Désormais, mon appartement ne contient plus rien de matériellement culturel. Je suis plutôt heureuse de déménager à 25 ans car ça m'évite de bouger moult cartons remplis de livres amassés au cours de toute une vie. Je ne vais pas dire que je n'en ai pas beaucoup (et dire le contraire serait faux) mais je n'en ai pas suffisamment pour me ruiner la santé à tous les porter. De toute façon, dans ce genre de cas je deviens misogyne et je laisse Petrif s'en charger. J'ai tellement hâte d'être dans mon nouveau chez-moi que je pense que je ne pleurerai même pas en quittant mon actuel. C'est effectivement une question que je me pose étant donné le déchirement que j'ai eu lorsque ma famille et moi avons quitté en 2003 la fermette en pleine cambrousse que j'adorais pour cette vieille bâtisse de bourg datant de la construction du village, soit entre le XIIe et le XIVe siècle, on n'est pas trop sûr. Ca fait drôle, c'est évident. Et pourtant, aujourd'hui il me serait totalement impossible de vivre à nouveau à la campagne. Être loin de tout, toujours prendre sa voiture, avoir le rhume des foins, tout ça est derrière moi. Je veux du béton, des trottoirs et surtout pas de jardin. Voilà pourquoi Petrif et moi nous installons dans notre tour d'ivoire, au septième étage d'une résidence fort charmante en plein centre-ville.

Bien qu'il nous manque la moitié de nos affaires, ça ne nous a pas empêché de regarder La Planète des singes : les origines, de Rupert Wyatt, ce soir. Je suis plutôt mitigée par le rendu. J'ai eu un peu de mal avec le charisme d'huître de James Franco, l'absolue inutilité du personnage de Freida Pinto (ça arrive vraiment trop souvent, dans le cinéma hollywoodien, d'avoir des rôles féminins qui servent à que dalle, c'est usant à la longue) et la lenteur de l'intrigue. C'est au moment où le film démarre qu'il se termine et je m'attendais à en voir plus, une fois que les singes s'énervent bien comme il faut. Cependant, vive les années 2000, vive le progrès, ce cher Caesar est plutôt parfait et vraiment très expressif. Ca change de ces bons vieux costumes qui donnaient la réplique à Charlton Heston en 1968. De toute façon, au risque de déplaire à beaucoup de gens, moi j'ai beaucoup aimé La Planète des singes, de Tim Burton. Evidemment, ça n'est pas du Tim Burton pur et dur mais il était très bien foutu aussi. Il faudrait maintenant regarder tous ces films dans l'ordre.

