Jeudi 29 juillet 2010 ♠ 0:11

Il est temps de faire le point.

J'ai mis mon article précédent hors ligne, je crois que c'est ce qu'il y avait de mieux à faire. J'aurais bien laissé un commentaire à la demoiselle concernée mais elle m'a bloquée sur son blog, ce que je trouve dommage en passant mais je ris un peu car j'ai de bonnes raisons de penser qu'elle a entendu de belles paroles me concernant. Comme je voudrais que Tristelune lise ce que j'ai à lui dire, je décide de copier mon commentaire au sein-même de cet article car je souhaite également qu'il soit public, je pense que c'est nécessaire.

"Je suis passée à côté de ton article, mieux vaut tard que jamais !

Pour commencer, comme je ne t'ai pas citée dans mon article, quelque part je trouve dommage que tu te sois "vendue" toute seule, tu pouvais aussi bien m'envoyer un mail ou que sais-je encore. Je comprends tout à fait que tu aies ressenti le besoin de te justifier, j'aurais peut-être fait comme toi dans le même cas. Soit !

Tu sais, je viens de mettre mon article hors ligne mais après réflexion, je ne sais pas trop ce que je voulais réellement obtenir. Je ne regrette rien et je ne te présente pas d'excuses, sauf peut-être de la part de certains de mes lecteurs qui ont laissé des commentaires un peu limites. Je perçois ta réaction d'une façon un peu étrange, je pense que je ne m'attendais pas à ce type de réaction. Pour être honnête, j'ai plutôt l'habitude des conflits haineux, de force ! La douceur dont tu fais preuve ne me désarçonne pas non plus mais elle m'adoucit moi et je me rends compte que j'ai écrit mon article dans le feu de l'action, comme souvent (je suis une impulsive).

Cela dit, selon moi le passage que j'ai choisi n'a pas été sorti de son contexte et je me doute bien que tu penses le contraire. En fait, je crois que je n'aurais pas dû te laisser ce commentaire avant d'écrire mon post car je pense que c'est ce qui a éveillé ton attention (à moins que tu ne me lises régulièrement, je n'en sais rien après tout). Peut-être aurait-il fallu que ça reste mi-dénoncé, mi-dans l'oubli... enfin je me comprends.

Enfin, tu vas peut-être rire mais je suis également prise pour une gothique et ça me fait plutôt marrer. Ce sont mes collègues de travail qui le croient et certaines connaissances qui ne me voient pas forcément très souvent. La raison ? Je m'habille en noir et j'écoute diverses variations du rock. J'ai un véritable problème avec les stéréotypes et c'est à cause de phrases comme les tiennes, toutes spontanées qu'elles furent, que les gens se font de fausses idées sur les autres en général. C'est dommage, tu ne crois pas ? Bien sûr, il est totalement humain de juger autrui par son apparence, nous le faisons tous même si nous le condamnons, "faites ce que je dis et pas ce que je fais."

Bref, tout ceci n'est pas très grave en soi, je trouve dommage que ça ait pris de telles proportions, d'autant que je connais un certain connard qui a dû t'en dire de belles sur moi (cela dit je m'en tape un peu, en fait).

Je te souhaite tout de même une bonne continuation. Sans rancune ?
"

Les commentaires de Miranda et de Dame Meli sont d'ailleurs parfaitement bien exprimés.


