Jeudi 25 février 2010 ♠ 12:32

Résultats de partiels et Shutter Island.

J'ai enfin eu mes résultats de partiels du premier semestre, ce n'est pas dommage ! Je n'irai pas jusqu'à dire que je les attendais avec impatience mais tout de même, on pourra dire que l'administration aura pris son temps. Comme je suis quelqu'un de lucide et non pas une fausse modeste, je savais à quoi m'attendre et je n'ai pas été surprise. Je n'ai donc pas validé mon semestre mais j'ai tout de même validé 2 UE sur 6, ça n'en fera que 4 au rattrapage. C'est assez con mais ce dont je suis le plus fière là-dedans, c'est d'avoir validé la philo. J'avais une petite revanche de ce côté-là et même si je n'ai pu assister à aucun cours, j'ai mis du coeur dans ma copie et je voulais écrire quelque chose de cohérent. Je m'en suis donc sortie avec un 11/20, note que je n'ai jamais eue en dissertation au lycée, ça c'est sûr (j'ai même eu 7 au Bac donc vous voyez). Aurais-je raté ma vocation ? Bien sûr, je plaisante. J'ai eu des notes au ras du plancher en ce qui concerne les 4 autres UE, ça m'emmerde moins que si j'avais eu des notes proches de 10, j'aurai moins de haine à assister au rattrapage. Enfin bref, advienne que pourra au deuxième semestre !
 

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En attendant, tout ceci ne m'a pas empêchée d'aller voir le dernier Martin Scorcese hier soir, Shutter Island ! Et euh... j'en écrirais bien des tonnes car franchement, il y a plein de choses à dire, mais je préfère me taire et vous sommer de courir au cinéma pour le voir. Il est vraiment mortel. Leonardo DiCaprio est un p*tain de bon acteur, il n'y a pas à dire.

Vendredi 12 février 2010 ♠ 21:59

Die große Babylon.

Diantre (toi aussi rejoins le groupe Facebook J'aime les expressions désuètes), je suis encore malade comme un chien et je suis à l'article de la mort. J'ai senti cette saloperie de crève monter doucement en moi comme cette aube sournoise qui tranche la nuit à coup de couteau dans le dos. A défaut d'avoir contracté la grippe A, j'ai collectionné les infections cet hiver. Là, je me tâte encore pour m'auto-diagnostiquer. Mais j'ai mal à l'oreille gauche et je n'entends plus rien, je doute que ce soit une otite, ce serait, je pense, bien plus douloureux. Tous ces conduits qui communiquent, moi ça me débecte. Je me félicite toutefois d'avoir eu une condition physique digne de ce nom étant petite et n'avoir jamais été opérée des végétations. Je me sens totalement abrutie, mes yeux sont explosés et j'ai le nez tellement bouché que je recule le moment de ma mise en bière, alors je végète devant la télévision, Arte plus précisément qui diffuse la version complète et restaurée de Metropolis, de Fritz Lang, tourné en 1927. 2h30 de film muet, c'est encore meilleur qu'un gramme de paracétamol.

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Vous l'aurez sans doute remarqué, j'ai viré l'habillage aux couleurs de la Vénus de Botticelli car ce vert d'eau commençait sérieusement à m'incommoder. Je ne suis décemment pas faite pour la couleur, seuls le noir et le blanc (et un peu de rouge sang) m'apaisent. Qu'il en soit ainsi. C'est un peu le bazar parce que j'ai renommé les habillages alors il vous faut les changer manuellement dans le menu de droite ainsi que dans les onglets de Firefox pour que tout redevienne normal. J'avoue, c'est assez pénible.


