Lundi 6 septembre 2010 ♠ 17:12

Zara e-shop.

Pour un certain type de personne, il était un événement à la rentrée qu'il ne fallait manquer sous aucun prétexte. On l'a attendu tout l'été et je n'ose imaginer la cohue provoquée lorsque l'e-shop de Zara a ouvert le 2 septembre. Nous sommes quatre jours plus tard et mis à part quelques légères déficiences, le site semble bien se porter. Je suis allée y faire un petit tour tout à l'heure sans avoir l'intention d'acheter quoi que ce soit, ma curiosité a pris le dessus.

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Plusieurs raisons d'acheter en ligne chez Zara :

♡ La présentation et la navigation est foutue comme les sites anglais du style TopShop, Boohoo et consort, le côté bordélique en moins. C'est ergonomique, on s'y retrouve et tout est simple. C'est carrément magique.

♡ Lorsqu'on navigue sur, par exemple, les pantalons et que la première page ne nous plaît guère, nous arrivons en bas de page pour cliquer que la deuxième et là, magie, celle-ci remonte automatiquement en haut et ça vous paraît peut-être simple et logique mais croyez bien que ce n'est pas le cas pour tous les sites qui vendent des fringues (chez Pimkie, si vous m'entendez...).

♡ Que nous cherchions une chemise ou un jean, chaque vêtement est bien assorti et le mannequin le porte bien. Je sais, ça pourrait être un vil piège facétieux mais je suis pour car ça me donne envie d'acheter. Chez Promod et La Redoute, ils n'ont pas trop compris cet intérêt et on doit faire preuve d'imagination pour conceptualiser le rendu chez nous. Personnellement, j'aime assez avoir des coups de foudre vestimentaires et chez Zara, ça me semble facile.

♡ Les choix sont variés même si on aimerait parfois voir autre chose que tout ce qu'on trouve chez les modeuses. Au moins, chez H&M il y en a pour tous les goûts.


Les moins :

♡ Quelques catégories sont pour le moment inaccessibles et on aimerait bien qu'un empire comme Zara soit au top dès le premier jour. Oui, je sais, c'est un caprice de cliente mais j'assume totalement.


Voilà, pas grand chose à dire de plus mais je pense que je m'y arrêterais régulièrement histoire de reprendre où Zara et moi nous sommes arrêtés il y a de cela quelques années maintenant.

Dimanche 5 septembre 2010 ♠ 16:17

Je suis en weekend et c'est pas dommage.

Ces jours-ci, ma névrose obsessionnelle s'appelle John Butler Trio avec leur album April Uprising que j'écoute en boucle. C'est bien plus rock n roll que les géniaux Three et Grand National et les autres mais c'est vachement prenant quand même, n'en déplaise aux puristes. De toute façon, là n'est pas la question car en réalité, je voulais parler un peu boulot. C'est que, maintenant je peux le faire tranquillement car, à priori, rien ne devrait se passer d'ici à mercredi soir. Nous sommes dimanche après-midi, je suis tranquillement assise dans mon canapé et je porte un legging et un large t-shirt South Park donc tout devrait bien se passer.

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Ce mercredi 1er septembre a eu lieu notre journée de pré-rentrée et, accessoirement, l'arrivée, en soirée, des internes en classe de seconde. Nous avions tous pris connaissance de nos emplois du temps respectifs deux jours auparavant et nous avons même pu les choisir en fonction de nos obligations extérieures au lycée. En ce qui me concerne, je bosse du mercredi à 17h jusqu'au vendredi à 18h, non-stop. Donc, comme nous étions tous sur le pont mercredi, j'ai eu une journée de plus. J'ai alors enchaîné trois journées et deux nuits de travail tout en sachant qu'une rentrée c'est plus tendu du slip qu'en cours d'année, logique. Pendant ces trois jours, il s'est passé tout un tas de choses rendant les journées très riches.

