Ca y est, Noël est enfin terminé ! J'attendais ce 26 décembre avec impatience. Au final, je n'ai pas passé un weekend aussi terrible que je l'attendais et j'en suis fichtrement soulagée. Il faut dire que ça s'annonçait très mal alors le fait que tout se soit bien passé fut à la fois une surprise mais m'a aussi ravit. Qu'on s'entende, ça ne me fait toujours pas aimer Noël pour autant alors c'est bon, on n'en parle plus, c'est finish (jusqu'à l'année prochaine...) ! Comme je l'ai dit précédemment, heureusement qu'il y a ces histoires de cadeaux. En recevoir mais surtout en offrir, j'aime bien ça, je l'admets. Voici mon petit bilan :
1. Une jolie lampe de chevet. //2. Les blu rays d'Arizona Dream et Dirty Dancing. //3. Le dernier né de Mireille Calmel, le premier tome de la suite du Lit d'Aliénor, Le Règne des Lions. //4.The Vintage Tea Party Book, je vous en parlerai dans un article spécial. //5. Des repose-boules à thé, très beaux objets qui manquaient à ma collection. //6. Ma chère Mimi me connaît tellement bien... un mug "Queen of fucking everything" qu'elle m'a ramené de Belgique, c'est vraiment top. //7. Une mini bouillotte pour les mains, joie ! //8. Le plus beau cadal du monde, un rouleau de PQ sudoku !
Attention les copains, ce soir je suis colère. Encore, oui, c'est la période, autant en profiter. L'autre jour, pour la première fois de ma vie, je suis allée faire mes courses dans un Géant Casino. Ma vie est incroyable, tavu. Plus sérieusement, en plus d'un hypermarché, il y a un relai Cdiscount et on avait acheté une table pour pouvoir manger à 10 autour, pour une raclette c'est plus pratique (et surtout, on en avait marre de bouffer sur notre table basse), c'est pour ça qu'on en est venu à faire nos courses là-bas. Bon, bref, pour le moment c'est chiant ce que je raconte. Au rayon biscuits - déjà, qu'est-ce que j'y foutais ? Bonne question - je tombe nez à nez avec ça :
Qualité iPhone de nuit, bonsoir.
Et bien ça, c'est le Mal Absolu. Chez Géant Casino, ils se sont cru malins. Ils se sont dit qu'ils allaient m'attirer avec des cookies à la myrtille façon finlandaise mais ils n'ont pas compris le principe. Moi, crédule, je les achetés pour les goûter, forcément, et je dois dire qu'on m'a totalement arnaquée. Il faut chercher la myrtille à la loupe dans le gâteau et quand on la trouve, elle est élastique sous la molaire (alors ouais, c'est de la pépite qu'ils disent, mais quand même), c'est fort désagréable. Je ne suis pas contente du tout, c'est du cookie d'escroc. C'est fou ça, faut-il vraiment que je me fasse livrer directement depuis la Scandinavie ?
Noël me fait chier et ça fait des années que ça dure. Le Père-Noël et sa gueule de con, les gens heureux qui ne comprennent pas que tu ne le sois pas, les décorations dans les rues, les abrutis qui font leurs achats dans les magasins à la dernière minute, les sapins (en plus j'y suis allergique), les guirlandes, les boules, le rouge, le vert, les publicités pour les jouets, Jingle Bells, les téléfilms de merde avec le mot "Noël" dans le titre systématiquement, ta mère m'emmerdent pro-fon-dé-ment. Et le pire, nom de dieu, c'est que je ne peux même pas en vouloir aux gens contents de vouloir l'être pour moi, bordel de merde. J'ai hâte que ce weekend de chiotte passe au plus vite car pour vous résumer la situation, je vais me taper 4h de route aller-retour pour bouffer avec ma mère dans son studio, avec mon père et mon frère dans un resto (la lose extrême) que c'est moi qui doit me taper la réservation parce que sinon on va ingérer des cailloux tellement je peux attendre que ça se fasse tout seul, par conséquent me cogner des conversations que je n'ai pas envie d'entendre, et aller rendre visite à ma pote au cimetière. Ca va être grandiose.