Parmi les choses que je ne supporte pas, il y en a une que l'un d'entre nous (= utilisateurs de Cowblog) pratique avec brio et passion. J'ai nommé l'hypocrisie ! Oh nous la pratiquons tous, soyons réalistes, mais alors lui manie ce trait de caractère avec tellement de perfection que ça fait de lui le plus beau de tous les crétins qu'il m'ait été donné de "rencontrer" sur cette plateforme. C'est le suce-boules le plus incroyable de Cowblog, il vous beurre la raie avec tant de conviction que ça en est terriblement gênant mais on n'ose pas tellement lui avouer parce que dans le fond, c'est peut-être quelqu'un de gentil et d'appréciable. En fait, pas du tout. Un jour, ce mec s'invente une histoire grotesque de mafia dont certains sont les parrains, chaque personne du clan qu'il s'est imaginé a son rôle bien précis. Et le lendemain, parce que vous avez le malheur de ne pas être d'accord avec lui sur un point crucial, il vous taille en pièces et vous n'êtes plus rien. Bon, très franchement je m'en fous un peu étant donné que j'arrive à prendre du recul par rapport au monde virtuel mais c'est le genre d'événement qui reste toujours assez farfelu. Surtout que je sais qu'il me lit encore étant donné qu'il va baver sur moi sur d'autres blogs. C'est si immature et ça ne sert tellement à rien... C'est à nouveau très drôle de voir qu'il y a des gens qui pensent tout savoir de vous sous prétexte qu'ils vous lisent chaque jour, cette façon qu'ils ont d'interpréter votre caractère, votre vie, votre façon de penser en se servant de quelques lignes sur un blog, c'est fou ce manque de discernement ! Quelque part, je dois dire que ça m'impressionne parce que moi-même, je n'aurais pas eu l'idée de surveiller quelqu'un au point de croire tout savoir de lui, déjà que j'en découvre tous les jours un peu plus sur mes proches, d'autres croient donc me connaître en six mois, c'est balèze. 

Continue dans cette voie, tu ne te rends même pas compte que tu te mets un cowblogueur par jour à dos en ce moment. La remise en question, ce n'est pas que pour les nuls, tu sais ! Il faut aussi que tu apprennes à ne plus interpréter tout et n'importe quoi à ta sauce et à bien lire ce qu'il y a d'écrit en règle générale, tu relèves mes dires en faisant des à-propos complètement ridicules, sans aucun sens et totalement déviés de ce que j'ai dit initialement. Tu as un gros problème... =D xD ^^
Même s'il m'a fallu un certain temps de rédaction pour cet article, c'est tout de même allé assez vite parce que comme je le dis plus bas, je connais mon sujet, n'en déplaise à certains. Toujours est-il que les commentaires que vous laissez me font particulièrement plaisir parce que tout ceci me tient à coeur et je suis contente de voir que ça plaît et intéresse. Donc merci à vous :)

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Vous savez, parfois je me dis que la mode Twilight a peut-être du bon. En 1997 est sorti le film devenu culte Titanic et, peut-être que les plus jeunes d'entre vous ne s'en souviennent pas, le succès a été tel que Leonardo DiCaprio était la coqueluche de toutes les jeunes filles. Moi même, j'avais des posters sur tous les murs de ma chambre et je ne rêvais que de lui. Quand j'ai fêté mon onzième anniversaire, mes copines m'avaient offert sa biographie et j'étais tellement heureuse ! J'ai tenté de regarder un maximum de ses films et, à l'époque, ce n'était pas aussi facile qu'aujourd'hui, on ne téléchargeait pas autant. Donc j'attendais que les films passent à la télé pour les enregistrer sur VHS. De toute façon, Titanic a été une telle réussite que les chaînes hertziennes (la TNT n'existait pas encore, jeune Padawan !) diffusait toute la filmo de DiCaprio en masse. Mais James Cameron a eu le nez fin car il m'a permis de m'intéresser à l'histoire du bateau et de tout ce qu'il y avait autour. Déjà à l'époque j'étais férue d'Histoire et j'ai dévoré moult livres et témoignages sur le sujet. Vous pouviez me poser n'importe quelle question, j'étais incollable !

J'ai l'espoir qu'avec Twilight, c'est une nouvelle génération d'intéressés qui sort de son cocon. Ca ne concerne pas une majorité des pré-ados, soyons réalistes, mais tout de même, j'imagine que les jeunes amoureuses de Robert Pattinson ont envie de dépasser le phénomène, de repousser les limites et de se renseigner sur des tas de choses, les vampires : pourquoi ? Comment ? Qui ? Où ? Et pourtant quelques mots clefs brefs et barbares à développer bien sûr : Dracula, Vlad Tepes, Bram Stoker, mythes, légendes et croyances populaires.

http://www.bloodylucy.com/images/BLOODYLUCY/illus3.jpgWinona Ryder et Gary Oldman pour le film de Francis Ford Coppola (1992).

