J'ai vu un ballet, une fois. J'avais 16 ans, c'était à Saint-Pétersbourg mais je suis incapable de me rappeler du nom de l'établissement. Tout ce que je peux vous dire, c'est qu'il s'agissait de Золушкa (= Cendrillon), de Serguei Prokofiev, et que ça m'avait profondément ennuyée. C'était une expérience intéressante mais je pense que j'étais bien trop jeune pour apprécier. Je ne dis pas que je changerais forcément d'avis si je retournais voir un nouveau ballet mais Darren Aronofsky a réussi à m'intéresser au Lac des Cygnes grâce à son génialissime Black Swan.

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Etant donné que la sortie de ce film était un véritable événement et que tout le monde en parle, j'ai tenté de faire la sourde oreille et je ne m'en suis pas trop mal tirée. Je ne souhaitais pas être influencée et j'ai donc pu aller le voir en toute objectivité. Entrons directement dans le vif du sujet : j'ai trouvé ce film magnifique ! C'était prenant, époustouflant, bouleversant, je n'ai pas assez de mots pour le qualifier, c'était simplement parfait. La mise en abyme de l'œuvre de Tchaikovsky est incroyablement subtile et bien amenée. Natalie Portman a un talent fou (merci Captain Obvious !). La dualité entre la douce Nina et son doppelgänger était troublante, dérangeante, et cette fin si imagée et pourtant si vraie était splendide.

Nous ne savons rien des histoires des personnages, on nous les propose sans arrière-plan et on les transpose dans un milieu dont on ne s'échappe pas du début à la fin. On découvre une douce Nina infantilisée par sa mère, dont on suppose qu'elle a plus ou moins guidé sa fille vers la même carrière, qui se voit obligée de développer un nouveau talent si elle veut interpréter le cygne blanc et le cygne de noir. Je ne vous dirai pas si elle y arrive. Une schizophrénie ambiante qui prend de l'ampleur, l'accent est mis sur l'esprit de Nina, ça se voit de la façon dont c'est filmé.

Extraordinaire, vraiment.

Dimanche 13 février 2011 ● 23:09

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Attention spoiler !

On ne se refait pas, hier soir je suis allée au cinéma pour voir le dernier film de Gerard Butler, Law Abiding Citizen. Je vous donne le titre en anglais parce que la traduction fait trop pitié : Que justice soit faite. Du coup, on s'attend presque forcément à un gros nanard d'action et d'autant plus quand on voit l'affiche trop bidon. Je suis en train d'accuser une crève sympathique alors je n'avais pas trop envie de réfléchir. Comprenez que je ne me serais pas déplacée pour une autre comédie romantique à la con dont Butler nous a affublés ces derniers temps, nous consternant tous et effaçant peu à peu son talent d'acteur. Rappelez-vous 300 ! Rappelez-vous The Phantom of the Opera ! Rappelez-vous Rock'n'Rolla ! Par pitié !

Bon. Un petit film d'action américain un tant soit peu synonyme de blockbuster, c'est ce que je voulais. Qu'on se le dise, je m'attendais à une série de clichés et ça n'a pas vraiment loupé mais tout de même, je dirais que ce film est globalement une bonne surprise même si quelques petites choses ont manquées ou bien m'ont un peu contrariée. Le film commence sur une banale scène familiale. Clyde Shelton (Gerard Butler) travaille derrière son bureau pendant que sa petite fille enfile des perles (au sens propre du terme) et que sa femme est affairée ailleurs. On sonne à la porte. Clyde va ouvrir et se fait dézinguer la gueule, il est ligoté et bâillonné, deux même que les deux autres qui se font en plus assassinées sous ses yeux, tandis que lui est laissé pour mort. Cependant il survit et assiste au procès censé condamner les deux méchants cambrioleurs. Nick Rice (Jamie Foxx), le procureur en charge de l'affaire ne se démerde pas vraiment comme Clyde l'aimerait. Du coup, l'un des agresseurs est condamné à mort tandis que l'autre, celui qui a porté les coups fatals, s'en sort avec une petite peine de prison. Dix ans plus tard, Rice assiste à la mise à mort de Ames, cité plus tôt. Celui-ci ne décède qu'après une série de convulsions dégueulasses et on conclue à un sabotage de la machine à diffuser les injections mortelles. Clyde est aussitôt soupçonné puis arrêté. Il est toutefois loin d'avoir fini de se venger si le procureur n'agit pas selon ses directives. C'est alors qu'on aperçoit Clyde comme un gros cerveau capable de buter des mecs depuis sa cellule.