Cette année, il était possible que l'un de nos supérieurs n'ait pas son contrat reconduit auprès de nous. Il le savait depuis la fin de l'année dernière et il devait recevoir sa réponse à la fin du mois d'août. Qui décide de son affectation ? Le rectorat ou du moins des gens "d'en haut". Lui voulait rester dans notre lycée mais les chefs ont décidé qu'il devrait plutôt aller voir ailleurs, dans un bahut près de la côte en remplacement d'un CPE qui lui-même viendrait chez nous. Un échange de CPE, quelle bonne idée. Le plus drôle, c'est que chaque CPE voulait rester là où il était déjà et les deux proviseurs étaient d'accord. Il a fallu qu'une petite assemblée de cols blancs votent pour savoir ce qui était le mieux pour eux. Et parce qu'un seul mec a dit non, notre CPE à nous échangeait sa place avec l'autre. En fait, c'est ça qui vous fait aimer l'Education Nationale ! Gros scandale. Lorsque notre CPE est venu nous annoncer cette décision totalement arbitraire mercredi soir, nous ne nous sommes pas démontés et, le lendemain matin, nous sommes allés trouver une prof syndiquée de chez nous pour lui demander conseil. Elle ne nous avait pas attendu et avait déjà envoyé un mail au rectorat pour lui faire part de notre indignation. Nous nous sommes réunis pour penser à une lettre qu'on pourrait leur envoyer, échanger des idées, et nous voulions utiliser la menace ultime en prévenant la presse de ce qui se passait. Une heure plus tard, notre CPE était revenu parmi nous. Ca veut dire que les mecs "d'en haut" peuvent changer d'avis après un simple mail. C'est presque trop facile et ça prouve le n'importe quoi ambiant qui se passe chez ces connards. Mais qu'importe, cette fois tout le monde y a trouvé son compte !

Ca m'aurait fait d'autant plus chier de perdre ce CPE que c'est un homme pour lequel j'ai beaucoup d'estime. Notre équipe ayant déjà subit de gros changements, ça aurait été la goutte d'eau qui fait déborder le vase et l'année ne s'en serait trouvée que plus troublée. Il était donc hors de question d'accepter une telle décision.

Le vendredi, je m'occupe de la cafétéria du lycée pendant 6h. Au cours de la semaine, elle passe entre les mains de tous les surveillants, il y a ceux qui n'aiment pas le faire et il y a ceux qui adorent. Je fais partie de la deuxième catégorie. C'est vraiment mon truc ! Etre derrière un comptoir et servir des cafés aux élèves, anciens et actuels, et aux profs tout en écoutant de la musique, c'est juste génial. Ca permet aussi de s'éloigner un peu de la vie scolaire et de voir autre chose, lâcher la bride un peu tout en bossant quand même. Ce vendredi, j'ai papoté avec plusieurs élèves et ça m'a vraiment enjouée. J'espère donc que les emplois du temps ne changeront pas trop et que je pourrais rester à ce poste, dans le cas contraire ça me rendrait super triste.

Vendredi à 18h, je suis rentrée chez moi avec une grosse accumulation de fatigue et je n'ai fait plus qu'un avec mon canapé. Je suis allée me coucher et ne me suis réveillée qu'à 15h30 hier matin. Il faut dire que la veille de la pré-rentrée, je n'avais quasiment pas dormi et les deux nuits à l'internat, je ne dors que d'un oeil. Cette année, je m'occupe de 49 gamines dont 41 secondes que j'ai eues d'un coup, contre moins de 10 pour mes collègues, ça m'a calmée direct. Pour enchaîner hier soir avec le mariage d'une de mes collègues de l'année dernière, où nous étions invités au bal. Ca m'a fait un coup car elle porte le même prénom que moi et elle est née le même mois de la même année que moi, c'est un peu flippant. Mais c'était un beau mariage, les épousés étaient magnifiques et ça fait plaisir de voir un peu de vraie jeunesse à des noces (je me comprends).

Je suis libre à partir du vendredi 18h au mercredi 17h donc c'est bien, c'est très bien. Je vais pouvoir faire plein de trucs. Enfin je vais essayer.

