L'air devient franchement irrespirable là où je suis actuellement, j'ai rarement été aussi emmerdée pour respirer qu'en ce foutu mois de juin, je maudis les arbres et les fleurs et toutes ces saloperies de graminés. La nature, tout ça, c'est de la merde.
Ce matin, j'ai embauché à 8h tapantes. Les épreuves du bac débutaient aujourd'hui signifiant le changement de nos emplois du temps. Je ne fais plus d'internat, je passe mes journées à la vie scolaire à faire de l'administratif et de la saisie. Par exemple, aujourd'hui mes horaires étaient 8h-12h30 et 13h30-18h et je n'ai fait qu'une seule chose : agrafer. J'ai passé en revue tous les bulletins trimestriels des élèves de première et de terminale pour les joindre à leur fiche d'inscription de début d'année pour ensuite classer le tout dans leurs dossiers. Ca m'a pris toute cette putain de journée, je n'en reviens toujours pas. Je n'ai même pas encore commencé les dossiers des classes de seconde. Et puis comme j'étais à mi-temps cette année, je ne connais quasiment rien de la vie scolaire alors je dois apprendre sur le tas. Mais l'année prochaine, je passe à plein temps, ce qui signifie que je vais enfin avoir un vrai salaire et vous n'imaginez pas le bien que ça fait. Dans un futur proche, j'envisage même de tenter le concours de conseiller principal d'éducation, je crois que ça me plairait bien. J'ai l'impression de voir du concret, ça me fait drôle.
Enfin bon. De toute façon, aujourd'hui il ne me fallait pas quelque chose de trop violent. J'ai passé la journée quasiment seule à la vie scolaire avec mon agrafeuse et je me suis shootée à la caféine pour me tenir éveillée. Il me fallait au moins ça ! Après un concert à Paris Bercy qui s'est terminé à 23h30 et les 4h de route qui suivaient pour revenir chez nous, j'ai relativement peu dormi. Ah mais je savais pertinemment ce que je faisais et qu'aujourd'hui serait une journée rude. Ce qui me fait le plus mal au cul, c'est que j'ai eu tellement de travail que je n'ai même pas eu le loisir de repenser à hier soir. Du coup, ce soir je suis là en train de vous écrire depuis mon ordinateur portable sur la table basse du salon avec la télévision allumée sur le JT et j'ai du mal à réaliser ce qui s'est passé.
Ce matin, j'ai embauché à 8h tapantes. Les épreuves du bac débutaient aujourd'hui signifiant le changement de nos emplois du temps. Je ne fais plus d'internat, je passe mes journées à la vie scolaire à faire de l'administratif et de la saisie. Par exemple, aujourd'hui mes horaires étaient 8h-12h30 et 13h30-18h et je n'ai fait qu'une seule chose : agrafer. J'ai passé en revue tous les bulletins trimestriels des élèves de première et de terminale pour les joindre à leur fiche d'inscription de début d'année pour ensuite classer le tout dans leurs dossiers. Ca m'a pris toute cette putain de journée, je n'en reviens toujours pas. Je n'ai même pas encore commencé les dossiers des classes de seconde. Et puis comme j'étais à mi-temps cette année, je ne connais quasiment rien de la vie scolaire alors je dois apprendre sur le tas. Mais l'année prochaine, je passe à plein temps, ce qui signifie que je vais enfin avoir un vrai salaire et vous n'imaginez pas le bien que ça fait. Dans un futur proche, j'envisage même de tenter le concours de conseiller principal d'éducation, je crois que ça me plairait bien. J'ai l'impression de voir du concret, ça me fait drôle.
Enfin bon. De toute façon, aujourd'hui il ne me fallait pas quelque chose de trop violent. J'ai passé la journée quasiment seule à la vie scolaire avec mon agrafeuse et je me suis shootée à la caféine pour me tenir éveillée. Il me fallait au moins ça ! Après un concert à Paris Bercy qui s'est terminé à 23h30 et les 4h de route qui suivaient pour revenir chez nous, j'ai relativement peu dormi. Ah mais je savais pertinemment ce que je faisais et qu'aujourd'hui serait une journée rude. Ce qui me fait le plus mal au cul, c'est que j'ai eu tellement de travail que je n'ai même pas eu le loisir de repenser à hier soir. Du coup, ce soir je suis là en train de vous écrire depuis mon ordinateur portable sur la table basse du salon avec la télévision allumée sur le JT et j'ai du mal à réaliser ce qui s'est passé.
