Donc depuis environ un mois, je ne poste que le mardi. Allez comprendre, je dois inconsciemment y trouver une symbolique particulière. Mine de rien, le mardi arrive fichtrement vite, c'est mon premier jours de boulot après le long weekend et il est toujours là, y'a rien à faire. Enfin sauf aujourd'hui parce que je suis en vacances et ça, ça fait du bien au moral. Croyez-le, les veilles de vacances scolaires sont toujours pénibles au lycée. Je pense qu'il y a une histoire de karma là-dessous.

C'est aussi le premier article que j'écris depuis mon nouvel appartement. Je suis enfin attablée à mon beau bureau que mes parents m'avaient offert à un Noël passé, lui qui prenait la poussière dans mon ancien chez-moi par manque d'accessibilité. Je me sens d'un seul coup presque importante, avec des choses à dire et des revendications à faire. Bon, pour le moment, plusieurs piles monstrueuses de CD envahissent le côté droit puisque je n'ai plus de sous pour acheter une nouvelle étagère mais je vais y remédier à la fin du mois.

http://www.bloodylucy.com/images/BLOODYLUCY/work2/2gsjzh1.jpg
D'ailleurs, puisque nous parlons CD, parlons donc de From Gainsbourg to Lulu. Comme chacun sait, Lucien, alias Lulu, est le fils que Serge Gainsbourg a eu avec Bambou en 1986 (il a le même âge que moi, quelle bonne graine). On n'a jamais trop entendu parler de lui parce qu'il a été très protégé par sa maman mais maintenant, il a 25 ans et a commencé à faire son petit bonhomme de chemin. Je crois savoir qu'il n'a pas son bac mais ça ne l'a pas empêché d'aller au London Conservatory of Blackhealth pour ensuite enquiller au Berklee College of Music. On va dire qu'il a des bases sympathiques. Et puis cette année, le garçon a eu l'idée de sortir From Gainsbourg to Lulu, petit florilège de 16 titres de Papa réinterprétés par Lulu et ses copains. Pour la faire courte, voici la tracklist :

01. L'eau à la bouche - Lulu Gainsbourg
02. Intoxicated Man
03. Je suis venu te dire que je m'en vais - Rufus Wainwright [écoute]
04. Bonnie and Clyde - Scarlett Johansson & Lulu Gainsbourg [écoute]
05. Manon - Marianne Faithfull [écoute]
06. Requiem pour un con - Matthieu Chedid & Lulu Gainsbourg
07. Ballade de Melody Nelson - Vanessa Paradis & Johnny Depp [écoute]
08. Black Trombone
09. Sous le soleil exactement - Shane McGowan [écoute]
10. Le poinçonneur des Lilas - Angelo Debarre [écoute]
11. La Javanaise - Richard Bona [écoute]
12. Ne dis rien - Mélanie Thierry & Lulu Gainsbourg [écoute]
13. Initials BB - Iggy Pop [écoute]
14. La noyée - Lulu Gainsbourg
15. Fresh News from the Stars - Lulu Gainsbourg
16. Couleur café - Ayo, Matthieu Chedid, Sly Johnson & Lulu Gainsbourg [écoute]

Comme vous pouvez le voir, Lulu a pas mal participé et même s'il n'est clairement pas un chanteur à voix tellement la sienne est susurrée, il apporte une véritable nouveauté aux chansons de son père. Je n'ai jamais été une grande fan de Serge Gainsbourg, certainement par manque de connaissance mais je n'ai jamais renié son génie. Avec cet album, Lulu a réussi à m'y intéresser. Je l'ai d'ailleurs écouter plusieurs fois en boucle hier et aujourd'hui toute la journée. J'aime bien les rythmes brésiliens, ces accents bossanova donnés à L'eau à la bouche ou encore, étrangement, à La Javanaise. J'ai failli m'ouvrir les veines sur Je suis venu te dire que je m'en vais, Rufus Wainwright est très doué pour faire pleurer dans les chaumières (déjà que l'originale...). Je me souviens l'avoir découvert lorsqu'il avait repris Across the Universe des Beatles avec Dakota Fanning dans le clip, très poétique, lorsqu'elle était encore toute petiote. J'avais eu alors un petit coup de foudre quand même. Et puis, en grande admiratrice de Marianne Faithfull que je suis, Manon m'a tuée. Et que dire de Initials BB interprétée par Iggy Pop, je suis tombée de ma chaise ! On a aussi une version jazz manouche pour Le poinçonneur des Lilas et une association Lulu / Scarlett Johansson pour Bonnie and Clyde qui détonne.

