Dimanche 31 janvier 2010 ♠ 1:54

2012, de Roland Emmerich.

2012
Roland Emmerich (2009)

Attention, spoil inside !

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Ayééééé ! J'ai vu Deux Mille Douuuuuze (de Roland Emmerich) ! Je suis bien contente ma foi, j'ai voulu le voir au cinéma et puis vous savez, avec la conjoncture actuelle et mes plantations de cannabis au Guatemala, je n'ai décemment pas eu le temps de. Pas tout à fait fail ! J'ai donc vu 2012 de Roland Emmerich et c'était tout à fait à la hauteur de mes espérances. Car oui, honnêtes lecteurs, je suis une grande fan de films catastrophe, surtout ceux qui rendent chèvre. Tels Le jour d'après ou Volcano, ce fut un grand moment de rires d'angoisse car oui, moi je ris d'angoisse. J'aime bien quand la maison blanche, la tour Eiffel et la grande muraille de Chine explosent quand elles entrent en contact avec un porte-avion, je n'y peux rien, ça me détend. J'ai tout de suite su à quoi m'en tenir avec 2012 donc je n'ai pas été déçue. Certes, dans la bande-annonce beaucoup de scènes terribles nous sont dévoilées mais je trouve que ça ne gâche pas le reste du film. Tous les éléments étaient présents : le président des Etats-Unis humble au grand coeur (et noir ! Vision futuriste de Barack Obama ? Emmerich n'allait tout de même pas nous coller un blanc-bec comme roi du monde !) en la personne de Danny Glover, l'anti-héros raté divorcé et père d'une fille et d'un garçon : John Cusack, le gros riche couard et sans foi ni loi : le concessionnaire russe, et, bien sûr, l'astrophysicien-géologue-scientifique-superman sans lequel on ne saurait vraiment ce qui se passe. Magique ! De la morale, de l'honneur, des cris de joie quand tout se passe bien, de l'amour, du biblique et une happy end, que demande le peuple ?

Le bémol de la chose : le fait que l'entreprise 2012 soit si peu exploitée. On parle vite fait des Mayas et d'un éventuel alignement des planètes lors du solstice d'hiver (comme on nous bassine avec depuis des mois maintenant) au début du film mais il n'en est pas plus question plus tard. J'attendais un gros déballage, au choix comme une ode ou une critique de cette apocalypse prévisionnelle, qu'il y ait au moins du débat, histoire de nous mettre un peu plus la pression à nous, spectateurs. Au lieu de ça, on a juste des plaques tectoniques qui s'entrechoquent et qui provoquent chez les humains comme un besoin de construire des arches. Certes, c'est affreusement biblique et de voir des girafes et des éléphants survoler l'Himalaya en hélicoptère est véritablement jouissif, mais je ne peux pas m'empêcher de trouver l'idée bonne. Beh ouais, n'est-ce pas déjà ce que les scientifiques ont commencé à construire pour préserver toutes les espèces végétales de notre planète ? Le bunker est au pôle nord, renseignez-vous, c'est une belle action. Dans le film, les arches sont de gros vaisseaux bien solides avec des grosses ancres bien mastocs pour parer aux tsunamis d'1,5 km de hauteur qui s'apprêtent à leur tomber sur la gueule, c'est fun (une pensée pour Haïti quand on voit ça). Après, ce n'est plus 2012 mais Waterworld. Et les mecs se dirigent vers le seul continent qui n'a pas été submergé. Je vous le donne en mille... l'Afrique ! Alors les gars, passée la nouvelle année, ils décident de remettre les compteurs à zéro et qu'il ne s'agirait pas de l'année 2013 mais de l'an 1. Mais où est Jésus ? N'est-ce pourtant pas un film américain ? Haha... L'Afrique se transforme en Atlantide, tel le titre du livre écrit par le héros de 2012 (parce qu'il est écrivain, bien entendu, pourquoi serait-il plombier ou directeur des ressources humaines ?), et c'est le nouveau point de départ de l'humanité comme un certain homo sapiens il y a quelques milliers d'années. Ouaip, c'est assez formidable, je vous l'accorde.

http://www.bloodylucy.com/images/illustrationsarticles/2012john.jpgY'a John Cusack, mine de rien ça excuse.

Mais alors par contre, il faudra dire à ces gros lourdingues d'américains que NON, jamais un français digne de ce nom placerait la Joconde (et n'importe quel autre tableau !) face à une fenêtre. Ouais, quand même.

Mardi 12 janvier 2010 ♠ 18:44

Partiels - Niveau II.