Puisqu'on parle un peu de culture, il y a quasiment deux semaines a été diffusé sur Arte un reportage sur Bon Jovi. Le groupe était suivi pendant sa dernière tournée et les impressions des membres étaient recueillies à propos de divers points, que ce soit sur les concerts en eux-mêmes ou bien leur passé, leur recul face à leur carrière. J'ai appris pas mal de choses intéressantes. C'est assez drôle puisque Bon Jovi est un groupe qui a toujours été honni (le mot est peut-être un peu fort mais...) par la critique. Ils ont la réputation d'être un groupe de midinettes mais ils ne sont pourtant pas les seuls à avoir démarré dans les années 80 en faisant du hard FM. Cela dit, pour les avoir vus en concert l'année dernière, je n'ai pas souvenir d'une majorité masculine dans la salle. Et puis quand on est un blondinet beau gosse issu de l'immigration italienne et qu'on pose torse-nu, et puis quand on sort une chanson comme Always, faut pas s'étonner non plus ! Je suis peut-être fan d'eux mais je ne dirai ni ne penserai jamais qu'ils ont révolutionné la musique, toutefois il y a quelque chose d'indéniable dans leur cheminement artistique, c'est qu'ils ont su évoluer. Ils sortent des albums depuis 25 ans et les vendent incroyablement bien. Ils sont à la tête d'un business considérable et détiennent plusieurs records, notamment celui de la tournée qui a fait le plus de bénéfices. Ils mènent bien leur barque. En 1986 (me semble-t-il avoir compris), l'année de leur troisième album (Slippery When Wet, une perle du genre), ils ont viré leur manager qui se foutait de leur gueule et faisait se créer des tensions entre les membres. En accord avec les autres, Jon Bon Jovi, le leader, a pris la tête des opérations en prouvant qu'il était tout aussi capable de faire le boulot tout en continuant sa carrière d'artiste. Aujourd'hui ce gars-là fait tourner son groupe comme une PME et tout le monde y trouve son compte. Outre l'aspect commercial de la machine, ça ne les empêche pas de continuer à écrire et composer comme ils l'ont toujours fait, sans se mettre de pression et avec expérience. De plus, ils ont toujours eu une vie plus ou moins saine. Alcool, drogues et groupies dans les loges n'étaient pas leur crédo. Leurs familles n'ont jamais été dans le business, le groupe a toujours veillé à ce que chacun ait sa place. En interview, Jon Bon Jovi disait qu'il était hors de question pour lui que ses gamins l'accompagnent en tournée puisqu'ils avaient école. Chose logique, moi je n'ai jamais accompagné mon père sur les chantiers qu'il supervisait, j'avais autre chose à foutre entre apprendre à compter et écrire sans faute d'orthographe. Papa travaille, en somme. Comme quoi, il est toujours possible d'être marié depuis plus de vingt ans, d'avoir quatre enfants équilibrés, de ne pas avoir une vie dissolue et donc de rester un artiste à part entière ! La seule fois où il y a eu pétage de plomb dans l'air, c'est quand Heather Locklear a quitté Richie Sambora, le guitariste, alors qu'ils étaient mariés depuis bon nombre d'années et qu'ils avaient une fille ado. Richie est devenu légèrement alcoolo et a commencé à faire n'importe quoi au volant de sa bagnole. Il a fait une bonne grosse dépression, ses copains l'ont aidé à s'en sortir et aujourd'hui ça va mieux. Je passerais sur le fait que ce mec-là est un gratteux fort mésestimé alors qu'il a un jeu magnifique, mais soit. Enfin, quand je parlais d'évolution, Bon Jovi a donc commencé au rayon hard FM avec perfecto en cuir, permanentes de rigueur et chansons à base de your kiss is the drug, oh oh (Bad Medicine, album New Jersey, 1988) et ceux qui regardent How I Met Your Mother voient de quoi je parle avec la chanson You Give Love A Bad Name. Dans les années 90, ils ont fait du rock des années 90 parce qu'il fallait Keep The Faith et c'est en 1995 qu'ils ont sorti leur plus bel album, These Days. En 2000, tout le monde a kiffé (et a fait connaissance avec le groupe, j'en fait partie) It's My Life et puis ils ont continué comme ça jusqu'à aujourd'hui. Je ne dis pas que l'évolution est obligatoire mais quand elle est bien faite, c'est quand même vachement beau, ce n'est pas le cas de types comme AC/DC et Iron Maiden qui nous balancent toujours la même sauce (ce n'est pas une critique) depuis plus de vingt ans.

Donc bon, je maintiens mon respect immodéré pour Bon Jovi et qu'on ne vienne pas me dire le contraire de tout ce que j'énonce précédemment, ce serait quand même de la mauvaise foi, non ?

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Richie Sambora (guitariste), Jon Bon Jovi (chanteur), Tico Torres (batteur), David Bryan (claviériste).

Mardi 6 décembre 2011 ● 2:03

J'ai un frère de quatre ans mon cadet avec lequel j'ai longtemps partagé ma chambre. A 14 ans, je me suis enfin retrouvée seule et j'ai même eu droit à ma propre télévision. Je la regardais tous les jours avec mes programmes bien routiniers. Quand j'ai eu 17 ans, on a déménagé et j'ai été contrainte de partager ma chambre à nouveau avec mon frère. Plus de télé, nous n'avions pas la place. J'ai enfin eu ma propre chambre deux ans plus tard et toujours pas de télé. Ca m'a d'abord manqué et puis je m'y suis fait, jusqu'à ne quasiment plus la regarder du tout. J'ai renoué avec elle quand je suis partie vivre en cité universitaire, à 20 ans. Je me réconfortais de ma première année de fac qui ne me plaisait pas du tout en regardant Le destin de Lisa sur TF1 - le désespoir absolu, vous en conviendrez.

