En théorie, le bac c'est fini. En théorie parce qu'évidemment, il y aura toujours les pauvrets qui se taperont les rattrapages et les encore plus mal lotis qui doubleront leur terminale. Oui, on dit doubler une classe et non pas redoubler. Redoubler voudrait dire que l'on se tape une classe pour la troisième fois alors parler de redoublement quand on en fait une deuxième, ça n'a aucun sens. C'est comme tous ces gens (je ne parle pas des enfants, eux apprennent la vie alors pas touche) qui parlent d'un bus ou d'un train à deux étages alors qu'il n'y en a qu'un, il y a le rez-de-chaussée, si je puis dire, et le niveau supérieur. Cela fait donc deux niveaux, pas trois, donc arrêtons de parler de deux étages à chaque fois. Pardon mais ça fait partie des choses qui m'agacent.
De quoi je parlais ? Oui, de la fin du bac. En théorie. Bon, je ne vous réexpliquerai pas en quoi consiste mon job pendant cette période d'examen car je l'ai déjà fait l'an dernier (je veux bien recommencer s'il y a une forte demande de votre part cela dit mais j'en doute), mais vous devez savoir que ça me ramène quelques années en arrière à chaque fois. Il y aura toujours ceux qui auront raté leur épreuve alors qu'il auront une mention assez bien, mais aussi ceux qui sortent au bout d'1h30 alors qu'ils sont initialement partis pour 4h de grattage, les autres qui comparent leurs réponses avec leurs copains et balanceront systématiquement le sempiternel "Oh mais moi j'ai pas mis çaaaa, oh là làààà, j'suis dans la meeeeerde !", sans compter sur tous les petits mignons qui vont se plonger direct dans les corrigés à peine la porte de la salle passée. C'est le même cinoche tous les ans. Et c'est normal.
Cependant, moi ce qui m'inquiète beaucoup, c'est le jour des résultats, d'autant que je vais les connaître 24h avant les principaux intéressés. Je saurai si mes élèves préférés (bien sûr que j'en ai) seront oui ou non bacheliers et ça me turlupine. J'aimerais n'avoir aucun doute mais voilà, avec tout l'optimisme dont je peux faire preuve, j'ai quand même peur. Je sais que ce n'est absolument pas dramatique de ne pas avoir son bac du premier coup (j'en sais quelque chose) mais sur le moment, ça fait un mal de chien. Cette impression de décevoir la terre entière, c'est atroce.
J'en viens à me dire que la terminale, ça peut être une sale période de merde. Tu fais tes premiers pas dans la majorité mais tu n'es pas un adulte pour autant, on te bassine depuis la rentrée de septembre avec le bac, les sujets potentiels, ce qui va tomber ou ne va pas tomber sûr parce que, c'est bien connu, les profs sont devins (et se plantent tellement de fois). Tu as 17/18 ans, tu en as marre qu'on te dise quoi faire et tu as envie de coller les conseils des adultes bien profonds dans leur rectum parce que bon, ça va quoi, t'as un examen capital à la fin de l'année alors ne viens pas faire chier. Sauf que ce que ces gamins ne comprennent pas, c'est qu'ils sont justement loin d'avoir tout compris et c'est ce qu'ils comprendront plus tard. Ouais, c'est aussi compliqué que ça de bosser avec des ados/pré-adultes. Enfin heureusement, il y a autant de points positifs que de négatifs car il est évident que je ne continuerais pas à faire ce boulot sinon.
Seulement voilà, c'est usant. J'ai hâte d'être au 11 juillet et de faire une pause de six bonnes semaines. Je vous jure qu'on le mérite.

De quoi je parlais ? Oui, de la fin du bac. En théorie. Bon, je ne vous réexpliquerai pas en quoi consiste mon job pendant cette période d'examen car je l'ai déjà fait l'an dernier (je veux bien recommencer s'il y a une forte demande de votre part cela dit mais j'en doute), mais vous devez savoir que ça me ramène quelques années en arrière à chaque fois. Il y aura toujours ceux qui auront raté leur épreuve alors qu'il auront une mention assez bien, mais aussi ceux qui sortent au bout d'1h30 alors qu'ils sont initialement partis pour 4h de grattage, les autres qui comparent leurs réponses avec leurs copains et balanceront systématiquement le sempiternel "Oh mais moi j'ai pas mis çaaaa, oh là làààà, j'suis dans la meeeeerde !", sans compter sur tous les petits mignons qui vont se plonger direct dans les corrigés à peine la porte de la salle passée. C'est le même cinoche tous les ans. Et c'est normal.
Cependant, moi ce qui m'inquiète beaucoup, c'est le jour des résultats, d'autant que je vais les connaître 24h avant les principaux intéressés. Je saurai si mes élèves préférés (bien sûr que j'en ai) seront oui ou non bacheliers et ça me turlupine. J'aimerais n'avoir aucun doute mais voilà, avec tout l'optimisme dont je peux faire preuve, j'ai quand même peur. Je sais que ce n'est absolument pas dramatique de ne pas avoir son bac du premier coup (j'en sais quelque chose) mais sur le moment, ça fait un mal de chien. Cette impression de décevoir la terre entière, c'est atroce.
J'en viens à me dire que la terminale, ça peut être une sale période de merde. Tu fais tes premiers pas dans la majorité mais tu n'es pas un adulte pour autant, on te bassine depuis la rentrée de septembre avec le bac, les sujets potentiels, ce qui va tomber ou ne va pas tomber sûr parce que, c'est bien connu, les profs sont devins (et se plantent tellement de fois). Tu as 17/18 ans, tu en as marre qu'on te dise quoi faire et tu as envie de coller les conseils des adultes bien profonds dans leur rectum parce que bon, ça va quoi, t'as un examen capital à la fin de l'année alors ne viens pas faire chier. Sauf que ce que ces gamins ne comprennent pas, c'est qu'ils sont justement loin d'avoir tout compris et c'est ce qu'ils comprendront plus tard. Ouais, c'est aussi compliqué que ça de bosser avec des ados/pré-adultes. Enfin heureusement, il y a autant de points positifs que de négatifs car il est évident que je ne continuerais pas à faire ce boulot sinon.
Seulement voilà, c'est usant. J'ai hâte d'être au 11 juillet et de faire une pause de six bonnes semaines. Je vous jure qu'on le mérite.