Jamais je ne m'auto-proclamerai experte en la matière mais je dois dire que je connais bien mon sujet. J'ai découvert Dracula de Bram Stoker à l'âge de 13 ans au CDI de mon collège. J'étais toujours fourrée au rayon science-fiction qui, en réalité, mêlait la science-fiction et le fantastique. Je n'ai jamais trop aimé la science-fiction, non moi c'était Edgar Allan Poe, Anne Shelley, j'en passe et des meilleurs ; j'ai toujours eu cette attirance pour ce type de lecture et je me suis enquillé quelques grands classiques du XIXe siècle sans véritable raison apparente, ça m'intéressait seulement énormément (mais je détestais toujours les lectures imposées par les profs, vive l'esprit de contradiction). Qu'on se le dise, ça ne m'empêchait pas non plus de dévorer en parallèle les Tom-Tom et Nana dans la collection J'aime lire ! Oh ! On n'est pas des bêtes !
Dracula et moi, ce fut une grande histoire d'amour qui débuta. A ce jour, je l'ai lu cinq fois et je m'apprête à le faire une sixième... comme si je n'avais que ça à lire ! Arrivée en troisième, je faisais de l'audio-visuel et outre le fait que nous ayons tourné un court-métrage tout au long de l'année scolaire, notre prof nous emmenait parfois dans un cinéma de quartier voir des supers films en version originale. Quand il y a eu au programme Bram Stoker's Dracula de Francis Ford Coppola, j'étais aux anges ! C'était la première fois pour moi que je pouvais le voir en VOST parce que je n'avais pu le voir qu'en VF, la faute à la télévision. Je me souviens d'ailleurs très bien que c'est grâce à ma mère que j'ai pu le voir la première fois, elle l'avait enregistré alors qu'il passait tard un soir et que je n'avais pas encore le droit de me coucher après 22h. Elle s'était dit que ça pourrait m'intéresser étant donné que j'étais en pleine période de boulimie stokerienne. Elle ne s'est pas trompée ! Je n'ai pas vu toutes les adaptations de Dracula car il en existe un nombre incalculable (versions plus ou moins inspirées et d'autres complètement inventées) mais de toutes celles que j'ai visionnées, l'adaptation de Coppola reste pour moi la meilleure. Elle date de 1992 et on y retrouve Gary Oldman dans le rôle de Dracula, Keanu Reeves en Jonathan Harker, Winona Ryder en Mina Murray, Anthony Hopkins en Van Helsing et le génialissime Tom Waits dans le rôle de Renfield. D'ailleurs, mon pseudo Lucy Westenra vient de cette même histoire. Bien entendu, ce film n'a pas la même ligne directrice que le bouquin. Le fait est que dans ce dernier, Dracula n'existe que par les propos des autres protagonistes, le roman étant exclusivement composé de lettres et d'extraits de journaux intimes. Je pense que c'est assez difficile de rendre cette perspective à l'image, voilà pourquoi dans la version de Coppola, Dracula nous apparaît comme un être meurtri dont on a facilement pitié alors qu'il est affreux, laid et sanguinaire dans le livre de Stoker. Dans le fond, est-ce si grave ? J'ai pu lire par ci, par là que le film de Coppola était une sombre bouse... Je crois que les gens établissant ce type de critique n'ont pas lu le livre ni vu le film avec attention, ou bien ils ont un sens de la poésie au ras du noyau de notre planète. Je ne forcerai jamais personne à l'aimer mais tout de même, un minimum de culture, que diable ! Surtout de la part de crétins qui n'étaient même pas nés quand le film est sorti mais soit, ne tombons pas dans le hors sujet.

http://www.bloodylucy.com/images/BLOODYLUCY/illus1.jpgBram Stoker (1847-1912) et Vlad Tepes qui festoie avec ses potes.