Et puis aujourd'hui, j'ai 24 ans, je travaille et j'ai mon propre chez-moi alors j'ai un écran plat d'une centaine de centimètres (CMB DTC - je sais, je ne peux pas). En plus, on a des chaînes via la Freebox alors oui, je regarde la télévision (pas de plus en plus mais c'est vrai qu'elle est très souvent allumée) et c'est parfois un pur bonheur. Même si on a plutôt l'habitude de regarder des films ou des séries pour certaines soirées, des fois j'aime bien zapper. Juste zapper et constater. Je dois dire que ce soir, c'était le jackpot !

J'ai commencé par regarder Tellement Vrai sur NRJ12 (la meilleure chaîne du monde, sans conteste) qui suivait quatre couples sur le point de se marier. A des moments, j'ai poussé des petits cris pour exprimer mon indignation contre la beaufitude des gens. L'un des couples voulait un mariage elfique. Sauf qu'avec un petit budget, rien ne ressemble à du Peter Jackson. Tous les invités étaient déguisés habillés à la mode médiévale. Alors faut choisir, elfique ou médiéval ? Le plus drôle a été le lâché de papillons à la sortie de l'église. A la manière des célèbres coccinelles (je ne retrouve pas la vidéo de ce moment mythique, pardonnez-moi), la moitié était crevée. Du grand art. On a enchaîné sur le couple dont la femme était âgée de vingt ans de plus que son mari. Elle était magnifique : le teint bronzé et la peau fripée comme un bel abricot sec, les cheveux longs et noirs, le maquillage très distingué et, les détails qui vont bien, piercings et tatouages de mise. Elle était toute aussi princière et délicate dans sa robe de mariée qu'une de ses connasses d'invitées a tâché de vin rouge dès le vin d'honneur (la première qui me fait un coup pareil ne sera plus jamais mon amie). Bref, c'est avec ce genre d'émission qu'on est en droit de reconsidérer cet acte si beau et solennel qu'est le mariage (sic). Toujours est-il que ça m'a donné des idées pour ne pas rater le mien.

Histoire de continuer la soirée sur les chapeaux de roue, je suis passée sur TF1 pour regarder New York : Unité Spéciale. Je l'avoue, j'adore cette série. Elle est si glauque qu'on est en droit de se dire que ceux qui la regardent sont tous atteints. L'épisode d'aujourd'hui racontait comment une femme enceinte de 8 mois a pu se faire violer sous fonds de trafics d'enfants bulgares. Ca se passe de commentaire et pourtant, c'est passionnant.
Edit : Petrif a raison, j'ai oublié de parler de l'essentiel concernant cette série. Il se trouve que pour quelques épisodes, Sharon Stone est en guest star. Et l'homme qui partage ma vie n'a rien trouvé de mieux à dire qu'elle ressemblait à quelqu'un de connu. Merci Captain Obvious !

Mais c'était sans compter sur le clou du spectacle qui n'est d'ailleurs pas terminé à l'heure à laquelle j'écris ces lignes. Je zappe sur TMC et je tombe sur un chef-d'oeuvre du cinéma vampirique : Vampires 2, de Tommy Lee Wallace. Tellement mauvais qu'il n'est jamais sorti au cinéma. Savez-vous qui tient le rôle principal ? Jon Bon Jovi ! C'est d'ailleurs simplement pour son merveilleux talent d'acteur et sa grande crédibilité en chasseur de vampire (non mais regardez-moi ces cascades !) que je reste devant sans bailler. Aucun des acteurs n'est connu et je crois qu'il en est de même pour les acteurs du doublage. C'est sidérant.

Mais je vais m'arrêter là histoire que ma réputation ne soit pas encore un peu plus anéantie. A défaut de fêter Halloween, je me fais peur comme je peux.

