Jeudi 29 avril 2010 ♠ 18:11

Le Bal des actrices, de Maïwenn Le Besco.

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J'ai longtemps pris Maïwenn Le Besco pour une femme très mystérieuse. J'avais envie de connaître sa vie, son histoire, je ne lui donnais même pas d'âge. Vous me direz, il est facile de savoir tout ça puisqu'il n'y a qu'à taper son nom dans Wikipédia mais c'est bien trop simple. Alors j'ai préféré regarder son long métrage, Le Bal des actrices, réalisé en 2007 (il aurait été plus judicieux de commencer par Pardonnez-moi, je le reconnais, mais je réparerai cette erreur prochainement). Le film, ou plutôt le docu-fiction, est tourné avec ce côté amateur qu'on donne aux films d'auteur et ça donne du vrai à l'histoire. D'autant plus que les protagonistes sont des actrices jouant leur propre rôle : Jeanne Balibar, Romane Bohringer, Julie Depardieu, Mélanie Doutey, Marina Foïs, Estelle Lefébure, Linh-Dan Pham, Charlotte Rampling, Muriel Robin, Karole Rocher, Karin Viard, Maïwenn Le Besco elle-même et puis aussi Joey Starr, Jacques Webber, Yvan Attal, etc. C'est très drôle car si chacun est soi-même, c'est tout de même avec un trait de caractère suffisamment amplifié pour nous faire ressentir, au choix, de la haine, de la pitié, de la tristesse, mais toujours avec de l'humour. L'histoire ? C'est Maïwenn qui mène la danse, elle souhaite réaliser un reportage sur des actrices alors elle choisit de les filmer dans leur quotidien : Muriel Robin cherche à justifier son talent de comédienne en jouant dans une pièce classique mais elle est un véritable clown triste, Mélanie Doutey est une petite pimbêche insupportable qui a des photos d'elle accrochées partout dans son loft, Romane Bohringer une actrice sur le retour obligée d'accepter des contrats cà et là pour subsister, ... chacune est attachante, à sa manière. Bien que le film ne soit pas découpé en séquences d'actrices, chacune d'elle a sa chanson car il y a aussi l'aspect comédie musicale de la chose. Mais léger, pour pas saouler. Et avec des compositeurs comme Anaïs, Marc Lavoine, Benjamin Biolay ou encore Joey Starr lui-même (pour la chanson de Charlotte Rampling, c'est dire le revirement de situation). Il y a un super twist ending à la fin qui n'était pas obligatoire mais qui apporte tout de même sa petite touche sympathique. En gros, j'ai vraiment adoré.

Dimanche 25 avril 2010 ♠ 12:47

Est-ce un crime de vouloir rester jeune ?

La Comtesse
Julie Delpy (2009)

http://www.bloodylucy.com/images/BLOODYLUCY/comtesse.jpg(Attention, spoil) Je surveillais la sortie de ce film depuis un petit moment et il est enfin sorti depuis mercredi, j'ai nommé La Comtesse, de et avec la charismatique franco-américaine Julie Delpy. Voici là un joli film d'auteur sur la vie de la vile et sanglante Erzsébet Bathory, princesse hongroise que tout le monde connaît aujourd'hui à cause de l'addiction maladive qu'elle avait du sang de jeunes vierges vivant sur ses terres et lui permettant, selon elle, de la faire rajeunir.
Le film est axé sur la vie d'Erzsébet, de son enfance jusqu'à sa mort, et raconte comment son éducation lui a appris à être insensible. Je suis incapable de vous dire si Julie Delpy s'est entièrement basée sur des faits historiques pour les besoins de son film car je n'ai, à ce jour, lu aucune biographie sur la comtesse hongroise. Toutefois, dans le film, Erzsébet est une femme qui ne montre aucun état d'âme à la mort de son mari mais qui voue une grande affection à ses trois enfants. Elle est toutefois obsédée par le temps qui passe et lorsqu'un bourgeois lui demande de l'épouser afin de créer quelque alliance politique, c'est du fils de celui-ci, de 18 ans son cadet, dont elle tombe amoureuse. Une grande passion naît mais le père ne voit pas les choses de cette façon et leur met des bâtons dans les roues. Tant et si bien que leur histoire d'amour prend fin et c'est à ce moment qu'Erzsébet pète les plombs. Elle ne supporte pas les marques du temps sur son visage et ses mains. Un jour de grande colère, sa servante commet une maladresse et la comtesse la bat, faisant gicler son sang sur son visage. C'est en s'essuyant qu'elle croit voir sa peau changée. C'est le début de la fin !
A l'image de la comtesse, le film est entièrement dans la retenue, ce doit être aussi en rapport avec l'attitude à adopter de l'époque (nous sommes à cheval entre le XVIe et le XVIIe siècles) et bien qu'Erzsébet trahisse quelques fois son tempérament colérique, il n'en reste pas moins contenu. Ce n'est absolument pas une oeuvre gore comme nous pourrions être en droit d'attendre mais il y a, de temps à autre, des petites scènes sanglantes, bien loin d'être trash tout de même quoiqu'une ambiance légèrement malsaine plane. On ressent une certaine frustration, on aimerait en voir plus, mais n'est-ce pas fait exprès ? Beaucoup de choses se situent dans la suggestion et l'accent est mis sur la décrépitude de la comtesse. On ne peut donc que ressentir de la tristesse et de la pitié pour cette pauvre femme qui, malgré les innombrables meurtres qu'elle a fait commettre, finit emmurée dans sa chambre puis enterrée comme une moins que rien.

