar que je mets à fond pour me défouler dessus l'espace de 3 minutes et 38 secondes. Pour ceux qui se demanderaient pourquoi, sur la pochette de l'album, le A de I Blame Coco ressemble fortement à un Å, je dirais que c'est certainement un hommage sympathique à nos amis les Suédois chez lesquels ledit opus a été enregistré.

Alors c'est vrai, je prends le risque incongru de passer pour une fan incontestée de la famille Sumner. Rappelez-vous, j'avais découvert par le biais d'un pote, le groupe Fiction Plane avec, pour leader, Joe Sumner, le grand frère de Coco. Je les avais vus en concert pour la première partie des Cranberries l'été dernier, et j'avais auparavant fait une petite note rapide sur eux. Et puis voici la critique de leur album live Paradiso, qui date de 2009.

Les familles comme celle-ci me plaisent bien et je n'éprouve aucun mépris, loin de là.









Mardi 15 février 2011 ● 15:03

Voici un article-vidéo, c'est mal mais ce n'est pas grave. Je remercie chaudement Trofimov pour cette perle signée Michaël Gregorio alors plutôt que de laisser le lien en commentaire, autant directement le poster à la une !

Vendredi 4 février 2011 ● 23:41

Je déteste Christophe Maé. Mais vraiment. Correction : je déteste la marque Christophe Maé, ce qu'il renvoie, ce qu'il nous donne. C'est vrai, après tout c'est peut-être quelqu'un d'hyper sympa, de cultivé, de drôle, on ne sait jamais. Oui mais voilà, Christophe Maé a un problème : sa voix. Ces espèces de sons dégueulasses produits par les cordes vocales de ce mec me font horreur et je zappe chaque fois que je l'entends, je ne le supporte vraiment pas. Le pire, c'est quand je discute avec une personne qui m'en fait l'éloge, j'ai forcément envie de lui ouvrir les yeux et lui dire que non, Christophe Maé n'est pas un mec écoutable. A chaque fois, on dirait un porcelet qu'on égorge. Les goûts et les couleurs, dit-on. Nous en parlions avec Jean-Philippe Star et Amandine ce weekend, Christophe Maé (de son vrai nom Christophe Martichon, il est d'utilité publique de le signaler) a également un très gros souci en ce qui concerne les paroles de ses chansons (ils sont tellement à avoir cet handicap en France !). Prenons le terrible exemple de Belle demoiselle :

Premier couplet
Du fond de ma rue
Une silhouette comme un bruit aigu
Se rapproche à hauteur de mes yeux nus
La silhouette, c'est une fille
Jour de fête nationale
Ronflante comme une escadrille
Qui domine mon moral
Je la regarde me sourire
Je baisse la garde et les yeux pour me dire

On commence fort. Ca fait trois jours que je me demande comment une silhouette peut avoir l'allure d'un bruit aigu. Alors j'essaie d'imager la chose mais rien à faire, le bruit aigu ne prend pas de forme et surtout pas celle d'une silhouette féminine. Il fallait trouver une rime à aigu alors on emploie mes yeux nus et je me pose la question : le chanteur a-t-il retiré un semblant de paire de lunettes ou quelque chose du genre ? Pourquoi ses yeux nus ? Et puis le compliment du siècle lui revient puisqu'il qualifie la belle demoiselle en question de ronflante comme une escadrille. Merveilleux, Christophe Maé est un incroyable poète. Je passe sur le Qui domine mon moral parce que ça me laisse pantoise.

Très étrangement, le reste de la chanson est relativement correct. Bien que mielleux et pas très original (ce n'est que mon humble avis) Maé s'en sort sans trop de ridicule. Mais alors, pourquoi ce couplet ? Qui a écrit ça ? QUI A ÉCRIT ÇA ? C'est le début de la chanson, c'est forcément la première chose qu'on retient alors pourquoi aligner une suite de mots qui ne veulent rien dire ? Non mais vraiment, moi ça m'énerve et si j'étais présidente de la République, je licencierais tous ces prétendus paroliers qui auraient dû mieux travailler à l'école.

Christophe Maé, on l'attache et on l'abandonne. Point final.

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Mercredi 2 février 2011 ● 15:22

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Je ne sais pas comment il est possible de perdre son temps devant une émission telle que les NRJ Music Awards et un samedi soir qui plus est. Zeus sait que j'en regarde des merdes mais des comme celle-là, jamais. Cela se veut et s'avère être une pâle copie d'une cérémonie américaine et contre laquelle nous ne pouvons rien dire puisque les Américains sont les champions du huge pathos. Tenez, l'autre jour ont eu lieu les Golden Globes Awards et Michael Douglas a essayé de nous faire croire qu'il était guéri de son cancer de la gorge pourtant relativement avancé et il a reçu une standing ovation juste après qu'il se soit permis une petite vanne avec un rictus, l'air de rien. Alors que tout le monde sait que c'est le prochain.

Les NRJ Music Awards, c'est un peu la même chose mais en plus cruellement stupide. Surtout depuis que la présentation du show (parce que ce n'est ni plus ni moins qu'un vulgaire show) est confiée à Nikos a-la-chiasse Aliagas. Dire que ce type était l'un de mes chroniqueurs favoris lorsqu'il officiait chez Christine Bravo dans Union Libre (ça, c'était de la bonne émission)... On donne un titre anglo-saxon au bordel histoire que ce soit plus hype et on n'hésite pas à nous péter les oreilles avec de la musique plus qu'approximative. Mais le must reste dans leur merveilleuse organisation : qui passera en direct, qui sera enregistré au préalable. La championne toutes catégories se nomme Mylène Farmer. Elle dit fuck à l'équipe technique, enregistre le matin pour le soir parce qu'elle doit se faire une bouffe avec Laurent Boutonnat et ses potes. Dans le fond, elle a raison, pourquoi perdre son temps avec des glands quand on peut éventuellement leur accorder un créneau d'une demie-heure et se barrer ensuite ? Les Black Eyed Peas, eux, se sont séparés en deux groupes : ceux présents ont dû perdre à la courte-paille. Et puis tant qu'à faire, quand on considère M. Pokora comme l'artiste masculin de l'année, ça nous résume d'ores-et-déjà la programmation de NRJ version radio et nous rappeler que non, il ne faut pas zapper dessus par inadvertance et se promettre de l'effacer des autres stations programmées sur l'autoradio. Enfin, histoire de nous achever, diffusons le tout sur TF1.

Avant d'écrire cet article, je me disais que tout ceci se passait de commentaire et qu'il était inutile d'épiloguer sur quelque chose d'aussi naze mais voilà, je ne peux que me sentir effarée. Effarée de savoir que NRJ est ou a été la première radio de France, effarée que sa programmation n'est absolument pas diversifiée. D'une manière plus générale, je suis assez dégoûtée de voir les mêmes mecs qui se comptent sur les doigts d'une main (Cauet, Bruno Guillon, etc.) s'échanger les matinales chaque année entre radios concurrentes. Mais ce qui m'effraie encore plus, c'est de savoir que les trois meilleures ventes d'albums en France concernent respectivement Christophe Maé, Les Prêtres (sérieusement...) et Yannick Noah.

Mon collègue Aurélien me dirait : "Tu dis ça parce que tu es en colère." et il n'aurait pas tout à fait tort. Je suis surtout blasée.

Lundi 24 janvier 2011 ● 3:12

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