Le scénario est plutôt bon et je dois dire qu'il tient bien la route les trois quarts du film mais j'ai quand même été déçue par la fin car même si tout est calculé depuis le début, ça manquait d'un petit twist ending bien senti. J'aurais aussi voulu que Clyde réussisse à s'en sortir, par le suicide par exemple et non pas qu'il se fasse baiser comme un bleu par Rice. Cela dit, la scène où il se fait exploser la tronche est passée au ralenti et je dois dire que c'est relativement élégant.

Quelques scènes un peu gores, une explosion avec un cool guy qui ne la regarde pas, un Gerard Butler complètement sociopathe, un sosie de Gérard Depardieu, une idée originale et ce malgré quelques clichés du genre mais ce n'est pas grave. J'ai quand même bien kiffé !

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Ca, c'est la partie du film que je n'ai pas comprise. Juste avant de se faire arrêter, Clyde se déshabille entièrement. Je peux d'ailleurs vous dire qu'il a un bien joli petit cul. Mais pourquoi ? Je ne sais pas. Si quelqu'un a un explication autre que de faire venir des nanas au cinéma, je veux bien.

Dimanche 9 janvier 2011 ● 20:50

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Parfois, je me dis que je ne vaux pas mieux qu'une pauvre jeune donzelle en émoi face à l'une de ses idoles et j'aurais presque envie de me baffer. Presque. Pourquoi s'auto-flageller quand lesdites stars ont du talent ? Du talent oui, mais de temps en temps des moments d'égarement. Comme moi, en fait. Si je vous dis ça, c'est parce que ce dimanche je suis allée voir The Tourist de Florian Henckel von Donnersmack. C'est le remake du film Anthony Zimmer, réalisé en 2005 par Jérôme Salle, avec Yvan Attal et Sophie Marceau. En fait, ça je n'en savais rien. Si j'y suis allée, c'est parce qu'il y avait Johnny Depp dedans. Que voulez-vous, on ne se refait pas. D'ailleurs, je n'aurais pas dû ! Enfin ça m'a permis d'échanger des regards navrés avec ma meilleure potesse, pendant que Petrif et nos autres potes ne se sont pas laissés avoir et sont allés visionner Les yeux de Julia de Guillem Morales.

Des fois, quand je regarde un film, je me pose la question : "Mais pourquoi cet acteur ?" et là, ça n'a pas manqué : pourquoi Angelina Jolie ? A quoi sert-elle ? Elle est complètement décharnée et a le charisme d'une moule, je trouve que le rôle d'Elise Clifton-Ward ne lui va pas du tout. J'aurais vu une fille bien plus classe et plus froide, du genre de Catherine Zeta-Jones ou de la même trempe. Je n'ai pas du tout cru au duo Jolie-Depp et ça aurait été vraiment dommage si le film valait le coup. Parce que Johnny Depp a beau être un excellent acteur, il n'avait rien à faire là. Ou alors si mais il aurait fallu que le réalisateur soit meilleur. Enfin bref, aucune combinaison ne va. De plus, quand le film s'est terminé, je me suis dit "déjà ?" mais ce n'était pas du tout positif de ma part et c'est franchement con parce que le scénario avait du potentiel. Les premières scènes se situent à Paris, on voit Elise, rigide sur des talons de douze, pistée par la police française. Par ailleurs, j'ai tant qu'assez ri quand j'ai vu les acteurs français choisis pour ces petits rôles du début, c'est à cela qu'on note la différence d'échelle entre les Américains et nous. Bref, Elise (Angelina Jolie) reçoit une lettre signée par un certain Alexander Pearce qui lui donne des directives. C'est comme ça qu'elle se retrouve directement dans un train pour Venise dans lequel elle aborde Frank Tupelo (Johnny Depp), un Américain franchement boulet visitant l'Europe, et que celui-ci va se retrouver impliqué dans les histoires d'Elise. Elise reçoit plusieurs lettres au long du film et alors, évidemment, on ne voit pas son destinataire. Le truc du film, c'est donc de savoir qui est Alexander Pearce. Sauf qu'on le voit un peu trop rapidement à mon goût, faussant le twist-ending fort mou du genou.