Photos des concerts londoniens trouvées ici.Je sais bien que ça peut sembler ridicule parce que Bon Jovi est un groupe qui, en France, est soit méconnu, soit mésestimé. Pour ainsi dire, je m'en fous un peu de ce que pensent les gens quand je leur dis que je suis fan depuis mes 13 ans 1/2 (au moins ça) et que j'attends leur venue à Paris depuis 2001 (ils n'y ont pas fait de concert depuis) mais cette année-là, j'étais trop jeune pour avoir le droit d'y aller. Hier soir, j'ai réalisé l'un de mes plus grands rêves (rien que ça) et, mine de rien, ça me fout un coup. Quelque part je me sens vidée d'un poids et je ressens le concert d'hier comme un accomplissement. Putain de merde, vous n'imaginez pas comment j'ai piétiné et comment j'en avais ras-le-bol hier soir ! Déjà, mardi soir on ne me tenait plus, je disais et faisais débilité sur connerie, j'étais insupportable. Mercredi, heureusement qu'on est vite arrivé sur Paris. Après, il a fallu se coltiner une file d'attente de la taille Dunkerque/Marseille et nous étions entourés de beaufs, c'était intenable. J'ai vu des choses mes amis, j'ai vu des choses !!! J'ai vu des tonnes de t-shirts à l'effigie du groupe et ils étaient tous aussi moisis les uns que les autres, parmi les détenteurs du titre de king of beauf, j'ai cru voir des fans de Johnny, j'étais trop mal à l'aise. Franchement, ça m'a rendue trop triste. Quand enfin on est entré dans la salle, on s'est tapé que du kéké autour de nous. Entre le gros placé derrière moi qui me collait, son pote gogol qui faisant mine de sodomiser la fille devant lui quand elle se baissait, celle-là même qui a passé le concert à téléphoner pour faire écouter des chansons à ses correspondants (alors que tout le monde sait qu'on entend un brouhaha infernal à chaque fois, parole de Rolling Stones au stade de France via my English friend Rosie), et puis que dire de la grande tige qui trouvait toujours le moyen de se placer juste dans mon angle de vision ou encore de la petite brune énervée qui ne supportait pas qu'on la touche, mais avec le gros derrière moi qui me poussait, c'était difficile de faire autrement. Bref, je n'ai jamais vu un public aussi merdique à un concert, qu'on se le dise. Du coup, ça fout les boules parce que ça peut altérer la qualité du concert. En plus, je ne vous raconte pas l'horreur de la première partie, c'était One Republic et c'était sirupeux à en crever (vous connaissez sûrement ce titre). Nul à chier. Non, là ce n'était plus possible, il me fallait dans la seconde JONRICHIETICODAVID&HUGH sinon j'allais péter un câble. Mes prières ont été entendues sur les coups de 21h.
Je n'ai pas été déçue. J'ai même eu des bonnes surprises. C'est exactement ce à quoi je m'attendais. Ils ont joué plusieurs chansons qu'ils n'ont pas vraiment l'habitude de faire à chaque fois et ça m'a fait plaisir, comme pour Something For The Pain en acoustique (album These Days, 1995, mon album préféré) ou encore In These Arms (album Keep The Faith, 1992) et Keep The Faith elle-même qui m'a putain donné envie de jouer de la basse. Il y avait une passerelle qui allait dans le public et même si je déplore le fait que les gars ne s'en soient pas beaucoup servi, quand Jon Bon Jovi est passé et s'est arrêté pile poil dans mon angle de vue à à peine quelques mètres de moi, j'ai ressenti quelque chose. Vous savez, moi contrairement à d'autres greluches, je sais me tenir à un concert. Jamais je ne hurle à la mort, jamais je ne pleure comme une fan de Tokio Hotel, jamais je ne brandis de pancarte et autres objets de cet acabit qui me donneraient envie de brûler la salle entière avec tout le monde à l'intérieur, non, au pire je lève un peu les bras, je saute parce que je suis le mouvement et je chante aussi mais ça s'arrête là. Donc quand Jon Bon Jovi s'est trouvé face à moi, les pouffiasses ont hurlé (et ces pouffiasses-là n'ont pas 13 ans, non, elles en ont 30 bien tapés) et ont brandi les appareils photos. C'est vrai que c'est tellement mieux de voir son idole à travers un écran de trois pouces. Non, moi je l'ai simplement regardé et le temps s'est arrêté. Là, je me suis sentie bien, il n'y avait plus rien autour, juste lui et moi et je me suis dis : "Nom de dieu, ça y est, tu y es. Profite de ces quelques secondes qui ne se reproduiront peut-être jamais. Regarde-le bien et rends-toi compte de ce qui se passe." Et je me suis rendue compte, je n'ai rien dit ni rien exprimé, j'ai simplement contemplé.
Ce concert était parfait mais je ne peux pas vraiment en parler, j'ai une approche hyper personnelle de l'événement. Je ne pourrais pas vraiment vous dire comment ça s'est passé à cause du caractère subjectif que je lui ai donné.
Toujours est-il qu'il me semble que Seigneur Uekte en a parlé une fois sur son blog mais je n'en peux plus de tous ces appareils photos et de ces téléphones qui polluent les concerts, c'est simplement abject. Quand vous filmez, ça ne rend rien du tout, putain mais rendez-vous compte ! Et arrêtez d'emmener vos appareils photos car il y aura toujours un mec pour le faire et vous pourrez aisément retrouver les photos sur Internet. Vous n'imaginez pas à quel point il est chiant d'essayer de voir la scène parmi tous ces objets que la technologie a voulu nous offrir.
