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Début 2009, je suis allée voir Twilight : Fascination. A la fin de l'année, j'ai vu Twilight : Tentation. J'étais d'ailleurs accompagnée de mes trois meilleurs amis et, sans vraiment le vouloir, ça a été l'une des plus belles crises de fous rires de notre vie. Nous avons bloqué sur la lenteur des dialogues et le sur-jeu des comédiens, c'était assez énorme. Ce weekend, nous avons réitéré l'expérience avec quasiment les mêmes personnes pour Twilight : Hésitation. Nous nous sommes calés dans une mini salle avec fort peu de spectateurs que nous avons très certainement horriblement dérangés (mes excuses publiques pour eux). Mais il faut nous comprendre ! C'était quoi cette vaste blague, encore ? Je ne m'attendais pas à ce que le film soit hyper musclé étant donné la lenteur du bouquin et les deux films pondus précédemment mais tout de même, j'avais l'espoir de ne pas m'ennuyer mais David Slade m'y a forcée.

J'imaginais une progression à la Harry Potter soit un premier film gentillet pour aller vers de plus en plus de violence (terme à prendre avec des pincettes). Sauf que David Slade croit que tous les spectateurs ont 12 ans 1/2 et qu'il ne faut pas les choquer. Pour ce faire, pas une goutte de sang ne doit être visible à l'écran ! Excusez-moi, je me fourvoie, à un moment Bella Swan s'égratigne le bras, d'ailleurs j'ai failli tourner de l'oeil. Hormis donc le fait que ces deux crétins d'Edward et de Jacob passent pour des Hémiplégiane ambulantes (il faut virer le mec qui fait les dialogues et tout de suite !), il y a des choses qui me défrisent. Pourquoi faut-il que les vampires cassent comme du plâtre quand ils se font buter ? Où est le sang, le gore ? Non mais un minimum, s'il vous plaît ! Et pourquoi la scène où Bree se faire dézinguer par les Volturi est-elle carrément coupée au montage ? What the fuck ?! Vous savez, j'ai lu quelque part que pour le quatrième épisode, Bill Condon (le nouveau réalisateur) a décidé qu'il serait bien moins violent qu'il n'y paraît dans le livre. Donc Bella ne vomira pas son geyser de sang lorsqu'elle accouchera ? Franchement, ça me rend très triste. Presque autant que cette phrase incompréhensible signée Mlle Swan : "Je veux être un symbole de neutralité."
Je vous passe l'aberration sur l'importance soudaine de Riley et le combat moisi de la fin, bien que j'aie une nette préférence pour Bryce Dallas Howard pour le rôle de Victoria, la précédente étant Rachelle Lefèvre.

J'irai voir les deux parties du quatrième volet et je rirai peut-être de moins en moins. En attendant, allez lire l'article de ma meilleure potesse, elle l'a très mal vécu (uh uh !).

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Jodelle Ferland, une jeune actrice très talentueuse que j'avais déjà vu chez Terry Gilliam dans Tideland. Dommage qu'elle ait ici une place aussi minimaliste.

Mardi 3 août 2010 ● 1:15

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Vous savez, parfois je me dis que la mode Twilight a peut-être du bon. En 1997 est sorti le film devenu culte Titanic et, peut-être que les plus jeunes d'entre vous ne s'en souviennent pas, le succès a été tel que Leonardo DiCaprio était la coqueluche de toutes les jeunes filles. Moi même, j'avais des posters sur tous les murs de ma chambre et je ne rêvais que de lui. Quand j'ai fêté mon onzième anniversaire, mes copines m'avaient offert sa biographie et j'étais tellement heureuse ! J'ai tenté de regarder un maximum de ses films et, à l'époque, ce n'était pas aussi facile qu'aujourd'hui, on ne téléchargeait pas autant. Donc j'attendais que les films passent à la télé pour les enregistrer sur VHS. De toute façon, Titanic a été une telle réussite que les chaînes hertziennes (la TNT n'existait pas encore, jeune Padawan !) diffusait toute la filmo de DiCaprio en masse. Mais James Cameron a eu le nez fin car il m'a permis de m'intéresser à l'histoire du bateau et de tout ce qu'il y avait autour. Déjà à l'époque j'étais férue d'Histoire et j'ai dévoré moult livres et témoignages sur le sujet. Vous pouviez me poser n'importe quelle question, j'étais incollable !
J'ai l'espoir qu'avec Twilight, c'est une nouvelle génération d'intéressés qui sort de son cocon. Ca ne concerne pas une majorité des pré-ados, soyons réalistes, mais tout de même, j'imagine que les jeunes amoureuses de Robert Pattinson ont envie de dépasser le phénomène, de repousser les limites et de se renseigner sur des tas de choses, les vampires : pourquoi ? Comment ? Qui ? Où ? Et pourtant quelques mots clefs brefs et barbares à développer bien sûr : Dracula, Vlad Tepes, Bram Stoker, mythes, légendes et croyances populaires.

