Samedi 7 novembre 2009 ♠ 16:37

La légende de Beowulf, de Robert Zemeckis.

http://www.bloodylucy.com/images/1/beowulf.jpgLa légende de Beowulf
Robert Zemeckis (2007)

Je ne suis pas franchement fan des films d'animation. Je ne parle pas des dessins-animés à proprement parler mais de cette bonne vieille image de synthèse. Je n'ai jamais compris pourquoi il était plus intéressant de coller des électrodes sur un mec pour le recréer virtuellement, pourquoi ne pas lui demander de jouer directement dans un film ? Et depuis les animations de Robert Zemeckis (Retour vers le futur, Forrest Gump, etc.), j'ai changé d'avis. Hier soir, on s'est maté La légende de Beowulf en blu-ray et ça m'a subjuguée. Anthony Hopkins, John Malkovich, Robin Wright-Penn, Angelina Jolie et surtout Cripsin Glover (McFlyyyyyyy !) ont prêté leurs traits aux personnages vikings du film et je dois dire que c'était vachement bien fichu, hormis peut-être la ressemblance avec Malkovich qui était un peu foireuse à mon goût mais c'est purement subjectif. La fluidité des mouvements et le souci du détail sont extraordinaires et je ne peux qu'être ultra pressée d'être à la fin du mois pour la sortie du Drôle de Noël de Scrooge, par le même réalisateur et avec Jim Carrey, Gary Oldman, Colin Firth et encore Robin Wright-Penn. Ca me rappelle des tas de souvenirs de môme.

Mardi 19 mai 2009 ♠ 22:40

Chris Cornell en solo.

J'adore quand Cowblog me déconnecte quand j'écris un article qui est chiant à faire mais je bénis David de m'avoir appris à faire une sauvegarde systématique.

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Du coup, moi, ce que j'ai fait parce que je suis curieuse comme un pou, c'est que je me suis procuré les trois albums solo de Chris Cornell. Pour voir, un peu. Bah... dans l'ensemble je suis déçue. En même temps, je me suis contentée de ça pour l'instant, je n'ai pas écouté l'intégrale de Soundgarden (7 albums) ni celle d'Audioslave (3 albums). Je sais, je suis à la ramasse. D'ailleurs, je pense que Soundgarden me plaira davantage. Peut-être Audioslave aussi. En fait je n'en sais fichtre rien, je ne suis pas devin.

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Nom de Zeus, quel regard ! Je suis trop fan !

http://minor-catastrophes.cowblog.fr/images/nouveau/cornell1-copie-1.jpgJ'ai commencé par le premier album, sorti en 1999, qui s'appelle Euphoria Morning. Une seule chanson ma tapé dans l'oeil, c'est Can't Change Me qui est la version française de la première piste et pourtant, celle-ci je ne l'aime pas. L'instrumental change et la VF me plaît davantage. Mais sinon rien de palpitant.
 
Can't Change Me

 
Can't Change Me (french version)



http://minor-catastrophes.cowblog.fr/images/nouveau/cornell2.jpgComme le premier, le deuxième opus, Carry On, sorti en 2007, a un esprit pop rock mais il m'a laissée de marbre. A part peut-être la reprise de Billie Jean de Michael Jackson qu'il a d'ailleurs interprétée lors de la première partie du concert de Lenny Kravitz (voir article suivant). En fait, au bout d'un moment ça m'a même saoulée... il faut dire aussi que j'ai écouté tous les albums à la suite dans l'après-midi.
 
Billie Jean




http://minor-catastrophes.cowblog.fr/images/nouveau/cornell3.jpgLe meilleur pour la fin, Scream, sorti ce mois de mars. Electro-rock et produit par Timbaland (tiens tiens...), c'est assez ravissant. Je ne peux pas dire que j'ai aimé l'intégralité de l'album mais certaines chansons m'ont particulièrement plu, peut-être aussi parce que Cornell les a interprétées d'une telle façon dimanche soir... D'ailleurs, je ne sais pas si c'est moi qui délire ou quoi mais j'ai l'impression que Chris Cornell est plus affirmé sur cet album que sur les deux précédents. Avec ce qu'il a pondu précédemment, il fallait oser sortir un album comme celui-ci donc il a plutôt intérêt d'être à l'aise. En tous cas je l'achèterais bien.
 
