Les copains, l'heure est grave. Premièrement, je ne suis même pas sûre que vous puissiez lire cet article à l'heure à laquelle j'ai décidé de le poster, c'est-à-dire ce jeudi soir, parce que le p*tain de wifi de merdre de l'internant ne fait que se couper et ça m'agace vous avez de la chance ! Deuxièmement, ce dont je m'apprête à vous parler va me faire mal aux tripes. Ne lisez que si vous avez déjà lu le livre ou que vous ne souhaitez pas le lire.

http://www.bloodylucy.com/images/BLOODYLUCY/work3/LaDameenNoirSusanHill.jpgVoyez-vous, pour mon anniversaire en mai dernier, un très bon ami à moi m'a offert un livre que je voulais depuis un moment, La dame en noir de Susan Hill. Je l'ai fini tout juste cette semaine et je l'ai très franchement bien apprécié. L'histoire se passe à la fin du XIXe siècle (j'ai tellement envie de dire "du siècle dernier" mais ce n'est pluss possible) dans une Angleterre de novembre. Le jeune Arthur Kipps est un notaire en devenir et travaille pour M. Bentley qui l'envoie dans le nord du pays pour régler la succession d'Alice Drablow, défunte de 87 ans. Il arrive dans le village de Crythin Gifford dans lequel se trouve le manoir Drablow au milieu des marais sur une presqu'île à laquelle on accède seulement par marée basse. C'est aux funérailles de la vieille dame qu'Arthur remarque pour la première fois une jeune femme vêtue de noir au visage émacié et bien pâle. Il finit par occuper le manoir quelques temps afin de pouvoir trier toute la paperasse de Mme Drablow et récupérer ce qui l'intéresse d'un point de vue notarial. C'est là que vont se passer des événements bien étranges et surtout épouvantables.

Vous l'aurez compris, il s'agit là d'une histoire de fantôme. On part d'ailleurs d'un postulat assez classique : une époque victorienne, du brouillard, un manoir, tout y est. On n'est pas spécialement surpris tout au long du bouquin, il faut le dire. Nous avons affaire à un bonhomme cartésien et de nature enjouée, peut-être même un peu fier, du style jeune coq, ceci étant dû à son jeune âge (il le dit de toute façon lui-même). Toutefois, il est quand même extrêmement dérouté par l'apparition de la dame en noir même s'il ne fait pas le lien tout de suite avec le fait qu'elle soit morte. Il se dit qu'elle doit être très malade vu son visage, comme si elle avait contracté la petite vérole. Il assiste à une scène qui le terrifie dès son premier passage au manoir (il y reviendra plusieurs fois et y passera même une nuit, l'inconscient). Il souhaite en effet rentrer à pied jusqu'au village mais le brouillard le surprend sur la chaussée. C'est alors qu'il entend le bruit d'une carriole (il pense de prime abord que c'est son chauffeur qui vient le chercher) puis les cris terribles d'un enfant, comme si les occupants de la voiture étaient en train de se noyer dans les marais. C'est effectivement ce qui se passe et cela glace le sang d'Arthur. Seulement il s'agit en réalité d'une scène fantomatique qui se répète. Lors de sa première visite, il a également visité le cimetière familial attenant au manoir où il revoit la dame en noir. Bien qu'épouvanté, Arthur se plonge dans les papiers de Mme Drablow et trouve toute une série de lettres qu'il étudie.

Je vous résumé les choses assez vite mais sachez que l'intrigue est assez lente malgré le fait que le dénouement arrive vite pour les 200 pages du livre. En gros, on comprend très rapidement les liens de la famille Drablow et les histoires de fantôme, bien avant Arthur lui-même qui est franchement long à la détente. Nous dirons que c'est son côté terre-à-terre qui prend le dessus à ce moment-là... Toujours est-il que les manifestations sont relativement rares mais on les imagine bien flippantes.