 

Mardi 31 août 2010 ♠ 16:53

Rétrospective sur le romantisme russe.

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Il n'y a pas grand chose d'autre à dire si ce n'est que j'espère pouvoir m'y rendre avant la fin et je remercie Ally pour avoir relayé l'info !

Vendredi 27 août 2010 ♠ 3:08

Là, c'est vraiment la fin des vacances.

En août 2009, il y a exactement un an, alors que nous ne nous connaissions que par blogs interposés, nous avons rencontré pour la première fois deux cowblogueurs comme Petrif et moi. Il s'agit d'Amandine, alias Allègrement, et de Jean-Philippe, alias Astronomy. L'année dernière, donc, nous nous sommes pointés chez eux, à Londres, comme ça. On avait passé quelques jours plutôt extraordinaires et nous nous sommes aperçus que ces gens-là n'étaient pas tout à fait comme les autres. Peu après, ils sont revenus sur Paris et nous sommes retournés les voir à plusieurs reprises, comme ce fut le cas à notre retour de Finlande. Jamais je n'aurais cru ressentir une telle amitié aussi rapidement envers des gens rencontrés sur le net mais c'était une évidence, Amandine et Jean-Philippe sont comme nous et qui se ressemble s'assemble. Aujourd'hui, ce sont bien sûr des amis avec un grand A et j'attends avec impatience le jour où nous pourrons les accueillir chez nous.

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Nous tirons presque tous une tronche pas préparée pour une photo avec le grand Astérix mais au moins, on l'a vu et il a carrément plus la classe que Mickey Mouse (quoique lui, je ne sais pas si je le verrai un jour).

Le weekend dernier, on s'est tapé le Parc Astérix où je n'avais jamais mis les pieds de ma vie. Mon dernier parc d'attractions remonte à Walibi quand j'avais 14 ans et que j'étais partie en colonie de vacances. La dernière fois que je suis montée dans une montagne russe, j'en suis descendue en chialant. On a commencé fort puisque nous nous sommes rués sur le grand 8 "Goudurix" et, croyez-moi, ça remet les idées en place et ce, même avec les yeux fermés tout au long du trajet. Mais ça, ce n'était rien comparé à ce qui nous attendait. Parce que je suis de la team "Le tonnerre de Zeus c'est pire" avec ce bois qui craque, ces planches que tu risques de te prendre dans la gueule à tout moment, on n'a pas fait les marsouins1. Comme il y a dix ans, je suis ressortie avec des grosses larmes de crocodile mais sans vraiment pleurer ni à cause du vent, un chouïa de peur, peut-être.

C'était une excellente journée comme on en passe rarement et ce fut un plaisir de la partager avec Amandine et Jean-Philippe. Tout comme notre super virée au cimetière du Père-Lachaise où j'ai pu m'étonner de choses diverses et variées :

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Se moquer, c'est mal mais là, j'ai vraiment l'impression de lire la plaque d'une pierre tombale de bande dessinée.

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Un chat sur une tombe, je trouve ça simplement über classe.

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La palme du glauque revient à ces deux tombes. Sur celle de droite est écrit J'attends ma mère et sur celle de gauche J'ai rejoint ma fille.

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Votre attention s'il vous plaît, Mme Maryse Oresve est attendue dans sa tombe, Mme Maryse Oresve. Allez madame, on s'active, il y en a d'autres qui attendent, là !

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Mais non, elle n'est pas vraiment ouverte cette tombe, rhoooo... vous êtes crédules !

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Bon, c'était juste un must. On ne va pas au Père-Lachaise sans rendre visite à Jim, tout de même.

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Ce caveau est celui qui m'a le plus choquée. Je suis passée devant plusieurs fois avant de comprendre qu'il s'agissait de celui de la famille de Jacques-Louis David, mon peintre néoclassique préféré. Cette tombe est d'une sobriété assassine et je suis sûre que ce n'est pas ce que David aurait voulu. Prout.

