Day 23 : Your shoes - où plutôt les chaussons blancs de Gomez. Day 24 : Inside your bathroom cabinet - ma salle de bain est la pièce la moins décorée de mon appart donc je n'avais rien à prendre en photo. Alors comme il est bien connu que je suis quelqu'un de narcissique, je me suis prise en photo dans mon miroir. Comme dirait un certain Chase, manque plus que la duckface et tout y est. Day 25 : Green - soit mon cher Kermit qui trône fièrement au-dessus de ma bibliothèque. Day 26 : Night. Day 27 : Something you ate - hier, on a encore fait des crêpes. Accompagnées de sirop d'érable et d'une tasse de thé vénitien, ça déchire sa race.
D'après Twitter, la première chaîne aurait diffusé Les Bronzés font du ski. Alors il est évident que même si ce film n'est absolument pas de ma génération, je crois qu'on - on, vous qui avez mon âge - connaît tous les dialogues par cœur (je ne devrais pas dire on en réalité parce que ça veut dire que je contre moi-même ce que j'abhorre dans les magazine féminins, ces trucs à base de "On adore", "On porte", "On adopte"). Bien que j'adore ce film, trois raisons m'ont empêchée de le regarder ce soir : 1) Je ne savais même pas qu'il était diffusé à ce moment précis, 2) Si c'était le cas, je n'aurais pas eu envie de me taper trois pages de pubs d'1/4h chacune, 3) Ce film ne doit être vu que le 1er janvier pour cuver (en tous cas, ça se passe comme ça chez moi).
Bref, moi ce soir j'ai plutôt regardé Le Skylab, de Julie Delpy. Comme je suis jeune et que j'ai soif d'apprendre, je me suis demandé ce qu'était le Skylab. Et bien c'est la première station spaciale américaine lancée en 1973 qui s'est désintégrée au-dessus de l'océan Indien en juillet 1979 (merci Wikipédia). Le film n'est pas un Apollo 13 à la française, c'est une fresque familiale se déroulant justement pendant le mois de juillet 1979 avec l'idée que l'on se faisait à l'époque que le Skylab allait s'écraser quelque part en Bretagne. Le film commence avec Albertine (Karin Viard pour le rôle adulte et la petite Lou Alvarez pour le même rôle en 1979) qui se rend avec ses parents, Jean (Eric Elmosnino, le Gainsbourg de Vie Héroïque) et Anna (Julie Delpy herself), des artistes, chez Mère-Grand (Bernadette Lafont) qui fête ses 67 ans. Toute la famille se réunit dans la grande propriété familiale et il y a du monde (Vincent Lacoste, le beau gosse des Beaux Gosses, Valérie Bonneton, mon héroïne et l'une de mes actrices françaises favorites, Aure Atika et autre Denis Ménochet). Quand j'ai vu tout le monde débarquer, j'ai eu un peu peur d'être perdue et de ne pas savoir qui est qui par rapport à qui et puis j'ai vite été rassurée car les filiations se font subtiles et rapides. J'ai adoré le naturel des acteurs et l'époque choisie avec tout ce que ça implique avec des trucs en -ique (la musique, la politique, etc. de 1979). J'ai eu l'impression de regarder une sorte de reportage bien filmé et ça m'a fait plaisir, il n'y avait pas de surenchère ni d'acteurs bobos théâtraux.
Sur quatre longs-métrages en tant que réalisatrice, c'est le deuxième que je regarde de Julie Delpy et je ne suis guère déçue. J'apprécie énormément l'œil qu'elle porte sur ses histoires et je n'ai qu'une envie, c'est de voir Looking for Jimmy(2002) et Two days in Paris(2007). Son avant-dernière production étant La Comtesse(2010), dont je parle ici. En attendant, Le Skylab m'a réconciliée avec les films de ce genre parce que très franchement, habituellement les trucs sentimentaux à base d'amour et de solidarité et de famille, ça a tendance à bien me faire chier.
Le train entre Paris et Saint-Malo c'est top, à peine 6h !