Abraham Stoker Jr était un écrivain irlandais un peu casanier qui fréquentait la famille d'Oscar Wilde (la mère de celui-ci avait d'ailleurs pour pseudo Feather of Speranza, n'est-ce pas poétique ?). Il a écrit Dracula en 1897, la littérature gothique était en large essor, le fantastique et l'horreur étant aussi populaires à l'époque que Michael Jackson à sa mort l'année dernière. L'écriture lui a pris plusieurs années et ça s'est d'ailleurs apparenté à une véritable étude ethnologique puisque sans même se déplacer en Europe de l'Est, Stoker s'est fait aidé de spécialistes en la matière et s'est basé sur les légendes populaires qui entouraient le mythe du vampire ainsi que sur la vie de plusieurs personnages historiques qui ont défrayé la chronique à leur époque. Le plus célèbre est cet homme sanguinaire sans foi ni loi qui a vécu au XVe siècle, Vladislav Basarab Tepes ou Vlad l'empaleur, voïvode valach né en Transylvanie (la Valachie et la Transylvanie étant alors deux provinces du royaume hongrois) qui vécu un passé fort dégueulasse et se vengea des abominables Turcs lui ayant fait la misère pendant sa jeunesse en les empalant comme des sagouins. Ouais, c'était très convivial. Je ne vais cependant pas vous refaire la biographie du mec parce que ça risquerait peut-être d'ennuyer une partie d'entre vous alors je vous renvoie à l'excellent ouvrage de Matei Cazacu aux éditions Tallandier. J'ai eu l'occasion de le lire il y a quelques années et au moins vous aurez un point de vue roumain. Toujours est-il que pour l'anecdote, Vlad Tepes (IIIe du nom) était aussi appelé Vlad Dracula tandis que son père était Vlad Dracul (IIe du nom), Dracul signifiant le diable ou le dragon et Dracula, le fils du diable ou le fils du dragon. Un peu comme on peut voir un Pierre le Grand à Saint-Pétersbourg ou un certain Roi Soleil chez nous, les dirigeants se prennent rarement pour de la merde. Soit ! Je vous épargne aussi la célèbre histoire d'Erzsébet Bathory que toutes les gothopouffs de France et de Navarre (et d'ailleurs, sans doute) ont pris pour modèle. Mais enfin tout est une histoire de sang et de tueries spectaculaires.

Enfin, en ce qui concerne le vampire pur et dur, c'est une chimère qui a tellement d'interprétations possibles... Selon moi, il n'y a pas de vrai vampire et je crois que personne ne peut se targuer de connaître la véritable définition du vampire étant donné qu'il n'a pas les mêmes attributs et faiblesses en fonction des pays dans lesquels on parle de lui. Cependant, nous savons qu'à la base il s'agit d'un non-mort qui suce le sang des gens et les croyances vont bon train depuis que l'humanité a sombré dans une inculture de masse (la faute à l'Eglise) au Moyen-Âge (d'où la terrible mauvaise réputation de cette époque en ce qui concerne la culture alors qu'en réalité, si vous étiez homme d'église ou étudiant, vous saviez tant de choses !). A tel point qu'on pensait que si quelqu'un n'était pas enterré avec les derniers sacrements, il y avait de fortes chances pour qu'il revienne se venger (je vous résume). Mais nous étions encore assez éloigné du vampire à proprement parler et il faut attendre le début de la Renaissance (c'est d'ailleurs étonnant pour un Âge d'Or) pour que naissent en Europe centrale et dans les Balkans les mythes les plus fous. Cela dit, il n'y a pas de fumée sans feu et tout ceci est encore la faute à la peste. Oui, quand la peste sévissait, on brûlait et on enterrait au plus vite mais dans la précipitation, on oubliait parfois de vérifier si le cadavre en était bien un. C'est pour ça qu'on a dû se retrouver avec quelques surprises ou autres cas plus ou moins rationnels. Bref, les gens croyaient tellement dur comme fer que n'importe qui pouvait se transformer en vampire qu'on enterrait les corps avec une pierre dans la bouche pour éviter de les entendre mâcher une fois réveillés mais surtout de s'auto-bouffer.

Toutefois, il faut attendre le Siècle des Lumières et la rationalisation ambiante pour s'apercevoir qu'on avait encore pris les gens pour des cons. Et pourtant... c'est à ce moment que le mythe est devenu plus célèbre encore et que les gens ont pété des gros câbles. Il était alors facile de repérer un vampire : sourcils d'Emmanuel Chain, mains poilues, pas de reflet dans le miroir, pas d'ombre mais des dents superbes avec des canines bizarrement sur-développées. Pour buter ces créatures de Satan, rien de plus simple : un pieu en bois de tremble de Russie car c'est le bois de la sainte Croix ou alors d'aubépine car c'est celui de la couronne d'épines du Christ, ou encore un poignard béni à planter en plein coeur. On lui coupe ensuite la tête et on brûle le tout, regardez Van Helsing, il le fait très bien.

http://www.bloodylucy.com/images/BLOODYLUCY/illus4.jpgMax Schreck dans Nosferatu de Murnau (1922).