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Oscar Wilde le grand et de loin la tombe la plus dégueulasse. D'ailleurs je ne comprends toujours pas pourquoi il y est tagué Jon Bon Jovi. Quelqu'un m'explique ?


 
1 Ce mot-là, ce n'est pas ma faute, on m'a obligée.







 

 
Je vous aime les copains.

Jeudi 26 août 2010 ♠ 2:52

Oh, fuck it.

Il était une fois, dans les années 1910, peu après leur mariage, Casimir et Irma eurent deux beaux enfants. L'aînée s'appelait Cécile et son petit-frère, Robert. Nous ne savons pas grand chose de ce dernier bien qu'il suffise de se pencher un peu sur son cas. Cécile est née avec des yeux d'un bleu foudroyant, cette couleur qui vous transperce comme une eau glacée et qui vous fait un fort drôle d'effet lorsqu'elle fixe, en souriant, l'objectif de l'appareil-photo qui rendra un cliché pourtant en noir et blanc. Quand elle atteint l'âge adulte, Cécile tomba amoureuse d'André, un bel homme aux yeux clairs quoique pas autant que ceux de sa dulcinée. Ils se marièrent et eurent Nicole puis Christiane deux ans plus tard. Cette dernière eut des problèmes de santé toute son enfance, obligeant sa mère à veiller sur elle constamment. Quand Nicole eut 2 ans et sa petite soeur à peine 8 mois, elles perdirent leur père qui mourut des complications des suites d'une opération de l'appendice, il n'avait pas 30 ans...

Cécile ne se remit jamais vraiment de la mort de son époux et souhaita ne jamais se remarier. La Seconde Guerre mondiale arriva et Cécile protéga ses deux filles telle une louve. Christiane était constamment souffrante alors Nicole aidait sa mère au maximum pour les tâches ménagères. Cécile n'a jamais été d'un tempérament diplomate, c'était là son plus grand défaut. Nicole était une jeune fille plutôt fleur bleue et naïve qui croyait au prince charmant. Sa soeur était dotée de bien plus de malice. Leur mère créa des différences sans le vouloir...

Les années 1950 arrivèrent et les deux soeurs étaient de jeunes adultes qui prenaient des chemins différents. Christiane rencontra un jeune comptable ambitieux,  Roger, qui lui donna quatre enfants : Xavier (le gentil crétin), Anne-Laure (la grenouille de bénitier), Gonzague (l'enfant peut-être illégitime tant il ressemble à son oncle mais aussi comptable dépressif) et Béatrix (la grenouille de bénitier²). Christiane n'a pas eu besoin de travailler car son époux faisait vivre sa famille le plus confortablement qui fut. Sa vie étant alors rythmée d'ennuis et de mauvais tours à jouer, elle passa son temps libre à tenter de détruire sa soeur aînée qui, elle, ne verra pourtant en sa cadette que des bons côtés. Ai-je dit naïveté ?
Lors d'un bal, Nicole s'enticha d'un grand homme aux traits durs mais avenants, aux oreilles légèrement décollées et au nez long et pointu, portant des lunettes mais ayant des yeux clairs, comme elle. Il s'appelait Marian. Ses parents ont immigré de Pologne avant la guerre avec son frère aîné. Il aura par la suite une soeur et un autre frère. Nicole et Marian se marièrent et de cette union naquit, au tout début des années 1960, une petite fille avec des cheveux noirs de jais, des yeux turquoises et une dent, Walerja. Marian était très fier de sa première née et criait sur tous les toits qu'il était père. Il fit le tour de la famille pour montrer son joyau et même son oncle, Franciszek, en a sorti son violon et son plus bel organe vocal pour fêter ça. Trois ans plus tard, Nicole et Marian donnèrent une petite soeur à Walerja et la prénommèrent Frederika. Ses yeux étaient aussi bleus que ceux de sa grand-mère Cécile mais ses cheveux d'un blond scandinave.

