Mercredi 17 juin 2009 ♠ 15:59

Ouvre tes écoutilles.

C'est l'été (enfin presque) et il y a de la musique cool qui m'envahit les esgourdes ces temps-ci. Du genre :

The Noisettes avec Don't Upset The Rythm. C'est vachement sympa, un côté british funk qui n'est pas déplaisant et qui me donnerait presque envie de bouger mon boule dans mon salon. Mais je ne le ferai pas parce que je respecte les limites de la bienséance. La chanteuse me fait penser à la fois à Grace Jones mais aussi à Skye Edwards (chanteuse de Morcheeba de 1995 à 2003, un groupe que je vénère au passage) dans la voix.



Et puis rien à voir mais on s'est perdu sur Metal Nation sur Virgin 17 hier soir (tard, normal, le metal ça fait peur aux enfants) et il y avait ce groupe qui fait de la musique super bien mais ses membres ont des gueules de cons, un mélange entre Marilyn Manson (herk), Dir En Grey (arf) et My Chemical Romance (ça me fait du tort de les insulter parce que je les aime bien), et je trouve ça triste parce que musicalement ça vaut le coup. Il s'agit de Deathstars (il paraît qu'ils sont connus mais moi j'ai découvert hier soir, je tiens à le dire) avec Death Dies Hard. Attention, ça envoie du gras.

Samedi 18 avril 2009 ♠ 22:35

Trois films pour le prix d'un.

Les joies du cinéma c'est que parfois, même s'il nous prend la rudement bonne idée de consulter la critique, on peut être fortement surpris. Le fait est qu'il ne faut jamais nous emballer trop vite, il faut peser le pour et le contre, surtout quand on se déplace et qu'on paye (une somme astronomique mais c'est un autre débat). Il est affreusement frustrant de payer sa place de cinéma pour voir une sombre bouse qu'on aurait pu voir chez soi, dans son canapé, en ayant obtenu le fichier illégalement. La faute à qui ? A ces réalisateurs qui auraient bien besoin d'arrêter d'aller chasser le dragon au moment où ils pondent leurs idées de merde.


http://www.bloodylucy.com/images/2/pred.jpgPrédictions
Alex Proyas (2009)

Prédictions, d'Alex Proyas. Il y avait Nicolas Cage et visiblement une bonne trame fantastique mais c'est un leurre, on nous ment. Nicolas Cage devrait faire comme Samuel L. Jackson quand il a tourné dans Des serpents dans l'avion : s'excuser. Son compte en banque devait vraiment hurler famine pour accepter cela, c'est inadmissible. C'est dommage, ça commencait pourtant bien ! Lors de la cérémonie du cinquantième anniversaire de l'inauguration d'une école primaire, on déterre une capsule temporelle dans laquelle sont conservés les dessins des enfants 50 ans plus tôt lorsque leur institutrice leur avait demander comment ils voyaient le futur. Caleb (Chandler Canterbury), le petit garçon de John Koestler (Nicolas Cage), astrophysicien (ou quelque chose de cette trempe), détient une feuille sur laquelle ne sont inscrits que des chiffres à défaut d'une soucoupe volante rose et violette. Je vous passe les détails mais au fil du film, on découvre que les chiffres correspondent à des dates qui elles-mêmes correspondent aux événements les plus meurtriers des 50 dernières années. Jusque là, ça paraît plutôt sympa, une petite fille a des dons de voyance et se prend pour Nostradamus et puis tout dérappe. Premièrement, même si on peut passer outre, ce film contient tous les affreux clichés du genre : le père veuf qui élève seul son fils et qui est le plus grand athée de la planète (de par son métier ? Sûrement...) qui se laisse aller depuis la mort de sa femme, les catastrophes horribles qui n'arrivent qu'aux Etats-Unis, j'en passe et des meilleurs. Ensuite, dès le début du film, on sait que John Koestler est un athée profond alors on se dit que, forcément, il y a anguille sous roche. C'est un film américain parlant de catastrophes naturelles, le mec ne peut pas être athée bien longtemps, c'est impossible. Gagné, ce putain de long métrage est truffé de références bibliques : les quatre cavaliers de l'Apocalypse, Adam et Eve, le jardin d'Eden, etc. Histoire de ne pas mourir idiot, on vous balance aussi des petites histoires d'extraterrestres et d'élus afin de mixer toutes les atrocités contenues dans ce genre de films. Au final, ça ne ressemble plus à rien, l'intrigue se barre en sucette et on ne sait plus vraiment de quoi il est question. J'ai envie de dire que le seul avantage de ce film tient dans ses scènes très impressionnantes, notamment celle de l'avion qui se crash au-dessus de l'autoroute et celle du rêve (plus ou moins...) de Caleb, lorsqu'il regarde par la fenêtre de sa chambre et que la forêt n'est plus qu'un brasier laissant s'échapper quelque faune enflammée.
N'y allez pas, c'est une merde.




http://www.bloodylucy.com/images/2/jf.jpgJoyeuses funérailles
Frank Oz (2007)