Miranda l'a justement noté en commentaire, j'ai oublié de parler du côté terriblement cliché de ce film ! Je la crois sur parole quand elle parle de la Venise stéréotypée étant donné que je n'y ai jamais mis les pieds, mais alors les hommes de main russes qui sont toujours les mêmes dans tous les films avec des méchants russes, c'est pi-to-ya-ble ! Des grands mecs baraqués avec des gueules de demeurés et un accent qui n'est absolument pas le même qu'en vrai et la gâchette facile. Oh là là.

Je le redis, c'est con, parce qu'il y avait du potentiel. Mais c'est raté !

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Mercredi 29 décembre 2010 ● 3:01

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Que tous ceux qui fantasment depuis des lustres sur Christina Ricci considèrent After Life d'Agnieszka Wojtowicz-Vosloo comme du pain béni. En tous cas, Petrif l'a considéré comme tel (comment ça, je balance ?). Alors non, Christina Ricci à poil n'est pas une raison suffisante pour apprécier ce film et non, il ne s'agit pas d'un film d'horreur comme j'ai pu le lire je ne sais plus où. Je guettais sa sortie depuis des mois et vous pourrez le voir sur les écrans français à partir du 22 décembre.

http://www.bloodylucy.com/images/BLOODYLUCY/whitby/afterlifevosloo-copie-2.jpgAgnieszka Wojtowicz-Vosloo est, comme son nom l'indique, polonaise. Née en 1975 et immigrée aux Etats-Unis, c'est une toute fraîche réalisatrice puisqu'elle signe là son premier filmAfter Life raconte comment Anna Taylor, jeune institutrice, peine à accepter sa mort après un accident de voiture. Elliott Deacon, son thanatopracteur, essaie quant à lui de la guider sur le chemin de la mort. En premier lieu, c'est Alfred Molina et Kate Bosworth qui devaient jouer les rôles principaux mais il n'en fut rien puisque nous pouvons admirer à la place les merveilleux Liam Neeson et Christina Ricci (donc). D'un point de vue personnel, je préfère largement ce nouveau casting !

C'est parfois fou quelles différences il peut y avoir entre un film réalisé par un homme et un autre pas une femme. D'autant plus si on compare un américain avec une européenne. Dans After Life, j'ai découvert une finesse dispensée de détails superflus, il ne s'agit là que d'1h40 d'essentiel, sans fioriture et avec des scènes bien amenées. Je n'irais pas jusqu'à dire que ce film en rappellerait un d'auteur mais tout de même, nous sommes loin du blockbuster et ça fait du bien. Ca ne m'arrive jamais mais j'ai compris le film à sa moitié (habituellement je suis lente et naïve dans ce genre d'exercice) et ça pourrait nous gâcher le plaisir mais je n'ai pas ressenti de gêne vis-à-vis de ça, bien au contraire. Ce n'est pas non plus subtil au point de ne rien capter et d'être obligé de lire les forums sur Allociné pour avoir l'avis des autres mais j'ai aimé cette simplicité qui n'est pour autant pas brute de pomme.

After Life est un bon thriller vicieux et dérangeant à souhait ! Mais que les claustrophobes s'abstiennent... uh uh !

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Mercredi 1er décembre 2010 ● 20:41

J'ai un frère de quatre ans mon cadet avec lequel j'ai longtemps partagé ma chambre. A 14 ans, je me suis enfin retrouvée seule et j'ai même eu droit à ma propre télévision. Je la regardais tous les jours avec mes programmes bien routiniers. Quand j'ai eu 17 ans, on a déménagé et j'ai été contrainte de partager ma chambre à nouveau avec mon frère. Plus de télé, nous n'avions pas la place. J'ai enfin eu ma propre chambre deux ans plus tard et toujours pas de télé. Ca m'a d'abord manqué et puis je m'y suis fait, jusqu'à ne quasiment plus la regarder du tout. J'ai renoué avec elle quand je suis partie vivre en cité universitaire, à 20 ans. Je me réconfortais de ma première année de fac qui ne me plaisait pas du tout en regardant Le destin de Lisa sur TF1 - le désespoir absolu, vous en conviendrez.

