Ce sont les vacances scolaires et je crois que je les ai bien méritées. Même si j'ai pris mon dernier vendredi pour me rendre aux obsèques de mon amie, j'ai cru qu'au boulot, j'allais finir par péter un câble. Habituellement, la fatigue et le ressentiment se montrent peu avant les vacances de Noël. On n'a jamais vu ça avant la Toussaint. Je ne sais pas ce qui se trame de louche au lycée où je travaille mais il est clairement entouré d'un fort mauvais karma. On cumule les merdes les plus bigarrées, que ce soit les élèves avec des soucis de santé (hyperventilation et spasmophilie sont nos amies), d'autres qui décèdent subitement, entre les problèmes considérables d'organisation dus à la suppression d'un poste d'assistant d'éducation, des problèmes concernant des vols hors du commun à l'internat, les excès de confiance de la part des profs comme des élèves et d'autres soucis peut-être plus mineurs mais qui sont légion, je vous assure qu'on finit par avoir envie d'envoyer chier son monde. Pour m'aider à passer les journées, je me répète inlassablement "J'aime mon travail, j'aime mon travail, j'aime mon travail... mais j'aime aussi les vacances !". Histoire de ne pas nous laisser partir en congés comme ça, la fleur au fusil, certains gamins ont décidé de nous pourrir la vie. Pour ma dernière nuit, j'ai subi les insultes et les menaces d'une petite conne de 16 ans qui n'a pas supporté que je la surprenne à quitter l'internat en pleine nuit pour aller fumer sa clope. Elle m'a tellement pourrie que j'en ai eu froid dans le dos. Elle a même réussi à me couper la chique. Je vous passe les détails parce que je ne suis pas certaine de mon droit à raconter ça ici mais je peux vous assurer que quand une gamine de cet âge vous regarde droit dans les yeux, sans aucune peur, sans aucune honte, en vous disant qu'elle vous encule et que si elle vous croise dans la rue ce sera pour vous péter la gueule sur un trottoir, ça vous laisse pantois (je précise à tout hasard que je ne travaille pas dans un établissement classé en zone d'éducation prioritaire et qu'il ne se trouve pas non plus à Clichy-sous-Bois).


Là, c'est moi en 1986 ou peut-être en 1987. De rien, c'est cadeau.
Si je vous parle de ça, c'est parce que depuis très longtemps je réfléchis de temps à autre sur l'éducation que je donnerai à mes propres enfants. Depuis que je me suis inscrite sur Hellocoton et que j'ai, par ce biais, découvert moult blogs sur des thèmes divers et variés, je me plais à lire les espaces de jeunes mamans. Non pas que ça me donne des idées, je vois plutôt cela comme une sorte d'étude sociologique. En tous objectivité, ça m'intéresse beaucoup. Ce n'est pas un secret, l'éducation suit la mode. Celle d'aujourd'hui me laisse perplexe. Je vais faire une généralité mais par les temps qui courent, vous êtes une bonne mère si vous donnez du bio à bouffer à vos gamins, si vous êtes adeptes de la couche lavable et si vous bannissez la télévision des loisirs de vos lardons. D'une certaine façon, je pense être assez mal placée pour juger ces modes de vie étant donné que je suis childless mais que voulez-vous, je ne peux pas m'en empêcher. Sérieusement, pourquoi la couche lavable ? Parce que ça fait des économies et que c'est plus écologique. Okay, l'intention est louable... mais déjà qu'il est difficile de vider la litière de ses chats, pourquoi s'obliger à laver le caca d'un bébé alors qu'on peut mettre simplement l'objet souillé à la poubelle ? Tout est une question de choix, j'entends bien. A l'âge que j'ai, je suis de plus en plus entourée de jeunes mamans et à nouveau l'étude sociologique prend le pas : j'aime beaucoup les observer et faire mes propres conclusions. D'un point de vue totalement extérieur, je connais donc une maman qui, selon moi, ne