C'est un très bon film mais réservé à un public averti, je le crains. Chapeau bas à Julie Delpy, cette femme est extraordinaire et après visionnage, je me demande qui d'autre aurait pu rendre cette oeuvre aussi subtile.
Je profite d'une 1/2h de battement avant que je n'aille rincer ma flamboyante chevelure qui a rougi les petites mains fragiles de ma grande Mimi (ses mains sont too small pour les gants fournis dans la boîte... vous ai-je déjà dit qu'elle chaussait du 35 ? Doux Jésus, elle va me pourrir !) qui, soit dit en passant, est capable de descendre notre escalier avec un plateau plein sans rien renverser (ça, c'est pour ceux qui connaissent notre environnement et elle m'a demandé de le signaler si le flan se démoulait sans accroc).

Comme vous avez pu le lire dans l'article précédent, j'ai passé mon évaluation de conduite. Il faut savoir que c'était assez comique dans l'ensemble et que je ne suis pas un cas désespéré, ça c'est un bon point. Il paraît que je suis trop speed au volant et que je pourrais être assise sur un tabouret en conduisant qu'il n'y aurait pas de différence. En bref, mon moniteur est un type bien sous tout rapport, il est cool tout en étant juste quitte à répéter les choses plusieurs fois et sans jamais s'énerver. Si j'avais su, je serais allée chez lui plus tôt. Il m'a signalé plusieurs choses que mes anciens moniteurs ne m'avaient jamais dites et il est donc vachement plus agréable d'avoir une réelle vision de ce qu'on vaut vraiment au volant.

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Ceci passé, j'ai pu accueillir ma meilleure amie chez moi et nous sommes allés tous les trois voir Alice au pays des merveilles en 3D au cinéma. Qu'on se le dise, c'était la dernière fois que j'allais voir un film en 3D et surtout dans ce ciné. Portant déjà des lunettes de vue, j'ai dû supporter leurs lunettes 3D pourries par-dessus qui ne tenaient pas sur mon minuscule nez et, de fait, m'empêchaient de respirer par celui-ci. J'ai passé tout le film à les tenir. Sans compter sur le fait que j'ai eu franchement du mal à m'habituer, voyant flou la plupart du temps. Histoire d'en rajouter une couche : je n'y ai vu strictement aucun intérêt (je ne vois pas pourquoi je paie 10€ pour avoir une minable impression d'une tasse qui me vole à la gueule ou d'un chat de Cheschire qui me flotte au-dessus). Maintenant, venons-en au film lui-même. Comme tout le monde ou presque, j'étais hyper pressée parce que Tim Burton, parce que Johnny Depp, parce que surtout Alice au pays des merveilles, et puis j'ai regardé la bande-annonce et ça m'a grave refroidie. Trop de couleurs, trop de synthèse, trop de tout. Je partais donc avec une certaine appréhension. Je n'ai pas changé de point de vue après avoir regardé le film. Comme le dit si bien Galhy, quand est-ce que Tim Burton refera du Tim Burton ? L'association avec Disney a très certainement édulcoré le film et il manquait de noirceur. Ce conte a dérangé, quand il n'a pas fait peur à tant d'enfants (moi comprise), pourquoi Tim Burton a-t-il voulu s'adresser aux mômes d'aujourd'hui ? Dans cet Alice, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, j'ai même eu envie de prendre la Reine de coeur dans mes bras et de lui dire "there, there"... vous trouvez ça normal ? Je voulais frémir au "Qu'on lui coupe la têêêêêête !", je voulais une Alice plus effrontée et même un chapelier encore plus fou et moins Jack Sparrow. Quand le film se termine, on ne sait même pas où Tim Burton a voulu en venir tellement le film manque de profondeur, même les personnages auraient mérité d'être psychologiquement plus travaillés. Et cet excès d'effets spéciaux et d'images de synthèse était tout bonnement insupportable, je ne vois pas l'intérêt pour des acteurs de tourner quasi 100% du film devant un fond vert, soit on fait un film entièrement animé, soit on prend des vrais acteurs avec des vrais décors et on utilise les effets spéciaux à un taux convenable. Je compare avec l'adaptation cinématographique de Peter Pan de P.J. Hogan (qui date certes de 2003 mais ce n'est pas si vieux) qui est un petit film merveilleux et qui possède un certain nombre d'effets spéciaux évidents mais il est juste parfait ! Rendez-vous compte que dans Alice, même les jumeaux sont faux !!! Mais où est l'intérêt ?! Ce film a beau avoir le délire et l'imaginaire comme crédos, je ne vois pas pourquoi il manquerait autant de réalisme, toute suite qu'il est. Oh et non, je suis désolée mais le chat de Cheshire est tout moisi.