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Winona Ryder et Gary Oldman pour le film de Francis Ford Coppola en 1992.

Jamais je ne m'auto-proclamerai experte en la matière mais je dois dire que je connais bien mon sujet. J'ai découvert Dracula de Bram Stoker à l'âge de 13 ans au CDI de mon collège. J'étais toujours fourrée au rayon science-fiction qui, en réalité, mêlait la science-fiction et le fantastique. Je n'ai jamais trop aimé la science-fiction, non moi c'était Edgar Allan Poe, Anne Shelley, j'en passe et des meilleurs ; j'ai toujours eu cette attirance pour ce type de lecture et je me suis enquillé quelques grands classiques du XIXe siècle sans véritable raison apparente, ça m'intéressait seulement énormément (mais je détestais toujours les lectures imposées par les profs, vive l'esprit de contradiction). Qu'on se le dise, ça ne m'empêchait pas non plus de dévorer en parallèle les Tom-Tom et Nana dans la collection J'aime lire ! Oh ! On n'est pas des bêtes !
Dracula et moi, ce fut une grande histoire d'amour qui débuta. A ce jour, je l'ai lu cinq fois et je m'apprête à le faire une sixième... comme si je n'avais que ça à lire ! Arrivée en troisième, je faisais de l'audio-visuel et outre le fait que nous ayons tourné un court-métrage tout au long de l'année scolaire, notre prof nous emmenait parfois dans un cinéma de quartier voir des supers films en version originale. Quand il y a eu au programme Bram Stoker's Dracula de Francis Ford Coppola, j'étais aux anges ! C'était la première fois pour moi que je pouvais le voir en VOST parce que je n'avais pu le voir qu'en VF, la faute à la télévision. Je me souviens d'ailleurs très bien que c'est grâce à ma mère que j'ai pu le voir la première fois, elle l'avait enregistré alors qu'il passait tard un soir et que je n'avais pas encore le droit de me coucher après 22h. Elle s'était dit que ça pourrait m'intéresser étant donné que j'étais en pleine période de boulimie stokerienne. Elle ne s'est pas trompée ! Je n'ai pas vu toutes les adaptations de Dracula car il en existe un nombre incalculable (versions plus ou moins inspirées et d'autres complètement inventées) mais de toutes celles que j'ai visionnées, l'adaptation de Coppola reste pour moi la meilleure. Elle date de 1992 et on y retrouve Gary Oldman dans le rôle de Dracula, Keanu Reeves en Jonathan Harker, Winona Ryder en Mina Murray, Anthony Hopkins en Van Helsing et le génialissime Tom Waits dans le rôle de Renfield. D'ailleurs, mon pseudo Lucy Westenra vient de cette même histoire. Bien entendu, ce film n'a pas la même ligne directrice que le bouquin. Le fait est que dans ce dernier, Dracula n'existe que par les propos des autres protagonistes, le roman étant exclusivement composé de lettres et d'extraits de journaux intimes. Je pense que c'est assez difficile de rendre cette perspective à l'image, voilà pourquoi dans la version de Coppola, Dracula nous apparaît comme un être meurtri dont on a facilement pitié alors qu'il est affreux, laid et sanguinaire dans le livre de Stoker. Dans le fond, est-ce si grave ? J'ai pu lire par ci, par là que le film de Coppola était une sombre bouse... Je crois que les gens établissant ce type de critique n'ont pas lu le livre ni vu le film avec attention, ou bien ils ont un sens de la poésie au ras du noyau de notre planète. Je ne forcerai jamais personne à l'aimer mais tout de même, un minimum de culture, que diable ! Surtout de la part de crétins qui n'étaient même pas nés quand le film est sorti mais soit, ne tombons pas dans le hors sujet.
 
http://www.bloodylucy.com/images/BLOODYLUCY/work2/illus1.jpgBram Stoker (1847-1912) et Vlad Tepes qui festoie avec ses potes.