Après, on dira ce qu'on veut : Gary Oldman et Brad Pitt sortent en plein jour mais leurs pouvoirs sont affaiblis, Robert Pattinson brille comme tous les lustres de l'Ermitage réunis dès qu'il y a un tant soit peu de soleil, Max Schreck a les doigts crochus et Kate Beckinsale ne peut pas saquer les lycans. Aujourd'hui, le vampire on en fait un peu ce qu'on veut et on le tourne parfois même en dérision. Dans le fond, ce n'est pas si grave, les légendes ne sont-elles pas, en réalité, de vulgaires mutations d'ouïe-dires et autres histoires orales ? Avant Christophe Colomb, on pensait bien que la terre était plate !

Tout ceci pour dire que depuis le début du phénomène Twilight, j'ai pu lire des choses plus ou moins atroces concernant les vampires et ça n'avait pourtant rien de sanglant. J'ai même pleuré, une fois, en tombant sur des articles de blogs pitoyables. Parfois, ce n'est même pas la candeur de la jeunesse qui est en cause et c'est le plus triste. En réalité, et comme beaucoup je pense, je ne supporte pas de voir des idiots qui ne savent pas de quoi ils parlent ou qui ne prennent pas le temps de se renseigner avant d'établir un fait. Soyons d'accord : le vampire littéraire et cinématographique d'aujourd'hui a une base, c'est Dracula de Bram Stoker. Sans ce merveilleux ouvrage, le vampire ne serait peut-être pas ce qu'il est aujourd'hui.

Il existe un florilège de bouquins sur le sujet mais je ne saurais que trop vous conseiller de commencer par celui de Stoker (qui intègre le chapitre L'invité de Dracula, attention à cela !) et après, vous pourrez lire le fraîchement paru Dracula l'immortel, suite écrite par Dacre Stoker, descendant du géant. Je pars du principe qu'il faut toujours commencer par connaître ses classiques !

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En général, nous sommes tous d'accord pour attribuer au lundi le trophée de la pire journée de la semaine. Ce qui me défrise le plus, c'est quand le lundi devient une plaie alors que je suis en vacances. Ces dernières années, j'ai toujours essayé de rendre mon lundi le plus agréable possible mais quand le monde extérieur vous met des bâtons dans les roues, on peut difficilement lutter. 

Hier soir, je me suis couchée à une heure relativement potable quand on sait ce que je suis capable de faire habituellement. J'ai tourné et viré dans mon lit pendant des heures avant de pouvoir trouver le sommeil. Je n'y ai vu aucune raison particulière puisque j'étais fatiguée mais il faut croire que mon inconscient n'est, quant à lui, jamais en congé. Bref, 5h30 approchant, je me sens délicatement tomber dans les bras de Morphée quand l'impensable surgit. L'un de mes admirables connards de voisin a passé plusieurs longues minutes à sonner à l'interphone de chez lui (visiblement son appartement était occupé mais sans lui dedans puisqu'il était dehors) en insistant bien lourdement. Puisque personne ne lui a ouvert, il a violemment secoué la porte d'entrée de la résidence au point que ça en a fait trembler mes murs (j'habite quand même au dernier étage). Et comme il n'a toujours pas pu rentrer, il a laissé son gros doigt de merde appuyé sur l'interphone en continu. Puis il s'est mis à hurler des "OUVRE OU J'VAIS PETER UN CÂBLE !" à tire larigot. Sans déconner, si j'avais eu un parpaing à ce moment-là, je l'aurais nonchalamment lâché de ma fenêtre en plein sur sa boîte crânienne vide. Il y en a qui n'ont pas l'air de comprendre qu'en m'empêchant de dormir, je peux devenir Mr Hyde. En-cu-lé.