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Je n'irais pas jusqu'à dire que j'ai détesté le film mais je suis carrément déçue de son issue, ça m'a un peu dégoûtée. Un point positif tout de même : Crispin Glover (George McFly !!!) dans le rôle de Stayne, c'est un peu beaucoup la classe (quoique le personnage était affreusement mécanique dans sa démarche, je ne sais pas si c'est dû à la 3D ou si son corps à lui aussi n'était pas réel mais ça m'a un peu énervée). Je le répète donc, quand Tim Burton refera-t-il du Tim Burton ?

Jeudi 25 février 2010 ♠ 12:32

Résultats de partiels et Shutter Island.

J'ai enfin eu mes résultats de partiels du premier semestre, ce n'est pas dommage ! Je n'irai pas jusqu'à dire que je les attendais avec impatience mais tout de même, on pourra dire que l'administration aura pris son temps. Comme je suis quelqu'un de lucide et non pas une fausse modeste, je savais à quoi m'attendre et je n'ai pas été surprise. Je n'ai donc pas validé mon semestre mais j'ai tout de même validé 2 UE sur 6, ça n'en fera que 4 au rattrapage. C'est assez con mais ce dont je suis le plus fière là-dedans, c'est d'avoir validé la philo. J'avais une petite revanche de ce côté-là et même si je n'ai pu assister à aucun cours, j'ai mis du coeur dans ma copie et je voulais écrire quelque chose de cohérent. Je m'en suis donc sortie avec un 11/20, note que je n'ai jamais eue en dissertation au lycée, ça c'est sûr (j'ai même eu 7 au Bac donc vous voyez). Aurais-je raté ma vocation ? Bien sûr, je plaisante. J'ai eu des notes au ras du plancher en ce qui concerne les 4 autres UE, ça m'emmerde moins que si j'avais eu des notes proches de 10, j'aurai moins de haine à assister au rattrapage. Enfin bref, advienne que pourra au deuxième semestre !
 

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En attendant, tout ceci ne m'a pas empêchée d'aller voir le dernier Martin Scorcese hier soir, Shutter Island ! Et euh... j'en écrirais bien des tonnes car franchement, il y a plein de choses à dire, mais je préfère me taire et vous sommer de courir au cinéma pour le voir. Il est vraiment mortel. Leonardo DiCaprio est un p*tain de bon acteur, il n'y a pas à dire.

Vendredi 12 février 2010 ♠ 21:59

Die große Babylon.

Diantre (toi aussi rejoins le groupe Facebook J'aime les expressions désuètes), je suis encore malade comme un chien et je suis à l'article de la mort. J'ai senti cette saloperie de crève monter doucement en moi comme cette aube sournoise qui tranche la nuit à coup de couteau dans le dos. A défaut d'avoir contracté la grippe A, j'ai collectionné les infections cet hiver. Là, je me tâte encore pour m'auto-diagnostiquer. Mais j'ai mal à l'oreille gauche et je n'entends plus rien, je doute que ce soit une otite, ce serait, je pense, bien plus douloureux. Tous ces conduits qui communiquent, moi ça me débecte. Je me félicite toutefois d'avoir eu une condition physique digne de ce nom étant petite et n'avoir jamais été opérée des végétations. Je me sens totalement abrutie, mes yeux sont explosés et j'ai le nez tellement bouché que je recule le moment de ma mise en bière, alors je végète devant la télévision, Arte plus précisément qui diffuse la version complète et restaurée de Metropolis, de Fritz Lang, tourné en 1927. 2h30 de film muet, c'est encore meilleur qu'un gramme de paracétamol.