Et puis aujourd'hui, j'ai 24 ans, je travaille et j'ai mon propre chez-moi alors j'ai un écran plat d'une centaine de centimètres (CMB DTC - je sais, je ne peux pas). En plus, on a des chaînes via la Freebox alors oui, je regarde la télévision (pas de plus en plus mais c'est vrai qu'elle est très souvent allumée) et c'est parfois un pur bonheur. Même si on a plutôt l'habitude de regarder des films ou des séries pour certaines soirées, des fois j'aime bien zapper. Juste zapper et constater. Je dois dire que ce soir, c'était le jackpot !

J'ai commencé par regarder Tellement Vrai sur NRJ12 (la meilleure chaîne du monde, sans conteste) qui suivait quatre couples sur le point de se marier. A des moments, j'ai poussé des petits cris pour exprimer mon indignation contre la beaufitude des gens. L'un des couples voulait un mariage elfique. Sauf qu'avec un petit budget, rien ne ressemble à du Peter Jackson. Tous les invités étaient déguisés habillés à la mode médiévale. Alors faut choisir, elfique ou médiéval ? Le plus drôle a été le lâché de papillons à la sortie de l'église. A la manière des célèbres coccinelles (je ne retrouve pas la vidéo de ce moment mythique, pardonnez-moi), la moitié était crevée. Du grand art. On a enchaîné sur le couple dont la femme était âgée de vingt ans de plus que son mari. Elle était magnifique : le teint bronzé et la peau fripée comme un bel abricot sec, les cheveux longs et noirs, le maquillage très distingué et, les détails qui vont bien, piercings et tatouages de mise. Elle était toute aussi princière et délicate dans sa robe de mariée qu'une de ses connasses d'invitées a tâché de vin rouge dès le vin d'honneur (la première qui me fait un coup pareil ne sera plus jamais mon amie). Bref, c'est avec ce genre d'émission qu'on est en droit de reconsidérer cet acte si beau et solennel qu'est le mariage (sic). Toujours est-il que ça m'a donné des idées pour ne pas rater le mien.

Histoire de continuer la soirée sur les chapeaux de roue, je suis passée sur TF1 pour regarder New York : Unité Spéciale. Je l'avoue, j'adore cette série. Elle est si glauque qu'on est en droit de se dire que ceux qui la regardent sont tous atteints. L'épisode d'aujourd'hui racontait comment une femme enceinte de 8 mois a pu se faire violer sous fonds de trafics d'enfants bulgares. Ca se passe de commentaire et pourtant, c'est passionnant.
Edit : Petrif a raison, j'ai oublié de parler de l'essentiel concernant cette série. Il se trouve que pour quelques épisodes, Sharon Stone est en guest star. Et l'homme qui partage ma vie n'a rien trouvé de mieux à dire qu'elle ressemblait à quelqu'un de connu. Merci Captain Obvious !

Mais c'était sans compter sur le clou du spectacle qui n'est d'ailleurs pas terminé à l'heure à laquelle j'écris ces lignes. Je zappe sur TMC et je tombe sur un chef-d'oeuvre du cinéma vampirique : Vampires 2, de Tommy Lee Wallace. Tellement mauvais qu'il n'est jamais sorti au cinéma. Savez-vous qui tient le rôle principal ? Jon Bon Jovi ! C'est d'ailleurs simplement pour son merveilleux talent d'acteur et sa grande crédibilité en chasseur de vampire (non mais regardez-moi ces cascades !) que je reste devant sans bailler. Aucun des acteurs n'est connu et je crois qu'il en est de même pour les acteurs du doublage. C'est sidérant.

Mais je vais m'arrêter là histoire que ma réputation ne soit pas encore un peu plus anéantie. A défaut de fêter Halloween, je me fais peur comme je peux.

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Ouais ouais, fais le malin. En attendant, fais plaisir aux fans de toi comme moi et cantonne-toi à chanter du glam rock, Jon !

Mardi 2 novembre 2010 ● 2:14

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