
Quand j'ai créé ce blog qui me fit connaître au sein de la communauté Cowblog, le 21 mai 2006, l'un des premiers articles que j'ai rédigé traitait du film Entretien avec un vampire que ma chère Noémie m'a offert en DVD pour mes 20 ans. Non pas que je ne connaissais pas ce film avant cela, bien au contraire, mais il est toujours plaisant de pouvoir enfin contrôler la version auditive, à savoir la passer systématiquement en version originale. Car oui, le doublage français de Brad Pitt dans Entretien avec un vampire est absolument catastrophique. Le mec a dû enfiler des dents de vampire ce qui lui attibue une élocution zozotante déconcertante. Bref, ce détail n'empêche absolument pas ce chef d'oeuvre de Neil Jordan de me plaire chaque fois que je le vois. Ce soir fut au moins la... euh... dixième fois, peut-être, et David m'a fait découvrir un nouveau détail : la scène où Louis et Claudia sont sur le bateau pour l'Europe, fuyant Lestat brûlant vif après avoir été lâché dans les marais du Mississippi, et la petite est en train de peindre. Lors la caméra se fixe sur le chevalet et les peintures défilent pendant que Louis énumère leurs destinations, on peut apercevoir le magnifique chateau de ce cher comte Dracula (mais le vrai, Vlad Tepes, le voïvode de Valachie) bien que Louis avoue à Malloy que Dracula n'est que la fable d'un vieux fou d'irlandais (aka Bram Stoker, bien entendu)... ça me fait doucement sourire. Tout comme le passage où Louis découvre peu à peu le cinéma et Monsieur va voir Nosferatu de Murnau... c'est plutôt cool je dois dire.
Un casting de malade bien qu'en 1994, Tom Cruise, Brad Pitt, Antonio Banderas et Kirsten Dunst n'étaient pas les superstars d'aujourd'hui (ils commencaient leur carrière même si Tom Cruise était quand même très en vogue cette année là après des succès comme Top Gun ou La Firme qui ont fait sa réputation) ; ils étaient jeunes et beaux (le sont toujours, je vous l'accorde) et étaient les Leonardo DiCaprio et Jared Leto d'aujourd'hui mais il y a 15 ans et faisaient fantasmer nos grandes soeurs (mères de famille aujourd'hui, ndrl). Une tête d'affiche incroyable donc et un jeu d'acteur mémorable, la palme revenant tout de même à Tom Cruise, même si la petite Kirsten Dunst sans foi ni loi démarrait sur de très bonnes bases.
Pour la passionnée de vampirisme que je suis (personne n'est parfait), Entretien avec un vampire (et je parle toujours du film, je n'ai toujours pas eu l'occasion de lire l'oeuvre littéraire d'Anne Rice et c'est un manque considérable à ma culture vampiresque) déploie dans toute sa splendeur le vampire que j'aime : torturé, romantique, chic, glamour et rococo, rien à voir avec la sombre bouse d'Underworld (Noémie, puisses-tu me pardonner de ce nouvel affront) et ses vampires de bas étage à deux francs six sous (et encore, c'est un euphémisme). Tout pour plaire, du dark, des beaux costumes, le XVIIIème siècle pour la majeure partie du film, des cheveux longs, des beaux gosses, le tout même si Antonio Banderas n'avait pas mérité sa moumoute immonde mais bon, que ne ferait-on pas pour les catacombes parisiennes ?









