Dimanche 10 août 2008 ♠ 0:22

Sunshine de Danny Boyle.

http://minor-catastrophes.cowblog.fr/images/sunshine.jpgDanny Boyle et son film Sunshine, ou comment réaliser un film sous acides. Attention, il ne faut pas toujours croire ce qu'on dit, parfois les drogues dures ne sont pas systématiquement néfastes ! Ou alors si les stupéfiants n'ont rien à voir là-dedans, il faut un cerveau carrément alambiqué. Mais c'est sympa aussi parce qu'au final, Sunshine est un film cool. L'un des meilleurs de science-fiction d'après les connaisseurs et s'ils le disent, c'est que c'est vrai. Au départ, moi je ne suis pas véritablement fan de science-fiction ; d'ailleurs le dernier film de ce genre que j'ai vu ET adoré c'est Le Cinquième Elément, c'était il y a 13 ans alors... mais attention, je suis loin d'être une connaisseuse. La preuve en est que je n'ai jamais vu la saga Alien, ni la saga Star Wars... eh oui, shame on me ! Quoique je mens un peu, j'ai vu Le Retour du Jedi à l'âge de 8 ans (mais je devais certainement jouer aux Playmobils devant donc question assiduité, je repasserai).
 
Sunshine, c'est une équipe de scientifiques et d'astronautes qui, dans un futur proche (2057 précisément), se voit confier la mission de faire péter le soleil pour le faire renaître. En effet, le soleil est sur le point de s'éteindre, ce qui engendrerait logiquement la fin de l'espèce humaine. Le but est donc de larguer une grosse bombasse au coeur de l'étoile pour qu'elle explose et se régénère. Bien entendu, le film serait bien chiant s'il n'y avait pas quelques petites choses embêtantes qui barrent la route aux protagonistes...
Et l'avantage est comme c'est du Danny Boyle (Trainspotting, 28 jours plus tard, etc.), il n'y a pas d'héroïsme à l'américaine avec un courage sans nom de la part des personnages, non non non ! Et c'est ça qui est bien, c'est le charme et les moyens à l'anglaise. Par contre, je l'admets sans honte, j'ai eu du mal à comprendre les dix dernières minutes du film, j'avais l'impression d'être dans The Fountain de Darren Aronofsky alors j'ai jeté un oeil dans le forum d'Allociné pour me conforter un peu. Et en fait, ça s'avère finalement assez limpide.
On a aussi un petit côté métaphysique non négligeable, à prendre comme on l'entend. Certains vont se positionner du côté religieux de la chose, moi je le vois plutôt comme la puissance de la Nature qu'on ne peut réellement défier. Enfin je vous laisse voir le film et si jamais c'est déjà le cas, on pourra en débattre en commentaire.

Lundi 16 juin 2008 ♠ 15:22

El Orfanato de Juan Antonio Bayona.

http://minor-catastrophes.cowblog.fr/images/orfanato.jpgEl Orfanato
Juan Antonio Bayona (2007)

El Orfanato (l'Orphelinat), film plutôt glauque pour un producteur un petit peu glauque également, Guillermo del Toro, le papa d'El Laberinto del Fauno (le Labyrinthe de Pan) et d'El Espinazo del diablo (l'Echine du Diable). Arrêtez de me demander s'il a un lien direct avec Benicio, je ne le sais pas et ne me suis pas renseignée pour, je vous laisse vous en charger. Le réalisateur s'appelle Juan Antonio Bayona, inconnu au bataillon.