donne pas suffisamment de limites à son petit garçon de 3 ans, très malicieux de nature. Alors pendant une soirée entre amis, le môme se jette sur les gâteaux apéro avec ses mains pleines de doigts et en fout partout, au risque de renverser ma bière. Les parents ne disent rien, ils rient, c'est mignon vous comprenez. Moi, je déteste me sentir envahie par les enfants des autres et ça commence par l'apéro. Un exemple contraire, je connais une autre maman qui est toujours sur le dos de ses deux progénitures de 5 et 3 ans. Fais pas ci, fais pas ça, viens ici, mets-toi là... Ces deux gamins ne sont pas spécialement turbulents mais n'ont le droit de rien faire, c'est assez affligeant. Du coup, ça fait écho à ma propre éducation puisque ma mère m'a raconté que mon frère et moi n'avons jamais marché à quatre pattes parce que c'était sale par terre. C'est vrai qu'en y repensant, avant d'avoir un minimum d'autonomie, j'avais toujours les mains dans le lavabo. A force d'observation, je me permets de prendre des notes dans un coin de ma tête afin de me rappeler tous les mauvais exemples que je vois quotidiennement, m'empêchant ainsi de faire pareil le moment venu. Vous me direz, on verra bien !
Des blogs de mamans, vous n'imaginez pas comme il y en a. Un nombre incalculable ! Chacune est libre de raconter ses petites aventures, ce n'est pas ce point que je critique, mais à force de lectures, je n'ai pas trouvé LE blog qui m'incite à le lire entièrement et régulièrement. C'est toujours la même chose, moi je fais comme ci et pas comme ça et je ne comprends pas pourquoi on fait comme ci alors qu'on devrait faire comme ça... nianiania. J'ai l'impression que dès qu'une femme devient mère, tout son être se trouve empli d'une attitude niaise envers son chérubin, au point de parler de lui sur son blog avec des surnoms les plus improbables : Grenouille, Petit Capuchon, toujours avec une majuscule, j'en passe et des meilleurs. Merde les filles, vos gosses ont un prénom ! Vous croyez peut-être qu'il serait content s'il se rendait compte qu'on l'appelle ainsi aux yeux du monde ? Si l'ère des blogs avaient existé dans les années 80 et que ma mère s'était prêtée au jeu, je n'aurais pas du tout apprécié qu'elle avoue au monde entier que mon surnom à moi, c'était Lulu Bidu (oups...). De quoi avez-vous peur ? Qu'en dévoilant le prénom de votre enfant, tout l'Internet se braque sur vous ? N'ayez crainte, votre fils s'appelle Mathéo et votre fille Lilou (qui n'est pas un prénom, d'ailleurs, faut arrêtez les gens, mais vraiment) alors ne vous inquiétez pas, ils sont environ douze milliards dans votre département donc le temps qu'on vous retrouve...
Je ne serai certainement jamais une mère parfaite mais une chose est sûre, mes enfants porteront de la Pampers, mangeront des petits pots achetés à Carrefour car je ne cuisine déjà par pour moi, ce n'est pas en étant maman que ça va commencer, et surtout, ils seront silencieux (ça va, on a bien le droit de rêver). Pour en revenir à l'adolescente dont je parlais en introduction et ayant entendu parler du comportement de ses parents, je ne dis pas que l'éducation fait tout puisque je crois en la crise d'ado mais enfin tout de même, les chiens ne font pas des chats.
Pour conclure, j'adresse mes sincères félicitations à Céline et Jérôme, nos potes qui ont accueilli hier soir dans leur cuisine le petit frère de Gaspard, j'ai nommé Marius !










Quant aux blogs maman, j'en vois beaucoup passer depuis deux mois (depuis que je bosse chez blogbang en fait) et tout comme toi je n'en trouve pas de particulièrement accrocheurs. Même si le blog de ma collègue Violette est toujours sympa à lire, surtout lorsque qu'elle raconte les histoires de sa fille de 7 ans! Mais bon il n'est pas orienté QUE maman!