Au début du bouquin, Arthur est marié avec une certaine Esmé plus âgée que lui et mère de quatre enfants d'une première union. On apprend au fil de l'histoire qu'avant cela, il a été fiancé avec une dénommée Stella qu'il a épousée après son retour de Crythin Gifford et dont il a eu un petit garçon l'année qui suivit. On apprend également qu'à chaque apparition de la dame en noir, un enfant décède dans des conditions tragiques. Je vous laisse imaginer le twist de malade qu'on a à la fin du livre et qui m'a fait me dresser les poils sur les bras. Non, il n'y a pas de happy end. Étrangement, je pense que c'est ce qui m'a le plus plu, j'ai bien aimé ce revirement de situation.
 

http://www.bloodylucy.com/images/BLOODYLUCY/work3/afficheteaseramericaine1-copie-1.jpgVenons-en maintenant au fait. J'ai fait la terrible erreur de regarder le film, éponyme, de James Watkins avec Daniel Radcliffe. On m'avait pourtant prévenue mais j'ai foncé bille en tête, je voulais absolument voir de quoi l'adaptation avait l'air. Et bien elle est nulle à chier, c'est bien simple. Même Petrif qui n'a pas lu le livre n'a pas compris le pourquoi du comment du film, c'est dire comme il est mauvais. Je n'ai pas du tout, mais alors pas du tout, apprécié la liberté que s'est octroyée Watkins pour la réalisation ! La première scène est pourtant prometteuse. On se trouve dans une chambre d'enfant dans laquelle jouent trois petites filles. D'un coup, elles se lèvent et se dirigent toutes trois vers la fenêtres, comme hypnotisées. Puis elles sautent et, donc, meurent devant les yeux impuissants de leur mère. J'ai sincèrement apprécié la beauté de l'image. Le drame arrive tout de suite après lorsqu'on voit Arthur (Daniel Radcliffe) qui attend que sa femme (on suppose donc que c'est Stella) accouche de leur fils. Catastrophe : madame meurt en couches alors que dans le bouquin, elle décède dans un accident de carriole à la fin du livre. Ellipse, le petit Joseph a 4 ans lorsqu'Arthur part pour Crythin Gifford alors qu'il s'appelle justement Joseph Samuel en hommage à Samuel Daily, l'homme qu'Arthur rencontre sur place. Déjà, ça ne va pas du tout. Mais le pire dans toute cette vaste blague, c'est la personnalité du protagoniste qui n'est plus du tout la même que dans le bouquin ! Je vous ai parlé plus haut de son caractère, il se retrouve dans le film taciturne, meurtri à jamais par le décès de son épouse, c'est n'importe quoi ! Enfin s'il n'y avait que ça... Plus rien n'a de sens, tout à coup M. Jerome se retrouve avec une fille en plus de son fils décédé quelques années plus tôt, la femme de M. Daily devient une folle hantée par son fils mort lui aussi et éleveuse de chihuahuas jumeaux, tout cela sans compter sur le fait que personne dans le village n'accueille Arthur décemment lors de son arrivée alors que c'est tout à fait le contraire dans le livre. De plus, le pourquoi du comment est bâclé, on apprend tout de suite les liens de parenté entre les membres de la famille Drablow et ce qui s'est réellement passé, ne nous laissant aucune surprise et aucun moyen de chercher par nous mêmes. Pour résumer, toute l'histoire est racontée dans les dix premières minutes, aucun intérêt donc. Toutefois, le moment le plus WTF est à la toute fin, quand la dame en noir réapparaît et que le petit Joseph de 4 ans (il meurt à 1 an dans le livre) se retrouve happé vers la ligne de chemin de fer... évidemment, un train arrive et son père saute pour le sauver et là, ils meurent tous les deux et retrouvent le fantôme fort mal fait de la maman, Stella.

Bref, c'est ridicule alors je vais arrêter d'en parler sous peine de vraiment m'énerver, d'autant que je vous ai pas parlé de toutes les invraisemblances. Vous l'aurez compris : lisez-le et ne le voyez surtout pas

Jeudi 27 septembre 2012 ● 23:21

Depuis plusieurs mois déjà des box diverses et variées fleurissent sur le net. Ça a commencé avec les box beauté qui, pour 15€ par mois, vous promettaient quelques cosmétiques full size accompagnés de quelques goodies. J'ai pu voir les blogueuses déchanter assez vite puisque si on croit ce qu'elles finissaient par recevoir au bout de quelques mois d'abonnement, les box se sont bien foutu de leur tronche. Les produits full size se sont transformés en échantillons, puis le nombre baissait, puis les goodies devenaient de plus en plus inutiles. Personnellement, je n'ai jamais été attirée par ce système, je préfère participer à des swaps, je trouve le principe plus cool.

