Depuis 5 ans que je suis arrivée en Vendée, j'avoue n'avoir jamais vraiment pris la peine de m'intéresser à ce qu'il y avait autour de La Roche-sur-Yon en dehors des Sables d'Olonne. La raison ? Y en a-t-il seulement une... Je suis arrivée en Vendée parce que je n'avais plus les moyens de subvenir à mes propres besoins en étant étudiante à Nantes alors j'ai décidé d'emménager chez Petrif à l'automne 2007 à La Roche parce que deux heures de train aller-retour me coûtaient bien moins cher qu'un loyer en cité universitaire. Aujourd'hui on travaille tous les deux mais on est resté et on fait bien, la Vendée ne coûte "rien". Nous sommes à une 1/2h de la première plage et donc 1h de Nantes tout en ayant acheté un appartement deux fois moins cher que la ville susnommée.

J'ai attendu tout ce temps pour mettre les pieds sur L'Île-d'Yeu. Mieux vaut tard que jamais ! Depuis La Roche, il faut quand même compter une bonne heure de trajet pour se rendre à Fromentine, au nord de la Vendée afin d'embarquer pour 3/4h de traversée en bateau. Et moi, j'adore prendre le bateau. Une fois sur place, ce sont les vélos qui vous attendent. Je pense qu'il y en a autant qu'à Amsterdam, c'est affolant. On vous conseillera d'y passer la journée pour en faire le tour tranquillement, nous n'y avons passé que l'après-midi dans l'optique de rencontrer d'anciens élèves qui y vivent (et c'était bien cool vu qu'ils étaient mes chouchous). En attendant de les retrouver, on s'est promené peu après le port de plaisance et on a pu constater un décor très ressemblant à la Bretagne, région dans laquelle je n'ai pas mis les pieds depuis 15 ans au moins (mauvais souvenirs de vacances familiales mais j'ai des envies de réconciliation). C'est pour cette raison qu'on s'est affalé comme des cachalots sur les rochers et que je me suis réveillée calcinée (oui, ça pique un peu là). En dehors de ce désagrément cutané, se balader là-bas est fort agréable en plus d'être carrément dépaysant.

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Bref, l'île en elle-même est apparemment la plus éloignée du continent de toutes les îles de la côte Atlantique. Elle fait 9.5 km de long pour 4 de large et accueille 4807 (comme le Mont Blanc) habitants à l'année qu'on appelle les Islais (oui, c'est important) ou les Ogiens. L'Île-d'Yeu est donc une seule et même commune même si elle est divisée en deux localités, Port-Joinville et Saint-Sauveur. Là-bas, c'est cool si vous voulez acheter du thon sous toutes les coutures mais c'est beaucoup moins cool dès que vous obtenez votre brevet des collèges parce que vous devez aller au lycée sur le continent. Dans celui où je bosse, il y a beaucoup d'internes qui viennent de L'Île-d'Yeu et c'est toujours avec une grande compassion qu'on regarde ces petits chérubins se pointer au bahut le dimanche soir parce qu'ils n'ont pas trop le choix d'un point de vue transports en commun n'est-ce pas. C'est tellement sympa d'être à l'internat un dimanche soir de novembre, tiens. Tu m'étonnes qu'ils crèvent les scores au bac après ! C'est qu'il ne s'agirait pas de faire une année de plus !

Jeudi 23 août 2012 ● 23:51

http://www.bloodylucy.com/images/BLOODYLUCY/work3/0.jpgPlusieurs légendes quant à l'existence du Manneken-Pis, littéralement "le môme qui pisse"...


