Désormais, mon appartement ne contient plus rien de matériellement culturel. Je suis plutôt heureuse de déménager à 25 ans car ça m'évite de bouger moult cartons remplis de livres amassés au cours de toute une vie. Je ne vais pas dire que je n'en ai pas beaucoup (et dire le contraire serait faux) mais je n'en ai pas suffisamment pour me ruiner la santé à tous les porter. De toute façon, dans ce genre de cas je deviens misogyne et je laisse Petrif s'en charger. J'ai tellement hâte d'être dans mon nouveau chez-moi que je pense que je ne pleurerai même pas en quittant mon actuel. C'est effectivement une question que je me pose étant donné le déchirement que j'ai eu lorsque ma famille et moi avons quitté en 2003 la fermette en pleine cambrousse que j'adorais pour cette vieille bâtisse de bourg datant de la construction du village, soit entre le XIIe et le XIVe siècle, on n'est pas trop sûr. Ca fait drôle, c'est évident. Et pourtant, aujourd'hui il me serait totalement impossible de vivre à nouveau à la campagne. Être loin de tout, toujours prendre sa voiture, avoir le rhume des foins, tout ça est derrière moi. Je veux du béton, des trottoirs et surtout pas de jardin. Voilà pourquoi Petrif et moi nous installons dans notre tour d'ivoire, au septième étage d'une résidence fort charmante en plein centre-ville.
Bien qu'il nous manque la moitié de nos affaires, ça ne nous a pas empêché de regarder La Planète des singes : les origines, de Rupert Wyatt, ce soir. Je suis plutôt mitigée par le rendu. J'ai eu un peu de mal avec le charisme d'huître de James Franco, l'absolue inutilité du personnage de Freida Pinto (ça arrive vraiment trop souvent, dans le cinéma hollywoodien, d'avoir des rôles féminins qui servent à que dalle, c'est usant à la longue) et la lenteur de l'intrigue. C'est au moment où le film démarre qu'il se termine et je m'attendais à en voir plus, une fois que les singes s'énervent bien comme il faut. Cependant, vive les années 2000, vive le progrès, ce cher Caesar est plutôt parfait et vraiment très expressif. Ca change de ces bons vieux costumes qui donnaient la réplique à Charlton Heston en 1968. De toute façon, au risque de déplaire à beaucoup de gens, moi j'ai beaucoup aimé La Planète des singes, de Tim Burton. Evidemment, ça n'est pas du Tim Burton pur et dur mais il était très bien foutu aussi. Il faudrait maintenant regarder tous ces films dans l'ordre.
Puisqu'on parle un peu de culture, il y a quasiment deux semaines a été diffusé sur Arte un reportage sur Bon Jovi. Le groupe était suivi pendant sa dernière tournée et les impressions des membres étaient recueillies à propos de divers points, que ce soit sur les concerts en eux-mêmes ou bien leur passé, leur recul face à leur carrière. J'ai appris pas mal de choses intéressantes. C'est assez drôle puisque Bon Jovi est un groupe qui a toujours été honni (le mot est peut-être un peu fort mais...) par la critique. Ils ont la réputation d'être un groupe de midinettes mais ils ne sont pourtant pas les seuls à avoir démarré dans les années 80 en faisant du hard FM. Cela dit, pour les avoir vus en concert l'année dernière, je n'ai pas souvenir d'une majorité masculine dans la salle. Et puis quand on est un blondinet beau gosse issu de l'immigration italienne et qu'on pose torse-nu, et puis quand on sort une chanson comme Always, faut pas s'étonner non plus ! Je suis peut-être fan d'eux mais je ne dirai ni ne penserai jamais qu'ils ont révolutionné la musique, toutefois il y a quelque chose d'indéniable dans leur cheminement artistique, c'est qu'ils ont su évoluer. Ils sortent des albums depuis 25 ans et les vendent incroyablement bien. Ils sont à la tête d'un business considérable et détiennent plusieurs records, notamment celui de la tournée qui a fait le plus de bénéfices. Ils mènent bien leur barque. En 1986 (me semble-t-il avoir compris), l'année de leur troisième album (Slippery When Wet, une perle du genre), ils ont viré leur manager qui se foutait de leur