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Oui mais bon, chez Molaire et Tentacules j'ai appris l'existence de la Thé Box. Vous connaissez ma passion maladive pour le thé alors je me suis lancée. J'ai reçu il y a peu celle de septembre et j'ai eu l'impression d'être une gamine qui recevait un cadeau d'anniversaire surprise. J'ai trouvé le concept de cette box hyper sympa. Le thème de ce mois-ci : En sortant de l'école. On part sur les traces de Jacques Prévert et la box ressemble à un gros livre, je la range d'ailleurs dans ma bibliothèque plutôt que dans ma cuisine, je trouve cet endroit plus adéquat.

Voici ce que nous raconte la quatrième de couverture (car oui, on peut parler de quatrième de couverture ici) : "Tout autour de la Terre, dans un wagon doré, nous voilà embarqués pour un voyage de saveurs aux couleurs d'aventure. En cette rentrée 2012, pour marcher sur la lune et sillonner les étoiles, la Thé Box rend hommage à Jacques Prévert. Rêves d'enfance, ritournelle des jours heureux, nous voilà repartis dans le tourbillon de la vie. La sélection de thés de la rentrée est une balade, du palais jusqu'au cœur, vers des contrées éloignées. Vivre ses rêves et rêver sa vie. Elle est une invitation à garder l'étincelle d'audace qui, en sortant de l'école ou du bureau, nous ouvre un monde de poésie." Classe, hein ? Une fois ouverte, la box est très joliment décorée et contient de la bogossitude. J'avais peur de trouver un peu trop de paperasse comme dans les box beauté, je n'en suis pas fan, je sais que ça resterait traîner sur mon bureau à prendre la poussière. Une très bonne surprise donc quand je n'ai vu que trois chouettes cartes postales que je vais sûrement encadrer ou placarder sur mon frigo, ça fait un peu de déco. Il y a aussi le Cahier des saveurs qui ressemble évidemment à un petit cahier d'écolier. Chaque page raconte l'histoire d'un thé présent dans la box, son mode d'emploi si j'ose dire, une astuce et un clin d'œil. Par exemple, le thé Le Jardin des Hespérides, de la marque L'Autre Thé, est un mélange de thé vert Sencha et de blanc Paï Mu Tan avec de la mandarine et du pamplemousse. Initialement, le Jardin des Hespérides est réservé aux dieux pour y cueillir les mystérieuses pommes d'or. Avec celui-ci on trouve également les marques Tamayura, Compagnie Coloniale, Dammann (la seule marque je connaissais finalement dans cette box), Ahmad Tea et Dragonfly Tea. Mais ce n'est pas tout puisque la box contient aussi un sachet de caramels à la noisette, au pain d'épices, au miel et à la framboise de la marque Caramels Tendres, ainsi qu'un sachet de cocktail de patiences pomme, coquelicot, curaçao, lavande, lilas, bergamote et vanille. Tu le sens venir le petit goûter sympathique ? Il reste même des pages blanches dans le cahier pour écrire ou dessiner ce que tu as envie, libre à toi.

Bilan de l'opération, je suis extrêmement contente de cette box et je reconduis mon abonnement avec grand plaisir. Je trouve que ce n'est pas très cher (15,50€ par mois) pour la qualité du contenu surtout quand on sait le prix que peuvent coûter parfois certains thés. Je vous invite donc à l'essayer ! Il existe plusieurs modes d'abonnement et tout est expliqué sur le site. En ce qui me concerne, j'ai choisi la première option reconductible automatiquement. Il me tarde la box d'octobre...

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Mercredi 26 septembre 2012 ● 23:20

Très franchement, je ne vois pas comment j'aurais pu occuper mon après-midi off autrement qu'en fermant mes volets, me pelotonnant dans mon canapé avec mon chat-chauffeuse, une plaque de chocolat et un film. Quand je vois que l'automne-hiver s'est bien installé et ce, jusqu'en mars (soyons réalistes), je n'ai pas de grandes ambitions. Je me suis callée au fond de mon chesterfield malmené par mes deux suppôts de Satan (= mes chats) pour mater Blanche-Neige et le chasseur, de Rupert Sanders. C'est celui avec Kristen Stewart et Charlize Theron. Je ne sais pas encore si je l'ai aimé ou pas, j'attends d'écrire cet article et de prendre une décision. Une chose est sûre, dans l'ensemble j'ai été assez divertie même si j'ai dû faire deux pauses pipi.

