Je sais, ce n'est pas nouveau et non, je ne me réveille pas que maintenant mais putain de bordel de merde, qu'est-ce qu'on peut vivre dans une société hypocrite, mes amis ! Chaque jour, nous avons droit à un nouveau combat. Hier, on parlait du téléchargement illégal et aujourd'hui, c'est le tour de la violence à l'école. Et bien tiens, parlons-en de cette violence.
Il paraît que c'est un sujet tabou. Je me demande pourquoi mais ce n'est pas vraiment le sujet de cet article que j'espère court et concis. Est-ce à cause de notre culture ? Je ne sais pas vraiment et à vrai dire je m'en fous, c'est tabou, il est complètement aberrant que ce soit le cas mais ça l'est, point. Alors aujourd'hui, on veut casser cela et en parler.
En regardant le JT de Canal+ ce midi qui diffusait un reportage sur le sujet qui nous préoccupe, je me suis dit que j'étais peut-être née à la mauvaise époque. Gamine, j'ai subi un concours de circonstances regrettables que j'aurais peut-être évitées si j'avais eu 7 ans cette année. Le fait est que c'était en 1993 et on n'y peut rien changer. Je suis très en colère que le sujet ne se développe que maintenant parce que même si les enfants qui subissent actuellement du harcèlement à l'école trouveront, je l'espère, des oreilles attentives, il est trop tard pour nous autres, les "vieux".
Mes années à l'école primaire ont simplement été des années de cauchemar. Je n'ai trouvé mon salut qu'en entrant au collège. Le harcèlement dont j'ai été victime par la quasi totalité de mes camarades de classe m'a tellement pourri la vie que j'en garde aujourd'hui des séquelles psychologiques plutôt bien marquées et je ne peux pas croiser l'un d'eux dans la rue sans éprouver une haine monstrueuse. J'ai subi des brimades, des moqueries incessantes, on ne m'appelait même plus par mon prénom mais par un sobriquet animalier franchement pitoyable, et j'ai même été frappée au sang. Alors à qui j'en veux vraiment ? Aux gamins de l'école, principalement, même si je reste convaincue qu'on ne se rend pas compte de son comportement à cet âge. J'en veux aussi aux assistantes maternelles qui surveillaient la cour et qui ne bougeaient pas le petit doigt quand on venait se plaindre auprès d'elles, j'ai même été envoyée bouler allègrement quand je suis arrivée vers l'une d'elle en boitant et les jambes ensanglantées après mon passage à tabac. Et puis les institutrices... se sont-elles vraiment rendu compte de la situation ? Après avoir été maltraitée par ma nourrice pendant mes années de maternelle (je sais, je les accumule), j'ai malheureusement appris à ne pas me plaindre par peur des représailles. Quand on est enfant, que peut-on faire d'autre ?
Me voilà aujourd'hui complètement teubée par un démarrage dans la vie casse-gueule et puis j'allume la télé et on se dit "Tiens, si on parlait du harcèlement à l'école ?" Mais putain, prenez des mesures et qu'elle soient drastiques parce que ça ne va pas en s'arrangeant ces conneries.