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Vous l'aurez sans doute remarqué, j'ai viré l'habillage aux couleurs de la Vénus de Botticelli car ce vert d'eau commençait sérieusement à m'incommoder. Je ne suis décemment pas faite pour la couleur, seuls le noir et le blanc (et un peu de rouge sang) m'apaisent. Qu'il en soit ainsi. C'est un peu le bazar parce que j'ai renommé les habillages alors il vous faut les changer manuellement dans le menu de droite ainsi que dans les onglets de Firefox pour que tout redevienne normal. J'avoue, c'est assez pénible.


Je suis en vacances d'internat depuis ce matin 8h et ce n'est pas dommage. Hier soir, les filles étaient surexcitées (quoique moins chez moi que chez ma collègue du troisième) et s'étaient mis en tête de communiquer par hurlements. Je dois dire que ça m'a quelque peu saoulée. Une hurlait de bonheur (joie de vivre ? Heureux événement ? Je ne le saurai jamais !), une autre avait perdu son doudou (si si, en terminale ça peut encore arriver), deux autres ont voulu me soudoyer pour obtenir la salle TV alors que je l'avais promise à deux autres, sans compter sur le bordel ambiant qui régnait dans les chambres lorsque j'ai fermé les portes ce matin, j'ai tout bonnement halluciné. Il est clair que ces gamines se croient à l'hôtel et prennent les femmes de ménage pour des bonniches, il faut vraiment que ce tempérament change, c'est inadmissible. Une terminale est partie en laissant son bureau remplie de paperasse, son armoire grande ouverte (alors qu'elles doivent les fermer avec un cadenas), de la bouffe entamée sur son lit et des feuilles et une paires de baskets trainaient par terre. Ses colocs m'ont dit que le ménage laissait à désirer et que les techniciennes de surface pouvaient très bien nettoyer "autour"... elles se sont foutu de ma gueule, vous êtes d'accord avec moi ? De plus, j'ai récemment appris que les internes m'appelaient "Lucie la gentille". Ce n'est pas faute de punir et de menacer à tour de bras mais elles apprécient apparemment que je me fiche éperdument des potins qu'elles racontent à la volée. Elles n'ont en revanche pas compris que les autres pions aussi s'en tamponnent le coquillard alors why the face ? Ca me déplaît, je préférerais être crainte, fichtre.


http://www.bloodylucy.com/images/illustrationsarticles/19147583jpgr760xfjpgqx20090730011608.jpgAh, je voulais aussi parler du dernier Tim Burton en date. Comme chacun sait, Alice au pays des merveilles est adapté par ledit réalisateur et va sortir courant mars sur nos écrans. Je crois qu'il y a assez de tapage autour et d'adolescentes gothopoufs fans du monsieur pour en parler, on leur fait confiance. Même si j'aime beaucoup Burton (quoique surtout ses plus vieux films tels que Beetlejuice, Edward aux mains d'argent et Batman : le défi, pour ne pas en citer mes préférés), je flippe un max pour les aventures d'Alice. Premièrement, la bande annonce ne me plaît que moyennement. Je trouve les décors, les personnages, l'univers bien trop trafiqués et je dirais même édulcorés. Pour le coup, j'aurais davantage vu un mec comme Terry Gilliam faire cette adaptation. J'ai connu Alice au pays des merveilles avec Walt Disney et je me souviens que ce dessin animé m'avait traumatisée. Je l'ai vu, je n'étais pas bien vieille (mais alors vraiment pas) et je me souviens en avoir fait des rêves plusieurs nuits d'affilée. Mon enfance ayant été marquée par des nuits bardées de rêves tous aussi flippants et réalistes les uns que les autres (pour que je m'en souvienne encore vint ans plus tard, c'est dire... !), je me rappelle donc avoir eu une approche assez spéciale du monde d'Alice, à la fois dérangeante et fascinante. Cette petite fille qui n'aime pas lire de livres sans images, qui grandit et rapetisse sans arrêt, qui est poursuivie par cette affreuse reine de coeur qui veut lui couper la tête et que dire encore de ces vilaines fleurs qui la traitent de chiendent et ce chien-balais qui efface les sentiers... en fait, ça me fait froid dans le dos rien que d'y repenser. J'irai voir le film de Tim Burton au cinéma car, après tout, ce n'est qu'une libre adaptation (voire une suite ?) mais tout de même, je risque de freiner des quatre fers.

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