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Le film est une libre adaptation de l'histoire que l'on connaît tous et tout y est : la méchante reine, les pouvoirs magiques, le chasseur, le coup de la pomme, les nains, etc. L'ambiance est complètement médiévale (j'ai envie de dire néo-médiévale, un peu, mais pas trop), début Renaissance assez réaliste dans l'ensemble si on met de côté les petites choses surnaturelles. J'ai beaucoup aimé le décor en général que je n'ai pas pu m'empêcher de comparer à celui de la série Once Upon A Time. Le décor de ce dernier est incroyablement cheap et artificiel même si ça ne m'empêche pas d'adorer Rumpelstiltskin et ses potes. Vous me direz, ce serait quand même bien dommage d'avoir un fond vert dégueulasse dans un bon blockbuster. Donc voilà, le château est beau gosse, c'est du vrai caillou qui le compose, il surplombe une bonne grosse falaise avec les vraies vagues d'une vraie mer, c'est cool.

Une fois que la méchante reine, Ravenna (Charlize Theron), arrive au pouvoir en assassinant le roi et père de la petite Blanche-Neige, elle enferme celle-ci dans un cachot pendant des années. On la voit d'abord enfant puis adulte en la personne de Kristen Stewart (qui minaude autant que dans Twilight alors qu'elle est tout à fait capable d'avoir une tête normale, genre dans Into The Wild ou The Runaways) qui est bien cradingue dans le fond de sa prison. Quand elle réussit à s'enfuir, non sans avoir assommer le frère de Ravenna (son plus fidèle serviteur) qui s'apprêtait à lui passer une main dans la culotte en gros pervers qu'il est, en plus de sa propre crasse elle se tape une bonne fange dans les eaux usées des égoûts (et sûrement les odeurs qui vont avec), ça casse tout le côté glamour et c'est plutôt sympa. D'ailleurs, le village au bas du château, où nous rencontrons le chasseur (Chris Hemsworth), est ensseveli sous la bouillasse, c'est aussi bien représentatif de l'époque. Parlons-en de ce chasseur. C'est un ivrogne qui se noie dans l'alcool pour oublier la mort tragique de sa femme et qui est engagé par la reine pour ramener Blanche-Neige. Lle cœur de celle-ci est censé revitaliser sa belle-mère. Le chasseur part à la recherche de Blanche-Neige, la trouve dans la forêt des ténèbres (dans laquelle Blanche-Neige perd son cheval dans les sables mouvants, ça ne vous rappelle rien ? Mais si, Atreyu et Artax dans L'Histoire sans fin, la scène la plus triste de toute l'histoire du cinéma) et puis change d'avis parce que dans le fond, c'est un bon gars. C'est à partir de ce moment que les longueurs s'installent. Blanche (appelons-la par son petit surnom, pas de manière) et le chasseur partent en quêtent du lieu ultime de la résistance, le château du duc qui est toujours resté fidèle au roi et dont le fils, William, était le compagnon de jeu de la princesse lorsqu'ils étaient enfants. Nos deux protagonistes marchent, courent et virevoltent au gré des paysages irlandais utilisés pour le tournage et rencontrent quelques personnages dont les 7 nains, bien entendu. Ils ont des pioches et chacun une personnalité mais rien à voir avec le Disney et aucun ne siffle "Hey oh" même s'il y a une anecdote drôlinette à ce sujet à un moment dans le film. Ils font tous équipe, cela va sans dire. Ils font même une pause dans une chouette vallée pleine de fées et d'animaux rigolos et Blanche est même attirée par un gros cerf tout blanc, on a envie de dire "Coucou Patronus !" Fait exprès ou pas, je ne sais pas, mais bon, c'était joli, basta.

Je ne sais pas si j'ai été déçue par le personnage de Blanche-Neige. Je m'attendais à une sorte de guerrière vengeresse bien énervée mais le côté réaliste a rattrapé le tout et que doit-on attendre d'une gamine qui est restée enfermée des années sans voir la lumière et qui ne connaît rien du monde ? Soyons sérieux. Cela dit, quand elle commence à prendre les choses en main et à lever une armée pour foutre sur la gueule à belle-maman (ce qui arrive tard dans le film, pfiou !), on dirait Jeanne d'Arc. L'armure, la volonté, la pureté, la jeune vierge effarouchée, tout ça mais sans la schizophrénie, et puis on se rappelle des prières qu'elle fait dans son cachot au début du film.