gueule et faisait se créer des tensions entre les membres. En accord avec les autres, Jon Bon Jovi, le leader, a pris la tête des opérations en prouvant qu'il était tout aussi capable de faire le boulot tout en continuant sa carrière d'artiste. Aujourd'hui ce gars-là fait tourner son groupe comme une PME et tout le monde y trouve son compte. Outre l'aspect commercial de la machine, ça ne les empêche pas de continuer à écrire et composer comme ils l'ont toujours fait, sans se mettre de pression et avec expérience. De plus, ils ont toujours eu une vie plus ou moins saine. Alcool, drogues et groupies dans les loges n'étaient pas leur crédo. Leurs familles n'ont jamais été dans le business, le groupe a toujours veillé à ce que chacun ait sa place. En interview, Jon Bon Jovi disait qu'il était hors de question pour lui que ses gamins l'accompagnent en tournée puisqu'ils avaient école. Chose logique, moi je n'ai jamais accompagné mon père sur les chantiers qu'il supervisait, j'avais autre chose à foutre entre apprendre à compter et écrire sans faute d'orthographe. Papa travaille, en somme. Comme quoi, il est toujours possible d'être marié depuis plus de vingt ans, d'avoir quatre enfants équilibrés, de ne pas avoir une vie dissolue et donc de rester un artiste à part entière ! La seule fois où il y a eu pétage de plomb dans l'air, c'est quand Heather Locklear a quitté Richie Sambora, le guitariste, alors qu'ils étaient mariés depuis bon nombre d'années et qu'ils avaient une fille ado. Richie est devenu légèrement alcoolo et a commencé à faire n'importe quoi au volant de sa bagnole. Il a fait une bonne grosse dépression, ses copains l'ont aidé à s'en sortir et aujourd'hui ça va mieux. Je passerais sur le fait que ce mec-là est un gratteux fort mésestimé alors qu'il a un jeu magnifique, mais soit. Enfin, quand je parlais d'évolution, Bon Jovi a donc commencé au rayon hard FM avec perfecto en cuir, permanentes de rigueur et chansons à base de your kiss is the drug, oh oh (Bad Medicine, album New Jersey, 1988) et ceux qui regardent How I Met Your Mother voient de quoi je parle avec la chanson You Give Love A Bad Name. Dans les années 90, ils ont fait du rock des années 90 parce qu'il fallait Keep The Faith et c'est en 1995 qu'ils ont sorti leur plus bel album, These Days. En 2000, tout le monde a kiffé (et a fait connaissance avec le groupe, j'en fait partie) It's My Life et puis ils ont continué comme ça jusqu'à aujourd'hui. Je ne dis pas que l'évolution est obligatoire mais quand elle est bien faite, c'est quand même vachement beau, ce n'est pas le cas de types comme AC/DC et Iron Maiden qui nous balancent toujours la même sauce (ce n'est pas une critique) depuis plus de vingt ans.
Donc bon, je maintiens mon respect immodéré pour Bon Jovi et qu'on ne vienne pas me dire le contraire de tout ce que j'énonce précédemment, ce serait quand même de la mauvaise foi, non ?

Bien qu'il nous manque la moitié de nos affaires, ça ne nous a pas empêché de regarder La Planète des singes : les origines, de Rupert Wyatt, ce soir. Je suis plutôt mitigée par le rendu. J'ai eu un peu de mal avec le charisme d'huître de James Franco, l'absolue inutilité du personnage de Freida Pinto (ça arrive vraiment trop souvent, dans le cinéma hollywoodien, d'avoir des rôles féminins qui servent à que dalle, c'est usant à la longue) et la lenteur de l'intrigue. C'est au moment où le film démarre qu'il se termine et je m'attendais à en voir plus, une fois que les singes s'énervent bien comme il faut. Cependant, vive les années 2000, vive le progrès, ce cher Caesar est plutôt parfait et vraiment très expressif. Ca change de ces bons vieux costumes qui donnaient la réplique à Charlton Heston en 1968. De toute façon, au risque de déplaire à beaucoup de gens, moi j'ai beaucoup aimé La Planète des singes, de Tim Burton. Evidemment, ça n'est pas du Tim Burton pur et dur mais il était très bien foutu aussi. Il faudrait maintenant regarder tous ces films dans l'ordre.