Abraham Stoker Jr était un écrivain irlandais un peu casanier qui fréquentait la famille d'Oscar Wilde (la mère de celui-ci avait d'ailleurs pour pseudo Feather of Speranza, n'est-ce pas poétique ?). Il a écrit Dracula en 1897, la littérature gothique était en large essor, le fantastique et l'horreur étant aussi populaires à l'époque que Michael Jackson à sa mort l'année dernière. L'écriture lui a pris plusieurs années et ça s'est d'ailleurs apparenté à une véritable étude ethnologique puisque sans même se déplacer en Europe de l'Est, Stoker s'est fait aidé de spécialistes en la matière et s'est basé sur les légendes populaires qui entouraient le mythe du vampire ainsi que sur la vie de plusieurs personnages historiques qui ont défrayé la chronique à leur époque. Le plus célèbre est cet homme sanguinaire sans foi ni loi qui a vécu au XVe siècle, Vladislav Basarab Tepes ou Vlad l'empaleur, voïvode valach né en Transylvanie (la Valachie et la Transylvanie étant alors deux provinces du royaume hongrois) qui vécu un passé fort dégueulasse et se vengea des abominables Turcs lui ayant fait la misère pendant sa jeunesse en les empalant comme des sagouins. Ouais, c'était très convivial. Je ne vais cependant pas vous refaire la biographie du mec parce que ça risquerait peut-être d'ennuyer une partie d'entre vous alors je vous renvoie à l'excellent ouvrage de Matei Cazacu aux éditions Tallandier. J'ai eu l'occasion de le lire il y a quelques années et au moins vous aurez un point de vue roumain. Toujours est-il que pour l'anecdote, Vlad Tepes (IIIe du nom) était aussi appelé Vlad Dracula tandis que son père était Vlad Dracul (IIe du nom), Dracul signifiant le diable ou le dragon et Dracula, le fils du diable ou le fils du dragon. Un peu comme on peut voir un Pierre le Grand à Saint-Pétersbourg ou un certain Roi Soleil chez nous, les dirigeants se prennent rarement pour de la merde. Soit ! Je vous épargne aussi la célèbre histoire d'Erzsébet Bathory que toutes les gothopouffs de France et de Navarre (et d'ailleurs, sans doute) ont pris pour modèle. Mais enfin tout est une histoire de sang et de tueries spectaculaires.

Enfin, en ce qui concerne le vampire pur et dur, c'est une chimère qui a tellement d'interprétations possibles... Selon moi, il n'y a pas de vrai vampire et je crois que personne ne peut se targuer de connaître la véritable définition du vampire étant donné qu'il n'a pas les mêmes attributs et faiblesses en fonction des pays dans lesquels on parle de lui. Cependant, nous savons qu'à la base il s'agit d'un non-mort qui suce le sang des gens et les croyances vont bon train depuis que l'humanité a sombré dans une inculture de masse (la faute à l'Eglise) au Moyen-Âge (d'où la terrible mauvaise réputation de cette époque en ce qui concerne la culture alors qu'en réalité, si vous étiez homme d'église ou étudiant, vous saviez tant de choses !). A tel point qu'on pensait que si quelqu'un n'était pas enterré avec les derniers sacrements, il y avait de fortes chances pour qu'il revienne se venger (je vous résume). Mais nous étions encore assez éloigné du vampire à proprement parler et il faut attendre le début de la Renaissance (c'est d'ailleurs étonnant pour un Âge d'Or) pour que naissent en Europe centrale et dans les Balkans les mythes les plus fous. Cela dit, il n'y a pas de fumée sans feu et tout ceci est encore la faute à la peste. Oui, quand la peste sévissait, on brûlait et on enterrait au plus vite mais dans la précipitation, on oubliait parfois de vérifier si le cadavre en était bien un. C'est pour ça qu'on a dû se retrouver avec quelques surprises ou autres cas plus ou moins rationnels. Bref, les gens croyaient tellement dur comme fer que n'importe qui pouvait se transformer en vampire qu'on enterrait les corps avec une pierre dans la bouche pour éviter de les entendre mâcher une fois réveillés mais surtout de s'auto-bouffer.