Part Of Me (je crois que c'est celle-là qui m'a scalpée dimanche soir...)


Scream


Enemy



On ne pourra en revanche absolument pas renier la voix magnifique de Chris Cornell et son charisme arthurien ce qui, très sincèrement, ne fait pas du tout décliner l'estime que j'ai pour lui. De toute façon, tant que je n'aurais pas écouté Soundgarden et Audioslave, je ne pourrais pas avoir un avis suffisamment intéressant pour moi mais surtout pour vous.

J'ai une folle envie de le revoir en concert, là, tout de suite. C'est grave docteur ?

Samedi 18 avril 2009 ♠ 22:35

Trois films pour le prix d'un.

Les joies du cinéma c'est que parfois, même s'il nous prend la rudement bonne idée de consulter la critique, on peut être fortement surpris. Le fait est qu'il ne faut jamais nous emballer trop vite, il faut peser le pour et le contre, surtout quand on se déplace et qu'on paye (une somme astronomique mais c'est un autre débat). Il est affreusement frustrant de payer sa place de cinéma pour voir une sombre bouse qu'on aurait pu voir chez soi, dans son canapé, en ayant obtenu le fichier illégalement. La faute à qui ? A ces réalisateurs qui auraient bien besoin d'arrêter d'aller chasser le dragon au moment où ils pondent leurs idées de merde.


http://www.bloodylucy.com/images/2/pred.jpgPrédictions
Alex Proyas (2009)

Prédictions, d'Alex Proyas. Il y avait Nicolas Cage et visiblement une bonne trame fantastique mais c'est un leurre, on nous ment. Nicolas Cage devrait faire comme Samuel L. Jackson quand il a tourné dans Des serpents dans l'avion : s'excuser. Son compte en banque devait vraiment hurler famine pour accepter cela, c'est inadmissible. C'est dommage, ça commencait pourtant bien ! Lors de la cérémonie du cinquantième anniversaire de l'inauguration d'une école primaire, on déterre une capsule temporelle dans laquelle sont conservés les dessins des enfants 50 ans plus tôt lorsque leur institutrice leur avait demander comment ils voyaient le futur. Caleb (Chandler Canterbury), le petit garçon de John Koestler (Nicolas Cage), astrophysicien (ou quelque chose de cette trempe), détient une feuille sur laquelle ne sont inscrits que des chiffres à défaut d'une soucoupe volante rose et violette. Je vous passe les détails mais au fil du film, on découvre que les chiffres correspondent à des dates qui elles-mêmes correspondent aux événements les plus meurtriers des 50 dernières années. Jusque là, ça paraît plutôt sympa, une petite fille a des dons de voyance et se prend pour Nostradamus et puis tout dérappe. Premièrement, même si on peut passer outre, ce film contient tous les affreux clichés du genre : le père veuf qui élève seul son fils et qui est le plus grand athée de la planète (de par son métier ? Sûrement...) qui se laisse aller depuis la mort de sa femme, les catastrophes horribles qui n'arrivent qu'aux Etats-Unis, j'en passe et des meilleurs. Ensuite, dès le début du film, on sait que John Koestler est un athée profond alors on se dit que, forcément, il y a anguille sous roche. C'est un film américain parlant de catastrophes naturelles, le mec ne peut pas être athée bien longtemps, c'est impossible. Gagné, ce putain de long métrage est truffé de références bibliques : les quatre cavaliers de l'Apocalypse, Adam et Eve, le jardin d'Eden, etc. Histoire de ne pas mourir idiot, on vous balance aussi des petites histoires d'extraterrestres et d'élus afin de mixer toutes les atrocités contenues dans ce genre de films. Au final, ça ne ressemble plus à rien, l'intrigue se barre en sucette et on ne sait plus vraiment de quoi il est question. J'ai envie de dire que le seul avantage de ce film tient dans ses scènes très impressionnantes, notamment celle de l'avion qui se crash au-dessus de l'autoroute et celle du rêve (plus ou moins...) de Caleb, lorsqu'il regarde par la fenêtre de sa chambre et que la forêt n'est plus qu'un brasier laissant s'échapper quelque faune enflammée.
N'y allez pas, c'est une merde.