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En revanche, le personnage de Ravenna était assez intéressant. Lorsqu'elle demande à son fameux miroir qui est la plus belle du royaume, une espèce d'entité plutôt liquide mais visqueux sort de l'objet pour prendre une forme plus ou moins anthropomorphe (je ne sais pas si le mot est adéquat). Avec les différents angles de prise de vue, on s'aperçoit qu'elle seule soit en train de voir le machin. Elle n'est pas très bien dans sa tête non plus, à vrai dire. Enlevée très jeune à sa mère pour être mariée à un roi, elle passe son temps à écumer les royaumes pour buter les souverains et régner tout en aspirant la jeunesse des jeunes filles pour conserver la sienne, une analogie avec Elizabeth Bathory. Puis à la fin, quand Blanche finit par lui coller un bon coup de poignard fatal dans le cœur, elle se décompose à vue d'œil à la manière d'un Dorian Gray féminin.

Les autres personnages ne sont pas très intéressants, je trouve, notamment le chasseur que j'ai trouvé hyper banal, et puis le frangin de la reine meurt assez rapidement, empalé sur un tronc.

Enfin, il y avait ce petit côté épique qu'on aime assez retrouver dès qu'il y a une petite guerre qui se prépare, après de là à comparer directement avec de grandes œuvres, je n'oserais pas. Oh, j'allais oublier, il y avait aussi un peu trop de créatures magiques à mon goût, entre le passage du troll pas franchement indispensable, les fées, tout ça, bon. En revanche j'ai trouvé sympa les petits animaux de la forêt qui étaient omniprésents, pour le coup ça faisait très Disney. Kristen Stewart aurait aussi pu éviter, après avoir croqué la pomme, de s'affaler sur le sol et de loucher comme elle le fait avec talent dans le premier volet de Twilight.

Je pense que j'ai fait le tour. Je n'ai toujours pas d'avis quant à mon degré d'appréciation du film. Long mais divertissant, très esthétique, un film de jour de pluie quand on s'ennuie. En tous cas, j'ai vraiment beaucoup aimé la chanson du générique de fin, Breath of Life interprétée par Florence + The Machine, ça dépote.

Mercredi 26 septembre 2012 ● 0:07

Je vais me dépêcher d'écrire ce que j'ai envie de dire et après je vais aller déjeuner parce que je meurs de faim et qu'il est grand temps que j'apprenne à me faire à bouffer (pour m'entraîner à préparer mes Tupperware pour le boulot, fuck da shit).

Twitter, c'est le Mal. Il ne faut vraiment pas trop s'impliquer au risque de finir chiffon toute la journée, d'autant que je suis quelqu'un de vachement susceptible, un rien me prend la tête et je démarre au quart de tour. Vous l'avez compris, je suis un très bon public pour le fight (même si j'ai une répartie en mousse, bref) (j'ai décidé d'arrêter de mettre le contenu de mes parenthèses en gris, qu'en pensez-vous ?). Twitter c'est le Mal parce qu'absolument tout le monde l'utilise et la différence avec Facebook, c'est que tu peux voir toutes les timelines que tu veux si les gens ne l'ont pas bloquée aux yeux de la planète (ça arrive assez peu, mine de rien). Twitter c'est le Mal parce que, donc, tu finis par trouver des espèces d'une sous-race (bon OK, mes termes sont un peu forts pour ce qui nous anime, je suis très en colère, je tâche toutefois d'être plus modérée) qui fait reculer tous les combats : que ce soit le féminisme et, par extension, la lutte contre le sexisme, la tolérance, l'humour, etc. J'en passe et des meilleurs. Et ça me fout en boule !

Le sujet principal de la discorde du jour est personnifié dans l'enveloppe corporelle de cette conne de Justine de L'amour est dans le pré. Je ne vais pas vous faire un résumé sur le personnage, je vous invite plutôt à lire cet article très drôle. Cette tâche a donc un compte Twitter sur lequel elle passe chaque lundi à se foutre de la gueule des protagonistes de l'émission en mode vipère mais vipère pas drôle, c'est de la cour de récré niveau CE2. Bref, ce qui me dérange le plus, ce n'est presque pas elle et son comportement qu'on aura oublié d'ici quelques semaines, ce sont les énergumènes qui gravitent autour d'elle.

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Je sais déjà ce que vous vous dites dans votre petit corps. Ça part d'une bonne attention, un tweet de la part d'une bonne âme en somme ! Oui mais regardez le contenu de la timeline du bonhomme (et je vous ai pas mis le pire, je vous rassure, là y'a presque du jeu de mot, 'tention) :

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Faites ce que je dis et pas ce que je fais, c'est vraiment la poêle qui se moque du chaudron. En gros, ce bouffon est un lèche-cul de première qui se vide les couilles devant L'amour est dans le pré dès qu'il voit Justine chaque lundi soir, je ne vois pas d'autres explications.