Puisqu'on parle un peu de culture, il y a quasiment deux semaines a été diffusé sur Arte un reportage sur Bon Jovi. Le groupe était suivi pendant sa dernière tournée et les impressions des membres étaient recueillies à propos de divers points, que ce soit sur les concerts en eux-mêmes ou bien leur passé, leur recul face à leur carrière. J'ai appris pas mal de choses intéressantes. C'est assez drôle puisque Bon Jovi est un groupe qui a toujours été honni (le mot est peut-être un peu fort mais...) par la critique. Ils ont la réputation d'être un groupe de midinettes mais ils ne sont pourtant pas les seuls à avoir démarré dans les années 80 en faisant du hard FM. Cela dit, pour les avoir vus en concert l'année dernière, je n'ai pas souvenir d'une majorité masculine dans la salle. Et puis quand on est un blondinet beau gosse issu de l'immigration italienne et qu'on pose torse-nu, et puis quand on sort une chanson comme Always, faut pas s'étonner non plus ! Je suis peut-être fan d'eux mais je ne dirai ni ne penserai jamais qu'ils ont révolutionné la musique, toutefois il y a quelque chose d'indéniable dans leur cheminement artistique, c'est qu'ils ont su évoluer. Ils sortent des albums depuis 25 ans et les vendent incroyablement bien. Ils sont à la tête d'un business considérable et détiennent plusieurs records, notamment celui de la tournée qui a fait le plus de bénéfices. Ils mènent bien leur barque. En 1986 (me semble-t-il avoir compris), l'année de leur troisième album (Slippery When Wet, une perle du genre), ils ont viré leur manager qui se foutait de leur gueule et faisait se créer des tensions entre les membres. En accord avec les autres, Jon Bon Jovi, le leader, a pris la tête des opérations en prouvant qu'il était tout aussi capable de faire le boulot tout en continuant sa carrière d'artiste. Aujourd'hui ce gars-là fait tourner son groupe comme une PME et tout le monde y trouve son compte. Outre l'aspect commercial de la machine, ça ne les empêche pas de continuer à écrire et composer comme ils l'ont toujours fait, sans se mettre de pression et avec expérience. De plus, ils ont toujours eu une vie plus ou moins saine. Alcool, drogues et groupies dans les loges n'étaient pas leur crédo. Leurs familles n'ont jamais été dans le business, le groupe a toujours veillé à ce que chacun ait sa place. En interview, Jon Bon Jovi disait qu'il était hors de question pour lui que ses gamins l'accompagnent en tournée puisqu'ils avaient école. Chose logique, moi je n'ai jamais accompagné mon père sur les chantiers qu'il supervisait, j'avais autre chose à foutre entre apprendre à compter et écrire sans faute d'orthographe. Papa travaille, en somme. Comme quoi, il est toujours possible d'être marié depuis plus de vingt ans, d'avoir quatre enfants équilibrés, de ne pas avoir une vie dissolue et donc de rester un artiste à part entière ! La seule fois où il y a eu pétage de plomb dans l'air, c'est quand Heather Locklear a quitté Richie Sambora, le guitariste, alors qu'ils étaient mariés depuis bon nombre d'années et qu'ils avaient une fille ado. Richie est devenu légèrement alcoolo et a commencé à faire n'importe quoi au volant de sa bagnole. Il a fait une bonne grosse dépression, ses copains l'ont aidé à s'en sortir et aujourd'hui ça va mieux. Je passerais sur le fait que ce mec-là est un gratteux fort mésestimé alors qu'il a un jeu magnifique, mais soit. Enfin, quand je parlais d'évolution, Bon Jovi a donc commencé au rayon hard FM avec perfecto en cuir, permanentes de rigueur et chansons à base de your kiss is the drug, oh oh (Bad Medicine, album New Jersey, 1988) et ceux qui regardent How I Met Your Mother voient de quoi je parle avec la chanson You Give Love A Bad Name. Dans les années 90, ils ont fait du rock des années 90 parce qu'il fallait Keep The Faith et c'est en 1995 qu'ils ont sorti leur plus bel album, These Days. En 2000, tout le monde a kiffé (et a fait connaissance avec le groupe, j'en fait partie) It's My Life et puis ils ont continué comme ça jusqu'à aujourd'hui. Je ne dis pas que l'évolution est obligatoire mais quand elle est bien faite, c'est quand même vachement beau, ce n'est pas le cas de types comme AC/DC et Iron Maiden qui nous balancent toujours la même sauce (ce n'est pas une critique) depuis plus de vingt ans.