Enfin vous savez, je pourrais vous en parler pendant des heures tellement j'ai aimé cet album. Je ne peux que vous conseiller de l'écouter, que vous soyez un fan aguerri de Serge Gainsbourg ou, au contraire, si vous ne l'aimez pas et que vous souhaitez découvrir une autre facette de ses morceaux. Je crois que toutes les situations sont possibles pour une bonne écoute. C'est un disque terriblement parfait, félicitations Lulu, c'est un très bel hommage, je me prosterne.

http://www.bloodylucy.com/images/BLOODYLUCY/work2/lulugainsbourgnoirblanc1024x682.jpg
Sur les photos les plus récentes, Lulu a un faux air de Johnny Depp, apparemment grand ami de la famille. Lunettes, chapeau et barbe à l'appui. Ca va, ça lui rend service !

Mardi 20 décembre 2011 ● 19:32

Cette année, pour mon anniversaire, Petrif m'a offert l'album Philharmonics d'Agnes Obel. Je n'arrive pas à me souvenir du moment précis où j'ai eu un coup de coeur pour cette belle danoise, mais je peux en revanche vous dire qu'elle est la seule au monde à me faire un effet boeuf, à savoir celui de me détendre complètement. Quand j'ai une insomnie ou que je suis stressée, je l'écoute, et ensuite tout va mieux. La faute à son piano, sa voix doucereuse, la chaleur qui se dégage de son ambiance rétro scandinave. Je suis de toute façon fan de la Scandinavie pour tout un tas de trucs, je n'exclus pas de m'installer en Suède ou en Finlande un jour.

C'est donc en toute légitimité que je me suis rendue au concert d'Agnes Obel hier soir, au Manège à La Roche. J'étais exténuée à cause de cette dernière semaine qui fut extrêmement difficile alors je me suis littéralement affalée sur mon siège (les places sont toutes assises) avec dans l'idée de me détendre un maximum. La première partie fut assurée par un duo canadien mené par Jonas Bonnetta, le groupe Evening Hymns, et j'ai tout de suite accroché. J'ai écouté la moitié de leur set avec les yeux fermés, ça m'a vraiment parlé. Malgré leurs allures de hipsters invétérés, leur musique était touchante, chaude et mélancolique, celle-là même que seuls les gens du Nord sont capables de créer. Je vous invite à visiter leur site officiel mais aussi et surtout à écouter leur musique.

http://www.bloodylucy.com/images/BLOODYLUCY/work/eveninghymns1024x682.jpg
Puis Agnes Obel a pris place derrière son piano, accompagnée d'une violoncelliste allemande et d'une harpiste écossaise. C'était un concert d'une rare perfection. A tel point qu'elle a eu droit à la standing ovation vendéenne et nous avons cru voir une surprise non feinte dans son attitude. La violoncelliste et la harpiste faisaient les choeurs et c'était rigolo puisque la première avait une voix grave et la seconde une voix aiguë, tandis qu'Agnes Obel était entre les deux. Cette dernière est d'ailleurs une fille un peu dark sur les bords, elle puise ses références chez Edgar Allan Poe et Alfred Hitchcock, entre autres. Et puis on a aussi eu droit à une reprise de John Cale (présente sur l'album) et d'Elliott Smith. Je l'imagine assez bien réaliser la bande originale d'un film de Tim Burton ou bien d'un réalisateur plus underground. Bref, c'est une excellente musique d'hiver, de nostalgie et de mélancolie (attention, je n'ai pas dit de dépression).

http://www.bloodylucy.com/images/BLOODYLUCY/work/AgnesObel39bySofieAmalieKlougart.jpg
Photo de Sofie Amalie Klougart