Bon, les copains, je suis revenue de vacances. Vous comprenez, cette année on a décidé d'y aller mollo parce qu'on n'a plus d'argent depuis qu'on est devenu des adultes responsables (= devenir propriétaires et continuer à payer son voyage de l'année dernière et son canapé). Il n'était même pas spécialement prévu qu'on parte du tout. Et puis heureusement qu'il existe ces merveilleux sites proposant des voyages à la dernière minute à des prix défiant toute concurrence, ça permet de se fait un peu plaisir tout de même. C'est donc la deuxième année que nous faisons nos feignasses et que nous sommes partis dans un pays francophone, à savoir la Belgique. 2h de bagnole jusqu'au Mans chez ma mère qui nous gardait le véhicule, puis 55 minutes de TGV en direction de Paris, puis environ 1h15 de Thalys jusqu'à Bruxelles et le tour est joué. Autant dire que niveau difficulté de voyage, j'ai connu pire. Nous avons posé nos valises lundi de bon matin dans un chouette hôtel Holiday Inn dans le quartier européen de la capitale. Lit king size, salle de bain avec douche ET baignoire, un confort exceptionnel que nous avons payé bien moins cher que la normale (et c'est cool). Je suis désolée d'avance mais je suis une petite bourgeoise, je n'aime pas les auberges de jeunesse ni le coach surfing, encore moins le camping, ne vous déplaise.

Ce premier jour s'est donc passé comme d'accoutumée, on s'est baladé pour découvrir la ville. Avant de connaître les bons mécanismes de déplacement (transports en commun, j'écris ton nom), on a tendance à beaucoup marcher, c'est pourquoi on s'est tapé toute la rue de la Loi depuis son début jusqu'au plein centre. Dès le départ, j'ai été très mauvaise langue et je tiens à présenter mes excuses les plus plates à tous mes amis belges : j'étais un peu chafouine de partir en sachant que le temps allait sans doute être dégueulasse, d'autant plus qu'une amie connaissant bien le pays m'avait dit que si le temps était gris, ça allait être triste vu que la ville n'est pas spécialement colorée non plus (ça c'est pas vrai mais je vais y venir). ALORS QUE PAS ! Il a fait un temps splendide tout le long de notre séjour avec des températures de folie, ça m'a rendue dingo de joie !

Vous savez, moi, un rien m'émerveille. J'adore le moindre petit truc artistique et la belle architecture, alors à Bruxelles j'ai été servie. Je dois dire qu'il y a nécessairement cette influence nord-européenne dans certains bâtiments et c'est normal, mais on retrouve aussi le type haussmannien ou encore tout ce qui caractérise l'architecture germanique, sans parler des restes Art Nouveau fantastiques. Un mélange des cultures plaisant à l'œil pour la plus européenne de toutes les capitales. Bien entendu, on a fait nos touristes de base (pour un premier voyage, c'est normal) et on a commencé par mettre les pieds dans la cathédrale au fort joli carillon et au nom rigolo, Saint-Michel-et-Gudule. Gudule sera pour moi toujours le nom d'un personnage de bande dessinée lambda (à Bruxelles ? Ça alors...). Et puis on s'est conduit naturellement jusque sur la Grand'Place que j'ai trouvé, j'avoue, fort petite par rapport à l'idée que je m'en faisais. Je vous rassure, loin de moi l'idée d'être déçue quand on voit toutes les petites rues qui la jouxtent dans lesquelles on trouve mille merveilles. J'avais un peu l'impression de me trouver dans l'univers parallèle au Londres des Moldus, à croire que ça me fait toujours le même effet avec ce genre de vieille ville (j'ai un peu envie de comparer avec Gdansk ou Tallinn, voyez). Ce que j'adore, d'ailleurs, à Bruxelles, ce sont les noms des rues : rue de la Tête d'Or, rue du Renard, rue du Marché aux Herbes, etc., j'en passe et des meilleures. Il y a ce petit côté heroic fantasy à tous les coins.

Nous sommes donc d'accord pour dire qu'il faut être sacrement teubé pour ne pas savoir que la Belgique est LE fief de la bande dessinée et c'est pourquoi Bruxelles est blindée de petites allusions. En étant vigilant, on remarque que certaines plaques de nom de rue sont accompagnées d'autres plaques avec un autre nom en rapport avec la bande dessinée en général. On trouve aussi des petits dessins çà et là quand ce ne sont pas carrément les grandes fresques murales qui jaillissent devant vos yeux. Nous avons, bien sûûûr, visité le Centre Belge de la Bande-Dessinée qui se trouve dans un superbe bâtiment au décor Art Nouveau effectué par l'architecte Victor Horta. La fusée de Tintin et la 2CV du père de Boule (et Bill) vous accueillent. En plus d'avoir le privilège de jeter un œil sur tout un tas de planches originales, le centre possède une bibliothèque de plusieurs milliers de bandes dessinées, c'est affolant. Il y a aussi une boutique - évidemment - alors j'en ai profité pour acheter Les idées noires de Franquin aux éditions Fluide Glacial. Très honnêtement, c'était pour la beauté du geste car là-bas, ils ne se gênent pas pour gonfler les prix alors Amazon reste quand même le meilleur plan.