Toutefois, il faut attendre le Siècle des Lumières et la rationalisation ambiante pour s'apercevoir qu'on avait encore pris les gens pour des cons. Et pourtant... c'est à ce moment que le mythe est devenu plus célèbre encore et que les gens ont pété des gros câbles. Il était alors facile de repérer un vampire : sourcils d'Emmanuel Chain, mains poilues, pas de reflet dans le miroir, pas d'ombre mais des dents superbes avec des canines bizarrement sur-développées. Pour buter ces créatures de Satan, rien de plus simple : un pieu en bois de tremble de Russie car c'est le bois de la sainte Croix ou alors d'aubépine car c'est celui de la couronne d'épines du Christ, ou encore un poignard béni à planter en plein coeur. On lui coupe ensuite la tête et on brûle le tout, regardez Van Helsing, il le fait très bien.
 
http://www.bloodylucy.com/images/BLOODYLUCY/work2/illus4.jpgMax Schreck dans Nosferatu de Murnau en 1922.
 
Après, on dira ce qu'on veut : Gary Oldman et Brad Pitt sortent en plein jour mais leurs pouvoirs sont affaiblis, Robert Pattinson brille comme tous les lustres de l'Ermitage réunis dès qu'il y a un tant soit peu de soleil, Max Schreck a les doigts crochus et Kate Beckinsale ne peut pas saquer les lycans. Aujourd'hui, le vampire on en fait un peu ce qu'on veut et on le tourne parfois même en dérision. Dans le fond, ce n'est pas si grave, les légendes ne sont-elles pas, en réalité, de vulgaires mutations d'ouïe-dires et autres histoires orales ? Avant Christophe Colomb, on pensait bien que la terre était plate !

Tout ceci pour dire que depuis le début du phénomène Twilight, j'ai pu lire des choses plus ou moins atroces concernant les vampires et ça n'avait pourtant rien de sanglant. J'ai même pleuré, une fois, en tombant sur des articles de blogs pitoyables. Parfois, ce n'est même pas la candeur de la jeunesse qui est en cause et c'est le plus triste. En réalité, et comme beaucoup je pense, je ne supporte pas de voir des idiots qui ne savent pas de quoi ils parlent ou qui ne prennent pas le temps de se renseigner avant d'établir un fait. Soyons d'accord : le vampire littéraire et cinématographique d'aujourd'hui a une base, c'est Dracula de Bram Stoker. Sans ce merveilleux ouvrage, le vampire ne serait peut-être pas ce qu'il est aujourd'hui.

Il existe un florilège de bouquins sur le sujet mais je ne saurais que trop vous conseiller de commencer par celui de Stoker (qui intègre le chapitre L'invité de Dracula, attention à cela !) et après, vous pourrez lire le fraîchement paru Dracula l'immortel, suite écrite par Dacre Stoker, descendant du géant. Je pars du principe qu'il faut toujours commencer par connaître ses classiques !

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Mardi 27 juillet 2010 ● 1:20

Et voilà, nous y sommes. Après moult déboires pour faire 200 pauvres kilomètres en train (grève, tout ça) pour rentrer chez moi, j'y suis dorénavant. Assise dans mon canapé, je dois me rendre à l'évidence : il faut que je vous parle de Twilight - New Moon. Dur d'y échapper, n'est-ce pas ? Comme beaucoup (mais vraiment beaucoup) de monde, je suis allée le voir au cinéma pas plus tard que samedi soir en la douce compagnie de Mimi, Noémie et, contre toute attente, le grand et beau Matthieu. Première surprise, c'est le nombre de mâles présents dans la salle bondée. Comme nous sommes arrivés après l'extinction des feux, nous avons dû nous séparer. Mimi et Matthieu d'un côté, Noé et moi d'un autre. C'est parti pour une bonne poilade.

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Comme beaucoup (mais vraiment beaucoup) de monde, j'étais pressée de la sortie de Twilight - New Moon au cinéma. Non pas par amour du bel Edward mais par curiosité au même titre que les Harry Potter et n'importe quel bouquin que j'aurais lu transposé à l'écran. Cependant, j'ai préféré y aller avec une ouverture d'esprit XXL afin d'éviter d'être désappointée mais je n'ai hélas pas pu éviter la déception. A quoi est-elle due ? C'est une question très intéressante car, si on réfléchit bien, le film est plutôt fidèle au bouquin et je n'ai noté aucune surprise, d'autant plus avec tout le tapage qui est fait autour de ça, nous connaissions déjà que trop bien les acteurs et le contenu du film avant même de le voir. Dans ce cas, à moi de ne pas céder à la tentation (ha ha) et d'ignorer les bandes annonces mais que voulez-vous, je suis faible.