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Ouais ouais, fais le malin. En attendant, fais plaisir aux fans de toi comme moi et cantonne-toi à chanter du glam rock, Jon !

Mardi 2 novembre 2010 ● 2:14

L'air devient franchement irrespirable là où je suis actuellement, j'ai rarement été aussi emmerdée pour respirer qu'en ce foutu mois de juin, je maudis les arbres et les fleurs et toutes ces saloperies de graminés. La nature, tout ça, c'est de la merde.

Ce matin, j'ai embauché à 8h tapantes. Les épreuves du bac débutaient aujourd'hui signifiant le changement de nos emplois du temps. Je ne fais plus d'internat, je passe mes journées à la vie scolaire à faire de l'administratif et de la saisie. Par exemple, aujourd'hui mes horaires étaient 8h-12h30 et 13h30-18h et je n'ai fait qu'une seule chose : agrafer. J'ai passé en revue tous les bulletins trimestriels des élèves de première et de terminale pour les joindre à leur fiche d'inscription de début d'année pour ensuite classer le tout dans leurs dossiers. Ca m'a pris toute cette putain de journée, je n'en reviens toujours pas. Je n'ai même pas encore commencé les dossiers des classes de seconde. Et puis comme j'étais à mi-temps cette année, je ne connais quasiment rien de la vie scolaire alors je dois apprendre sur le tas. Mais l'année prochaine, je passe à plein temps, ce qui signifie que je vais enfin avoir un vrai salaire et vous n'imaginez pas le bien que ça fait. Dans un futur proche, j'envisage même de tenter le concours de conseiller principal d'éducation, je crois que ça me plairait bien. J'ai l'impression de voir du concret, ça me fait drôle.

Enfin bon. De toute façon, aujourd'hui il ne me fallait pas quelque chose de trop violent. J'ai passé la journée quasiment seule à la vie scolaire avec mon agrafeuse et je me suis shootée à la caféine pour me tenir éveillée. Il me fallait au moins ça ! Après un concert à Paris Bercy qui s'est terminé à 23h30 et les 4h de route qui suivaient pour revenir chez nous, j'ai relativement peu dormi. Ah mais je savais pertinemment ce que je faisais et qu'aujourd'hui serait une journée rude. Ce qui me fait le plus mal au cul, c'est que j'ai eu tellement de travail que je n'ai même pas eu le loisir de repenser à hier soir. Du coup, ce soir je suis là en train de vous écrire depuis mon ordinateur portable sur la table basse du salon avec la télévision allumée sur le JT et j'ai du mal à réaliser ce qui s'est passé.

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Photos du concert londonien trouvées ici.
 
