J'aime bien M. Night Shyamalan, il a fait des films qui m'ont vraiment bien plu. J'ai flippé devant Sixième sens même si on m'avait spoilé la fin (dans la file d'attente au self au lycée, je m'en souviens encore), contrairement à d'autres j'ai adoré Le Village et même si l'action ne se passe que dans le dernier quart d'heure, j'ai trouvé très joli La jeune fille de l'eau. Qui n'a pas tressailli quand il a vu l'alien passer furtivement devant la fenêtre dans Signes ? Cette scène me fait frissonner à chaque fois que je vois ce film, c'est dingue. Je n'ai vu ni Incassable, ni Phénomènes (je sais déjà que ce sont les plus décriés) mais j'aimerais bien rattraper mon retard. Enfin bon, j'aime bien M. Night Shyamalan quoi.

Du coup, alors que je n'avais pas mis les pieds dans un cinéma depuis belle lurette, samedi soir nous sommes allés voir Devil. C'est le premier film, réalisé par John Erick Dowdle, de la trilogie The Night Chronicles écrite par M. Night Shyamalan. Nous sommes à Philadelphie et le film débute sur le détective Bowden (Chris Messina - Away We Go, Vicky Cristina Barcelona, etc.) qui enquête sur le suicide d'un mec qui s'est jeté d'un immeuble, chapelet à la main. Peu après, nous entrons dans le hall dudit building et nous suivons cinq personnages sur un plan séquence de quelques minutes. Ceux-là montent dans un ascenseur qui reste bloqué entre deux paliers. Nous avons un VRP, l'un des vigiles, un militaire qui revient d'Afghanistan, une vieille dame et la femme d'un patron qui travaille quelques dizaines d'étages plus haut. Le hic, c'est que parmi eux se trouve Satan en personne. Il n'est pas content du tout (pas parce que l'ascenseur est en panne, non, mais je ne peux pas vous donner la raison, il faut que vous alliez le voir) et on ne sait pas qui il est vraiment. Quant à Bowden, l'œil braqué sur la caméra de surveillance de l'ascenseur, il est témoin malgré lui de tout ce qui se passe.
En elle-même, l'histoire est bonne et intéressante. On passe les trois quarts du film à se demander qui peut bien être le diable et puis, en ce qui me concerne, j'ai été assez surprise de la finalité. En bien comme en mal. En bien parce que je ne m'attendais pas forcément à ça, en mal parce que c'est terrible comme ce film et sa fin peuvent être grossiers. Comme dirait si bien Petrif : "Bonjour, je suis américain et voici mes grosses ficelles." De la subtilité aurait grandement été la bienvenue, que ce soit dans l'imagination de la fin comme pour les dialogues. D'entendre Lucifer baragouiner un "Merde, j'aurais bien voulu prendre ton âme." à la Daria Morgendorffer style, c'était carrément vilain. Le clap de fin ne se fait pas non plus au bon moment et on nous prend en otage avec une dernière scène totalement inutile à base de Dieu est amour et franchement, c'est lourd. Du coup, "Si Satan existe alors Dieu aussi" fait pitié comme jamais et je reste sur ma position quant à un film digne de ce nom sur le Diable qui sera pour toujours L'Associé du Diable avec Al Pacino et Keanu Reeves.

Ce fut toutefois un bon divertissement mais comme le dirait si bien le narrateur à propos du commissaire Bialès : "bien mais pas top".

Du coup, alors que je n'avais pas mis les pieds dans un cinéma depuis belle lurette, samedi soir nous sommes allés voir Devil. C'est le premier film, réalisé par John Erick Dowdle, de la trilogie The Night Chronicles écrite par M. Night Shyamalan. Nous sommes à Philadelphie et le film débute sur le détective Bowden (Chris Messina - Away We Go, Vicky Cristina Barcelona, etc.) qui enquête sur le suicide d'un mec qui s'est jeté d'un immeuble, chapelet à la main. Peu après, nous entrons dans le hall dudit building et nous suivons cinq personnages sur un plan séquence de quelques minutes. Ceux-là montent dans un ascenseur qui reste bloqué entre deux paliers. Nous avons un VRP, l'un des vigiles, un militaire qui revient d'Afghanistan, une vieille dame et la femme d'un patron qui travaille quelques dizaines d'étages plus haut. Le hic, c'est que parmi eux se trouve Satan en personne. Il n'est pas content du tout (pas parce que l'ascenseur est en panne, non, mais je ne peux pas vous donner la raison, il faut que vous alliez le voir) et on ne sait pas qui il est vraiment. Quant à Bowden, l'œil braqué sur la caméra de surveillance de l'ascenseur, il est témoin malgré lui de tout ce qui se passe.
En elle-même, l'histoire est bonne et intéressante. On passe les trois quarts du film à se demander qui peut bien être le diable et puis, en ce qui me concerne, j'ai été assez surprise de la finalité. En bien comme en mal. En bien parce que je ne m'attendais pas forcément à ça, en mal parce que c'est terrible comme ce film et sa fin peuvent être grossiers. Comme dirait si bien Petrif : "Bonjour, je suis américain et voici mes grosses ficelles." De la subtilité aurait grandement été la bienvenue, que ce soit dans l'imagination de la fin comme pour les dialogues. D'entendre Lucifer baragouiner un "Merde, j'aurais bien voulu prendre ton âme." à la Daria Morgendorffer style, c'était carrément vilain. Le clap de fin ne se fait pas non plus au bon moment et on nous prend en otage avec une dernière scène totalement inutile à base de Dieu est amour et franchement, c'est lourd. Du coup, "Si Satan existe alors Dieu aussi" fait pitié comme jamais et je reste sur ma position quant à un film digne de ce nom sur le Diable qui sera pour toujours L'Associé du Diable avec Al Pacino et Keanu Reeves.

Ce fut toutefois un bon divertissement mais comme le dirait si bien le narrateur à propos du commissaire Bialès : "bien mais pas top".