Le livre ne m'ayant que moyennement plu, il était donc tout à fait logique que j'aie le même sentiment quant au film. C'est lent, c'est plat, il ne se passe rien et la moindre potentielle scène d'action se retrouve apparentée à un océan de guimauve. La réflexion que je me suis faite tout au long du film, c'est (attention c'est pour les initiés) : "Bonjour, Hémiplégiane, 35 ans, prend des temps........................................... en parlant." Est-il vraiment nécessaire de faire de longues phrases entrecoupées de blancs sans fin ? Encore qu'elles auraient un sens véritable et profond... mais du "Te voir respirer est mon seul cadeau" ou encore "Tu es ton propre soleil" ça me fait une sorte de fussoire, voyez-vous. Alors soit, c'est joli dans le fond et oui, je sais que c'est écrit dans le livre, mais le mièvre n'a pas le même rendu à l'écrit qu'à l'écran, faudra leur dire. Bizarrement, ça me choque moins quand je fais ma propre interprétation. Nous déballer ça comme ça, sans prévenir, ça peut provoquer des chocs irréversibles et ce n'est pas bon, vraiment pas. Il y a tellement plus de phrases béton cul-cul-la-praline dans cet opus que dans le premier que ça m'a presque gâché le film.

Hormis le fait que Robert Pattinson jouait plutôt comme une savate (et c'est une insulte à mes pantoufles) dans cet épisode (ça ne m'avait pas choquée dans le premier), Kristen Stewart (qui a un très joli prénom au demeurant) était plutôt bonne actrice mais quelles horreurs tous ces plans centrés sur son petit minois ! J'ai parfois eu l'impression qu'elle se sentait obligée d'en faire des caisses pour contenter le champ de la caméra. Je déteste ce type de sentimentalisme américain, ça m'énerve.

Je n'ai pas non plus accroché à la bande originale, j'ai largement préféré la première. Plus épurée, plus sablée, plus film d'auteur. Là, c'était du blockbuster. Ni plus, ni moins.

Désolée les filles mais Jacob Black n'a rien d'exaltant. Surtout quand il enlève son t-shirt pour essuyer le sang sur le front de Bella... mais qui fait ça, sérieusement ? C'est n'importe quoi ! Du réalisme, c'est trop demandé ? Et puis son doublage français est à chier.

Un point positif tout de même, en plus des loups qui étaient assez cools, pour les Volturi. Même s'ils étaient loin d'être parfaits, je suis assez fan de Jane jouée par Dakota Fanning. Malgré ses 5 minutes d'apparition, je crois que c'était la plus vraie de tout le casting. La faute à l'expérience ? Son style de petite écolière tirée à quatre épingles infligeant la pire souffrance du monde, c'est remarquable.
 
http://www.bloodylucy.com/images/BLOODYLUCY/work/twi3.jpgQuelle malfaisance dans ce regard, Dakota !

D'ailleurs, à Volterra, il faudra dire à Robert qu'il arrête de se déshabiller si c'est pour nous pourrir la vue d'un téton plus bas que l'autre. Oui, quand on se veut et s'assume sex symbol, on va jusqu'au bout, on assure un certain parallélisme. Non mais qu'est-ce que ça veut dire ! Il est beaucoup plus sexy croustille quand il garde sa chemise. Si on doit d'ailleurs rester sur un point de vue entièrement physique, j'aimerais qu'on arrête de mettre des perruques sur la tête des acteurs et qu'on arrête également de leur faire d'affreuses couleurs ne leur allant pas du tout... est-ce si difficile de trouver un acteur qui fasse perfect match avec le personnage ?

Bref... un épisode affreusement tragédien et je regrette, ô que je regrette le succès de cette histoire, tout confondu ! J'aurais tellement aimé que ce soit mieux filmé, mieux adapté, mieux écrit... l'histoire était pourtant si bien partie... dommage, c'est le terme adéquat. Mais j'ai beaucoup ri, cela dit. Et ça m'a fait du bien.

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Je termine par cette image issue de la scène qui m'a le plus fait rire (aux larmes).




Je dois aussi vous annoncer que cet article m'a apporté 261 visites. Je ne sais pas si je dois être vexée ou carrément pleurer... ou être contente.