Je sais bien que ça peut sembler ridicule parce que Bon Jovi est un groupe qui, en France, est soit méconnu, soit mésestimé. Pour ainsi dire, je m'en fous un peu de ce que pensent les gens quand je leur dis que je suis fan depuis mes 13 ans 1/2 (au moins ça) et que j'attends leur venue à Paris depuis 2001 (ils n'y ont pas fait de concert depuis) mais cette année-là, j'étais trop jeune pour avoir le droit d'y aller. Hier soir, j'ai réalisé l'un de mes plus grands rêves (rien que ça) et, mine de rien, ça me fout un coup. Quelque part je me sens vidée d'un poids et je ressens le concert d'hier comme un accomplissement. Putain de merde, vous n'imaginez pas comment j'ai piétiné et comment j'en avais ras-le-bol hier soir ! Déjà, mardi soir on ne me tenait plus, je disais et faisais débilité sur connerie, j'étais insupportable. Mercredi, heureusement qu'on est vite arrivé sur Paris. Après, il a fallu se coltiner une file d'attente de la taille Dunkerque/Marseille et nous étions entourés de beaufs, c'était intenable. J'ai vu des choses mes amis, j'ai vu des choses !!! J'ai vu des tonnes de t-shirts à l'effigie du groupe et ils étaient tous aussi moisis les uns que les autres, parmi les détenteurs du titre de king of beauf, j'ai cru voir des fans de Johnny, j'étais trop mal à l'aise. Franchement, ça m'a rendue trop triste. Quand enfin on est entré dans la salle, on s'est tapé que du kéké autour de nous. Entre le gros placé derrière moi qui me collait, son pote gogol qui faisant mine de sodomiser la fille devant lui quand elle se baissait, celle-là même qui a passé le concert à téléphoner pour faire écouter des chansons à ses correspondants (alors que tout le monde sait qu'on entend un brouhaha infernal à chaque fois, parole de Rolling Stones au stade de France via my English friend Rosie), et puis que dire de la grande tige qui trouvait toujours le moyen de se placer juste dans mon angle de vision ou encore de la petite brune énervée qui ne supportait pas qu'on la touche, mais avec le gros derrière moi qui me poussait, c'était difficile de faire autrement. Bref, je n'ai jamais vu un public aussi merdique à un concert, qu'on se le dise. Du coup, ça fout les boules parce que ça peut altérer la qualité du concert. En plus, je ne vous raconte pas l'horreur de la première partie, c'était One Republic et c'était sirupeux à en crever (vous connaissez sûrement ce titre). Nul à chier. Non, là ce n'était plus possible, il me fallait dans la seconde JONRICHIETICODAVID&HUGH sinon j'allais péter un câble. Mes prières ont été entendues sur les coups de 21h.

Je n'ai pas été déçue. J'ai même eu des bonnes surprises. C'est exactement ce à quoi je m'attendais. Ils ont joué plusieurs chansons qu'ils n'ont pas vraiment l'habitude de faire à chaque fois et ça m'a fait plaisir, comme pour Something For The Pain en acoustique (album These Days, 1995, mon album préféré) ou encore In These Arms (album Keep The Faith, 1992) et Keep The Faith elle-même qui m'a putain donné envie de jouer de la basse. Il y avait une passerelle qui allait dans le public et même si je déplore le fait que les gars ne s'en soient pas beaucoup servi, quand Jon Bon Jovi est passé et s'est arrêté pile poil dans mon angle de vue à à peine quelques mètres de moi, j'ai ressenti quelque chose. Vous savez, moi contrairement à d'autres greluches, je sais me tenir à un concert. Jamais je ne hurle à la mort, jamais je ne pleure comme une fan de Tokio Hotel, jamais je ne brandis de pancarte et autres objets de cet acabit qui me donneraient envie de brûler la salle entière avec tout le monde à l'intérieur, non, au pire je lève un peu les bras, je saute parce que je suis le mouvement et je chante aussi mais ça s'arrête là. Donc quand Jon Bon Jovi s'est trouvé face à moi, les pouffiasses ont hurlé (et ces pouffiasses-là n'ont pas 13 ans, non, elles en ont 30 bien tapés) et ont brandi les appareils photos. C'est vrai que c'est tellement mieux de voir son idole à travers un écran de trois pouces. Non, moi je l'ai simplement regardé et le temps s'est arrêté. Là, je me suis sentie bien, il n'y avait plus rien autour, juste lui et moi et je me suis dis : "Nom de dieu, ça y est, tu y es. Profite de ces quelques secondes qui ne se reproduiront peut-être jamais. Regarde-le bien et rends-toi compte de ce qui se passe." Et je me suis rendue compte, je n'ai rien dit ni rien exprimé, j'ai simplement contemplé.

Ce concert était parfait mais je ne peux pas vraiment en parler, j'ai une approche hyper personnelle de l'événement. Je ne pourrais pas vraiment vous dire comment ça s'est passé à cause du caractère subjectif que je lui ai donné.

Toujours est-il qu'il me semble que Seigneur Uekte en a parlé une fois sur son blog mais je n'en peux plus de tous ces appareils photos et de ces téléphones qui polluent les concerts, c'est simplement abject. Quand vous filmez, ça ne rend rien du tout, putain mais rendez-vous compte ! Et arrêtez d'emmener vos appareils photos car il y aura toujours un mec pour le faire et vous pourrez aisément retrouver les photos sur Internet. Vous n'imaginez pas à quel point il est chiant d'essayer de voir la scène parmi tous ces objets que la technologie a voulu nous offrir.