Qui dit Belgique dit aussi prise de vingt kilos et ceinture abdominale réduite à néant. Ne faites pas les estomaqués, vous franchissez la frontière en sachant ce qui vous attend. J'ai donc mangé : des frites. Mon chef, qui est à moitié belge, m'avait sommée de faire bien attention à en acheter en cornet et non pas en barquette, sinon c'est sacrilège. On a écouté son conseil et on est allé chez Antoine, soit - apparemment - la meilleure friterie de Bruxelles (place Jourdan, je vous le dis au cas où). Et c'est vrai qu'il s'est passé quelque chose d'incroyable. En fait, je n'avais jamais rien mangé de tel. Les frites n'avaient pas le goût de celles que l'on connaît par chez nous, tout était différent. C'est un peu comme si on vous faisait manger de l'herbe en vous disant que c'est une bonne laitue et que vous mangez ensuite une véritable bonne laitue, vous me suivez ? Si j'ai bien tout compris, elles sont cuites d'une façon spéciale, c'est ce qui les rend incomparables. Le retour à la frite de McDo va être compliqué... J'ai aussi mangé : des gaufres. La dernière fois que j'ai mangé une gaufre nappée de chocolat belge, c'était à Londres (bon...) et c'était fameux, je rêvais d'en manger une nouvelle. Ce fut chose faite, deux fois, et après j'étais toujours écœurée, mais dans le bon sens du terme, haha ! J'ai également mangé : du chocolat. Tout le monde connaît le magnifique, le merveilleux, le sacro-saint chocolat belge. Oui mais nous vivons dans un diabolique monde au consumérisme exigeant et il faut savoir que beaucoup de grandes maisons ont été rachetées par des grands groupes type Nestlé, par exemple. Si vous voulez acheter du bon chocolat qui est encore fabriqué avec des petites mains d'artisan, il faut vous rendre Grand'Place à La Maison des Maîtres Chocolatiers. Cette boutique regroupe plusieurs noms indépendants. Autant vous dire que nous y avons fait un carton et, en plus, on vous garde vos chocolats au frais le temps que vous finissiez votre petit tour tranquille. Et vous avez le temps puisqu'à cette période, le magasin ne ferme qu'à 22h. Et puisque manger ne suffit pas, j'ai aussi bu : de la bière. Lorsque j'avais demandé sur Twitter votre avis sur les choses à faire et à voir une fois sur place, on m'a conseillé Le Delirium Café (impasse de la Fidélité). Ça tombe bien, Le Guide du Routard aussi, tout le monde, bref, on y est allé, bien sûr. C'était un jour où la chaleur et nos sacs étaient très lourds donc il était carrément nécessaire pour nous à ce moment précis de boire une bonne bière dans un endroit cool. Le problème (enfin, est-ce vraiment un problème ?), c'est que le bar en question propose une liste indécente de bières. J'ai même cru comprendre qu'il était celui qui possédait la plus grosse carte (quel coquinou, dis-donc). En effet, en arrivant, j'ai eu un vertige en voyant la longueur du bar et le nombre incalculable de tireuses à bière pression. Restant relativement sages, nous avons tous deux commandé chacun une... Delirium (ça alors) qui tape quand même dans le 9%. Que dalle pour beaucoup d'entre vous, je sais, mais moi d'une part je ne tiens pas l'alcool, d'autre part j'avais beaucoup sué et enfin, je n'avais pas mangé depuis longtemps. Alors est arrivé ce qui devait arriver, j'ai bu ma binouze comme un bol de lait après une rasade de Chocapic et j'étais torchée en deux-deux. A 18h. Bravo, vive la Belgique ! Du coup, je suis rentrée à l'hôtel en titubant. Win !