Cependant, allons plus loin et observons ceux qui ne peuvent pas saquer la blondasse susnommée. A nouveau, on part dans des tweets de bonne intention mais qui sont complètement à côté de la plaque. Et moi, ça me rend foldingo :

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"Je pense qu'elle a le potentiel pour vider les miennes [de couilles]." Comme ce genre de réflexion m'énerve à un point extraordinairement élevé, j'ai tenté de répliquer sur ma propre timeline que ce n'est pas parce que Justine collectionne la connerie à un degré sur-dimensionné qu'elle doit recevoir ce genre de gratification. Non mais quel est le rapport ?! Ah oui, elle a posé en maillot de bain dans Entrevue, oh wait... Vous n'imaginez pas les insultes qui me viennent à l'esprit quand je vois de telles paroles sexistes et dégueulasses.

Je vous fais part de morceaux bien choisis parce qu'il existe aussi de jeunes personnes (enfin je les suppose jeunes) et mal renseignées sur la vie, les droits des gens, les choses qu'il faudrait faire et éradiquer qui considèrent que L'amour est dans le pré est un reality show donc, forcément vous comprenez, un jeu. Bertrand a joué le jeu, Justine a joué aussi, Bertrand a perdu, c'est un putain de jeu ma pauvre Lucette. Alors moi, bonne âme, j'explique à ces mêmes personnes que l'irrespect ne se combat pas par l'irrespect mais par une forme d'intelligence plus élevée et voilà ce que je récupère comme réponse :

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C'est définitif, je n'ai plus foi en l'être humain.

Mardi 25 septembre 2012 ● 14:29

Les copains, j'ai récidivé. Il faut dire que l'occasion s'est tellement bien présentée, c'était gratuit et à dix minutes à pied de chez moi, et puis ça faisait longtemps... Alors non, je n'ai pas fumé une clope après six mois d'abstinence, je n'ai pas non plus vidé une bouteille de vodka après une hypothétique cure de désintox, je suis simplement allée à un concert. Je m'étais encroûtée, je ne sais pas comment tout cela est arrivé. Et puis la ville de La Roche-sur-Yon vaut ce qu'elle vaut (ahem) mais elle a un petit truc sympathique qui s'appelle le festival Météores. Il se passe plein de trucs pendant 9 jours, des concerts, du théâtre, des expos, il y en a pour tous les goûts et c'est souvent gratuit. Donc moi, samedi soir, avec des copains, tranquille, on a pris l'apéro chez moi et on est parti à pied au jardin de la mairie, en plein centre-ville. Le cadre est chouette, c'est un petit renfoncement derrière une terrasse de café et il y a comme un gros kiosque avec des petites guirlandes lumineuses en mode guinguette. Et une grosse scène. Pour accueillir qui ? Stuck In The Sound, vous avez lu mon titre.

J'ai déjà vu ce groupe en février 2009 au Fuzz'Yon (notre petite salle de concert fort chouette) et j'avais ressenti comme un gros coup de vent violent en pleine face, j'étais ressortie avec une pêche d'enfer. En sachant que ces mecs-là revenaient samedi soir, donc, je me suis mise à trépigner d'impatience. Encore une fois, je n'ai pas été déçue, je me suis pris une claque monstrueuse. Comment arrivent-ils à avoir autant d'énergie tout en ayant un jeu dense et hyper rythmé avec une voix d'un José Reis Fontao qui n'a absolument jamais un pet de travers ? Je suis sur le cul à chaque fois. Stuck In The Sound je les aimais déjà bien avant mais désormais j'en suis complètement fan.

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En première partie, c'était le groupe Team Ghost que j'ai également adoré. Le seul truc chiant (et bien chiant quand même) était leur son, ils jouaient bien trop fort et on n'entendait pas suffisamment les chanteurs. C'est franchement dommage parce que leur musique fait penser à du Archive mais en plus pêchu. Du rock électro très aérien, un truc shoegaze très sympa. Leur prochain album sort en janvier 2013, je pense qu'on peut compter sur mon achat.

Je suis bien contente car j'ai rarement été aussi bien placée pour un concert. Le fait d'être debout sur les marches et au-devant de celles-ci m'a permis d'avoir trois têtes de plus que tout le monde, vous pouvez voir mon orientation grâce à ma photo moche. Bref, j'ai kiffé mon samedi soir.

Lundi 24 septembre 2012 ● 0:26

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