La setlist pour celles et ceux que ça intéresserait :

01. Blood On Blood - New Jersey, 1988
02. We Weren't Born To Follow - The Circle, 2009
03. You Give Love A Bad Name - Slippery When Wet, 1986
04. Raise Your Hands - Slippery When Wet, 1986
05. Born To Be My Baby - New Jersey, 1988
06. Lost Highway - Lost Highway, 2007
07. When We Were Beautiful - The Circle, 2009
08. Captain Crash & The Beauty Queen From Mars - Crush, 2000
09. We Got It Goin' On - Lost Highway, 2007
10. Bad Medicine - New Jersey, 1988 + Pretty Woman
11. Lay Your Hands On Me (Richie Sambora) - New Jersey, 1988
12. Bed Of Roses - Keep The Faith, 1992
13. I'll Be There For You - New Jersey, 1988
14. Something For The Pain - These Days, 1995
15. Someday I'll Be Saturday Night - Cross Road, 1994
16. I'll Sleep When I'm Dead - Keep The Faith, 1992
17. It's My Life - Crush, 2000
18. Work For The Working Man - The Circle, 2009
19. Who Says You Can't Go Home - Have A Nice Day, 2005
20. Keep The Faith - Keep The Faith, 1992

21. Let It Rock - Slippery When Wet, 1986
22. In These Arms - Keep The Faith, 1992
23. Wanted Dead Or Alive - Slippery When Wet, 1986
24. Livin' On A Prayer - Slippery When Wet, 1986


Et vous savez, je ne vous ai même pas parlé de cette idée saugrenue qu'on eu les fans de vouloir chanter le refrain de Thank You For Loving Me plusieurs fois de suite pour montrer au groupe à quel point nous (= la France) étions touchés de les voir de retour à Paris après 9 ans. Des tracts nous ont été distribués, là j'ai compris qu'on avait touché le fond. Y'a pas à dire, un fan, qu'est-ce que c'est con ! En tous cas l'initiative a fait un flop et ce n'est pas un mal.

Oh et puis il y avait un sixième gars sur scène, c'est la première fois que je le voyais. Je ne sais même pas comment il s'appelle. Ah et puis David Bryan (le claviériste) a chanté à un moment et je n'avais jamais entendu le son de sa voix. Bah ça vaut le coup, ma foi.

Jeudi 17 juin 2010 ● 21:12

http://www.bloodylucy.com/images/BLOODYLUCY/work2/bonjovicircletour.jpgBon sang, je suis stressée ! Ou alors ce n'est pas vraiment le terme mais je développe les mêmes effets. J'ai du mal à rester en place, j'ai un peu mal au ventre et j'ai des frissons. Comme si j'allais rencontrer quelqu'un d'important. C'est pourtant ce qui va se passer ! Je serai à plusieurs dizaines de mètres, c'est vrai, mais j'attends ça depuis tellement longtemps... Avec du recul, ça paraît un peu ridicule, j'ai quand même vu un certain nombre de concerts et j'aurais presque le droit d'être blasée (que les foudres s'abattent sur moi si tel est le cas un jour), et puis Bon Jovi n'est peut-être pas le plus grand groupe du monde, ils ont cette réputation de chanteurs pour midinettes et ils n'ont pas fait les albums les plus originaux du rock'n'roll mais je me rappelle mes 13 ans et cette découverte pas à pas de leur musique, j'étais si fan. J'ai tous leurs albums, je peux tous les dater et je peux vous dire sur quel album se trouve telle chanson (bon, ce n'est pas un grand exploit en soi mais il y a quand même une bonne dizaine d'opus depuis 1984 !).