Pour finir et vous foutre la paix avec la longueur de cet article et vous montrer plutôt les photos de mon séjour, je dirais qu'une seule chose m'a pris la tête. Chaque fois que l'on va quelque part à l'étranger, Petrif et moi regardons ce qui se fait éventuellement comme concert dans le coin. Là, c'est la première fois qu'on ne l'a pas fait. Je ne pense pas que ça aurait changé grand chose à nos dates, rapport au fait que c'était un voyage de dernière minute, mais on est arrivé en plein Brussels Summer Festival. Excités comme des petits renards à la vue de poules bien dodues, on s'est très vite renseigné du programme et ce fut la consternation : tous les meilleurs concerts auraient lieu après notre départ. On peut vite s'en remettre quand on sait que certains groupes passeront près de chez nous à l'automne mais ce qui me l'a collé bien mauvaise, c'est la présence de Rover samedi soir alors que nous avons quitté Bruxelles jeudi soir. H.A.I.N.E. Enfin ce n'est pas grave, j'ai peut-être un plan pour plus tard mais quand même. Et puis bon, j'ai vu Thomas Fersen en pleines balances, c'est bien aussi (ou pas, je ne sais pas, je ne connais pas plus que ça en fait).

Voilà, c'est un petit tour assez rapide de la ville que je vous ai fait là mais je ne suis restée que quatre jours et je ne vous ai même pas dit que j'ai aussi mis les pieds dans L'Atomium et visité le musée Magritte. Je suis honnête avec vous, j'avais quelques préjugés sur la Belgique mais j'ai découvert une capitale superbe. Je suis fichtrement heureuse de mon voyage et je suis prête à y retourner avec grand plaisir. Les Belges sont plutôt cools et je fais un big up au jeune homme qui nous a indiqué sans qu'on ne lui demande rien Le Delirium Café avec sa bière à la main parce que comme on est un peu simple, on ne l'a pas trouvé tout de suite alors qu'on était devant. J'ai adoré bouffer mon sandwich comme tout le monde sur les marches du bâtiment de la Bourse, j'ai adoré que les gens disent systématiquement "Bonjour" et "Hallo" à la suite parce que je trouve hyper classe de parler deux langues sur commande en fonction du mec qu'on a en face de soi. Enfin voilà, j'ai adoré la Belgique !

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Cathédrale Saint-Michel-et-Gudule.

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Tintin is everywhere... (enfin il n'y a pas que lui, je vous rassure).

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Le digne représentant du plat pays, c'est lui.

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L'Atomium.

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"Il est strictement interdit de monter sur cette structure." Tout est dit...

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Thomas Fersen en pleines balances.

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Le Delirium Café, quelques morceaux de la Grand'Place et le quartier européen.


Quelle malpolie je fais, comme le dit Petrif en commentaire, un grand merci à Alekscrement pour ses bons plans !