Aujourd'hui j'ai appris que le film Avatar de James Cameron n'était pas en odeur de sainteté au Vatican. Il dénonce le fait que l'écologie devienne plus une religion qu'une politique et, je cite, "La planète Pandora flirte intelligemment avec toutes ces pseudo-doctrines qui tourne l'écologie en religion du millénaire." Quelque part ça me fait sourire mais ce n'est pas tant cette réaction désuette de la part du Vatican, c'est surtout le crédit qu'on accorde dorénavant à ce grand chef religieux du monde Occident, notre ami le pape. Il fut un temps où il était impossible de se moquer de lui sous peine d'exécution et pire ! d'excommunication et aujourd'hui, on tourne tout ça en dérision. C'est bien la preuve que le monde a changé et qu'il se prend en charge tout seul. Enfin en partie... (hélas).

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Aujourd'hui, alors qu'Adé, Margaux et moi nous sommes enterrées au fin fond de Nantes et au coeur du centre d'exposition de la Beaujoire, là où il fait froid et où il y a des loups, nous avons eu une discussion très sensée et nous nous sommes remises en question. Sur ce point nous sommes d'accord : depuis que nous avons mis les pieds en licence d'histoire de l'art et archéologie, nous avons l'impression d'avoir intellectuellement régressé. On se demande franchement par quel miracle font nos collègues pour atteindre la L2. On a beau bosser, lire, acheter des bouquins et visiter des musées, il y a quelque chose qui cloche, on a l'impression d'être des crétines finies. En plus, on nous l'a suffisamment dit en cours d'année, le but des profs est de nous écrémer. Vous comprenez, nous sommes trop (243 en L1 mais c'est énooorme ! Je plains de tout coeur les étudiants en médecine !) alors il faut nous virer et ce, par n'importe quel moyen : intimidation et notes pourries. Contrairement à l'année dernière où je me débrouillais en contrôle continu (j'aurais toujours pu mieux faire, bien entendu), cette année je n'ai pas dépassé une seule fois la moyenne. C'est une catastrophe quand on sait que ces notes-là comptent pour moitié dans la moyenne finale. Autrement dit, si je n'ai pas 15/20 en partiels, bonjour les rattrapages ! Je me suis fait une raison, cela va sans dire. J'ai beau vouloir ne pas me décourager et réfléchir par quel moyen je pourrais m'en sortir mais je commence à être à cours d'idée et je vais bientôt commencer à avoir peur.

D'autant plus qu'au vu des épreuves d'aujourd'hui, c'était la simple catastrophe. Je misais une bonne partie sur ces partiels-là et j'ai eu de très mauvaises surprises.


Epreuve d'Histoire de l'Art Antique et Médiéval (2h)

Histoire de l'Art Antique
Question n°1 : Le port d'Alexandrie et son environnement urbain dans l'antiquité. Je n'irais pas jusqu'à dire que je m'en suis bien sortie mais j'avais des choses à dire et tant mieux, il faut dire que j'ai passé beaucoup de temps sur les sept merveilles du monde bien que le phare d'Alexandrie soit plus ou moins passé à la trappe en cours. Je ne me suis pas dispensée de faire des recherches de mon côté, cela va de soi.
Question n°2 : Déterminer le style des sculptures suivantes en justifiant votre expertise. Panique à bord, il y avait trois statues à commenter et je ne voyais pas où voulait en venir le prof donc j'ai certainement dû faire un énorme hors-sujet.

Histoire de l'Art Médiéval
1) Dissertation : L'architecture religieuse carolingienne. Formes et modèles.
2) Commentaire de document. Fidèle à moi-même en médiéval, je me suis plantée comme une grosse merde (et j'attends que ça pousse, il paraît que ça se dit beaucoup ces temps-ci).


Epreuve d'Histoire Ancienne (1h)

1) Jésus de Nazareth, les sources et leurs problèmes. J'ai pourtant croisé les doigts très forts pour que ça tombe sur Agamemnon et la guerre de Troie... Jésus, ce n'est pas un sujet catastrophique mais je ne suis pas très à l'aise dessus.
2) La révolution romaine de 509 av. J.-C., mythes et histoire. Kézako ?
3) Analysez l'ascension politique de César.
No comment.


Entre les deux épreuves, notre prof nous a rendu nos dossiers sur le cimetière et j'ai eu une note pitoyable. Je ne m'attendais pas à quelque chose de formidable mais pas une aussi mauvaise note pour autant. En gros, on reproche à mon analyse d'être superficielle, mes descriptions d'être confuses et que j'aurais dû choisir de meilleures tombes... (dans ce cas, je vais être de mauvaise foi mais autant nous les imposer dès le départ). Bref, demain c'est archéologie et donc la pire journée. Je devrais ne pas en revenir vivante, si tout se passe comme prévu.