Je n'ai pas été déçue. J'ai même eu des bonnes surprises. C'est exactement ce à quoi je m'attendais. Ils ont joué plusieurs chansons qu'ils n'ont pas vraiment l'habitude de faire à chaque fois et ça m'a fait plaisir, comme pour Something For The Pain en acoustique (album These Days, 1995, mon album préféré) ou encore In These Arms (album Keep The Faith, 1992) et Keep The Faith elle-même qui m'a putain donné envie de jouer de la basse. Il y avait une passerelle qui allait dans le public et même si je déplore le fait que les gars ne s'en soient pas beaucoup servi, quand Jon Bon Jovi est passé et s'est arrêté pile poil dans mon angle de vue à à peine quelques mètres de moi, j'ai ressenti quelque chose. Vous savez, moi contrairement à d'autres greluches, je sais me tenir à un concert. Jamais je ne hurle à la mort, jamais je ne pleure comme une fan de Tokio Hotel, jamais je ne brandis de pancarte et autres objets de cet acabit qui me donneraient envie de brûler la salle entière avec tout le monde à l'intérieur, non, au pire je lève un peu les bras, je saute parce que je suis le mouvement et je chante aussi mais ça s'arrête là. Donc quand Jon Bon Jovi s'est trouvé face à moi, les pouffiasses ont hurlé (et ces pouffiasses-là n'ont pas 13 ans, non, elles en ont 30 bien tapés) et ont brandi les appareils photos. C'est vrai que c'est tellement mieux de voir son idole à travers un écran de trois pouces. Non, moi je l'ai simplement regardé et le temps s'est arrêté. Là, je me suis sentie bien, il n'y avait plus rien autour, juste lui et moi et je me suis dis : "Nom de dieu, ça y est, tu y es. Profite de ces quelques secondes qui ne se reproduiront peut-être jamais. Regarde-le bien et rends-toi compte de ce qui se passe." Et je me suis rendue compte, je n'ai rien dit ni rien exprimé, j'ai simplement contemplé.
Ce concert était parfait mais je ne peux pas vraiment en parler, j'ai une approche hyper personnelle de l'événement. Je ne pourrais pas vraiment vous dire comment ça s'est passé à cause du caractère subjectif que je lui ai donné.
Toujours est-il qu'il me semble que Seigneur Uekte en a parlé une fois sur son blog mais je n'en peux plus de tous ces appareils photos et de ces téléphones qui polluent les concerts, c'est simplement abject. Quand vous filmez, ça ne rend rien du tout, putain mais rendez-vous compte ! Et arrêtez d'emmener vos appareils photos car il y aura toujours un mec pour le faire et vous pourrez aisément retrouver les photos sur Internet. Vous n'imaginez pas à quel point il est chiant d'essayer de voir la scène parmi tous ces objets que la technologie a voulu nous offrir.
La setlist pour celles et ceux que ça intéresserait :
01. Blood On Blood - New Jersey, 1988
02. We Weren't Born To Follow - The Circle, 2009
03. You Give Love A Bad Name - Slippery When Wet, 1986
04. Raise Your Hands - Slippery When Wet, 1986
05. Born To Be My Baby - New Jersey, 1988
06. Lost Highway - Lost Highway, 2007
07. When We Were Beautiful - The Circle, 2009
08. Captain Crash & The Beauty Queen From Mars - Crush, 2000
09. We Got It Goin' On - Lost Highway, 2007
10. Bad Medicine - New Jersey, 1988 + Pretty Woman
11. Lay Your Hands On Me (Richie Sambora) - New Jersey, 1988
12. Bed Of Roses - Keep The Faith, 1992
13. I'll Be There For You - New Jersey, 1988
14. Something For The Pain - These Days, 1995
15. Someday I'll Be Saturday Night - Cross Road, 1994
16. I'll Sleep When I'm Dead - Keep The Faith, 1992
17. It's My Life - Crush, 2000
18. Work For The Working Man - The Circle, 2009
19. Who Says You Can't Go Home - Have A Nice Day, 2005
20. Keep The Faith - Keep The Faith, 1992
21. Let It Rock - Slippery When Wet, 1986
22. In These Arms - Keep The Faith, 1992
23. Wanted Dead Or Alive - Slippery When Wet, 1986
24. Livin' On A Prayer - Slippery When Wet, 1986
Et vous savez, je ne vous ai même pas parlé de cette idée saugrenue qu'on eu les fans de vouloir chanter le refrain de Thank You For Loving Me plusieurs fois de suite pour montrer au groupe à quel point nous (= la France) étions touchés de les voir de retour à Paris après 9 ans. Des tracts nous ont été distribués, là j'ai compris qu'on avait touché le fond. Y'a pas à dire, un fan, qu'est-ce que c'est con ! En tous cas l'initiative a fait un flop et ce n'est pas un mal.
Oh et puis il y avait un sixième gars sur scène, c'est la première fois que je le voyais. Je ne sais même pas comment il s'appelle. Ah et puis David Bryan (le claviériste) a chanté à un moment et je n'avais jamais entendu le son de sa voix. Bah ça vaut le coup, ma foi.