http://www.bloodylucy.com/images/2/jf.jpgJoyeuses funérailles
Frank Oz (2007)

Heureusement, nous avons un ordinateur et un canapé, ce qui nous remonte le moral avec une petite perle très british, Joyeuses Funérailles de Frank Oz (The Score, le génial In & Out avec Kevin Kline, Dark Crystal, etc.) dont la trame se déroule lors de l'office funèbre du père de Daniel et Robert (Matthex MacFadyen qu'on peut voir aussi dans Orgueil et Préjugés, et Rupert Graves). Toute la famille et les amis se réunissent dans la demeure familiale où ne se déroulera que catastrophe sur catastrophe. Entre Robert, le fils prodigue écrivain qui s'est exilé à New York et qui ne peut s'empêcher de se sentir bien meilleur que son frère Daniel ; la cousine Martha qui doit gérer son père psychorigide et son petit-ami qui a avalé une pilule hallucinogène par erreur, et l'amant du défunt, tout tourne autour d'un humour noir et forcément anglais. C'est une petite merveille !




http://www.bloodylucy.com/images/2/dikk.jpgDikkenek
Olivier Van Hoofstadt (2006)

Pour finir, faisons-le avec de l'humour belge parce qu'il n'y a que ça de vrai, j'ai nommé Dikkenek (prononcé Diquénèque) d'Olivier Van Hoofstadt qui ne raconte pas vraiment grand chose si ce n'est les tribulations de Stef et de J.-C., respectivement grande gueule à deux balles et séducteur looser. Leur quête (sans réel but) est truffée de personnages qui vont, au choix, les emmerder ou leur faire passer de bons moments. Il y a un casting de malade : Dominique Pinon (le roi des seconds rôles qu'on trouve un peu partout), Jérémie Rénier, Marion Cotillard, Florence Foresti, Mélanie Laurent, Catherine Jacob et le grand François Damiens, le roi des caméras cachées belges insupportables (il sévit notamment sur Canal +). Manquait plus que Benoit Poelvoorde mais à la limite, c'aurait été trop évident. Alors on regarde et on adore parce que nous, l'humour noir et beauf, on est fan.

Vendredi 12 septembre 2008 ♠ 9:39

Juno, de Jason Reitman.

http://minor-catastrophes.cowblog.fr/images/1/4500982.jpgJe n'avais pu le voir à sa sortie au cinéma alors je me suis rattrapé hier, j'ai regardé Juno, ce film dont tout le monde ne m'a parlé qu'en bien. Les gens n'avaient pas tort, il est très sympa. Pour un film américain, je le trouve drôlement réaliste : aucun personnage n'est lisse et chacun est honnête, c'est plaisant à voir, agréable de se rendre compte qu'une identification est possible, chose dont on n'a pas l'habitude en ce qui concerne le cinéma américain.
Ensuite il y a le sujet délicat de la grossesse d'une adolescente de 16 ans ou comment faire pour ne pas choquer les puritains (c'est un peu le sujet ces temps-ci) mais le réalisateur ne se pose pas cette question et c'est tant mieux. Celle qui portait le nom d'une déesse grecque a un franc-parler légendaire et veut faire adopter son bébé par un couple de trentenaires en mal d'enfant. On peut aussi noter la relation ambiguë qu'entretient Juno (sans se rendre compte de rien) avec Mark Loring (l'ex-futur père adoptif).

Enfin bref, je n'ai pas grand chose à dire de plus, c'est un petit film très sympathique et puis c'est tout.
 
Aaaaah il y avait bien longtemps que je ne vous avais pas saoulés avec elle mais ce temps est révolu les amis puisque j'ai trouvé une nouvelle vidéo totalement inédite à mes yeux : KT Tunstall chante Little Favours (Drastic Fantastic, 2007) en acoustique accompagnée de Sam Lewis. C'est trop bien parce que je n'avais jamais entendu cette chanson de cette façon (en plus je suis en train de l'apprendre à la guitare et inutile de vous dire que je suis incroyablement proche de l'originale, I'm KT Tunstôll !) alors je vous en fais profiter, même si vous êtes tous en vacances et que les commentaires et les visites sur ce blog n'ont jamais été aussi pauvres que ces jours-ci. Pour la même émission, il y a aussi Saving My Face à voir et entendre si et seulement si vous cliquez .

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