
J'ai longtemps pris Maïwenn Le Besco pour une femme très mystérieuse. J'avais envie de connaître sa vie, son histoire, je ne lui donnais même pas d'âge. Vous me direz, il est facile de savoir tout ça puisqu'il n'y a qu'à taper son nom dans Wikipédia mais c'est bien trop simple. Alors j'ai préféré regarder son long métrage, Le Bal des actrices, réalisé en 2007 (il aurait été plus judicieux de commencer par Pardonnez-moi, je le reconnais, mais je réparerai cette erreur prochainement). Le film, ou plutôt le docu-fiction, est tourné avec ce côté amateur qu'on donne aux films d'auteur et ça donne du vrai à l'histoire. D'autant plus que les protagonistes sont des actrices jouant leur propre rôle : Jeanne Balibar, Romane Bohringer, Julie Depardieu, Mélanie Doutey, Marina Foïs, Estelle Lefébure, Linh-Dan Pham, Charlotte Rampling, Muriel Robin, Karole Rocher, Karin Viard, Maïwenn Le Besco elle-même et puis aussi Joey Starr, Jacques Webber, Yvan Attal, etc. C'est très drôle car si chacun est soi-même, c'est tout de même avec un trait de caractère suffisamment amplifié pour nous faire ressentir, au choix, de la haine, de la pitié, de la tristesse, mais toujours avec de l'humour. L'histoire ? C'est Maïwenn qui mène la danse, elle souhaite réaliser un reportage sur des actrices alors elle choisit de les filmer dans leur quotidien : Muriel Robin cherche à justifier son talent de comédienne en jouant dans une pièce classique mais elle est un véritable clown triste, Mélanie Doutey est une petite pimbêche insupportable qui a des photos d'elle accrochées partout dans son loft, Romane Bohringer une actrice sur le retour obligée d'accepter des contrats cà et là pour subsister, ... chacune est attachante, à sa manière. Bien que le film ne soit pas découpé en séquences d'actrices, chacune d'elle a sa chanson car il y a aussi l'aspect comédie musicale de la chose. Mais léger, pour pas saouler. Et avec des compositeurs comme Anaïs, Marc Lavoine, Benjamin Biolay ou encore Joey Starr lui-même (pour la chanson de Charlotte Rampling, c'est dire le revirement de situation). Il y a un super twist ending à la fin qui n'était pas obligatoire mais qui apporte tout de même sa petite touche sympathique. En gros, j'ai vraiment adoré.