Heureusement, nous avons un ordinateur et un canapé, ce qui nous remonte le moral avec une petite perle très british, Joyeuses Funérailles de Frank Oz (The Score, le génial In & Out avec Kevin Kline, Dark Crystal, etc.) dont la trame se déroule lors de l'office funèbre du père de Daniel et Robert (Matthex MacFadyen qu'on peut voir aussi dans Orgueil et Préjugés, et Rupert Graves). Toute la famille et les amis se réunissent dans la demeure familiale où ne se déroulera que catastrophe sur catastrophe. Entre Robert, le fils prodigue écrivain qui s'est exilé à New York et qui ne peut s'empêcher de se sentir bien meilleur que son frère Daniel ; la cousine Martha qui doit gérer son père psychorigide et son petit-ami qui a avalé une pilule hallucinogène par erreur, et l'amant du défunt, tout tourne autour d'un humour noir et forcément anglais. C'est une petite merveille !




http://www.bloodylucy.com/images/2/dikk.jpgDikkenek
Olivier Van Hoofstadt (2006)

Pour finir, faisons-le avec de l'humour belge parce qu'il n'y a que ça de vrai, j'ai nommé Dikkenek (prononcé Diquénèque) d'Olivier Van Hoofstadt qui ne raconte pas vraiment grand chose si ce n'est les tribulations de Stef et de J.-C., respectivement grande gueule à deux balles et séducteur looser. Leur quête (sans réel but) est truffée de personnages qui vont, au choix, les emmerder ou leur faire passer de bons moments. Il y a un casting de malade : Dominique Pinon (le roi des seconds rôles qu'on trouve un peu partout), Jérémie Rénier, Marion Cotillard, Florence Foresti, Mélanie Laurent, Catherine Jacob et le grand François Damiens, le roi des caméras cachées belges insupportables (il sévit notamment sur Canal +). Manquait plus que Benoit Poelvoorde mais à la limite, c'aurait été trop évident. Alors on regarde et on adore parce que nous, l'humour noir et beauf, on est fan.

Mardi 22 juillet 2008 ♠ 21:44

Globe-trotter est mon deuxième prénom.

Je suis devant une spéciale Rita Mitsouko sur Virgin 17 et plus ça va, plus je regrette de ne pas être allée les voir en concert avant la mort de Fred Chichin. Ca me bouffe un peu, je dois dire.

La petite fille gâtée que je suis est jalouse. Jalouse de tous ces gens qui partent en vacance à l'étranger cette année. Très sincèrement, je n'ai pas de quoi me plaindre, je suis allée trois fois en Angleterre et aux quatre coins du pays, j'ai passé une journée à Figueres en Espagne à visiter le musée de Salvador Dali, je suis partie une semaine à Saint-Pétersbourg en Russie et c'était un petit peu énorme et l'été dernier, avec David, Edwige et Matthieu, on s'est quand même tapé la Pologne. C'est justement là le problème de ces voyages, c'est qu'on y prend vite goût. La semaine dernière, Florence et François sont partis à Chypre et Chypre, c'est plutôt cool, c'est un pays où se reflettent de multiples civilisations, cette petite île où l'antique se mêle au moderne, là où une communauté russe vit depuis quelques années maintenant. La chance. J'ai aussi très envie d'aller en Irlande. Avant je m'en foutais un peu mais depuis qu'on aurait pu y aller cet été, j'ai vraiment de plus en plus envie de visiter ce pays. Sans compter l'Islande et la Roumanie et surtout les Etats-Unis, avec David on est bien chaud là.

En bref, il faut en profiter pendant qu'on a que notre peau à nous occuper et c'est con à dire mais le futur vient vite, surtout quand je sais que ça ne dérangerait pas ma mère d'être grand-mère de bonne heure (ne nie pas maman, tu m'as dit l'autre jour que c'était la normalité des choses !)

Là, pour l'heure, je me ferais bien Moscou.

Mercredi 25 juin 2008 ♠ 0:06

La musique anglaise est la meilleure !

A la minute où j'écris ces lignes je suis devant la retransmission sur AB1 des Brit Awards 2008 qui ont eu lieu de 16 février dernier. Là, c'est Amy Winehouse qui chante et c'est marrant parce qu'elle ne tremble pas et qu'elle suit parfaitement la caméra des yeux qui tourne autour d'elle, même qu'elle a l'air heureux d'être ici donc j'en conclue qu'elle est sobre. Comme quoi elle peut être agréable quand elle veut. Bien sûr, je vous vois venir avec vos gros sabots en téflon... c'est vrai, je l'admets, je regarde essentiellement pour KT Tunstall même si elle n'a rien gagné cette année, elle était néanmoins nominée pour la meilleure chanteuse. De toute façon, elle n'y chante pas. Mais cette émission est plutôt canon et je dirais que c'est la référence pour trouver des perles typiquement british. Par exemple, il faudrait que je vous parle de Newton Faulkner, Bat For Lashes et The Editors (enfin apparemment beaucoup de gens connaissent déjà ceux-là mais pour moi c'est la première fois). Cela dit, je n'ai pas encore écouté leur musique.

Le petit plus de l'émission c'est la présentation par Sharon Osbourne et sa fille Kelly, complètement décalées, à l'image de l'homme de la famille qu'on a pu apercevoir, Ozzy...

Et puis tout à l'heure j'ai vu un reportage sur deux jeunes femmes françaises de 18 et 23 ans qui partaient vivre à Dublin quelques temps pour y chercher du travail. Ca m'a presque donné envie d'y aller mais pas à David. Dommage. Je vous devance, je ne partirai pas à l'étranger toute seule.

Si quand on meurt on se réincarne, alors j'aimerais renaître au Royaume-Uni avec un très grand potentiel artistique en moi.

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