Demain soir sera le grand soir. Je serai à Bercy au milieu d'un public dont je me demande encore le contenu. Ce qui me chagrine un tantinet, c'est le plan de salle. La scène sera en demi cercle et aura une sorte d'allée au large, il y aura du public entre les deux et les autres seront plus loin et j'en ferai partie. J'aurais bien voulu être dans le carré or mais les places coûtaient plus d'une centaine d'euros et je n'avais pas les moyens d'en acheter deux. Croyez bien que sinon, je l'aurais fait sans aucun problème.





Enfin wait and see et en attendant, j'ai hââââââte ! Après ça, je les aurais tous faits, ce sera un accomplissement dans ma jeune vie :')

Mardi 15 juin 2010 ● 13:35

Bon Jovi
The Circle (2009)

http://www.bloodylucy.com/images/BLOODYLUCY/work/BONJOVIthecircle.jpgEnfin le nouvel album de Bon Jovi ! Quelle joie ! Surtout après cette affreuse erreur de parcours qu'ils nous ont pondue en 2007 soit leur dixième album studio intitulé Lost Highway. Je l'avais acheté en toute connaissance de cause, je savais que les gars avaient décidé de laisser parler leur flou country artistique mais au détriment de mes oreilles chastes. Il y avait bien sûr une ou deux chansons sympathiques mais c'était fort peu comparé au reste de l'album. Donc là, ils sont revenus à la raison et ils ont sorti The Circle. Je sens qu'ils ont repris du poil de la bête, peut-être aussi parce qu'ils passent enfin par la France pour leur prochaine tournée donc tout ne peut que bien se passer (je suis d'un naturel optimiste, t'as vu). Bref, après acquisition de l'objet tant convoité (que j'ai acheté en import avec le DVD en +), j'ai mis le volume à fond et tant pis pour les voisins ? Vous savez ce que ça m'a rappelé ? L'album Crush qui est sorti en 2000 après un silence de cinq ans, et ça m'a fait trop plaisir. C'est enfin redevenu rock n'roll, comme ces bons vieux groupes américains qui portaient la permanente et le perfecto l'année de ma naissance et qui gèrent toujours autant 25 ans plus tard. Ils ont la banane, les dents blanches, le pec' parfait et les soli de la mort. Ce qui m'a aussi ravie, ce sont les quelques références à d'anciens tubes tels que Livin' On A Prayer (Slippery When Wet, 1986) ou encore Born To Be My Baby (New Jersey, 1988), j'ai ressenti un peu de nostalgie à la limite de la larmichette. Allez les jeunes, il n'est pas trop tard pour découvrir Bon Jovi !



Lily Allen
It's Not Me, It's You (2009)

http://www.bloodylucy.com/images/BLOODYLUCY/work/lilyallenitsnotmeitsyou.jpgQuand Lily Rose Beatrice Allen, fille de Keith Allen alias le shérif de Nottingham dans Robin Hood (la série de BBC), née un an avant moi, a sorti son premier album, Alright, Still en 2006, je n'étais pas plus friande que ça. Pourtant, je voyais déjà cette fille comme une impertinente et c'est d'ailleurs comme ça qu'elle a été décrite. Quand bien même, sa chanson Smile était devenue franchement pénible à force de l'entendre dans cette sempiternelle publicité... un peu à la manière de Black Horse & The Cherry Tree de KT Tunstall pour un certain opérateur Internet. Toujours est-il que quand j'ai entendu le premier titre de It's Not Me, It's You à la radio, The Fear, j'ai tout de suite été conquise. En fait, ce que j'adore énormément chez Lily Allen, c'est son accent anglais tellement prononcé... J'aime vraiment beaucoup entendre de vrais anglais parler, je trouve ça très agréable. Et puis est sorti Fuck You qu'on ne présente plus et qu'on a tendance à entendre un peu trop encore. Son dernier single en date s'appelle 22 et elle existe en deux versions, l'une en solo et l'autre en duo avec Ours qui n'est autre que le fils d'Alain Souchon. Ces deux versions sont sur l'album. Pour que j'achète un CD, il faut qu'au moins 3 chansons me plaisent. Et là, c'est tout l'album. C'est frais, britannique à souhait et le fort accent de Lily Allen dépasse fortement le côté un peu faiblard de sa voix (si on devait lui trouver un défaut).