Dimanche 23 octobre 2011 ● 15:29

http://www.bloodylucy.com/images/BLOODYLUCY/work/bandeauconcoursnadeah1.jpg
Les amis, j'ai une nouvelle copine. Ca fait au moins trois semaines que je voulais parler d'elle, depuis ce fameux soir où j'ai regardé MTV sur mon iPhone depuis mon lit de l'internat et j'ai eu une petite révélation. Et puis vous commencez à connaître mon fonctionnement, je m'y prends encore à la fumée des cierges (non, ceci n'est décidément pas une expression purement sarthoise, je tiens à le préciser pour celles et ceux qui m'auraient déjà fait la réflexion). Aujourd'hui, donc, l'Australie est à l'honneur puisque je suis en train de vous parler de Nadeah. Nadeah Miranda, même. Elle est arrivée en France il y a un petit moment et a fait partie de quelques desseins : le groupe The LoveGods en 2005 qui a sorti un album intitulé Audience of One ; deux ans plus tard, elle a intégré un projet de reprises des Beatles, B For Bang, qui a enregistré Across the Universe of Languages ; en 2008 elle repart sur Hollywood Mon Amour puis avec Nouvelle Vague. Nadeah a sorti son propre album au mois de septembre, Venus Gets Even. Cette fille, je l'aime bien parce qu'elle est un peu ouf-ouf et j'en ai un petit peu marre de voir nos donzelles bobos francophones mignonnes avec des cheveux longs, des paroles édulcorées et une pseudo voix inexistante à cause de laquelle on se sent obligé de brandir le sonotone de Tryphon Tournesol pour entendre un semblant de quelque chose. Non, n'insistez pas, je ne citerai pas de nom (Joyce Jonathan par exemple). Je n'y peux rien si je n'aime pas les chanteuses niaises, ça me rappelle ce sketch de Florence Foresti quand elle dit que les filles gentilles se caressent les bras et disent qu'elles sont douces. Même chose, en fait. Allez, Nadeah c'est de la bonne.





Vendredi 14 octobre 2011 ● 22:34

C'est un coup dur dans le monde de la musique puisque celui-ci a perdu notre chère Amy Winehouse... Je crois savoir qu'un site spécule sur la mort des artistes et le gagnant reçoit un cadeau, du coup je me demande s'il y a un prétendant dans ce cas précis. C'est un humour quelque peu morbide pour certains mais il fallait bien s'y attendre, hélas. Enfin même si tel est le cas, quand le jour fatidique arrive, on est quand même surpris. Personnellement, il m'arrive d'être assez optimiste et j'attendais avec impatience un prochain album d'Amy. Qui n'arrivera jamais, donc. Back To Black sera peut-être à l'image de Grace, de Jeff Buckley... Toujours est-il que selon les sondages du JT de M6 (oui, bon, je regarde le JT de M6, j'avoue tout), une très grande majorité des Français ne pensent pas qu'Amy entrera dans la légende. J'aimerais savoir ce qu'imaginaient les gens du temps de Jimi, Janis, Kurt, Brian, Jim et les autres. Quand tu es une rockstar (ou une reine de la soul, qu'importe) et que tu meurs à 27 ans, je pense que ton avenir posthume est déjà tout tracé. Merci Robert Johnson d'avoir vendu ton âme au diable et d'avoir, de ce fait, inauguré ce fameux club des 27 ! Ah, les mythes ont bon dos...

http://www.bloodylucy.com/images/BLOODYLUCY/whitby/StingSymphonicity526309.jpg
C'est un peu dommage d'introduire ce qui va suivre par quelque chose d'aussi triste... Parce que vendredi soir, je me suis rendue avec Petrif, des potes et une collègue, au concert de Sting avec orchestre philharmonique au festival de Poupet. Mais si, souvenez-vous, j'y vais tous les ans, vous pouvez lire mon passage devant The Cranberries (avec le fiston de Sting en première partie, maintenant dans la famille Sumner je demande Coco, j'attends qu'elle passe dans mon coin), Yodelice + Revolver et John Butler Trio + Rodrigo y Gabriela. Bon, cette année, je n'ai pas fait de vieux os parce que merci le programme : Yannick Noah (3 dates !!!), Nolwenn Leroy, Grégoire, de quoi vomir un petit peu. Quoique je suis mauvaise langue parce qu'il y a aussi Ben Harper (mais je n'ai pas réussi à avoir de place), Les Cowboys Fringants ou encore Katerine. Enfin bref, pour voir Sting, ce fut assez épique. Premièrement, parce que la place coûtait un bras (il faut bien les payer tous ces musiciens de l'orchestre). Deuxièmement parce qu'on s'y est pris avec suffisamment d'heures de retard pour se faire souffler les places. Comme j'ai une collègue très cool qui a un papa qui a un boulot qui propose un C.E. extraordinaire, j'ai quand même pu avoir deux places. Non mais.

