Cette nuit, j'ai fait un rêve un peu cinglé. Le genre de rêve qui me met mal à l'aise à mon réveil. Comme c'est chiant à expliquer et que ça ne vous intéresse pas, sachez simplement qu'il avait un rapport avec mon contrôle continu d'architecture moderne de demain et que, du coup, je suis gonflée à bloc pour le réussir. Non, non, ça ne me stresse pas du tout. Vous savez, je crois que j'ai trouvé le déclic pour recouvrer une motivation qui s'était grave effilochée depuis la fin de mes partiels de janvier. Ce déclic, c'est mon père. Avec ma mère, ils ne peuvent pas s'empêcher de me mettre la pression pour que je réussisse mon année (et mon permis, ma sécu, etc. - comme tous les parents, en fait) et je me sens souvent mal à l'aise. La dernière fois que je suis allée chez mes parents, je tenais absolument à leur dire que je n'étais pas Einstein et qu'il fallait qu'il se mette dans le crâne une bonne fois pour toute que le niveau requis en licence d'histoire de l'art n'est pas le même qu'en CP et que non, je pouvais très bien ne pas y arriver. J'ai tellement bien réussi mon coup que j'en ai fichu un sacré au moral de mon père. A tel point que le lendemain de notre échange à ce sujet, j'étais au téléphone avec ma mère pour discuter de quelque chose qui n'avait rien à voir et il a pris le combiné et m'a dit de but en blanc : "bon Lucie, tu sais ce n'est pas grave si tu n'as pas ton année, tu feras autre chose, après tout ce n'est pas catastrophique..." avec une voix horriblement calme. Vous n'imaginez pas à quel point j'ai senti sa déception de la taille du continent africain, ça m'a tuée. Depuis ça (ça fait une semaine), je suis une vraie machine de guerre et si je n'obtiens pas mon année, franchement ça ne sera pas ma faute.
En tous cas, je vous l'avais promis, je vais vous parler de La balade de Lénore, de Horace Vernet. Ce sera assez rapide, je ne suis pas une encyclopédie alors je vous invite à visiter le Louvre, plein d'autres musées ainsi que lire des bouquins vachement intéressants sur plein de sujets différents. Je pourrais vous donner quelques références si vous le souhaitez. Vous avez vu comment je fais mon mauvais chameau, là ? Bon, voici la bête :

N'est-il pas un peu flippant, sur les bords ? Son auteur s'appelle donc Horace Vernet, c'est un peintre romantique né en 1789 à Paris où il est également mort 74 ans plus tard. Au départ, il est surtout un peintre militaire parce qu'il suit les traces de son père (Carle Vernet) et de son grand-père (Claude-Joseph Vernet). Il a été directeur de l'Académie de France à Rome de 1829 à 1834 et il a même occupé une salle entière lors de l'Exposition Universelle de 1855 (qui s'est tenue à Paris). Il a reçu la médaille d'honneur donc ça a joué sur sa popularité. Etc., etc.
La balade de Lénore, venons-y. Il a été peint en 1839 et il est conservé au Musée des Beaux-Arts de Nantes. Vernet a peint cette oeuvre en réponse à la ballade de Gottfried August Bürger écrite en 1773, traduite de l'allemand par Gérard de Nerval en 1830. Au Moyen-Âge, la jeune princesse Lénore voit partir, un matin, son fiancé avec quelques chevaliers vers une bataille. Les chevaliers reviendront plus tard mais seuls et à minuit, un chevalier sur un étalon noir se pointe et fait signe à Lénore de monter derrière lui. Croyant que c'est son beau fiancé, elle s'exécute et ils partent tous les deux chevaucher au clair de lune (c'est de toute beauté). Au bout d'un certain temps, ils arrivent dans un cimetière et alors qu'ils se trouvent près un monastère en ruine, le chevalier lève sa visière et laisse apparaître un squelette plutôt qu'un visage et prononce ces mots : "Les morts vont vite."
Autant vous dire que c'est tableau fait pour susciter l'effroi et la pitié.
Je ne peux que vous conseiller de lire cette ballade de Bürger dont la traduction de Nerval est écrite en vers. Il a aussi écrit une chouette version du Baron de Münchausen (cliquez sur le tableau).
Voilà les amis, à bientôt pour un nouveau tableau.
Petite remarque d'un point de vue orthographe parce que j'ai galéré comme une rate : une balade, une promenade, ne prend qu'un seul L tandis que la ballade, la chanson, s'écrit de cette façon. N'est-ce pas prodigieusement pénible ?
En tous cas, je vous l'avais promis, je vais vous parler de La balade de Lénore, de Horace Vernet. Ce sera assez rapide, je ne suis pas une encyclopédie alors je vous invite à visiter le Louvre, plein d'autres musées ainsi que lire des bouquins vachement intéressants sur plein de sujets différents. Je pourrais vous donner quelques références si vous le souhaitez. Vous avez vu comment je fais mon mauvais chameau, là ? Bon, voici la bête :

N'est-il pas un peu flippant, sur les bords ? Son auteur s'appelle donc Horace Vernet, c'est un peintre romantique né en 1789 à Paris où il est également mort 74 ans plus tard. Au départ, il est surtout un peintre militaire parce qu'il suit les traces de son père (Carle Vernet) et de son grand-père (Claude-Joseph Vernet). Il a été directeur de l'Académie de France à Rome de 1829 à 1834 et il a même occupé une salle entière lors de l'Exposition Universelle de 1855 (qui s'est tenue à Paris). Il a reçu la médaille d'honneur donc ça a joué sur sa popularité. Etc., etc.
La balade de Lénore, venons-y. Il a été peint en 1839 et il est conservé au Musée des Beaux-Arts de Nantes. Vernet a peint cette oeuvre en réponse à la ballade de Gottfried August Bürger écrite en 1773, traduite de l'allemand par Gérard de Nerval en 1830. Au Moyen-Âge, la jeune princesse Lénore voit partir, un matin, son fiancé avec quelques chevaliers vers une bataille. Les chevaliers reviendront plus tard mais seuls et à minuit, un chevalier sur un étalon noir se pointe et fait signe à Lénore de monter derrière lui. Croyant que c'est son beau fiancé, elle s'exécute et ils partent tous les deux chevaucher au clair de lune (c'est de toute beauté). Au bout d'un certain temps, ils arrivent dans un cimetière et alors qu'ils se trouvent près un monastère en ruine, le chevalier lève sa visière et laisse apparaître un squelette plutôt qu'un visage et prononce ces mots : "Les morts vont vite."
Autant vous dire que c'est tableau fait pour susciter l'effroi et la pitié.
Je ne peux que vous conseiller de lire cette ballade de Bürger dont la traduction de Nerval est écrite en vers. Il a aussi écrit une chouette version du Baron de Münchausen (cliquez sur le tableau).
Voilà les amis, à bientôt pour un nouveau tableau.
Petite remarque d'un point de vue orthographe parce que j'ai galéré comme une rate : une balade, une promenade, ne prend qu'un seul L tandis que la ballade, la chanson, s'écrit de cette façon. N'est-ce pas prodigieusement pénible ?






(Tu l'auras ton année ! Et moi aussi ! Et en prime je saurai ce que je veux faire plus tard et toi t'auras ta 2e année ! HOP HOP HOP !!! Mission réussite ACTIVÉE !!!!!!)