
Attention spoiler !
On ne se refait pas, hier soir je suis allée au cinéma pour voir le dernier film de Gerard Butler, Law Abiding Citizen. Je vous donne le titre en anglais parce que la traduction fait trop pitié : Que justice soit faite. Du coup, on s'attend presque forcément à un gros nanard d'action et d'autant plus quand on voit l'affiche trop bidon. Je suis en train d'accuser une crève sympathique alors je n'avais pas trop envie de réfléchir. Comprenez que je ne me serais pas déplacée pour une autre comédie romantique à la con dont Butler nous a affublés ces derniers temps, nous consternant tous et effaçant peu à peu son talent d'acteur. Rappelez-vous 300 ! Rappelez-vous The Phantom of the Opera ! Rappelez-vous Rock'n'Rolla ! Par pitié !
Bon. Un petit film d'action américain un tant soit peu synonyme de blockbuster, c'est ce que je voulais. Qu'on se le dise, je m'attendais à une série de clichés et ça n'a pas vraiment loupé mais tout de même, je dirais que ce film est globalement une bonne surprise même si quelques petites choses ont manquées ou bien m'ont un peu contrariée. Le film commence sur une banale scène familiale. Clyde Shelton (Gerard Butler) travaille derrière son bureau pendant que sa petite fille enfile des perles (au sens propre du terme) et que sa femme est affairée ailleurs. On sonne à la porte. Clyde va ouvrir et se fait dézinguer la gueule, il est ligoté et bâillonné, deux même que les deux autres qui se font en plus assassinées sous ses yeux, tandis que lui est laissé pour mort. Cependant il survit et assiste au procès censé condamner les deux méchants cambrioleurs. Nick Rice (Jamie Foxx), le procureur en charge de l'affaire ne se démerde pas vraiment comme Clyde l'aimerait. Du coup, l'un des agresseurs est condamné à mort tandis que l'autre, celui qui a porté les coups fatals, s'en sort avec une petite peine de prison. Dix ans plus tard, Rice assiste à la mise à mort de Ames, cité plus tôt. Celui-ci ne décède qu'après une série de convulsions dégueulasses et on conclue à un sabotage de la machine à diffuser les injections mortelles. Clyde est aussitôt soupçonné puis arrêté. Il est toutefois loin d'avoir fini de se venger si le procureur n'agit pas selon ses directives. C'est alors qu'on aperçoit Clyde comme un gros cerveau capable de buter des mecs depuis sa cellule.
Le scénario est plutôt bon et je dois dire qu'il tient bien la route les trois quarts du film mais j'ai quand même été déçue par la fin car même si tout est calculé depuis le début, ça manquait d'un petit twist ending bien senti. J'aurais aussi voulu que Clyde réussisse à s'en sortir, par le suicide par exemple et non pas qu'il se fasse baiser comme un bleu par Rice. Cela dit, la scène où il se fait exploser la tronche est passée au ralenti et je dois dire que c'est relativement élégant.
Quelques scènes un peu gores, une explosion avec un cool guy qui ne la regarde pas, un Gerard Butler complètement sociopathe, un sosie de Gérard Depardieu, une idée originale et ce malgré quelques clichés du genre mais ce n'est pas grave. J'ai quand même bien kiffé !


Ca, c'est la partie du film que je n'ai pas comprise. Juste avant de se faire arrêter, Clyde se déshabille entièrement. Je peux d'ailleurs vous dire qu'il a un bien joli petit cul. Mais pourquoi ? Je ne sais pas. Si quelqu'un a un explication autre que de faire venir des nanas au cinéma, je veux bien.