Dimanche 19 août 2012 ● 18:36

Parfois, j'ai véritablement l'impression de ne pas vivre dans le même monde que mes congénères. Je ne sais pas s'il existe une normalité ou quoi mais je crois que je suis à côté de la plaque la majeure partie du temps. Vous serez d'accord pour dire que nous choisissons nos amis, nous avons la logique de nous entourer de nos semblables. Bon, on n'a pas toujours le choix, que ce soit dans la famille ou au travail. Dans l'ensemble, j'aime bien rencontrer de nouvelles personnes même si ça m'effraie toujours terriblement. Quand j'ai commencé à travailler au lycée, j'étais bien flippée, je n'y connaissais personne et dans une ville que je ne connaissais pas non plus. Depuis, j'ai largement pris mes marques et mes aises mais je bosse avec des gens complètement différents de moi. Même si parfois je ne les comprends pas toujours - et c'est réciproque - j'apprends de nouvelles choses, tout le temps. Je projette une image assez étrange indépendamment de ma volonté, celle d'une sorte d'ersatz de gothique metalleuse, chose très nouvelle pour moi si on exclue la troisième où je portais des longs manteaux noirs. Là, rien n'est voulu, je n'appartiens à aucune catégorie socio-vestimentaire et, surtout, je ne revendique absolument rien. J'écoute même bien moins de metal que de pop / rock / folk. Mais voilà, les clichés ont la vie dure. Voilà pourquoi mes collègues s'extasient dès qu'une couleur pointe le bout de son nez dans ma tenue du jour. Parce que dans l'imaginaire collectif, porter essentiellement du noir = être gothique. Demandez donc à Audrey Hepburn ce qu'elle en pense (non, je ne me compare pas du tout à Audrey Hepburn). Je n'y peux rien, je n'aime pas spécialement la couleur, à part le rouge, et je n'imagine pas une tenue sans noir. Je ne cherche pas à me cacher, à paraître plus mince, j'aime juste le noir. Les motifs bariolés m'agressent, voilà pourquoi j'ai souvent du mal à m'habiller l'été. Je souffre également d'un problème de chaussures. Moi, j'aime être à plat et pour plusieurs raisons : mes pieds sont vite sujets aux blessures qui les caractérisent, je passe une bonne partie de mon travail debout et à marcher, et puis je me trouve suffisamment grande pour ne pas avoir besoin d'en rajouter (1m70). Évidemment, comme je n'ai pas l'habitude, dès que je porte un peu de hauteur, je ne suis pas très stable et mes pieds se fatiguent vite. Je possède seulement une paire de chaussures à talons que j'appellerais "chaussures à talons de tous les jours", et ce sont celles-ci. Je me rends bien compte que certaines d'entre vous ne considèrent pas cela comme des chaussures à talons à proprement parler mais pour moi, c'est déjà pas mal. L'autre paire qui trône dans mes placards, je la porte moins souvent. Disons qu'elle fait très bien l'affaire quand je fais un effort d'élégance, que ce soit pour des grandes occasions ou non, il s'agit de cette paire-là. Le reste du temps, je ne chausse que ce qui est près du sol et, croyez-moi, il existe des chaussures très habillées, nul besoin de ne porter que des baskets !

Seulement voilà, je dois me rendre à un mariage à la fin du mois. J'ai déjà ma robe (que je ne suis pas sûre de porter d'ailleurs mais soit) et il me fallait une paire de chaussures à talons. La recherche fut rude car j'en voulais qui soient à la fois noires, originales et stables. Mine de rien, ce fut une galère sans nom. Je voulais des salomés, quelque chose d'un peu rétro, et puis je me suis mise à pleurer devant la collection Chie Mihara. Pleurer car même en soldes, je n'ai pas du tout les moyens de m'en offrir une paire (ne soyez pas effrayés par le prix des chaussures en liens plus haut, je les ai soit obtenues en soldes, soit elles m'ont été offertes par mon cher et tendre). Et puis je suis tombée sur cette paire de Neosens. Je les ai trouvées simplement magnifiques, tous les critères étaient remplis. Le seul bémol, leur prix. Alors j'ai laissé tomber et je me suis dit que j'irais en ballerines à ce foutu mariage, qu'il n'y avait pas mort d'homme et qu'il fallait un peu relativiser, que j'étais la dernière des connes de sale consommatrice de merde. Mais hier, Petrif m'a tendu une grosse boîte en carton dans lesquelles elles se trouvaient. Il m'a fait là une belle surprise... Bon, j'ai un peu l'air d'une godiche avec ça aux pieds, il va falloir que je m'entraîne un peu mais je tiens debout et c'est déjà pas mal. Je mesure désormais 1m80 alors il va falloir que j'évite de me faire remarquer, si vous voyez ce que je veux dire...

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Escarpins Neosens Tannat depuis Spartoo.
(Après Kickers, Neosens est définitivement ma marque préférée de chaussures...) 