Donc bon, je maintiens mon respect immodéré pour Bon Jovi et qu'on ne vienne pas me dire le contraire de tout ce que j'énonce précédemment, ce serait quand même de la mauvaise foi, non ?

Richie Sambora (guitariste), Jon Bon Jovi (chanteur), Tico Torres (batteur), David Bryan (claviériste).


Bon sang, je suis stressée ! Ou alors ce n'est pas vraiment le terme mais je développe les mêmes effets. J'ai du mal à rester en place, j'ai un peu mal au ventre et j'ai des frissons. Comme si j'allais rencontrer quelqu'un d'important. C'est pourtant ce qui va se passer ! Je serai à plusieurs dizaines de mètres, c'est vrai, mais j'attends ça depuis tellement longtemps... Avec du recul, ça paraît un peu ridicule, j'ai quand même vu un certain nombre de concerts et j'aurais presque le droit d'être blasée
Enfin le nouvel album de Bon Jovi ! Quelle joie ! Surtout après cette affreuse erreur de parcours qu'ils nous ont pondue en 2007 soit leur dixième album studio intitulé Lost Highway. Je l'avais acheté en toute connaissance de cause, je savais que les gars avaient décidé de laisser parler leur flou country artistique mais au détriment de mes oreilles chastes. Il y avait bien sûr une ou deux chansons sympathiques mais c'était fort peu comparé au reste de l'album. Donc là, ils sont revenus à la raison et ils ont sorti The Circle. Je sens qu'ils ont repris du poil de la bête, peut-être aussi parce qu'ils passent enfin par la France pour leur prochaine tournée donc tout ne peut que bien se passer
Quand Lily Rose Beatrice Allen, fille de Keith Allen alias le shérif de Nottingham dans Robin Hood
Enfin ! Pearl Jam ! Depuis le temps que j'ai le CD en ma possession et que je ne suis pas fichue d'en parler... Car c'est effectivement le terme, je n'arrive pas à en parler, je ne sais absolument pas quoi dire dessus ! De toute façon, je présente mes excuses à
Passons à Sumner Junior... alias Joe Sumner, le fils de Gordon Sumner autrement appelé Sting. Je vous ai parlé de son groupe, Fiction Plane, il y a quelques jours en vous mettant le titre Two Sisters. Il faudrait faire sérieusement du mauvais esprit pour ne pas s'apercevoir que Joe Sumner n'est pas le digne fils de son père : ressemblance physique frappante et que dire de la voix si ce n'est que c'est la même ? Je sais tout ce qu'on peut dire sur les fils de mais enfin tout de même, si Junior a le même talent que Papa, pourquoi ne pas l'exploiter ? Ce serait tellement dommage... Fiction Plane est un groupe qui existe depuis 10 ans maintenant 