Les relations entre Nicole et Marian se dégradèrent au fil des années. A cause de son époux, Nicole promena une très mauvaise réputation dans son quartier de résidence, celle de la traînée de service. Elle travaillait comme secrétaire pour un général qui était amoureux d'elle et faisait profiter aux enfants de son employée d'une voiture avec chauffeur pour les emmener à l'école. Ca faisait mauvais genre. Walerja a 8 ans et Frederika 5 ans quand un petit frère vient agrandir la famille, Joël. Lui a les yeux gris et est le portrait craché de son père : le même nez, les mêmes oreilles un peu décollées. Mais Marian n'aime plus sa femme ni même la famille qu'il a fondée, il renie alors son fils et le bat plus que de raison, tandis que sa plus grande fille protège quand elle peut son cadet.

Les années passent et Marian ment, se tait et découche. Il fait ses coups en douce. Il pense à une méthode sauvage quoique maligne et insidieuse pour se débarrasser de sa femme : il l'empoisonne à feu doux. Sa cible ? La nourriture. Nicole s'en rendit compte et garda un frigo cadenassé dans une pièce sous clef. La guerre ouverte fut déclarée.

A 16 ans, Walerja rencontra l'amour. Il s'appelait Thierry, il est fils unique et a les yeux verts dont l'un est nettement plus foncé que l'autre. Au même âge, Walerja quitta le foyer non sans soulagement pour ses études. Elle ne reviendra jamais hormis pour rendre visite à sa mère et ses frère et soeur. Marian est toujours là, il guette. Lors d'un repas de famille, Thierry ne supporta pas une remarque de Marian à l'encontre de son aimée, sa fille aînée. En effet, celui-là dit : "Walerja n'est qu'une putain, comme sa mère !" Thierry sauta à la gorge de son beau-père et ils se battirent pendant de longues minutes jusqu'à ce que Marian s'aperçoive qu'il avait perdu sa vigueur d'antan. C'est la dernière fois que Walerja vit son père.

Lorsque Frederika eut 18 ans et le bac, elle prit sa mobylette pour constater ses résultats. Le moteur implosa, imbibé de mercure. Frederika s'en sortit sans une égratignure... Qui avait bien pu placer le mercure dans le moteur ? Mmmh...

Walerja et Thierry se marièrent comme des hippies en 1985 et huit mois plus tard arriva leur première fille, Lucja. Tout le monde vint voir la fillette à la maternité : Nicole, Cécile, Frederika, Joël, tout le monde, oui, sauf Marian. Walerja n'a plus de nouvelles et n'en donne pas non plus. Il est pourtant toujours là, quelque part. Nicole a finalement décidé de divorcer un an plus tôt, sans franche résistance de la part de l'opposition. Etait-il fatigué de lutter ?


Epilogue
Nous sommes aujourd'hui en 2010. Cécile est décédée depuis 23 ans déjà d'un cancer des intestins. Walerja et Thierry eurent un petit garçon quatre ans après leur aînée, Fabien. Nicole a toujours vécu seule en cultivant une haine viscérale des hommes. Elle ne s'est pas rendu compte que la folie la gagnait peu à peu. Elle aura toujours vécu une vie de désillusions et de tristesse mais ne s'en souviendra plus jamais car elle est dorénavant atteinte de la maladie d'Alzheimer. Un mal pour un bien ? Frederika ne s'est jamais mariée et n'a jamais eu d'enfants. Joël ne s'est jamais marié et n'a jamais eu d'enfants. Toutes ces vies gâchées par le simple fait qu'Antoni et Veronika, jeunes mineur et femme au foyer polonais, aient enfanté un suppôt de Satan.

Si André avait vécu une longue vie prospère, Christiane aurait-elle été aussi mauvaise ? Et s'il était mort avant sa conception, Nicole aurait-elle eu l'amour maternel qu'elle méritait ? Et si Antoni et Veronika n'étaient jamais venus en France, Marian aurait-il pourri la vie d'une jeune polonaise ?

Et si tout ça n'avait pas eu lieu, serais-je née ?

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