Lundi 23 novembre 2009 ● 14:39

Hier soir, et mieux vaut tard que jamais, j'ai enfin terminé le tome 4 de la saga Twilight. J'ai dû le commencer au mois de mars et je ne l'ai terminé que maintenant, je sais, je suis très lente. Pour tout vous dire, j'ai commencé en parallèle une lecture qui me passionne beaucoup plus, j'ai donc laissé nos amis les vampires adolescents de côté. Je crois qu'il est temps de donner un avis définitif.

D'après moi, Twilight aurait dû s'arrêter à Fascination, le premier tome. Je crois qu'il était inutile de continuer et surtout de faire trois autres livres. J'ai eu beaucoup plus de mal à rentrer dans ces suites alors que j'ai dévoré le premier, le trouvant vraiment magnifique.  Je ne vois pas dans cet adjectif le style d'écriture, Marc Lévy et Anna Gavalada écrivent de la même façon (non, ce n'est pas un compliment), mais simplement l'histoire, la trame de fond. Je ne vais pas me répéter, j'en ai déjà parlé.

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Je déplore l'impression que j'ai eue face à une Stephenie Meyer qui faisait plus de remplissage que d'écriture, comme si elle avait signé son contrat de quatre tomes sous la contrainte et qu'elle se sentait obligée de noircir des pages et des pages. Je déteste ce sentiment. Certes, ça ne m'a pas empêchée de lire l'intégralité de la saga et d'avoir ressenti diverses émotions, je ne suis pas en pierre, mais voilà, dans l'ensemble je reste sceptique. J'ai trouvé le tome 2 totalement inutile. Edward se tire et laisse Bella toute seule avec Jacob, OK. Et alors ? Faut-il qu'il y ait un livre de 500 pages là-dessus ? Je ne me souviens même plus du tome 3 et le tome 4 m'a fait un peu rire. Que Bella soit transformée en vampire a sonné très juste mais je ne sais pas s'il était utile d'aller jusqu'au mariage et, pire, jusqu'à l'enfant ! Renesmée est, de plus, un prénom bien ridicule, et je trouve bien dommage de partir dans tous les sens. Concernant l'affrontement de fin avec les Volturri, je me suis dit qu'il y allait enfin avoir un peu d'action. Et bien non, les italiens repartent comme ils sont venus (bon, je vous résume). Je voulais du sang, des morts, du tragique, pas de la pitié pour les lecteurs adolescents ! J'ai été presque aussi déçue par cette fin que par celle de Harry Potter, mais au moins dans ce dernier il y a eu de la baston.

J'ai donc terminé la saga Twilight et en dehors du premier tome, elle ne me laissera pas un souvenir impérissable. J'irai voir toutes les adaptations cinématographiques mais je tiens à dire que je suis très désappointée par le choix des acteurs pour jouer les Volturri, je ne les voyais pas du tout avec des gueules d'adolescents pré-pubères, j'avais davantage l'image d'un type comme Armand dans Entretien avec un vampire. Enfin, il faut plaire aux enfants...

Mardi 23 juin 2009 ● 14:13

"Ses prunelles perdirent leur éclat, et la panique envahit ses traits. La seconde d'après, Bella se mit à hurler. Ce ne fut pas un cri, mais un hurlement de douleur à vous figer sur place. Il s'acheva en gargouillement. Ses yeux se révulsèrent, son corps s'arqua, et elle vomit un geyser de sang."
 
Livre II - Chapitre 17
Révélation de Stephenie Meyer

Aaaah, enfin ! Ca commence à devenir intéressant ! J'adore ce passage, je n'imagine que trop bien cette petite vomir de l'hémoglobine. Vous savez ce que ça me rappelle ? Je vais sûrement vous paraître présomptueuse devant vous, connaisseurs, mais je corrèle ce passage à un autre lors d'une scène de Dracula, de Francis Ford Coppola, et vous voyez très bien de laquelle je veux parler puisque je n'ai pas trouvé de vidéo sur Internet pour vous la montrer. Je parle de ce moment où Van Helsing et ses trois accolytes se pointent dans la crypte pour décapiter Lucy qui s'est, évidemment, transformée en vampire et qui crache un petit torrent de sang au visage de Van Helsing.

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Frances Dade (Lucy) et Bela Lugosi (Dracula)
Dracula de Tod Browning
Version complètement loufoque mais c'est de 1931 alors on pardonne.

Mardi 31 mars 2009 ● 16:27

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