Dimanche 5 août 2012 ● 17:23

Je suis passée du côté obscur de la force, ça y est, j'ai vu The Dark Knight Rises ! Je n'en ferai pas de critique sur ce blog parce que je n'ai pas du tout envie d'entrer dans une quelconque polémique et aussi mais surtout parce que je suis une sacrée profane concernant Batman. Je peux juste vous dire que j'en ai pris plein les yeux, que j'ai trouvé ce film majestueux, à la hauteur des deux précédents (j'ai même trouvé que ça allait plutôt crescendo) et que ça m'a donné envie de me les refaire. Christopher Nolan est génial, Christian Bale est génial, Marion Cotillard est toujours aussi pénible, tout va bien dans le meilleur des mondes.

Comme on nous sommes dimanche (ne croyez la façon dont ce post est daté, il ment), j'ai décidé moi aussi de faire un petit rapport de ce que j'ai vu de sympa sur les Internets durant la semaine, si à chaque fois la semaine et les Internets le permettent (sinon aucun intérêt, vous en conviendrez).

Lundi, je suis tombée sur le blog d'Alphonse qui était dans le top beauté sur Hellocoton. Qu'on se le dise, moi les vidéos des blogueuses mode et beauté ça me gonfle au plus haut point. C'est vrai quoi, c'est long, c'est plat, elles ne font aucun effort pour balancer un cliff ou un twist, on s'ennuie comme des rats.  Là, j'ai cliqué parce que j'ai vu que ça ne durait que deux minutes. J'ai été agréablement surprise parce qu'Alphonse, elle a fait son truc bien, ça va vite, c'est intéressant et c'est rigolo. En plus, je la trouve super belle. Je vous laisse cliquer sur la photo pour voir son article.

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Mercredi, MaNAa avait posté un nouvel article. Ce que j'aime bien chez elle, c'est qu'elle a un style bien à elle, pas comme une majorité des blogueuses mode qui m'ennuient aussi atrocement. Et puis je ne sais pas, elle m'a fait rêver avec ses photos de Pompéi parce que Pompéi c'est associé à du mystère, à une ville fantôme et à Pink Floyd. Cliquez sur la photo pour voir son article.

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Ce même jour, Petrif a fait brillé mes petits yeux (enfin ça, c'est tout les jours) et chouchouté mes petites oreilles en postant cette vidéo sur Facebook. Avec en guest, le beautiful Richie Jackson, champion de skate. Donc voilà, C2C je suis fan.



On continue en vidéo avec ce mec-là que j'ai découvert sur Facebook encore grâce à Ploukah cette fois dans la journée de jeudi. Il s'est réapproprié I'm sexy and I know it de LMFAO et sa version est carrément meilleure. Vous allez me dire qu'en même temps, il n'y a pas de mal et vous aurez raison.



Quant à vendredi, je voulais vous parler de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques et puis finalement, j'en ai fait un article à part juste avant alors voilà. Oui, il manque mardi mais mardi, j'ai rien vu d'intéressant.
Bon courage pour la semaine à tous ceux qui bossent !

Lundi 30 juillet 2012 ● 1:50

Je pense que mon rapport au sport est assez pathétique, s'en souviennent ceux qui me connaissent depuis très longtemps. Je n'y peux rien, chez moi c'est une question de génétique (ma mère, mon oncle, ...). Au collège, chaque excuse était valable pour louper un cours d'EPS (j'ai réussi à faire avaler à mon prof de cinquième que je ne pouvais pas faire ce cours d'endurance autour du stade parce que j'étais, je cite, "allergique à l'herbe fraîchement tondue" en simulant une conjonctivite aiguë) et j'ai même réussi à me faire dispenser deux années de suite entièrement pour une sombre histoire de scoliose plus ou moins avérée. En classe de première, j'avais natation, autant dire que les anglais débarquaient toutes les semaines. Cela dit, je conservais quand même un minimum de dignité et j'ai effectué l'évaluation finale qui consistait à nager 250 mètres en un temps record. Bien sûr, à l'époque je ne vivais pas encore près de la mer donc je ne m'entraînais pas tous les étés jusqu'à la bouée et quand bien même, je fais partie de ces gens qui ont appris à nager à 12 ans donc la marge de manœuvre était assez réduite. Ce qui fait qu'en arrivant en terminale, nous devions nous répartir en trois groupes composés de trois sports (un pour chaque trimestre). Le problème pour beaucoup d'entre nous ? La natation se trouvait dans deux sur trois donc personne ne voulait y aller, CQFD. Comme nos profs avaient la bonne idée de tenir à jour des fiches nominatives de leurs élèves sur leurs magnifiques performances, ils s'en sont servi pour l'équité des groupes. Nous étions tous alignés comme au peloton d'exécution quand est venu mon tour. La prof a regardé ma fiche en rigolant et a dit d'un air sarcastique : "Ah bah oui mais non, toi tu as eu 9 en piscine l'année dernière alors ça ne va pas être possible, tu vas aller dans le groupe sans natation, hein." Jamais de ma vie je ne me suis sentie aussi chanceuse d'avoir failli me noyer sous les acclamations de mes camarades de classe qui m'encourageaient à finir ces putains de 250 mètres à la con.