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En attendant, si vous êtes férus d'histoire, je tenais à vous dire que dans Des racines et des ailes demain soir est invité mon prof de médiéval. Ils ne pouvaient pas diffuser cette émission avant mon partiel, non ? Tsss...

Mardi 5 janvier 2010 ♠ 17:47

Gerard d'amour a encore frappé.

The Ugly Truth
Robert Luketic (2009)

http://www.bloodylucy.com/images/illustrationsarticles/19056508jpgr760xfjpgqx20090211115859.jpgJamais, Ô grand jamais je ne regarde de comédies romantiques quand je suis seule chez moi. D'une part parce que ce n'est pas du tout le style de film que j'affectionne et d'autre part parce que je n'y trouve strictement aucun intérêt et le côté niais qui en découle la plupart du temps me donne envie de vomir. Il peut donc m'arriver d'en voir de temps à autre mais seulement quand je suis accompagnée (et c'est souvent avec cette demoiselle d'ailleurs).
Aujourd'hui, je suis malade à crever, encore, et j'en ai franchement ras le bol, alors je me suis calée sous la couette devant un film bien mièvre : The Ugly Truth, de Robert Luketic. Pourquoi l'ai-je regardé ? Non, la bronchite carabinée n'est pas une raison suffisante pour descendre aussi bas, saint Gerard Butler en est une bien meilleure. Je dois voir cette gentille naiserie depuis cet été alors que je saoulais David, Amandine et Jean-Philippe dans les rues de Londres chaque fois que je me retrouvais face aux affiches du film et du beau Gerard. Well done. Mieux vaut tard que jamais.

Je ne m'attendais pas du tout à du grand cinéma et je n'ai pas été déçue mais tout de même, Gerard est un peu empâté, surtout au niveau du visage, et ça m'a quelque peu contrariée. Lui qui était si musclé, si bien bâti. Attention, je ne l'estime pas moins qu'avant et je bave toujours devant son écossaise prestance (ah ! British men !) mais bon, il faut dire aussi que la présence de Katherine Heigl (Izzie Stevens dans Grey's Anatomy) et sa fade blondeur faussement maladroite n'a pas aidé à rendre le film captivant. D'après ce que j'ai lu comme synopsis, je m'attendais à un Mike Chadway (le personnage de Gerard Butler, donc) vraiment odieux alors qu'il était presque gentil. Ca manquait de vivacité, tout de même. Enfin bref, pas grand chose d'autre à dire d'autant plus que c'était prévisible dès le départ, comme d'habitude dans ce genre de film... mais n'est-ce pas que nous recherchons ? En tous cas, heureusement que le film était en V.O., ça m'a permis d'apprécier la voix terriblement sexy de Gerard...

Quand je pense que je me suis battue pendant presque vingt minutes avec la PS3 et puis avec l'ordinateur et puis avec tout ce qui bouffait la bande passante tout ça parce que ce film est en HD et puis ces fichus cordons HDMI et puis, et puis, et puis... donnez-moi des cours d'informatique !

Un jour, il faudra aussi que je regarde un film pour sa qualité et non pas pour Gerard Butler. Promis, celui-là je ne l'achèterai pas en DVD (et encore moins en blu ray, cela va de soit).
Parmi le nombre de gens qui m'agacent, il y a ceux qui donnent l'impression d'être plus intelligents que les autres. Et pour cela, il y a plusieurs manières d'y arriver. L'une d'elle est d'avoir un talent particulier et de l'extrapoler autant que possible quitte à, pourquoi pas, en faire des caisses pour finalement peu de choses. Après, on n'hésite pas à balancer tout son pseudo savoir à la gueule du monde histoire de bien montrer que nous savons tant de choses et essayer de se donner quelque importance. Je crois que ces gens-là n'ont pas confiance en eux car donner autant de crédit à quelque chose qui cache ce que nous sommes réellement est invraisemblable. Pourquoi vouloir impressionner le monde ? N'avez-vous donc pas un semblant de pudeur ? Nous vous aimons pour ce que vous êtes, pas pour ce que vous paraissez.