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Réveillée non sans mal à l'heure que je me suis fixée avec cette insupportable Chantal Goya qui n'a que "Jean-Jacques" à la bouche (*vision d'horreur*) sur Europe 1, je me cale finalement devant mon PC pour faire mon petit tour quotidien. C'est là que j'ai lu l'info de la journée qui m'a consternée. Un sondage Ifop pour Dimanche Ouest-France a été fait et voici ce qui en découle (vous allez voir, c'est trop lolilol) : 1 français sur 10 entre 25 et 35 ans est tatoué avec une préférence sur le haut du corps. Jusque là, ça va. Mais parmi eux, il se trouve qu'1 sympathisant du Front National sur 4 soit 23 % dit avoir un tatouage contre 14% chez les Verts, 13% chez le NPA , 10% chez le Front de Gauche, 8% chez le PS, 6% chez l'UMP et 2% chez le MoDem. OK. Et sinon, quelqu'un peut me dire qui a eu l'idée de ce sondage à la con ? Je crois qu'il n'y a rien de mieux pour insinuer que les personnes tatouées ne sont pas des personnes fréquentables. En fait, je trouve ça même carrément injurieux et je ne comprends toujours pas l'intérêt de ceci et pour être honnête, ça me choque.

Des réactions ?
En tous cas, moi je pars de ce pas chez le tatoueur avec Rammstein dans les oreilles et je reviendrai pas sans m'être fait raser le crâne. Vous avez dit cliché ?


 
Et dire que d'ici 1h30, je vais devoir prendre mon courage à deux mains et faire preuve de sang froid pour affronter la secrétaire de mairie afin de récupérer mon passeport. Vraiment, les gens ne se rendent pas compte du mal qu'ils font autour d'eux.
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Et voilà, troisième et dernier jour à Poupet pour moi, c'était hier soir. Au programme, Guerilla Fresca (les gagnants du tremplin 2010 me semble-t-il), Rodrigo y Gabriela et John Butler Trio. Nous ne sommes arrivés que pour les deux derniers, qui nous intéressaient davantage. C'était plutôt mal parti parce que je me suis encore tapé une migraine à me cogner la tête contre un mur mais ça doit être vraiment psychosomatique pour que ça passe dès que je pense à autre chose. Ca m'a bien pris la tête (sans mauvais jeu de mot) pendant tout Rodrigo y Gabriela et puis c'est passé pendant John Butler Trio, est-ce un signe ?

Je n'ai entendu que du bien de Rodrigo y Gabriela et le peu que j'ai pu en écouter me laissait béate d'admiration. Ces deux-là sont vraiment des fous furieux. C'est rigolo car, auparavant, ils jouaient tous deux dans un groupe de heavy metal, Tierra Acida, et puis ils se sont laissés rattraper par la musique traditionnelle pour enfin mixer les deux en ajoutant un peu de folk et de jazz. Le résultat est relativement unique. Par contre, comme à chaque fois à un concert instrumental, on, enfin je finis par me faire chier. J'adore leur musique, il n'y a aucune ambigüité là-dessus mais voilà, à un moment ça tire un peu et il faut être réaliste, Rodrigo y Gabriela c'est assez répétitif. Mais peu importe, ils savent mettre l'ambiance et Zeus sait que ce n'est pas facile à deux sur une scène avec seulement leurs guitares acoustiques.




Après eux sont arrivés les John Butler Trio et j'ai vu comme une aura lumineuse les englober quand ils ont commencé à jouer. Mais quel plaisir ! Ils sont merveilleux ! Et je ne dis pas ça parce que John est un Butler, même pas ! Cet australien a une telle musicalité, ça me fait froid dans le dos. 12 cordes, banjo, lapsteel, tout y passe, j'ai rarement vu un mec aussi doué. A tel point que je n'ai plus envie d'oser prétendre tenir une guitare, je n'arrive plus à regarder Elzbieta en face (c'est ma folk Yamaha), je ne suis pas digne. Je vais faire de la flûte ou du triangle plutôt, ça me semble plus juste.

Mardi 20 juillet 2010 ♠ 14:21

Shy'm, elle ne sait pas vraiment en fait.

La musique, on est d'accord, ce n'est pas un talent inné. Ou alors sauf pour ceux qui ont l'oreille absolue mais ça ne concerne aucunement celle dont je m'apprête à parler, celle que tout le monde appelle Shy'm, Tamara Marthe de son vrai nom. Voyez-vous, toute pseudo chanteuse de RnB qu'elle soit et bien que ce ne soit pas du tout un style de musique qui ait sa place chez moi, j'estime qu'il y a un minimum d'effort à faire. Bizarrement, c'est vachement facile d'écrire et composer de la merde si tu veux passer en boucle sur Virgin 17 et c'est toujours ce qui marche le mieux. Si, un jour, Shy'm décidait d'être un peu plus philosophique dans ses paroles, croyez-vous qu'elle aurait du succès ? Je ne pense pas, nous préférons la regarder bouger son boule sur un texte que même un enfant de 5 ans n'oserait pas écrire. OK, j'en fais sans doute des caisses et je ne dis pas que les autres genres musicaux sont épargnés.