On s'est donc pointé tous guillerets vendredi soir pour un concert qui ne promettait pas de première partie et, mine de rien, des fois c'est plutôt pas mal. Et puis comme l'ambiance de ce festival est très familiale et que l'espace général est assez petit, nous pouvions très bien voir la scène depuis n'importe quel endroit. 20h45, Sting débarque tout sourire et parle un français presque impeccable mais en roulant remarquablement les R (c'est assez drôle). Nous avons eu droit à une grande majorité de titres solo et très peu de The Police, tels que Roxanne ou Next To You, et même Message In A Bottle seul à la guitare en guise de deuxième rappel. Parce que des rappels, il y en a eu trois. Je n'avais jamais vu ça.
Sting en concert, qu'est-ce que ça donne ? Alors à part le fait que ce type de 59 ans est quand même le sosie de mon oncle (et oui, on a la classe ou on ne l'a pas), je me sens dépourvue de critique. D'abord, parce que j'ai le sentiment de ne pas avoir le droit de dire quoi que ce soit. Gordon Sumner est un type qui laisse supposer une hygiène de vie saine parce qu'à son âge, il a toujours une voix exceptionnelle sans avoir besoin de beaucoup forcer, il ne chante jamais faux (mais vraiment jamais) et accompagné d'un orchestre philharmonique, ça donne une puissance magique (il n'y a qu'à regarder le concert S&M de Metallica pour s'en rendre compte). Il n'y avait rien à jeter, juste à approuver et se rendre compte de la perfection. Bon, il n'y a pas joué de basse du tout. Mais on s'en fout. Je n'ai pas grand chose de plus à dire si ce n'est que, putain, j'ai vu Sting en concert.
 

Lundi 25 juillet 2011 ● 4:27

Certaines choses ne s'expliquent pas - ter.

J'ai appris très tôt à me servir de la chaîne hi-fi de ma mère pour écouter ses CD. Bien avant mon adolescence, je me souviens avoir eu mes préférences musicales et, parmi elles, trois se sont démarquées : Kim Wilde, Roch Voisine et A-Ha.
A-Ha m'a toujours fascinée. A l'époque, YouTube n'existait pas alors pour espérer voir nos clips favoris à la télé, il fallait scotcher des heures durant (quand Bon Jovi passait sur M6 avant 7h du matin quand j'avais 15 ans et que ma mère, qui prenait son petit déjeuner, hurlait mon prénom pour que je bondisse hors du lit et vienne voir le clip de It's My Life, c'était toujours un grand moment. Vous ne savez pas ce que ça fait, vous, jeunesse !). C'est peut-être aussi pour ça que le clip de Take On Me s'est imprégné dans mon cerveau, il faut dire qu'il est tellement chouette. Oui, parfaitement, parce que c'était sympa de voir des choses qui sortaient de l'ordinaire en 1985 (même si je n'étais pas encore tout à fait née. De toute façon, je parle de CD donc mon histoire se passe forcément au moins dans les années 90 ! Je sais, faut suivre.).

Take On Me, sur l'album Hunting High And Low (sorti en 1985, donc), est le premier tube de A-Ha, groupe norvégien dont le chanteur porte le doux nom de Morten Harket et qui est, en plus du Patrick Swayze de Scandinavie, l'idole (entre autres) de ma mère. Et la mienne, par conséquent. Sur ce, une petite suite de clips qui se suivent. Il faut donc les regarder dans l'ordre. Je trouve, non objectivement, qu'il s'y dégage tout de même une certaine esthétique (peut mieux faire en terme de qualité de vidéo, toutes mes confuses, mais le choix est très limité sur YouTube à cause des droits, tout ça. Donc si vous avez la flemme, regardez les clips ici mais sinon, je vous invite plutôt à les mater ).

Take On Me me fait le même effet que High On Emotion et que The Power Of Love !
 

Samedi 16 juillet 2011 ● 2:39

<< Warszawa | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Gdańsk >>

Créer un podcast