Je suis en vacances d'internat depuis ce matin 8h et ce n'est pas dommage. Hier soir, les filles étaient surexcitées (quoique moins chez moi que chez ma collègue du troisième) et s'étaient mis en tête de communiquer par hurlements. Je dois dire que ça m'a quelque peu saoulée. Une hurlait de bonheur (joie de vivre ? Heureux événement ? Je ne le saurai jamais !), une autre avait perdu son doudou (si si, en terminale ça peut encore arriver), deux autres ont voulu me soudoyer pour obtenir la salle TV alors que je l'avais promise à deux autres, sans compter sur le bordel ambiant qui régnait dans les chambres lorsque j'ai fermé les portes ce matin, j'ai tout bonnement halluciné. Il est clair que ces gamines se croient à l'hôtel et prennent les femmes de ménage pour des bonniches, il faut vraiment que ce tempérament change, c'est inadmissible. Une terminale est partie en laissant son bureau remplie de paperasse, son armoire grande ouverte (alors qu'elles doivent les fermer avec un cadenas), de la bouffe entamée sur son lit et des feuilles et une paires de baskets trainaient par terre. Ses colocs m'ont dit que le ménage laissait à désirer et que les techniciennes de surface pouvaient très bien nettoyer "autour"... elles se sont foutu de ma gueule, vous êtes d'accord avec moi ? De plus, j'ai récemment appris que les internes m'appelaient "Lucie la gentille". Ce n'est pas faute de punir et de menacer à tour de bras mais elles apprécient apparemment que je me fiche éperdument des potins qu'elles racontent à la volée. Elles n'ont en revanche pas compris que les autres pions aussi s'en tamponnent le coquillard alors why the face ? Ca me déplaît, je préférerais être crainte, fichtre.


http://www.bloodylucy.com/images/illustrationsarticles/19147583jpgr760xfjpgqx20090730011608.jpgAh, je voulais aussi parler du dernier Tim Burton en date. Comme chacun sait, Alice au pays des merveilles est adapté par ledit réalisateur et va sortir courant mars sur nos écrans. Je crois qu'il y a assez de tapage autour et d'adolescentes gothopoufs fans du monsieur pour en parler, on leur fait confiance. Même si j'aime beaucoup Burton (quoique surtout ses plus vieux films tels que Beetlejuice, Edward aux mains d'argent et Batman : le défi, pour ne pas en citer mes préférés), je flippe un max pour les aventures d'Alice. Premièrement, la bande annonce ne me plaît que moyennement. Je trouve les décors, les personnages, l'univers bien trop trafiqués et je dirais même édulcorés. Pour le coup, j'aurais davantage vu un mec comme Terry Gilliam faire cette adaptation. J'ai connu Alice au pays des merveilles avec Walt Disney et je me souviens que ce dessin animé m'avait traumatisée. Je l'ai vu, je n'étais pas bien vieille (mais alors vraiment pas) et je me souviens en avoir fait des rêves plusieurs nuits d'affilée. Mon enfance ayant été marquée par des nuits bardées de rêves tous aussi flippants et réalistes les uns que les autres (pour que je m'en souvienne encore vint ans plus tard, c'est dire... !), je me rappelle donc avoir eu une approche assez spéciale du monde d'Alice, à la fois dérangeante et fascinante. Cette petite fille qui n'aime pas lire de livres sans images, qui grandit et rapetisse sans arrêt, qui est poursuivie par cette affreuse reine de coeur qui veut lui couper la tête et que dire encore de ces vilaines fleurs qui la traitent de chiendent et ce chien-balais qui efface les sentiers... en fait, ça me fait froid dans le dos rien que d'y repenser. J'irai voir le film de Tim Burton au cinéma car, après tout, ce n'est qu'une libre adaptation (voire une suite ?) mais tout de même, je risque de freiner des quatre fers.

Vendredi 12 février 2010 ♠ 10:09

Wolfman, de Joe Johnston.

Wolfman
Joe Johnston (2008)

