Je déteste Christophe Maé. Mais vraiment. Correction : je déteste la marque Christophe Maé, ce qu'il renvoie, ce qu'il nous donne. C'est vrai, après tout c'est peut-être quelqu'un d'hyper sympa, de cultivé, de drôle, on ne sait jamais. Oui mais voilà, Christophe Maé a un problème : sa voix. Ces espèces de sons dégueulasses produits par les cordes vocales de ce mec me font horreur et je zappe chaque fois que je l'entends, je ne le supporte vraiment pas. Le pire, c'est quand je discute avec une personne qui m'en fait l'éloge, j'ai forcément envie de lui ouvrir les yeux et lui dire que non, Christophe Maé n'est pas un mec écoutable. A chaque fois, on dirait un porcelet qu'on égorge. Les goûts et les couleurs, dit-on. Nous en parlions avec Jean-Philippe Star et Amandine ce weekend, Christophe Maé (de son vrai nom Christophe Martichon, il est d'utilité publique de le signaler) a également un très gros souci en ce qui concerne les paroles de ses chansons (ils sont tellement à avoir cet handicap en France !). Prenons le terrible exemple de Belle demoiselle :
Premier couplet
Du fond de ma rue
Une silhouette comme un bruit aigu
Se rapproche à hauteur de mes yeux nus
La silhouette, c'est une fille
Jour de fête nationale
Ronflante comme une escadrille
Qui domine mon moral
Je la regarde me sourire
Je baisse la garde et les yeux pour me dire
On commence fort. Ca fait trois jours que je me demande comment une silhouette peut avoir l'allure d'un bruit aigu. Alors j'essaie d'imager la chose mais rien à faire, le bruit aigu ne prend pas de forme et surtout pas celle d'une silhouette féminine. Il fallait trouver une rime à aigu alors on emploie mes yeux nus et je me pose la question : le chanteur a-t-il retiré un semblant de paire de lunettes ou quelque chose du genre ? Pourquoi ses yeux nus ? Et puis le compliment du siècle lui revient puisqu'il qualifie la belle demoiselle en question de ronflante comme une escadrille. Merveilleux, Christophe Maé est un incroyable poète. Je passe sur le Qui domine mon moral parce que ça me laisse pantoise.
Très étrangement, le reste de la chanson est relativement correct. Bien que mielleux et pas très original (ce n'est que mon humble avis) Maé s'en sort sans trop de ridicule. Mais alors, pourquoi ce couplet ? Qui a écrit ça ? QUI A ÉCRIT ÇA ? C'est le début de la chanson, c'est forcément la première chose qu'on retient alors pourquoi aligner une suite de mots qui ne veulent rien dire ? Non mais vraiment, moi ça m'énerve et si j'étais présidente de la République, je licencierais tous ces prétendus paroliers qui auraient dû mieux travailler à l'école.
Christophe Maé, on l'attache et on l'abandonne. Point final.

Premier couplet
Du fond de ma rue
Une silhouette comme un bruit aigu
Se rapproche à hauteur de mes yeux nus
La silhouette, c'est une fille
Jour de fête nationale
Ronflante comme une escadrille
Qui domine mon moral
Je la regarde me sourire
Je baisse la garde et les yeux pour me dire
On commence fort. Ca fait trois jours que je me demande comment une silhouette peut avoir l'allure d'un bruit aigu. Alors j'essaie d'imager la chose mais rien à faire, le bruit aigu ne prend pas de forme et surtout pas celle d'une silhouette féminine. Il fallait trouver une rime à aigu alors on emploie mes yeux nus et je me pose la question : le chanteur a-t-il retiré un semblant de paire de lunettes ou quelque chose du genre ? Pourquoi ses yeux nus ? Et puis le compliment du siècle lui revient puisqu'il qualifie la belle demoiselle en question de ronflante comme une escadrille. Merveilleux, Christophe Maé est un incroyable poète. Je passe sur le Qui domine mon moral parce que ça me laisse pantoise.
Très étrangement, le reste de la chanson est relativement correct. Bien que mielleux et pas très original (ce n'est que mon humble avis) Maé s'en sort sans trop de ridicule. Mais alors, pourquoi ce couplet ? Qui a écrit ça ? QUI A ÉCRIT ÇA ? C'est le début de la chanson, c'est forcément la première chose qu'on retient alors pourquoi aligner une suite de mots qui ne veulent rien dire ? Non mais vraiment, moi ça m'énerve et si j'étais présidente de la République, je licencierais tous ces prétendus paroliers qui auraient dû mieux travailler à l'école.
Christophe Maé, on l'attache et on l'abandonne. Point final.