Il y avait bien longtemps que je n'étais pas allée à un concert. Je peux même vous dire que ça remonte au mois de juillet, quand je suis allée voir Sting au festival de Poupet. J'ai pourtant raté des occasions mais bon, tant pis. J'ai dû abdiqué lors de la dernière venue d'Ultra Vomit à La Roche-sur-Yon pour des sombres raisons psychotiques alors je suis très contente d'avoir pu les voir hier soir. Je suis incapable de mesurer la popularité de ce groupe étant donné que j'en ai toujours entendu parler depuis que je suis arrivée sur Nantes et que toutes mes connaissances du coin les écoutent. Avec Petrif, on est régulièrement confronté au regard apeuré et réprobateur rien qu'en citant le nom du groupe, les gens croient toujours à un groupe de grindcore dégueulasse. Alors que pas du tout. Pour info, Ultra Vomit est un groupe qui parodie tous les styles de rock dans des chansons inspirées telles que Je collectionne des canards (vivants), soit la seule chanson que connaissait le public du Fuzz'Yon hier soir visiblement, ou encore Moutains of Maths, Darry Cowl Chamber, Pauv' connard, toutes présentes sur l'album Objectif : Thunes sorti en 2008 (leur premier album, M. Patate, est sorti en 2004).
Un concert d'Ultra Vomit n'est pas un simple concert classique, c'est aussi un véritable spectacle référencé à mort dans lequel les chansons s'apparentent à de véritables sketches. Nous avons affaire à quatre membres absolument talentueux. Le chanteur, Fétus, a une voix exceptionnelle et pousse la note sans qu'elle ne soit jamais fausse. Flockos, le guitariste à crête, est toujours prêt à hurler dans le micro ; le bassiste, Pierre Jacou, fait les frais du nom ridicule qu'il porte et enfin Manard, le batteur chevelu et barbu, a une grosse voix qui fait peur et se verra consacrer sa minute à chaque concert. Hier, la minute Manard nous fit découvrir une superbe reprise de Banana split de Lio. Bien sûr, il y a aussi ce moment fort drôle où un membre du public avec un prénom à deux syllabes monte sur scène pour se faire ensuite traiter de Pauv' connard. En fait, ces gars-là sont tellement talentueux qu'on se demanderait presque pourquoi ils ne font pas de la musique sérieusement mais je pense que ce serait franchement dommage. Voici un cours-métrage que je vous conseille de regarder de par sa drôlerie, bien entendu. Je ne veux pas spoiler mais regardez jusqu'à la toute fin.
En général, ça marche par période et là, ça faisait un moment que je ne m'étais pas plongée dans une recherche de nouvelle musique à écouter. Quand je fais ça, c'est que mon iPod m'insupporte et que j'ai besoin de nouvelles sensations mais ces derniers temps j'ai été un peu flemmarde. J'ai récemment acheté des albums, bien sûr, mais c'étaient des choses que je connaissais déjà. Flemmardise, je vous dis.
Pour découvrir de la musique, je pense que tous les moyens sont bons mais je n'assume pas vraiment la façon dont j'ai effectué ma dernière trouvaille et je ne saurais vraiment vous dire pourquoi (hum). Ma première approche avec celui dont je m'apprête à vous parler a été avec le magazine Grazia(celui du 10-16 février 2012). Dans l'article, il y avait un certain nombre de mots-clefs qui m'ont frappée en plein cœur : "lyrisme assumé", "musicien solitaire", "romantique", "je me suis réfugiée dans une vieille maison de famille, au fin fond de la Bretagne, pour écrire des chansons." Dans son n°3, le magazine Paulette en a fait un article également qui raconte à peu près la même chose en peut-être un poil plus développé. Ma première réaction a tout de même été : comment se fait-il que je doive découvrir un tel artiste par le biais d'un magazine féminin ? Ce n'est tellement pas mon genre ! Ou alors je le dis clairement mais là, comme stipulé plus haut, je n'assume pas. On va dire que ces articles étaient là pour me rappeler que je devais me rendre sur son MySpace. Cela dit, c'est un peu idiot de ma part de passer pour une abrutie puisque je pourrais dire aussi que j'ai vu le jeune homme hier soir dans l'excellente émission de Gaël Forestier sur France 4, Monte le son.