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Cela faisait des mois que je voyais les affiches à la gare et que j'oubliais de checker Allociné une fois chez moi. Voir le pommeau de cette canne surplombant cette effroyable phrase : "Ce n'était pas qu'une légende." accompagnant les noms de Benicio Del Toro, Anthony Hopkins et Hugo Weaving... Wolfman ! Ah ! Sorti ce mercredi et vu ce même jour. Car oui, on ne fait pas attendre un loup-garou et encore moins Benicio Del Toro. Nom de Zeus, ce film est magique. 1h40 de jouissance, pas de blablas inutiles et une entrée directe dans l'action, Joe Johnston a tout compris. Je sais que certains trouveront ce film nul à chier mais ceux-là auront tort. Le trait est volontairement grossier : vous vouliez un film de loup-garou, vous avez un film de loup-garou ! Un loup-garou, c'est bourrin, ça ne fait pas dans la dentelle, ce n'est pas l'ennemi juré du vampire pour rien. Et c'est bourrin mais c'est à la fois très fin. Je ne saurais réellement expliquer l'association des deux... peut-être l'époque victorienne et l'extrême finesse de Benicio Del Toro. Quelle classe ! Il n'y a pas de surprise, je vous l'accorde, mais ce n'est pas grave, on s'en passe. Ah, il faut venir en connaissance de cause, sinon ce n'est pas la peine ; c'est l'adaptation du roman de [je ne sais plus le nom de l'écrivain et pour ça je mérite la potence, SVP help me !]. Il faut quand même savoir que c'est l'une des meilleures transformations en loup-garou de l'histoire du cinéma, ni kitschs, ni affreusement effet spécialisées, simplement parfaites. Et Hugo Weaving dans le rôle d'Abberline, c'est aussi assez classe. Bon, le film mérite d'être vu en V.O., rien que pour Hugo Weaving et si vous avez vu V. pour Vendetta vous comprendrez aisément ce que je veux dire (même pas nécessairement). A un moment, et là je ne mérite aucune flagellation, une scène m'a trop fait pensé à Dracula de Francis Ford Coppola : quand Gwen Conliffe (Emily Blunt) promet à Lawrence Talbot (Benicio Del Toro) de faire des recherches sur la lycanthropie, elle se place donc derrière un bureau et lit plusieurs ouvrages à la lumière d'une bougie, le seul mot qu'elle prononce est "lycanthropie" avec l'air de celle qui comprend ce qui se passe. Et bien dans Dracula, c'est Van Helsing (Anthony Hopkins, encore lui) qui est derrière son bureau à lire des bouquins sur les vampires et lui aussi prend l'expression du mec qui a tout pigé et balance contre toute attente : "yeah... Dracul !" alors je suis désolée mais moi, ça fait frétiller mon palpitant.

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Voilà donc allez-y en toute connaissance de cause, ne recherchez pas des sensations à la Underworld (que mes lecteurs me haïssent d'avoir ne serait-ce que cité le titre de cette daube) parce que ce n'est pas franchement le même niveau.

Lundi 8 février 2010 ♠ 10:39

Sherlock Holmes, de Guy Ritchie.

Sherlock Holmes
Guy Ritchie (2008)

http://www.bloodylucy.com/images/illustrationsarticles/19227477jpgr760xfjpgqx20100118064233-copie-1.jpgMoi, avant Guy Ritchie, tout ce que je connaissais de Sherlock Holmes, c'était Courez, courez Holmes et Watson, Ne laissez pas filer le bandit, Cherchez, cherchez, loupe à la main, Les méfaits de ce gros requin, Et vos soucis seront bien finis. On a la culture qu'on mérite, que voulez-vous. Je n'ai jamais rien lu de sir Arthur Conan Doyle, non pas par choix mais quand j'étais môme, à part les Chair de poule, les J'aime lire et Victor Hugo, je ne lisais rien d'autre. Je suis donc logiquement aller voir le dernier Sherlock Holmes en date pour les raisons en mots-clefs qui suivent : Guy Ritchie, Robert Downey Jr, flegme britannique, époque (néo-)victorienne. Avant de savoir que Guy Ritchie s'occupait de la réalisation, j'ai eu peur à une sale adaptation à la Wild Wild West - quelle horreur ! - et puis le nom s'est révélé et je me suis sentie en confiance. Le fait est ! C'est marrant comme, au-delà de la machine hollywoodienne, sa patte ressort allègrement : les plans, les ralentis, les descriptions, j'adore ! Vous vous souvenez du rôle de Robert Downey Jr dans Ally McBeal ? Et bien là, c'est la même personnalité, la dépravation et les grosses névroses en plus. Je ne savais pas Sherlock Holmes aussi torturé et Watson aussi terre-à-terre. Même si ce film est avant tout conçu pour Hollywood et qu'il y a une légère (j'ai bien dit légère, mais c'est purement subjectif) tendance au blockbuster, on n'oublie pas son caractère britannique et, mine de rien, assez simple (d'un point de vue mélioratif) et ce grâce à la Guy Ritchie's touch (OK, ça va, je suis fan de ce gars), à la musique extraordinaire de Hans Zimmer et à l'utilisation non exagérée des effets spéciaux.

Sherlock Holmes de Guy Ritchie est un film génial. Parole d'une jeune fille qui connaît le détective de sir Arthur Conan Doyle en long, en large et en travers. Et en plus, le film appelle à une suite... ô vil Moriarty !

Lundi 1er février 2010 ♠ 19:50

The Picture of Dorian Gray, d'Oliver Parker.

The Picture of Dorian Gray
Oliver Parker (2009)


Attention spoil !


