
Aujourd'hui, en fin d'après-midi, je suis allée voir Melancholia, le dernier film de Lars Von Trier. Ne lisez cet article que si vous l'avez déjà vu ou bien il se peut que je vous ponde un vilain spoiler. J'y suis allée sans avoir lu le synopsis, sans avoir même suivi les récompenses qu'il a reçu au festival de Cannes, j'étais un peu à la rue. J'avais juste envie de le voir, parce que Kirsten Dunst et Charlotte Gainsbourg, et je ne suis pas nécessairement une grande admiratrice de cinéma d'art et d'essai. Je savais juste qu'il y avait une histoire de dépression et de mariage, rien de plus. J'ai donc été totalement surprise de voir qu'il s'agissait également d'une histoire d'apocalypse. D'ailleurs, à propos de fin du monde, je dirais qu'après avoir vu Melancholia, des films comme 2012 ou Prédictions sont une insulte au genre, enfin même s'il n'est pas utile de voir du Lars Von Trier pour s'en rendre compte.
J'ai du mal à parler de ce film parce qu'il m'a fait un très, très, très gros effet bœuf. Quand il s'est terminé, les choses se sont mélangées dans ma tête. Je me suis demandé si le spectateur lambda allait se démener pour trouver une explication, s'il allait se creuser la cervelle pour sortir une analyse complète, où il fallait voir des métaphores et des trucs et des machins... et puis je crois qu'il faut rester subjectif et voir ce qu'on a envie de voir, même s'il est peut-être plus logique de voir de la science-fiction.
Le film se compose de deux parties. La première est sur Justine (Kirsten Dunst). On assiste à son mariage avec Michael (Alexander Skarsgård) mais aussi à sa déchéance. A Justine comme au mariage. On devine la neurasthénie notoire de Justine sans que sa sœur Claire (Charlotte Gainsbourg) ni son beau-frère John (Kiefer Sutherland) arrivent à y faire quoi que ce soit. Comme prévu, tout capote. Et puis la deuxième partie arrive, centrée cette fois sur Claire. On découvre l'après-mariage et la dépression encore plus profonde de Justine. Parallèlement, un événement astronomique sans précédent se prépare. La planète Melancholia, inconnue au bataillon jusqu'alors, s'apprête à frôler la Terre. Malgré son flegme apparent, Claire est terrorisée car elle est persuadée que Melancholia entrera en collision avec notre planète, bien que John lui assure le contraire. Oui mais voilà, Justine avoue à sa sœur qu'elle sait les choses. On comprend alors d'où vient son renoncement à tout.
Bien sûr, les métaphores et les diverses explications doivent être légion mais je ne me suis pas penchée dessus au risque de me faire fumer le cerveau. J'ai envie de me contenter du côté science-fiction, non pas par flemmardise mais parce que le film me plaît comme ça. Je vous invite toutefois à ce qu'on en discute en commentaire, je suis très intéressée par les avis de chacun. Toujours est-il que Melancholia m'a rendue perplexe sur bien des points. J'ai eu l'impression que certains personnages me parlaient comme jamais et je suis ressortie complètement chamboulée, avec des nœuds par dizaines dans ma gorge et les mains moites. Il est exceptionnel.