Rover, de son vrai nom Thimothé Regnier, est inspiré par les 3 B : Bowie, Bach, Beach Boys. Je trouve que c'est assez bien résumé d'après l'écoute que j'ai pu en faire. Dans les mots suscités, vous avez pu lire "romantique". Ne pas comprendre : fleur bleue mélasse Hugh Grant je t'aime c'est toi la plus belle faisons-nous un Hippo-ciné pour la Saint-Valentin, non. Interdit. Petit cours d'Histoire les enfants. Le Romantisme est un courant artistique datant de la fin du XVIIIe siècle jusqu'à un peu avant le milieu du XIXe siècle (à peu près) apparu en Europe en réponse à ces pénibles philosophes rationalistes qui n'ont fait rien qu'empêcher les gens de rêver. On traduisait ce mouvement à travers la mélancolie, la passion, la beauté, etc. et merci aux grands Goethe, Châteaubriand, Blake, Ingres, Friedrich, j'en passe et des meilleurs, d'avoir engagé toute leur ferveur sentimentale dans leurs productions toutes aussi flamboyantes les unes que les autres. Oui, le Romantisme est l'un de mes courants favoris, au cas où vous ne l'auriez pas compris. Bref. Rover est l'expression romantique du XXIe siècle avec sur lui l'emprunte des plus grandes inspirations. Je pousse même le bouchon à dire que la pochette de son album à paraître le 27 février peut suffire à vous convaincre (j'hésite même à me l'acheter en vinyle). Je pense d'ailleurs qu'il est inutile de vous la commenter, elle parle d'elle-même. Je suis terriblement sous le charme et je veux bien qu'il fasse une date près de chez moi pour me pâmer de plaisir. Enfin... qu'il REfasse parce qu'il est passé à Nantes l'autre jour et bien sûr, je suis passée à côté et ça me dégoûte. Bon.
Where you work. Je l'ai déjà dit, je suis en vacances. Mais je vois mon lieu de travail depuis la fenêtre de ma salle de bain.
Je me suis réveillée colère ce midi ce matin. Je n'ai pas spécialement apprécié que l'un de mes voisins passe l'aspirateur en cognant son engin contre la tuyauterie commune à l'immeuble et en tapant dans les murs. Le troll moyen me dira que je n'ai qu'à me lever à une heure décente, je vous répondrai alors que quand on tourne et vire dans son lit pendant des heures alors qu'on est fatigué et qu'on a deux têtes brûlées à la place des yeux, peu importe l'heure à laquelle je dors, c'est du pain béni. Me gaver d'ibuprofène 400 mg au petit déjeuner n'est pas vraiment mon idéal de vie. Ni celui de subir la musique affreusement dégénérescente de mon voisin du dessous. Il y a des choses que je ne comprendrai jamais dans ce bas monde alors plutôt qu'essayer d'entreprendre une étude sociologique de mon prochain, je vais entrer dans ma bulle et me convaincre que les gens sont des gros connards. Je songe sérieusement à me faire interner en hôpital psychiatrique ou bien me retirer dans un couvent pour avoir du calme, de la paix et de la sérénité, des choses qui me sont étrangères depuis bien longtemps. Et vous savez ce qui s'ajoute à mon tourment ? Le fait qu'on ne pourra plus m'appeler "mademoiselle" administrativement parlant. Je conchie ces connasses de féministes aigries et coincées qui ont réussi à obtenir gain de cause. Je trouve ce genre de combat complètement inutile quand on sait qu'il y a des choses bien plus importantes à faire entendre.
Comme si tout cela ne suffisait pas, il faut que la saison 5 de Gossip Girl parte complètement en sucette. [ Surlignez pour lire la suite ]Blair et Dan ? Seriously ?