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Tout ça pour dire que, clairement, le sport je m'en fous comme de ma première culotte et d'autant plus aujourd'hui à 26 ans maintenant que je suis une jeune femme libre de tout carcan, parental et professoral. Je m'en fous mais je ne le déteste pas (enfin sauf le foot) et c'est avec un grand plaisir que j'ai regardé la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques hier soir. Rassurez-vous, je ne vais pas vous en faire un article hyper long et chiant parce que, d'une part, j'ai suffisamment saoulé mes followers avec mon LT un peu merdique sur Twitter et, d'autre part, je sais qu'une partie d'entre vous déteste tout ce qui est mainstream et n'en avait strictement rien à foutre de ce spectacle.

Alors autant la cérémonie d'ouverture des Jeux de Pékin m'avait laissée de marbre pour tout un tas de raisons humanistes, autant celle-ci de Londres mise en scène par Danny Boyle était terriblement majestueuse. Il a sublimé le Royaume-Uni par une succession de tableaux splendides où se sont réunis les grands noms de l'art et la culture britanniques tels que Kenneth Branagh (non mais Kenneth Branagh quoi ♥), Rowan Atkinson qui a repris son rôle de Mr Bean, Paul McCartney, James Bond et autre rétrospective de la meilleure musique qui vient du meilleur pays du monde. En effet, je ne suis fichtre pas objective du tout mais que voulez-vous, il n'y avait rien à jeter dans cette splendeur conçue par tout ce que j'aime culturellement parlant.

Une précision sur la performance de Mr Bean. Avant qu'il n'apparaisse, le chef d'orchestre Simon Rattle a commencé à diriger son petit monde pour jouer Les Chariots de Feu de Vangelis. J'avoue tout, avec Petrif on s'est demandé l'espace d'une seconde si c'était une blague ou pas ce choix de Danny Boyle. Et puis oui, en effet, puisque c'est là que Mr Bean a fait son apparition, suivi d'un petit film fort drôle où on le voit courir sur une belle plage d'Ecosse au milieu d'un groupe de grand athlètes britanniques. Regardez plutôt :



Je n'ai pas pu m'empêcher de faire une comparaison avec un clip de Take That (oui, je sais) que j'ai toujours trouvé très particulier. Très honnêtement, je suis incapable de savoir s'il est plein d'humour ou non (je vous laisse juges, à moins que vous ne connaissiez la vérité, auquel cas je vous invite à m'en faire part) mais la part d'ombre en moi ne peut s'empêcher d'être fascinée. C'est vrai, qui d'autre qu'un groupe de cinq mecs bien battis ayant fait les grandes heures du Royaume-Uni dans leur catégorie pourrait s'affubler de paires de chaussettes aussi grandioses et dépasser leurs limites en aviron ? Avouez quand même que c'est splendide et qu'il n'y a que chez eux qu'on peut voir un truc pareil sans avoir spécialement envie de se moquer (enfin je ne sais pas vous mais moi, ça va). Enfin voilà, moi j'aurais bien vu Mr Bean ramer aussi, en fait.
 

Samedi 28 juillet 2012 ● 16:09

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