Pearl Jam
Backspacer (2009)

http://www.bloodylucy.com/images/BLOODYLUCY/work/CoverBackspace300CMYK500x500.jpgEnfin ! Pearl Jam ! Depuis le temps que j'ai le CD en ma possession et que je ne suis pas fichue d'en parler... Car c'est effectivement le terme, je n'arrive pas à en parler, je ne sais absolument pas quoi dire dessus ! De toute façon, je présente mes excuses à Spöka pour avoir tant tardé. Pearl Jam est un groupe américain de Seattle fondé en 1990. Ils ont été pas mal populaires dans le domaine du grunge et devaient donc être de sérieux concurrents de Nirvana. Parce que Pearl Jam, c'est quand même un groupe vachement connu mais moi, je ne les connais pas. Enfin pas tant que ça. De nom, bien sûr, mais je n'ai jamais pris la peine d'écouter leur discographie complète (qui compte tout de même 9 albums studio + 3 albums live, 1 best-of et divers EP et raretés) et j'avoue ne pas avoir pris le temps de le faire récemment. A l'écoute de Backspacer, je ne suis même pas sûre d'en avoir envie. Je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé cet album parce que j'ai tout de même plusieurs chansons qui m'ont plu telles que Got Some, Just Breathe ou encore Unthought Known mais ça ne reste pas imprimé dans ma tête. Je suis pas une grande fan de grunge en temps normal (suis-je la seule au monde à ne pas tant aimer Nirvana ?), peut-être est-ce pour ça. Cependant, la voix du chanteur, Eddie Vedder, est à se damner (il a une bonne tête aussi). On n'a même pas envie de lui donner une cuiller de miel dans un grand verre de lait parce que sa voix rocailleuse est assez sexy croustille si vous me passez l'expression. J'en appelle donc aux fans, aux vrais, y a-t-il un album de Pearl Jam qui vaut vraiment le coup, à côté du quel on ne doit surtout pas passer ?




Fiction Plane
Paradiso (album live - 2009)

http://www.bloodylucy.com/images/BLOODYLUCY/work/fictionplaneparadisosmall.jpgPassons à Sumner Junior... alias Joe Sumner, le fils de Gordon Sumner autrement appelé Sting. Je vous ai parlé de son groupe, Fiction Plane, il y a quelques jours en vous mettant le titre Two Sisters. Il faudrait faire sérieusement du mauvais esprit pour ne pas s'apercevoir que Joe Sumner n'est pas le digne fils de son père : ressemblance physique frappante et que dire de la voix si ce n'est que c'est la même ? Je sais tout ce qu'on peut dire sur les fils de mais enfin tout de même, si Junior a le même talent que Papa, pourquoi ne pas l'exploiter ? Ce serait tellement dommage... Fiction Plane est un groupe qui existe depuis 10 ans maintenant (lors de leur formation ils s'appelaient Santa's Boyfriend) et ont commencé par s'inspirer de Nirvana (encore eux). Aujourd'hui, je ne dirais pas que ça me fait penser à du Nirvana mais c'est un avis personnel. Non, c'est du bon vieux rock britannique. Je n'ai pas eu l'occasion d'écouter leur deux albums (Everything Will Never Be OK en 2002 et Left Side Of The Brain en 2007) et j'ai directement attaqué avec Paradiso qui est un album live sorti cette année. A dire vrai, c'est surtout parce qu'un pote me l'a prêté donc autant profiter de l'occasion. Le boîtier contient 3 disques dont un DVD du concert, les deux autres disques étant les pistes audio dudit concert. Je ne sais pas si c'est une bonne idée de commencer à écouter un live plutôt que de le voir ou d'écouter un album studio... Là, je n'ai clairement pas accroché mais je ne suis pas sûre que cet avis vaudra grand chose quand j'aurai écouter (et vu) le reste. Toutefois deux coups de coeur, les chansons Two Sisters (sans blague) et Drink. C'est tout... pour le moment.

Jeudi 3 décembre 2009 ● 23:29

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