Pour conclure sur une note positive, si tu aimes la marque Bourjois et surtout si tu penses que Tête de Thon est la réincarnation d'une grande prêtresse licorne avec des paillettes sur tout le corps, je t'invite à participer à son concours qui roxxx du poney ! C'est par ici que ça se passe.
Il paraît que c'est un sujet tabou. Je me demande pourquoi mais ce n'est pas vraiment le sujet de cet article que j'espère court et concis. Est-ce à cause de notre culture ? Je ne sais pas vraiment et à vrai dire je m'en fous, c'est tabou, il est complètement aberrant que ce soit le cas mais ça l'est, point. Alors aujourd'hui, on veut casser cela et en parler.
En regardant le JT de Canal+ ce midi qui diffusait un reportage sur le sujet qui nous préoccupe, je me suis dit que j'étais peut-être née à la mauvaise époque. Gamine, j'ai subi un concours de circonstances regrettables que j'aurais peut-être évitées si j'avais eu 7 ans cette année. Le fait est que c'était en 1993 et on n'y peut rien changer. Je suis très en colère que le sujet ne se développe que maintenant parce que même si les enfants qui subissent actuellement du harcèlement à l'école trouveront, je l'espère, des oreilles attentives, il est trop tard pour nous autres, les "vieux".
Mes années à l'école primaire ont simplement été des années de cauchemar. Je n'ai trouvé mon salut qu'en entrant au collège. Le harcèlement dont j'ai été victime par la quasi totalité de mes camarades de classe m'a tellement pourri la vie que j'en garde aujourd'hui des séquelles psychologiques plutôt bien marquées et je ne peux pas croiser l'un d'eux dans la rue sans éprouver une haine monstrueuse. J'ai subi des brimades, des moqueries incessantes, on ne m'appelait même plus par mon prénom mais par un sobriquet animalier franchement pitoyable, et j'ai même été frappée au sang. Alors à qui j'en veux vraiment ? Aux gamins de l'école, principalement, même si je reste convaincue qu'on ne se rend pas compte de son comportement à cet âge. J'en veux aussi aux assistantes maternelles qui surveillaient la cour et qui ne bougeaient pas le petit doigt quand on venait se plaindre auprès d'elles, j'ai même été envoyée bouler allègrement quand je suis arrivée vers l'une d'elle en boitant et les jambes ensanglantées après mon passage à tabac. Et puis les institutrices... se sont-elles vraiment rendu compte de la situation ? Après avoir été maltraitée par ma nourrice pendant mes années de maternelle (je sais, je les accumule), j'ai malheureusement appris à ne pas me plaindre par peur des représailles. Quand on est enfant, que peut-on faire d'autre ?
Me voilà aujourd'hui complètement teubée par un démarrage dans la vie casse-gueule et puis j'allume la télé et on se dit "Tiens, si on parlait du harcèlement à l'école ?" Mais putain, prenez des mesures et qu'elle soient drastiques parce que ça ne va pas en s'arrangeant ces conneries.

Pour conclure sur une note positive, si tu aimes la marque Bourjois et surtout si tu penses que Tête de Thon est la réincarnation d'une grande prêtresse licorne avec des paillettes sur tout le corps, je t'invite à participer à son concours qui roxxx du poney ! C'est par ici que ça se passe.










C'est certainement un sujet vieux comme le monde et quasi tabou, les "grandes personnes" se réfugiant derrière l'argument "Oh là là, les enfants peuvent être cruels entre eux."
J'ai un peu l'impression que c'est une justification, que puisqu'on est enfant, on ne s'en souviendra pas, ce n'est pas important.
NON.
J'ai moi-même été victime de violences à l'école primaire et au début du collège, mais de niveau psychologique. Ces personnes m'ont détruites et m'ont fait perdre toute confiance en moi, et je suis encore émerveillée quand quelqu'un me dit qu'il m'aime bien, tellement je ne suis pas sûre de moi.
Les maîtresses étaient au courant, elles ne faisaient rien. Ces deux filles étaient toujours autour de moi à m'humilier, mais elle ne faisait bien. Et pourtant, c'est maintenant une collègue de ma mère et je sais que c'est une femme formidable. Je pense qu'elle ne se rendait pas compte des dommages que ça occasionnait. Ce qui a de bon dans ce débat, c'est que ça va forcément faire prendre conscience aux gens de ce problème (euphémisme)
Combien d'enfants ont été brisés, on en saura jamais rien, mais il y en aura toujours trop.
Pourquoi ce débat n'apparait que maintenant? On en saura jamais rien non plus, mais j'ai l'impression qu'on commence seulement à se rendre compte que oui, l'enfant est une personne et qu'il souffre aussi.