Alors le prochain qui me dit que Noël c'est chouette et qu'il faut être heureux, je lui explose sa face de pet sur un rebord de trottoir. Est-ce bien compris une fois pour toutes, putain de merde ?
Sa race, heureusement qu'on se fait des cadeaux pour rattraper toute cette merde.
Donc depuis environ un mois, je ne poste que le mardi. Allez comprendre, je dois inconsciemment y trouver une symbolique particulière. Mine de rien, le mardi arrive fichtrement vite, c'est mon premier jours de boulot après le long weekend et il est toujours là, y'a rien à faire. Enfin sauf aujourd'hui parce que je suis en vacances et ça, ça fait du bien au moral. Croyez-le, les veilles de vacances scolaires sont toujours pénibles au lycée. Je pense qu'il y a une histoire de karma là-dessous.
C'est aussi le premier article que j'écris depuis mon nouvel appartement. Je suis enfin attablée à mon beau bureau que mes parents m'avaient offert à un Noël passé, lui qui prenait la poussière dans mon ancien chez-moi par manque d'accessibilité. Je me sens d'un seul coup presque importante, avec des choses à dire et des revendications à faire. Bon, pour le moment, plusieurs piles monstrueuses de CD envahissent le côté droit puisque je n'ai plus de sous pour acheter une nouvelle étagère mais je vais y remédier à la fin du mois.
D'ailleurs, puisque nous parlons CD, parlons donc de From Gainsbourg to Lulu. Comme chacun sait, Lucien, alias Lulu, est le fils que Serge Gainsbourg a eu avec Bambou en 1986 (il a le même âge que moi, quelle bonne graine). On n'a jamais trop entendu parler de lui parce qu'il a été très protégé par sa maman mais maintenant, il a 25 ans et a commencé à faire son petit bonhomme de chemin. Je crois savoir qu'il n'a pas son bac mais ça ne l'a pas empêché d'aller au London Conservatory of Blackhealth pour ensuite enquiller au Berklee College of Music. On va dire qu'il a des bases sympathiques. Et puis cette année, le garçon a eu l'idée de sortir From Gainsbourg to Lulu, petit florilège de 16 titres de Papa réinterprétés par Lulu et ses copains. Pour la faire courte, voici la tracklist :
01. L'eau à la bouche - Lulu Gainsbourg 02. Intoxicated Man 03. Je suis venu te dire que je m'en vais - Rufus Wainwright[écoute] 04. Bonnie and Clyde - Scarlett Johansson & Lulu Gainsbourg[écoute] 05. Manon - Marianne Faithfull[écoute] 06. Requiem pour un con - Matthieu Chedid & Lulu Gainsbourg 07. Ballade de Melody Nelson - Vanessa Paradis & Johnny Depp[écoute] 08. Black Trombone 09. Sous le soleil exactement - Shane McGowan[écoute] 10. Le poinçonneur des Lilas - Angelo Debarre[écoute] 11. La Javanaise - Richard Bona[écoute] 12. Ne dis rien - Mélanie Thierry & Lulu Gainsbourg[écoute] 13. Initials BB - Iggy Pop[écoute] 14. La noyée - Lulu Gainsbourg 15. Fresh News from the Stars - Lulu Gainsbourg 16. Couleur café - Ayo, Matthieu Chedid, Sly Johnson & Lulu Gainsbourg[écoute]
Comme vous pouvez le voir, Lulu a pas mal participé et même s'il n'est clairement pas un chanteur à voix tellement la sienne est susurrée, il apporte une véritable nouveauté aux chansons de son père. Je n'ai jamais été une grande fan de Serge Gainsbourg, certainement par manque de connaissance mais je n'ai jamais renié son génie. Avec cet album, Lulu a réussi à m'y intéresser. Je l'ai d'ailleurs écouter plusieurs fois en boucle hier et aujourd'hui toute la journée. J'aime bien les rythmes brésiliens, ces accents bossanova donnés à L'eau à la bouche ou encore, étrangement, à La Javanaise. J'ai failli m'ouvrir les veines sur Je suis venu te dire que je m'en vais, Rufus Wainwright est très doué pour faire pleurer dans les chaumières (déjà que l'originale...). Je me souviens l'avoir découvert lorsqu'il avait repris Across the Universe des Beatles avec Dakota Fanning dans le clip, très poétique, lorsqu'elle était encore toute petiote. J'avais eu alors un petit coup de foudre quand même. Et puis, en grande admiratrice de Marianne Faithfull que je suis, Manon m'a tuée. Et que dire de Initials BB interprétée par Iggy Pop, je suis tombée de ma chaise ! On a aussi une version jazz manouche pour Le poinçonneur des Lilas et une association Lulu / Scarlett Johansson pour Bonnie and Clyde qui détonne.