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Cela faisait 6 mois que j'attendais la sortie de ce film, l'énième adaptation de The Picture of Dorian Gray d'Oscar Wilde écrit en 1891 (les deux autres réalisations d'Albert Lewin en 1945 et de Pierre Boutron en 1977 sont deux belles catastrophes) et j'ai enfin pu la voir hier soir. Je misais beaucoup dessus, j'attends avec impatience de voir comment Ben Barnes, qui a obtenu le rôle principal, allait s'en sortir. J'attendais aussi cette scène cruciale, lorsque le portrait nous est dévoilé à la fin, curieuse de voir comment Oliver Parker allait nous la présenter.

Je suis mitigée. Et si je ressens ceci, c'est tout simplement grâce à Ben Barnes. Car oui, je pense que nous avons notre Dorian Gray. Et pourtant j'avais peur, un type de 29 ans aux allures de jeune premier (vous me direz, c'est ce qu'il fallait comme atout) ayant joué le rôle du Prince Caspian dans le deuxième volet du Monde de Narnia ne m'annonçait que du recul et moult questions. Cet acteur est saisissant et il est incroyable de voir à quel point il sait manier les sentiments et les expressions, depuis le début avec encore sa naïveté d'enfant jusqu'à la fin, être à la fois diabolique et torturé par le mal qu'il inflige autour de lui. C'est Colin Firth qui joue le rôle de Lord Henry Wotton, le dandy aux nombreux épigrammes (je retiendrai toute ma vie, je crois, "If a man treats life artistically, his brain is his heart"), et je crois pouvoir dire qu'il s'en sort plutôt pas mal mais avec une pointe de déception toutefois : j'ai eu l'impression que l'acteur cherchait absolument à placer toutes les citations du Wotton de Wilde, chaque fois que l'occasion se présentait, ce qui me l'a présenté comme un être un tant soit peu caricatural. Dommage. Rachel Hurd-Wood dans le rôle de Sybil Vane était rudement bien trouvé parce que j'adore cette actrice depuis son premier rôle au cinéma dans Peter Pan de P.J. Hogan et après dans Le Parfum de Tom Tykwer. On ne la voit pas beaucoup mais j'ai été déçue de la raison de son suicide. Dans le livre, elle est répudiée par Dorian Gray parce que, selon lui, elle ne joue plus (au théâtre) de la même façon, alors que dans le film, ils ont plus ou moins une discussion animée : Sybil Vane s'attend à se marier et à avoir des enfants rapidement alors que ce n'est visiblement pas le souhait de Dorian Gray, d'où la cassure du couple. Je ne vois pas l'intérêt de changer les raisons de cette façon, tout comme toute l'histoire est très largement réinterprétée. Je n'ai pas du tout aimé le fait que le portrait soit vu si souvent et soit enduit d'effets spéciaux à la con (la bouche de Dorian qui gigote et qui suinte des cris bestiaux, j'appelle ça des effets spéciaux à la con) et alors que j'attendais avec impatience le moment où il est dévoilé (à la fin !) quand Dorian le lacère à coups de couteau, cette scène a perdu toute sa valeur à cause de la fréquence des visites de la pièce du grenier dans laquelle est enfermée la peinture. L'effet est moindre et ça ne sert à rien. Et même, de voir Wotton brûler le portrait avant même que Dorian se suicide à travers le portrait, c'était juste nul. Dorian est censé être seul face à l'immondice et la pourriture qui caractérisent son âme transfigurée dans le portrait. 

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Malgré le superbe jeu d'acteur de Ben Barnes, le film n'est donc, encore une fois, pas à la hauteur de ce chef d'oeuvre de la littérature gothique. Trop d'effets spéciaux pour une adaptation qui n'en méritait pas tant puisque le côté fantastique tient davantage de la suggestion que du "m'as-tu vu".  J'ai lu The Picture of Dorian Gray en version originale car nous l'étudiions en anglais renforcé lorsque j'étais en terminale (j'étais d'ailleurs la seule de ma classe à l'avoir lu en anglais intégralement alors que les autres avaient tous un exemplaire en français en plus avec eux pendant les cours, loin de moi l'envie de m'auto-congratuler mais j'estime qu'il y a un minimum de savoir-vivre) et je me suis vraiment prise d'affection pour Oscar Wilde et son oeuvre, étant déjà fort intéressée par la littérature gothique (en amateur, certes, mais tout de même).

Patience, encore trente ans avant de découvrir une nouvelle adaptation...

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