Diantre
(toi aussi rejoins le groupe Facebook J'aime les expressions désuètes), je suis encore malade comme un chien et je suis à l'article de la mort. J'ai senti cette saloperie de crève monter doucement en moi comme cette aube sournoise qui tranche la nuit à coup de couteau dans le dos. A défaut d'avoir contracté la grippe A, j'ai collectionné les infections cet hiver. Là, je me tâte encore pour m'auto-diagnostiquer. Mais j'ai mal à l'oreille gauche et je n'entends plus rien, je doute que ce soit une otite, ce serait, je pense, bien plus douloureux. Tous ces conduits qui communiquent, moi ça me débecte. Je me félicite toutefois d'avoir eu une condition physique digne de ce nom étant petite et n'avoir jamais été opérée des végétations. Je me sens totalement abrutie, mes yeux sont explosés et j'ai le nez tellement bouché que je recule le moment de ma mise en bière, alors je végète devant la télévision, Arte plus précisément qui diffuse la version complète et restaurée de
Metropolis, de Fritz Lang, tourné en 1927. 2h30 de film muet, c'est
encore meilleur qu'un gramme de paracétamol.

Vous l'aurez sans doute remarqué, j'ai viré l'habillage aux couleurs de la Vénus de Botticelli car ce vert d'eau commençait sérieusement à m'incommoder.
Je ne suis décemment pas faite pour la couleur, seuls le noir et le blanc (et un peu de rouge sang) m'apaisent. Qu'il en soit ainsi. C'est un peu le bazar parce que j'ai renommé les habillages alors il vous faut les changer manuellement dans le menu de droite ainsi que dans les onglets de Firefox pour que tout redevienne normal. J'avoue, c'est assez pénible.
Je suis en vacances d'internat depuis ce matin 8h et ce n'est pas dommage. Hier soir, les filles étaient surexcitées (quoique moins chez moi que chez ma collègue du troisième) et s'étaient mis en tête de communiquer par hurlements. Je dois dire que ça m'a quelque peu saoulée. Une hurlait de bonheur (joie de vivre ? Heureux événement ? Je ne le saurai jamais !), une autre avait perdu son doudou (si si, en terminale ça peut encore arriver), deux autres ont voulu me soudoyer pour obtenir la salle TV alors que je l'avais promise à deux autres, sans compter sur le bordel ambiant qui régnait dans les chambres lorsque j'ai fermé les portes ce matin, j'ai tout bonnement halluciné. Il est clair que ces gamines se croient à l'hôtel et prennent les femmes de ménage pour des bonniches, il faut vraiment que ce tempérament change, c'est inadmissible. Une terminale est partie en laissant son bureau remplie de paperasse, son armoire grande ouverte (alors qu'elles doivent les fermer avec un cadenas), de la bouffe entamée sur son lit et des feuilles et une paires de baskets trainaient par terre. Ses
colocs m'ont dit que le ménage laissait à désirer et que les
techniciennes de surface pouvaient très bien nettoyer "autour"... elles se sont foutu de ma gueule, vous êtes d'accord avec moi ? De plus, j'ai récemment appris que les internes m'appelaient "Lucie la gentille". Ce n'est pas faute de punir et de menacer à tour de bras mais elles apprécient apparemment que je me fiche éperdument des potins qu'elles racontent à la volée. Elles n'ont en revanche pas compris que les autres pions aussi s'en tamponnent le coquillard alors
why the face ? Ca me déplaît, je préférerais être crainte, fichtre.

Ah, je voulais aussi parler du dernier Tim Burton en date. Comme chacun sait,
Alice au pays des merveilles est adapté par ledit réalisateur et va sortir courant mars sur nos écrans. Je crois qu'il y a assez de tapage autour et d'adolescentes gothopoufs fans du monsieur pour en parler, on leur fait confiance. Même si j'aime beaucoup Burton (quoique surtout ses plus vieux films tels que
Beetlejuice,
Edward aux mains d'argent et
Batman : le défi, pour ne pas en citer mes préférés),
je flippe un max pour les aventures d'Alice. Premièrement, la bande annonce ne me plaît que moyennement. Je trouve les décors, les personnages, l'univers bien trop trafiqués et je dirais même
édulcorés. Pour le coup, j'aurais davantage vu un mec comme
Terry Gilliam faire cette adaptation. J'ai connu
Alice au pays des merveilles avec Walt Disney et je me souviens que ce dessin animé m'avait traumatisée. Je l'ai vu, je n'étais pas bien vieille (mais alors vraiment pas) et je me souviens en avoir fait des rêves plusieurs nuits d'affilée. Mon enfance ayant été marquée par des nuits bardées de rêves tous aussi flippants et réalistes les uns que les autres (pour que je m'en souvienne encore vint ans plus tard, c'est dire... !), je me rappelle donc avoir eu une approche assez spéciale du monde d'Alice,
à la fois dérangeante et fascinante. Cette petite fille qui n'aime pas lire de livres sans images, qui grandit et rapetisse sans arrêt, qui est poursuivie par cette affreuse reine de coeur qui veut lui couper la tête et que dire encore de ces vilaines fleurs qui la traitent de chiendent et ce chien-balais qui efface les sentiers... en fait, ça me fait froid dans le dos rien que d'y repenser. J'irai voir le film de Tim Burton au cinéma car, après tout, ce n'est qu'une
libre adaptation (voire une suite ?) mais tout de même, je risque de freiner des quatre fers.