En ce qui me concerne, je dis et fais ce que je veux que ce soit gratuit, choquant, impensable pour les autres. Je suis moi-même mais je ne peux m'empêcher d'être inquiète, je vis constamment dans la crainte que mon auto-dérision et mon second degré ne soient ni compris ni partagés. Et si vous saviez comme ça arrive souvent... Je reste toutefois optimiste et plutôt que de me la péter grave en me gratifiant d'incomprise, je préfère communiquer avec des gens avec lesquels c'est justement possible. Tant pis pour les autres, il y a un moment où on doit arrêter de s'adapter. Donc oui, je trouve Amélie Nothomb vilaine et qu'elle écrit de la soupe. Oups ! J'attaque le physique des gens, c'est mal ! Je ne suis pas critique littéraire, je ne lis pas 93 livres par semaine et je n'ai jamais ouvert un Flaubert alors je ferais mieux de me taire, je n'ai pas le droit de dire ça. Quelle vile quenouille je fais, alors.


 




http://www.bloodylucy.com/images/2/scrooge.jpgLe drôle de Noël de Scrooge
Robert Zemeckis (2009)

Ce soir, c'était Le drôle de Noël de Scrooge de Robert Zemeckis (pour Disney-Pixar). Je veux le voir depuis sa sortie mais il faut croire qu'on m'a mis des bâtons dans les roues jusqu'à aujourd'hui, comme c'est énervant. J'ai longtemps détesté les films entièrement en images de synthèse parce que quitte à voir une telle fiction, autant que ce soit un vrai dessin-animé à l'ancienne et d'autant plus pour un Disney. Et puis Zemeckis m'a réconciliée avec le genre depuis que j'ai vu La légende de Beowulf (donc depuis pas très longtemps) et j'ai hâte d'être au prochain opus. Bien entendu, la haute définition aide pas mal les avis positifs ! Inutile de voir un tel film sur une 36 cm à tube cathodique. Le deuxième facteur, et non des moindres, pour ma présence au cinéma ce soir c'est bien sûr l'histoire en elle-même... ce cher Ebenezer Scrooge et sa mauvaise foi ambiante, personnage inventé par Charles Dickens pour le conte A Christmas Carol (Un conte de Noël en français) en 1843. Cette histoire, c'est toute mon enfance et c'est sans conteste l'un de mes contes favoris. Je me souviens aussi très bien de la version Disney de 1983 avec Mickey et toute sa clique que j'avais en VHS que j'ai visionné des millions de fois alors que j'étais haute comme trois pommes. D'ailleurs, saviez-vous qu'Ebenezer Scrooge a inspiré le personnage de Picsou ?
M. Scrooge est un vieux comptable affreusement pingre et aigri par la vie. Alors que son associé, Marley, est décédé sept ans plus tôt, il lui revient toutefois en fantôme pendant la nuit du 24 décembre et lui annonce qu'il recevra la visite des trois esprits de Noël qui lui permettront peut-être de changer de vie. Je n'ai pas pu m'empêcher de verser ma petite larme dès que j'ai vu le petit garçon de Bob Cratchit, l'employé de Scrooge, et puis même, ça m'a rappelé trop de trucs. Alors bien sûr, je ne saurais que trop vous conseiller d'aller le voir si ce n'est pas déjà fait parce qu'il est magnifique, tant au niveau de l'histoire que de l'esthétique et Avatar de James Cameron semble bien pâle à côté (ouais, je sais, on ne joue pas sur le même terrain). En plus, on peut admirer les talents de Jim Carrey, Gary Oldman-je-me-prosterne-à-ses-pieds-depuis-1992, Colin Firth et à nouveau Robin Wright-Penn. Et aussi Bob Hoskins, qui joue le rôle de Mouche dans Hook (de Steven Spielberg) si vous étiez devant votre télé cet après-midi... Bref, vivement le blu ray !

Mercredi 16 décembre 2009 ♠ 15:14

Avatar, de James Cameron.

C'est trop la fête, je me suis fait remonter les bretelles par mon prof de préhistoire parce que je lui ai envoyé un mail pour lui signifier que je n'avais pu me présenter au dernier contrôle de continu à cause de mon travail et si je pouvais venir à la séance de rattrapage des grippés-A de vendredi prochain tout en expliquant que ça pourrait m'être à nouveau compliqué en fonction de l'horaire et ce toujours à cause de mon job. Il m'a répondu que mon employeur se doit de me laisser partir en cas d'examen. Ce qui, somme toute, est tout à fait vrai et d'ailleurs je connais mes droits mais que voulez-vous, ces temps-ci je deviens timide, je ne sais pas ce qui m'arrive, c'est dramatique. Il est grand temps que ce putain de semestre se termine, je n'en peux carrément plus.