Dans El Orfanato (pardonnez-moi de l'écrire dans sa langue originale mais je l'ai vu en VOST, il me paraissait impoli d'écrire le titre français), vous retrouvez la touche noire et oppressante d'El Laberinto del Fauno et une histoire similaire à celle de Saint-Ange de Pascal Laugier. Autant vous le dire, il faut s'attendre à ne pas ressentir une grande joie à la vue du film. Pour la petite histoire, vous avez Laura (Belen Rueda que vous avez peut-être pu voir dans La Famille Serrano le matin sur FR3) qui a passé son enfance dans un orphelinat au bord de la mer en compagnie de sa bande de copains du même âge. Elle est adoptée la première et une fois adulte, elle s'installe dans l'établissement désaffecté avec son mari Carlos et leur fils de 7 ans, Simon, dans le but d'en faire un foyer pour enfants spéciaux. Très vite, il s'avère que le petit Simon se trouve des amis imaginaires...
Il s'agit là d'un drame fantastique, que j'ai personnellement trouvé très triste mais très bien fait. Le suspense tient jusqu'au bout et de toute façon le film n'est pas très long, 1h45. Tout est bien dosé et on se sent parfaitement oppressé, il n'y a aucun doute.
Un très bon film donc mais à ne pas regarder pour les âmes sensibles. Il n'y a pourtant pas de scènes gores ni de surprises d'un genre film d'horreur coréen ou japonais (ceux qui ont vu 2 Soeurs de Kim Jee-Woon savent de quoi je veux parler) et ne croyez pas Allociné qui le classe comme film d'épouvante-horreur, il ne faut quand même pas déconner, mais quand même, on peut se sentir dérangé.

Vendredi 30 mai 2008 ♠ 20:28

Sex & the City de Michael Patrick King.

http://minor-catastrophes.cowblog.fr/images/sex.jpgSex And The City
Michael Patrick King (2007)

Aujourd'hui j'ai passé l'une des meilleures journées de ma vie parce qu'elle fut entièrement consacrée à ma mère et moi et que je crois bien que ça ne nous était jamais arrivé. Outre le fait que nous avons passé la matinée à faire les magasins et que nous sommes allées au resto le midi avec mon père, peu avant 14h nous avons couru voir Sex & the City en deux fans que nous sommes.

Que déçues nous ne fûmes absolument pas ! Il paraît que Miss Bradshaw change 80 fois de tenue en 2h24 de film, je veux bien le croire... Il n'y a aucune extravagance (du moins aucune n'ayant aucun rapport avec l'histoire), les filles sont parfaitement fidèles à elles-mêmes pour notre plus grand bonheur et on passe aisément du rire aux larmes et vice-versa.
Néanmoins, ce film est à proscrire de votre budget cinéma pour trois raisons évidentes :
● Si vous êtes un homme peu ouvert d'esprit et misogyne,
● Si vous êtes prudes,
● Si vous n'avez pas du tout suivi la série.

Bref, en temps normal on a tendance à croire que les adaptations de séries télévisées sont des daubes mal fagotées mais ce n'est carrément pas le cas ici alors bradshawphiles, foncez !

Mardi 13 mai 2008 ♠ 17:14

PS : I Love You de Richard LaGravenese.

PS : I Love You
Richard La Gravenese (2007)

http://www.bloodylucy.com/images/2/PS.jpgEn général quand un film est triste, je pleure soit au début (mais il est assez rare qu'un film soit triste dès le début), soit à la fin en toute logique. Dans ce cas présent, j'ai pleuré tout le long du film. Il est affreusement triste, d'autant plus qu'on ne peut s'empêcher de penser que cette histoire pourrait arriver à n'importe qui d'entre nous pourvu qu'on soit en couple. Il est absolument horrible de se dire qu'on peut perdre l'être aimé du jour au lendemain et se retrouver tout seul. Qu'y a-t-il de pire que la solitude ?
J'admets que ce n'est pas le plus grand film de l'année mais il se défend et je préfère ce type de film à celui qui prend généralement Hugh Grant pour sex symbol (pas ma faute si Gerard Butler est mon amoureux n°3). C'est une question de goût.
Ceci dit, c'est un film de fille, c'est indéniable. Alors vous, les hommes, ne vous arrêtez pas en chemin ou bien le mot "pathétique" vous viendra en bouche toutes les cinq minutes environ et je ne pourrais pas vous blâmer. Vous n'êtes génétiquement pas faits pour les pyjama parties.
Je m'en vais donc boire quelques litres d'eau pour faire le chemin inverse. Par cette chaleur, il serait imprudent de ne pas le faire.

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