Il n'empêche que le dernier titre de Shy'm qui est martelé depuis un certain temps maintenant à la télévision se voudrait presque rock'n'roll. Oui, dans le clip, la miss est tout de noir vêtue, avec un peu de cuir et la chanson a même l'audace de se parer d'un petit riff de guitare. Trop rock la meuf, ça va plaire aux emos. Bref, voici les paroles, je ne vous épargne rien.

Couplet 1
Je sais, que je ne suis pas toujours facile et,
Je sais que je te rends la vie parfois difficile,
Je sais que c'est dur c'est dur d'être toi,
Mais je sais qu'avant c'était pas comme ça

Faire rimer "facile" avec "difficile", c'est presque aussi brillant que de faire rimer "espoir" avec "désespoir", clin d'oeil à nos amis de Trust et leur chanson Antisocial mais bizarrement, ça nous choquerait beaucoup moins avec ces derniers. Et puis comme il y avait une mesure à combler, on répète deux fois "c'est dur" parce que c'est mieux. C'est sûr, "avant c'était pas comme ça" mais nous on ne saura jamais comment c'était, c'est presque dommage.

Refrain
Hey Hey, qu'est-ce qu'il y'a?
Vas-y crie un peu, mais dis moi
Mais qu'est-ce que t'as à vouloir m'tuer les yeux?
Serais-tu en train de perdre le Nord ?
Crie de tout ton corps,
Je sais je te rends fou,
Mais ça te vas plutôt bien hein hein...

Notre amie Shy'm vit une histoire d'amour conflictuelle avec son cher et tendre on dirait. Apparemment, il voudrait lui tuer les yeux. Je sais ce que vous vous dites, qu'il y a une erreur et qu'au lieu de "m'tuer les yeux", ce doit plutôt être "m'tuer des yeux". Et bien non, j'ai réécouté la chanson et c'est bien ça. Les boules, hein ? Du coup je vais vous poser une question dont je connais déjà la réponse : vous tuez souvent les yeux des gens, vous ? Bon et puis cette histoire de perte de nord, c'est juste pour balancer une expression idiomatique, ça fait toujours bien.

Couplet 2
Je sais, que t'en a parfois par dessus la tête et,
Je sais que je pourrais des fois t'épargner peut-être,
Je sais que tu m'aimes, tu m'aimes comme ça,
Mais je sais que je te mets hors de toi (Oh baby)

Nous avons là à nouveau un phénomène de répétition pour combler une mesure (ou un temps, je n'en sais rien, je n'ai jamais fait de solfège après tout) avec "tu m'aimes" et autant une fois ça passe, deux fois c'est condamnable. Ce qui est aussi affligeant, c'est que cette jeune femme se répète en deux couplets. Certes les phrases ne sont pas textuellement les mêmes mais j'aurais préféré une avancée dans l'histoire, éventuellement savoir pourquoi cette fille en fait voir des vertes et des pas mûres à son mec mais non, on reste en surface. 

Couplet 3
Mais dis moi toi,
Si grand si fort,
Cet homme que personne n'atteint,
Ce cœur de pierre,
Ces bras de fer qui me soulèvent d'une main,
Qu'est-ce qu'il y'a ?
Mais qu'est-ce qu'il y'a baby ?
Qu'est-ce que t'as ?
Mais qu'est-ce qu'il y'a ?

Mais qu'est-ce qu'il y a quoi ? Roudou fait la gueule parce que c'est sa copine qui porte la culotte ? Je ne sais pas, je suis perdue moi, je cherche absolument à analyser une chanson qui n'a aucun sens et qui est l'exemple même de l'alignement de mots qui ne veulent rien dire.

Je vais donc conclure en disant que si vous n'avez pas envie de vous fouler pour écrire un texte, écrivez-le en anglais, ça passera toujours mieux. Merci. Cela dit, on reparlera de tout ça le jour où Shy'm écrira et composera toute seule comme une grande. Un petit clip pour se mettre dans l'ambiance ?

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