Enfin vous savez, je pourrais vous en parler pendant des heures tellement j'ai aimé cet album. Je ne peux que vous conseiller de l'écouter, que vous soyez un fan aguerri de Serge Gainsbourg ou, au contraire, si vous ne l'aimez pas et que vous souhaitez découvrir une autre facette de ses morceaux. Je crois que toutes les situations sont possibles pour une bonne écoute. C'est un disque terriblement parfait, félicitations Lulu, c'est un très bel hommage, je me prosterne.
Sur les photos les plus récentes, Lulu a un faux air de Johnny Depp, apparemment grand ami de la famille. Lunettes, chapeau et barbe à l'appui. Ca va, ça lui rend service !
Sainte-Lucie, ou Sankta Lucia en suédois ou langage Ödlandien, fête célébrée en ce treizième jour de décembre en l'honneur de cette pauvre Lucie de Syracuse, vierge et martyre qui a failli subir le viol en réunion, et est décédée des suites de ses blessures dues à un petit feu de joie et une épée en travers de la gorge, trois fois rien. Cette date marque le début de la saison de Noël et observe une certaine importance en Scandinavie ainsi qu'en Italie. Sinon, Lucie est un prénom venant du mot latin lux, lucis, désignant la lumière. Classe, je sais.
On m'a déjà posé la question plusieurs fois alors je profite de cet article pour y répondre. Officiellement, je me prénomme Lucie. Non pas Lucy comme le nom de ce blog (mais ça faisait plus classe associé à Bloody), ni même Lucja qui est une version polonaise (mais comme ma mère est polonaise, c'est tout comme, hein). Il est donc noté Lucie sur ma carte d'identité mais je ne vous en veux pas si vous m'appeler Lucja (mais pas Lucy, là ça m'énerve parce que j'ai une ex-collègue qui s'appelle comme ça et du coup, j'ai toujours l'impression qu'on nous confond).
Bref, au départ ça devait être Mathilde. Mais à cause de la chanson de Jacques Brel, mes parents on renoncé. Je me dis alors que si Pascal Obispo et Alliage avaient pu ouvrir leur gueule en 1986, je pense que là aussi ils auraient changé d'avis. D'ailleurs, ça m'aurait plutôt rendu service parce que j'en ai pas mal chié durant mon enfance, cette fois à cause de Lucy d'Ethiopie. Le mot est faible, et puis comme je n'ai pas de deuxième ni de troisième prénom, je n'ai pas pu intervertir (quoique mes parents m'ont avoué que si ça avait été le cas, ça aurait été Frédérique, comme ma tante, et Joëlle, comme mon oncle, les boules). Soit, c'est du passé et c'est seulement quand je suis entrée au lycée (en 2001, ndlr... putain, dix ans !) que j'ai commencé à aimer mon prénom. En fait, maintenant je l'aime tellement que je regrette de le porter puisque je ne pourrai jamais le donner à ma future fille, voyez.
Alors voilà. Je m'appelle Lucie, les gens m'appellent systématiquement Julie, mais sinon tout va bien. Bonne fête à toutes les Luce, Lucie, Lucil(l)e, Lucia, Lucja.
Lucia de Siracusa - Domenico Beccafumi
1521, huile sur bois, Pinacothèque nationale de Sienne