Hier, j'ai vécu mon dernier cours d'histoire de l'art antique avec ce prof digne de ce nom, grand historien et passionnant (si tous pouvaient être comme lui) et je peux vous assurer qu'il ne paie pas de mine comme ça. Pourtant, quand on fait un cours sur Akhenaton, il débute la séance par une chanson d'I Am ou d'Iron Maiden si le sujet est sur Alexandre le Grand. Non, vraiment, cet homme est plein de ressource. Hier soir, c'était le phare d'Alexandrie. Comme toujours, nous sommes très concentrés et nous buvons ses paroles, les yeux rivés sur nos copies et le stylo toujours prêt à l'emploi. Il a terminé son cours, très sérieusement, de cette façon : "Je terminerai par la citation de cet auteur romain très célèbre nommé Claudius, C.L.A.U.D.I.U.S, Francescus (il détache bien chaque syllabe et nous, on note, on note, on note même si j'ai eu un rictus en me disant tiens c'est marrant ce nom. Et là il chante) : Leeeeeeees sirèèèèèèèèèènes du pooooooooooort d'Aleeeeeeeeeeexandriiiiiiiiiiiiiiiie..." etc. Fou rire général et applaudissements. Franchement, il le méritait. Et nous, comme des cons, on a fait des rayures sur nos copies. Bah oui, c'est ce qu'on appelle la confiance ! Ah là là, quel prof mais quel prof !


 




http://www.bloodylucy.com/images/2/avatar.jpgAvatar
James Cameron (2009)

Bref, tout ça pour introduire le fait que la soirée s'est terminée au cinéma avec David et David (je ne vous explique pas le côté pratique de la situation). Nantes Atlantis, UGC (3,90 € le tarif étudiant, ça tue la bite, non ?), Le drôle de Noël de M. Scrooge. A la caisse, le mec nous dit que la dernière séance était à 17h45 alors nous étions plutôt dégoûtés étant donnés que le site de l'UGC disait le contraire du mec. Nous nous sommes rabattus sur Avatar de James Cameron et ça tombait bien, c'était l'avant-première.
Premièrement, j'insiste encore sur l'UGC mais si vous êtes de Nantes (ou des alentours) et que vous n'avez pas la flemme de faire quasi 1/2h de tram en partant de Commerce, allez là-bas ! Pour les prix, bien sûr et aussi parce que les salles sont très grandes et la choucroute du voisin de devant ne nous dérange jamais. C'est magique.
Maintenant, parlons du film en lui-même. J'y suis allée sans avoir lu le synopsis. Bien sûr que j'avais entendu parler d'Avatar vu qu'on nous bassine avec depuis des mois. J'ai même entendu dire que la date de sortie a été annoncée avant même que le film ne soit terminé. Toujours est-il que nous le savons tous, James Cameron aime en mettre plein la vue... sans se soucier du reste diront ses détracteurs. Je n'étais pas d'accord avec cette affirmation jusqu'à ce que je vois Avatar. Oui, ce film est magnifique, vraiment ! Il est beau et il y a de la très grosse prouesse technique quant au rendu des images de synthèse mais c'est tout. Avatar, c'est un film avec un scénario qui tient en deux lignes, on sait dès le départ ce qui va se passer. Pas de surprise, jamais. Mais l'esthétique fait passer la pilule. Savez-vous quelle impression j'ai eue dès le début ? De voir une version futuriste de Pocahontas : les colons débarquent sur le nouveau monde, ils rencontrent les autochtones qui ont l'air bien primitif, pousse-toi de là que je m'y mette, révolte, guerre, mort, revirement de situation, fin. Bien entendu, il y a une belle histoire d'amour sinon ce n'est pas la peine.
Bien que le héros soit justement un anti-héros (ce n'est pas souvent qu'on voit un mec en fauteuil roulant sauver le monde) et que Sigourney Weaver ait la classe (comme à son habitude), c'est un film trop rose, trop violet, trop turquoise et j'attendais sincèrement un loup sur fond de pleine lune, voyez. En plus, on ne sait jamais pourquoi les humains viennent envahir la planète Pandora. OK, ils veulent récupérer un caillou qui vaut cher mais à quoi sert-il ? Et puis d'abord, quel est le lien entre le mythe de la boîte de Pandore et le film ? On ne nous le dit pas. Je reste donc un peu sur ma fin à ce sujet. C'est une fable écologique pour les enfants, en fait. Toutefois, je ne regrette pas de l'avoir vu parce qu'il vaut le coup ne serait-ce que visuellement. Et si vous avez l'occasion de le voir en 3D, faites-le.

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